Ce week-end j'ai été contraint à un repos forcé. J'en ai profité pour faire un peu de bricolage avec mon père, un peu de jardinage avec ma mère, et un peu de soins avec de grosses couvertures.
J'espère que cette grippe va vite passer, car j'ai posé des congés cette semaine dans le but de m'entraîner pour Paris-Roubaix. Ce serait dommage que je ne puisse pas en profiter pour me remettre en forme !
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
dimanche 13 mars 2011
vendredi 11 mars 2011
Ecouter la raison
Ce soir, j'ai pris une triste décision : celle de ne pas me rendre sur la course de Saint Romain de Popey demain.
Je suis malade depuis ce mardi : j'ai eu un gros épisode de fièvre qui s'est terminé cette nuit (mais qui peut revenir à tout moment), j'ai eu une toux particulièrement pénible qui s'est calmée ce matin (mais qui revient dès que je fais des efforts) ...
Je suis en voie de guérison mais mon état n'est pas encore suffisant pour que je puisse m'entraîner, alors il est hors de question de faire une course.
Je suis très déçu de ne pas pouvoir y participer :
- c'est un parcours qui me convient, la bosse y étant très roulante
- c'est un parcours que je connais bien pour y passer régulièrement à l'entraînement
- c'est juste à côté du magasin Aero-Tech, et j'aurai aimé pouvoir leur faire un peu de pub sur leurs terres
- pour une fois qu'une course Pass'cyclisme se créé, j'aurai aimé grossir la liste des participants pour encourager les organisateurs (bravo au club de l'ACTP au passage)
- ma préparation va subir un coup de mou, à 1 mois seulement de Paris-Roubaix, il me faudra mettre les bouchées doubles pour combler le retard
Bref, la décision de ne pas courir me fait vraiment de la peine, mais c'était la seule solution raisonnable si je veux guérir vite et reprendre l'entraînement rapidement dans de bonnes conditions.
Je suis malade depuis ce mardi : j'ai eu un gros épisode de fièvre qui s'est terminé cette nuit (mais qui peut revenir à tout moment), j'ai eu une toux particulièrement pénible qui s'est calmée ce matin (mais qui revient dès que je fais des efforts) ...
Je suis en voie de guérison mais mon état n'est pas encore suffisant pour que je puisse m'entraîner, alors il est hors de question de faire une course.
Je suis très déçu de ne pas pouvoir y participer :
- c'est un parcours qui me convient, la bosse y étant très roulante
- c'est un parcours que je connais bien pour y passer régulièrement à l'entraînement
- c'est juste à côté du magasin Aero-Tech, et j'aurai aimé pouvoir leur faire un peu de pub sur leurs terres
- pour une fois qu'une course Pass'cyclisme se créé, j'aurai aimé grossir la liste des participants pour encourager les organisateurs (bravo au club de l'ACTP au passage)
- ma préparation va subir un coup de mou, à 1 mois seulement de Paris-Roubaix, il me faudra mettre les bouchées doubles pour combler le retard
Bref, la décision de ne pas courir me fait vraiment de la peine, mais c'était la seule solution raisonnable si je veux guérir vite et reprendre l'entraînement rapidement dans de bonnes conditions.
jeudi 10 mars 2011
Bilan du stage
Voici mon bilan sur le mini-stage organisé en fin de semaine dernière.
Bilan du terrain :
- 6 sorties
- 420km
- 15h28 de selle
- 3439m de dénivelé
Bilan cardiaque :
- 136 bpm en moyenne
- 183 bpm au maximum
- 9803 kcal consommés
Bilan des rotations de pédalier :
- 88 rpm en moyenne
- 163 rpm au maximum
Bilan de la vitesse :
- 27.2 km/h en moyenne
- 75.5 km/h au maximum
Bilan humain :
Ce séjour a été très sympa, j'y ai rencontré des partenaires super sympa avec qui j'ai passé de bons moments sur le vélo comme en dehors.
Bilan numérique :
- consultez mes photos
- consultez mes vidéos
Bilan du terrain :
- 6 sorties
- 420km
- 15h28 de selle
- 3439m de dénivelé
Bilan cardiaque :
- 136 bpm en moyenne
- 183 bpm au maximum
- 9803 kcal consommés
Bilan des rotations de pédalier :
- 88 rpm en moyenne
- 163 rpm au maximum
Bilan de la vitesse :
- 27.2 km/h en moyenne
- 75.5 km/h au maximum
Bilan humain :
Ce séjour a été très sympa, j'y ai rencontré des partenaires super sympa avec qui j'ai passé de bons moments sur le vélo comme en dehors.
Bilan numérique :
- consultez mes photos
- consultez mes vidéos
mercredi 9 mars 2011
Malade
Aujourd'hui je devais effectuer un entraînement de fractionné, mais je n'ai pas pu suivre le programme prévu. J'ai 39° de fièvre depuis hier, je n'ai pas dormi de la nuit, je passe mon temps à avoir des bouffées de chaleur (comme si j'étais en combinaison de ski au milieu du désert) et des frissons de froid (comme si j'étais tout nu en Alaska). J'ai aussi une grosse toux particulièrement pénible et douloureuse.
Ce soir, pour la première fois depuis 4ans, j'ai pris des médicaments pour me soigner. Je suis très rarement malade, et jusqu'à présent je m'en suis toujours sorti avec des remèdes de grand-mère à base de miel, de thym, de peau d'orange, de pissenlits, ...
Aujourd'hui, j'ai sorti l'artillerie lourde : le doliprane. La dernière fois que je m'en suis servi c'était en 2007 à cause d'une sévère rage de dent (dent qu'il avait fallu dévitaliser, c'est pour dire). Je vais rester prudent et ne vais pas faire d'excès afin de ne pas trainer de maladie comme un boulet à 1 mois jour pour jour de Paris-Roubaix Challenge. Ma préparation est bonne pour le moment, ce serait dommage de tout gâcher en refusant de patienter 48h pour guérir. Je commence même à envisager de ne pas disputer la course samedi si mon état n'est pas revenu à la normale, alors que pourtant cette course me tient à coeur.
Ce soir, pour la première fois depuis 4ans, j'ai pris des médicaments pour me soigner. Je suis très rarement malade, et jusqu'à présent je m'en suis toujours sorti avec des remèdes de grand-mère à base de miel, de thym, de peau d'orange, de pissenlits, ...
Aujourd'hui, j'ai sorti l'artillerie lourde : le doliprane. La dernière fois que je m'en suis servi c'était en 2007 à cause d'une sévère rage de dent (dent qu'il avait fallu dévitaliser, c'est pour dire). Je vais rester prudent et ne vais pas faire d'excès afin de ne pas trainer de maladie comme un boulet à 1 mois jour pour jour de Paris-Roubaix Challenge. Ma préparation est bonne pour le moment, ce serait dommage de tout gâcher en refusant de patienter 48h pour guérir. Je commence même à envisager de ne pas disputer la course samedi si mon état n'est pas revenu à la normale, alors que pourtant cette course me tient à coeur.
mardi 8 mars 2011
Courte sortie de récupération active
Ce midi je suis monté voir mon entraineur pour récupérer la suite de mon programme d'entraînement. J'en ai profité pour faire une quinzaine de kilomètres de récupération active. Sur la fin, vent dans le dos, je me suis permis de filer grand train (entre 45 et 50km/h) pour vite rentrer à mon boulot reprendre mon poste.

Consultez mon parcours.

Consultez mon parcours.
lundi 7 mars 2011
Sortie dans le massif de l'Esterel
Hier matin nous avons effectué notre dernière sortie du séjour. Olivier nous a proposé un parcours longeant la mer dans le magnifique massif de l'Estérel, parcours dont la beauté du paysage traversé semble avoir fait l'unanimité au sein du groupe ... et encore, sachant qu'il faisait gris, je n'ose imaginer la beauté du parcours quand le soleil l'inonde de lumière !

On est parti très tranquillement afin de ne pas mettre dans le rouge dès le départ ceux qui n'ont pas récupéré des efforts fournis les jours précédents. Les routes étaient plus chargées de cyclistes que les jours précédents, car les clubs locaux effectuaient eux aussi leur classique sortie dominicale. A partir de Fréjus, où a eu lieu la première crevaison du séjour, le rythme s'est progressivement accéléré notamment sous l'impulsion de 2 coureurs de la Sarthe qui ont intégré le groupe. Ces 2 coureurs ne resteront que quelques kilomètres avec nous avant de partir, notre niveau global étant plus faible que le leur.

La route surplombant la mer est dans un premier temps une suite de creux et bosses permettant de passer d'une petite plage à une autre. La deuxième partie est une longue corniche en faux plat surplombant la mer : c'est l'endroit le plus beau à mon goût, la vue y est vraiment agréable d'autant plus qu'on apercevait au loin les sommets enneigés des alpes !

La route effectue ensuite une montée plus longue que les autres : nous devions nous attendre tous au sommet, mais 2 ont filé tout droit et ne se sont pas arrêtés, tandis que d'autres ont fait demi-tour au pied de la bosse. Après avoir attendu un moment que les 2 ayant filé tout droit ne fassent demi-tour, je suis parti seul les chercher : j'ai fait 5km (2,5 dans chaque sens) à plus de 40km/h pour les retrouver ... un sacré effort de poursuiteur, comme je les aime ! J'ai doublé un paquet de gars qui m'ont regardé passé comme une étoile filante ! Sur la fin, j'avais les jambes et le coeur qui me brulaient, je n'aurais pas fait 1km supplémentaire à ce rythme.

On a fait demi-tour pour emprunter la route en sens inverse, et avons progressivement mis en place des relais. Pour ma part j'ai profité de ce parcours sans grosses pentes pour travailler la force sur le 52x15. Ayant fait environ 50km sur ce braquet, en fin de sortie je sentais vraiment mes cuisses. On est tous resté groupés jusqu'à Fréjus, dont la traversée au milieu du trafic automobile n'a pas été des plus agréables.

A 15km de l'arrivée, Jean-Luc s'est amusé dans l'aspiration d'un bus et nous a faussé compagnie. Il réussit à prendre une confortable avance, avant que Lucas, son père, Jean-Jacques, Olivier et moi-même ne lancions la chasse à 45km/h pour le rejoindre. Ce sera chose faite un peu avant l'entrée de Saint-Aygulf, où le père de Lucas nous abandonne et rentre à son propre hôtel. Nous nous relayons alors à 5 jusqu'à notre hôtel, chacun livrant ses forces pour permettre au groupe d'avancer le plus vite possible ... ça filait vite malgré un vent légèrement défavorable. J'ai fini entamé musculairement, notamment à cause du fait que j'ai travaillé la force un long moment.

Je suis content de ma sortie : j'ai bien travaillé et je me suis régalé. Je suis juste un peu déçu de ne pas avoir été mieux dans les derniers kilomètres, où je subissais le rythme des autres alors que je suis plutôt habitué à imposer le mien ... mais je n'ai pas à rougir de ma prestation. Chapeau à Lucas qui a fini la sortie en grosse condition : il était le plus actif et le plus insistant dans sa prise de relais, il m'a vraiment surpris par sa fluidité en fin de sortie.

Consultez notre parcours.
On est parti très tranquillement afin de ne pas mettre dans le rouge dès le départ ceux qui n'ont pas récupéré des efforts fournis les jours précédents. Les routes étaient plus chargées de cyclistes que les jours précédents, car les clubs locaux effectuaient eux aussi leur classique sortie dominicale. A partir de Fréjus, où a eu lieu la première crevaison du séjour, le rythme s'est progressivement accéléré notamment sous l'impulsion de 2 coureurs de la Sarthe qui ont intégré le groupe. Ces 2 coureurs ne resteront que quelques kilomètres avec nous avant de partir, notre niveau global étant plus faible que le leur.
La route surplombant la mer est dans un premier temps une suite de creux et bosses permettant de passer d'une petite plage à une autre. La deuxième partie est une longue corniche en faux plat surplombant la mer : c'est l'endroit le plus beau à mon goût, la vue y est vraiment agréable d'autant plus qu'on apercevait au loin les sommets enneigés des alpes !
La route effectue ensuite une montée plus longue que les autres : nous devions nous attendre tous au sommet, mais 2 ont filé tout droit et ne se sont pas arrêtés, tandis que d'autres ont fait demi-tour au pied de la bosse. Après avoir attendu un moment que les 2 ayant filé tout droit ne fassent demi-tour, je suis parti seul les chercher : j'ai fait 5km (2,5 dans chaque sens) à plus de 40km/h pour les retrouver ... un sacré effort de poursuiteur, comme je les aime ! J'ai doublé un paquet de gars qui m'ont regardé passé comme une étoile filante ! Sur la fin, j'avais les jambes et le coeur qui me brulaient, je n'aurais pas fait 1km supplémentaire à ce rythme.
On a fait demi-tour pour emprunter la route en sens inverse, et avons progressivement mis en place des relais. Pour ma part j'ai profité de ce parcours sans grosses pentes pour travailler la force sur le 52x15. Ayant fait environ 50km sur ce braquet, en fin de sortie je sentais vraiment mes cuisses. On est tous resté groupés jusqu'à Fréjus, dont la traversée au milieu du trafic automobile n'a pas été des plus agréables.
A 15km de l'arrivée, Jean-Luc s'est amusé dans l'aspiration d'un bus et nous a faussé compagnie. Il réussit à prendre une confortable avance, avant que Lucas, son père, Jean-Jacques, Olivier et moi-même ne lancions la chasse à 45km/h pour le rejoindre. Ce sera chose faite un peu avant l'entrée de Saint-Aygulf, où le père de Lucas nous abandonne et rentre à son propre hôtel. Nous nous relayons alors à 5 jusqu'à notre hôtel, chacun livrant ses forces pour permettre au groupe d'avancer le plus vite possible ... ça filait vite malgré un vent légèrement défavorable. J'ai fini entamé musculairement, notamment à cause du fait que j'ai travaillé la force un long moment.
Je suis content de ma sortie : j'ai bien travaillé et je me suis régalé. Je suis juste un peu déçu de ne pas avoir été mieux dans les derniers kilomètres, où je subissais le rythme des autres alors que je suis plutôt habitué à imposer le mien ... mais je n'ai pas à rougir de ma prestation. Chapeau à Lucas qui a fini la sortie en grosse condition : il était le plus actif et le plus insistant dans sa prise de relais, il m'a vraiment surpris par sa fluidité en fin de sortie.

Consultez notre parcours.
samedi 5 mars 2011
Enervements dans le massif des Maures
Cet après-midi nous sommes allé grimper le col de Canadel, dans le massif des Maures, avant de rentrer par le bord de mer. Le temps était très agréable, ce qui m'a permis de sortir en tenue courte (avec les manchettes et les jambières en début de sortie).
Les premiers kilomètres étant le long du bord de mer dans une circulation assez dense, je tente de mettre en place des relais sur une file, la personne en tête ayant simplement à s'écarter sur le côté et à se remettre en fin de file une fois son boulot terminé. Cette technique, par rapport aux relais sur 2 files, à l'avantage d'être moins gênant pour les voitures qui peuvent ainsi doubler plus facilement même quand il y a des ilots au centre de la route. Malheureusement, ma tentative de mettre en place de tels relais échoue lamentablement car certains refusent de passer et freinent (sans s'écarter) une fois arrivé devant ... ce qui provoque des accélérations et des ralentissements particulièrement désagréables (et dangereux).

Enervé (ou plutôt déçu), je remonte en tête de groupe et m'occupe seul de faire le tempo sur un peu plus de 6km, avant de recevoir le soutien de Lucas et d'Olivier. Il paraît que l'on est jamais mieux servi que par soi-même. On a alors tourné des relais à 3, vent légèrement défavorable, jusqu'au pied du col.
Le début de la montée du col de Canadel est effectuée à allure réduite, jusqu'à ce que Jean-Michel accélère et s'isole 50m devant. On le laisse filer pendant que Pascal en profite pour faire quelques photos et vidéos de chacun des membres du groupe. La vue dans les montée est originale, typique de la région. On est ensuite rentré au train sur le fuyard, le rythme étant toujours tranquille, jusqu'à ce qu'il ré-accélère et se ré-isole en tête. On le laisse prendre une centaine de mètres d'avance, avant que je ne dynamite le groupe : Lucas me relaye et on rentre à deux sur l'échappé. A peine rentré, je profite d'un petit morceau à plat pour relancer l'allure en passant la plaque, afin d'asphyxier cet être irrespectueux ayant osé attaquer alors qu'il n'a pas pris le moindre relais de la sortie (et très peu les sorties précédentes). Lorsque la pente s'est de nouveau cabrée, j'ai conservé la plaque et me suis mis au taquet, Lucas m'a relayé et on s'est ainsi isolés en tête. Il a fini par me lâcher au train a 800m du col. La haut, pendant qu'on attendait la fin du groupe, il y a eu un échange de mots courtois mais virils entre Jean-Michel et moi-même. Ses propos incorrects ont eu le don de me ré-énerver (où plutôt de me vexer).

La descente du col a été particulièrement agréable : la vue sur la mer dans la partie haute était sympa, le goudron était en bon état, elle n'était ni trop technique ni trop roulante, pas dangereuse, ... je m'y suis régalé ! On a franchi une nouvelle bosse, entre Canadel-sur-mer et Cavalaire-sur-mer. Je me suis occupé plusieurs fois des plus faibles, que j'ai attendu pour les ramener dans le groupe à moindres efforts (pour eux) et ainsi les économiser en vue de la suite de la sortie.
A Cavalaire-sur mer, pendant qu'on longeait paisiblement la côte au milieu d'un fort trafic d'automobilistes pressés et râleurs, deux occupants d'une voiture baissent leurs vitres et nous crachent dessus. Je passe immédiatement le gros plateau, tente de prendre l'aspiration de la voiture qui les suivait, et chasse pendant un bon kilomètre à plus de 60km/h avant de les laisser filer, impuissant. Ils ont eu beaucoup de chance de ne pas tomber sur un rond point ou un feu rouge, sans quoi je leur explosais leur voiture ! Râler est un fait, klaxonner en est un autre, mais cracher sur des gens ... il faut vraiment être un abruti primaire ! Et encore un motif d'énervement, un !

On a passé une nouvelle bosse pour monter à La-Croix-Valmer : après avoir fait le premier tiers à haut régime, sur la lancée de ma poussée d'adrénaline, j'ai volontairement laissé filer le groupe afin de me ménager et de récupérer de mon gros effort imprévu. On est descendu sur Port-Grimaud où on a récupéré des pistes cyclables très nulles. A priori, dans ce département, la notion de "piste cyclable" est très étrange et se définirait à peu près comme ceci : zone pas très bien goudronnée portant une vélo peint en blanc, avec des barrières en plein milieu (en cas de rupture de stock de barrières, utilisez des quilles), jonchée de graviers/boue/branches, avec des ralentisseurs ... et tout autre élément destiné à empêcher la circulation en toute sécurité des cyclistes sur ladite piste. Bon, je passe outre le fait que la piste cyclable est utilisée par des piétons et des poussettes, les organismes publics n'ayant pas jugé utile de mettre un trottoir pour les piétons afin qu'eux aussi puissent circuler en toute sécurité ... pourquoi faire un trottoir pour les piétons qui souhaiteraient longer la mer alors qu'ils peuvent représenter des obstacles supplémentaires et mouvants vis à vis des cyclistes ?
On a réussi à survivre aux différents pièges et sommes resté groupés jusqu'à Sainte-Maxime. Grâce aux aléas de la circulation, Jean-Jacques et moi nous sommes isolés en tête et avons menés 6km de CLM à deux pour résister au reste du groupe. Mon compteur affichait une vitesse tout le temps comprise entre 40 et 45km/h. Jean-Jacques a livré ses dernières forces dans la bataille, pour ma part j'étais encore relativement frais et gérait mon effort afin de ne pas décrocher mon compagnon (ce qui n'aurait pas été correct) tout en me réservant pour remettre une couche en cas de retour de l'arrière ... retour que je m'efforçais cependant d'éviter en roulant suffisamment vite. J'ai remporté assez facilement le sprint pancarte d'arrivée dans la ville, mon compagnon d'échappée ayant été décroché lors de mon accélération. En tout cas, chapeau à lui car il a assuré ses relais jusqu'au bout alors qu'il était à la rupture !

Je suis content de ma sortie : j'ai eu d'excellentes sensations et la pseudo-bataille des derniers kilomètres m'a ravie (d'autant plus que je l'ai "remportée" ... si je l'avais "perdue", je n'aurai surement pas eu le même discours). Le paysage était sympa, la météo était optimale, je me suis bien amusé, j'ai bien travaillé ...

Consultez notre parcours.
Les premiers kilomètres étant le long du bord de mer dans une circulation assez dense, je tente de mettre en place des relais sur une file, la personne en tête ayant simplement à s'écarter sur le côté et à se remettre en fin de file une fois son boulot terminé. Cette technique, par rapport aux relais sur 2 files, à l'avantage d'être moins gênant pour les voitures qui peuvent ainsi doubler plus facilement même quand il y a des ilots au centre de la route. Malheureusement, ma tentative de mettre en place de tels relais échoue lamentablement car certains refusent de passer et freinent (sans s'écarter) une fois arrivé devant ... ce qui provoque des accélérations et des ralentissements particulièrement désagréables (et dangereux).
Enervé (ou plutôt déçu), je remonte en tête de groupe et m'occupe seul de faire le tempo sur un peu plus de 6km, avant de recevoir le soutien de Lucas et d'Olivier. Il paraît que l'on est jamais mieux servi que par soi-même. On a alors tourné des relais à 3, vent légèrement défavorable, jusqu'au pied du col.
Le début de la montée du col de Canadel est effectuée à allure réduite, jusqu'à ce que Jean-Michel accélère et s'isole 50m devant. On le laisse filer pendant que Pascal en profite pour faire quelques photos et vidéos de chacun des membres du groupe. La vue dans les montée est originale, typique de la région. On est ensuite rentré au train sur le fuyard, le rythme étant toujours tranquille, jusqu'à ce qu'il ré-accélère et se ré-isole en tête. On le laisse prendre une centaine de mètres d'avance, avant que je ne dynamite le groupe : Lucas me relaye et on rentre à deux sur l'échappé. A peine rentré, je profite d'un petit morceau à plat pour relancer l'allure en passant la plaque, afin d'asphyxier cet être irrespectueux ayant osé attaquer alors qu'il n'a pas pris le moindre relais de la sortie (et très peu les sorties précédentes). Lorsque la pente s'est de nouveau cabrée, j'ai conservé la plaque et me suis mis au taquet, Lucas m'a relayé et on s'est ainsi isolés en tête. Il a fini par me lâcher au train a 800m du col. La haut, pendant qu'on attendait la fin du groupe, il y a eu un échange de mots courtois mais virils entre Jean-Michel et moi-même. Ses propos incorrects ont eu le don de me ré-énerver (où plutôt de me vexer).
La descente du col a été particulièrement agréable : la vue sur la mer dans la partie haute était sympa, le goudron était en bon état, elle n'était ni trop technique ni trop roulante, pas dangereuse, ... je m'y suis régalé ! On a franchi une nouvelle bosse, entre Canadel-sur-mer et Cavalaire-sur-mer. Je me suis occupé plusieurs fois des plus faibles, que j'ai attendu pour les ramener dans le groupe à moindres efforts (pour eux) et ainsi les économiser en vue de la suite de la sortie.
A Cavalaire-sur mer, pendant qu'on longeait paisiblement la côte au milieu d'un fort trafic d'automobilistes pressés et râleurs, deux occupants d'une voiture baissent leurs vitres et nous crachent dessus. Je passe immédiatement le gros plateau, tente de prendre l'aspiration de la voiture qui les suivait, et chasse pendant un bon kilomètre à plus de 60km/h avant de les laisser filer, impuissant. Ils ont eu beaucoup de chance de ne pas tomber sur un rond point ou un feu rouge, sans quoi je leur explosais leur voiture ! Râler est un fait, klaxonner en est un autre, mais cracher sur des gens ... il faut vraiment être un abruti primaire ! Et encore un motif d'énervement, un !
On a passé une nouvelle bosse pour monter à La-Croix-Valmer : après avoir fait le premier tiers à haut régime, sur la lancée de ma poussée d'adrénaline, j'ai volontairement laissé filer le groupe afin de me ménager et de récupérer de mon gros effort imprévu. On est descendu sur Port-Grimaud où on a récupéré des pistes cyclables très nulles. A priori, dans ce département, la notion de "piste cyclable" est très étrange et se définirait à peu près comme ceci : zone pas très bien goudronnée portant une vélo peint en blanc, avec des barrières en plein milieu (en cas de rupture de stock de barrières, utilisez des quilles), jonchée de graviers/boue/branches, avec des ralentisseurs ... et tout autre élément destiné à empêcher la circulation en toute sécurité des cyclistes sur ladite piste. Bon, je passe outre le fait que la piste cyclable est utilisée par des piétons et des poussettes, les organismes publics n'ayant pas jugé utile de mettre un trottoir pour les piétons afin qu'eux aussi puissent circuler en toute sécurité ... pourquoi faire un trottoir pour les piétons qui souhaiteraient longer la mer alors qu'ils peuvent représenter des obstacles supplémentaires et mouvants vis à vis des cyclistes ?
On a réussi à survivre aux différents pièges et sommes resté groupés jusqu'à Sainte-Maxime. Grâce aux aléas de la circulation, Jean-Jacques et moi nous sommes isolés en tête et avons menés 6km de CLM à deux pour résister au reste du groupe. Mon compteur affichait une vitesse tout le temps comprise entre 40 et 45km/h. Jean-Jacques a livré ses dernières forces dans la bataille, pour ma part j'étais encore relativement frais et gérait mon effort afin de ne pas décrocher mon compagnon (ce qui n'aurait pas été correct) tout en me réservant pour remettre une couche en cas de retour de l'arrière ... retour que je m'efforçais cependant d'éviter en roulant suffisamment vite. J'ai remporté assez facilement le sprint pancarte d'arrivée dans la ville, mon compagnon d'échappée ayant été décroché lors de mon accélération. En tout cas, chapeau à lui car il a assuré ses relais jusqu'au bout alors qu'il était à la rupture !
Je suis content de ma sortie : j'ai eu d'excellentes sensations et la pseudo-bataille des derniers kilomètres m'a ravie (d'autant plus que je l'ai "remportée" ... si je l'avais "perdue", je n'aurai surement pas eu le même discours). Le paysage était sympa, la météo était optimale, je me suis bien amusé, j'ai bien travaillé ...

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