Dimanche, j'ai pris le départ du championnat départemental FSGT. Il est amusant de noter que deux jours après un championnat départemental FFC conjointement organisé par le Rhône et l'Ain, le championnat départemental FSGT du Rhône concernait les coureurs du Rhône et ceux de ... l'Ain. Si la FFC n'organisait qu'une course mais décernait deux titres, un pour chaque département, sur l'épreuve du jour un seul titre était décerné puisque les coureurs de l'Ain sont officiellement considérés comme des coureurs du Rhône.
En dehors de ce parallèle départemental, les lieux retenus pour les championnats départementaux étaient géographiquement très proches : 8 kilomètres seulement séparaient les 2 villages accueillant les championnats départementaux. Au vu de la superficie des départements du Rhône et de l'Ain, la probabilité d'une telle proximité était assez faible.
Je me suis échauffé pour reconnaître le parcours. J'avais effectué une reconnaissance virtuelle du parcours préalablement, l'ensemble du tracé étant disponible sur Google Maps. Cette reconnaissance numérique m'avait rassurée sur les 2 épingles du parcours, qui visiblement se passaient plutôt bien ... mais une reconnaissance sur le terrain reste toujours meilleure qu'une reconnaissance numérique. L'échauffement m'a permis de constater que le tracé était plus dur que ce que montrait le profil, donc plus dur que ce à quoi je m'attendais. J'ai été agréablement surpris, cette difficulté accrue n'étant pas pour me déplaire : ça change des parcours presque plats qui sont souvent proposés. Les courses difficiles ayant beaucoup d'abandons, les coureurs n'y reviennent pas et ces épreuves disparaissent au fil des années. Pour en revenir au parcours du jour, celui-ci était tracé dans les vignes, ce qui combiné au grand ciel bleu dégagé, permettait de voir au loin le Mont Blanc.
Un peu avant le départ, un appel des coureurs a eu lieu. Cet appel a été un peu long, la sono ayant quelques soucis, mais cet acte est nécessaire car vu le parcours celui qui voudrait resquiller un tour (ou plusieurs) serait nettement plus frais dans les derniers tours et fausserait le classement. La longueur de l'appel a fait prendre un peu de retard a l'épreuve ce qui a exaspéré certains spectateurs. Les critiques envers des bénévoles sont toujours faciles à prononcer, en revanche quand il faut des bénévoles pour organiser (et donc essuyer les critiques potentielles) il n'y a plus foule. Un diction dit que l'art de détruire est plus facile que l'art de construire ...
J'ai pris un départ un peu timide, ayant un peu de mal à chausser au départ. D'entrée de jeu, un coureur du VC Caladois a pris la poudre d'escampette. Il a été immédiatement pris en chasse par l'équipe d'Oullins, qui a mis le peloton en file indienne pour favoriser les dessins de son leader David Rabot (que je plaçais en favori pour la victoire, mais il ne gagnera pas). Sur la première épingle, mon équipier Lionel a loupé son virage et s'est offert un peu de cyclocross. Etant derrière lui au moment où il s'est réinséré sur le bitume je l'ai taquiné : les jambes tournaient bien et la bonne humeur était de mise aussi bien pour lui que pour moi. Pas très bien placé, je me suis dit qu'il était temps de remonter vers l'avant, ce que j'ai fait sans difficulté au moment même où David Rabot passait à l'offensive. J'ai profité de ma lancée vers l'avant pour m'échapper moi aussi et partir à sa poursuite, flanqué d'un de ses équipiers qui a sauté dans ma roue. Revenu à portée de fusil des 3 échappés, et sentant que je plafonnais mais tout en ayant fait le break sur le peloton, j'ai incité mon suiveur à s'associer à mes efforts : ils se retrouveraient à 2 coureurs sur 5 échappés et la position leur serait confortable. Il n'a pas joué en ma faveur et m'a laissé faire le boulot seul pour rentrer, arrivant ainsi encore plus frais pour aider son leader. C'est la course, j'aurais probablement fait comme lui dans une telle situation.
Notre échappée à 5 n'aura pas duré longtemps, puisqu'au moment où je suis rentré j'ai vu quelques cadors me fondre dessus. En regardant qui se trouvait là je me suis dit que c'était le bon coup mais tout le peloton est revenu sur nos talons. Le premier tour s'est terminé avec un peloton groupé. Dans le dur, je me suis fait décrocher sur la fin de l'ascension suivante. Je ne le savais pas encore, mais je venais de battre mon record de puissance sur toute la durée allant de 1'04" à 11 minutes ... si battre des records est bien, le faire en début de course n'est pas une stratégie très efficace.
Je me suis fait éjecter du peloton sur le haut de la bosse suivant le premier passage sur la ligne. En basculant dans la descente, le peloton était en file indienne une centaine de mètres devant ... j'ai eu l'envie de me mettre à plat ventre pour rentrer, mais les jambes ont fait grève. J'ai enragé, me disant que c'était idiot de s'échapper et de ne pas être ensuite capable de rester dans le peloton. En 3 kilomètres je suis passé du statut d'éclaireur à celui de lanterne rouge. Les deux statuts ont un rapport avec la lumière, le rouge de la lanterne étant assorti avec le Beaujolais ... et les coups de soleil attrapés par certains spectateurs.
J'ai terminé le deuxième tour tranquillement, en attendant le peloton des coureurs de 3ème catégorie, qui m'a repris un peu après avoir passé la ligne. Je me suis glissé dans leurs roues, restant sagement en queue de paquet tout en restant vigilant car à chaque tour quelques coureurs lâchaient prise. Le rythme de cette catégorie me convenait mieux, mais lors de certaines accélérations j'étais dans le dur ... par chance, ces accélérations ne duraient pas très longtemps. Si le rythme me convenait mieux en 3ème catégorie, la nervosité du peloton ne me convenait pas trop : j'ai assisté à plusieurs incidents inutiles, les chutes ayant été évitées de peu. En 2ème catégorie, il n'y a jamais de tels incidents, les chutes y sont très rares.
A mi-course, dans l'ascension principale du circuit, le rythme s'est élevé et le peloton s'est scindé en deux. J'ai fait un premier gros effort pour rentrer seul, mais la bataille faisant toujours rage j'ai commencé à perdre mètre après mètre sur le coureur qui me précédait. Une grappe de coureurs chassant derrière le peloton m'a doublé puis laissé sur place. L'envie n'y était plus, j'étais dépité de m'être fait sortir à la pédale par des coureurs de la catégorie inférieure à la mienne.
C'est ainsi que j'ai abandonné. Mon dernier abandon, en dehors de 2 crevaisons en course, datait du 21 août 2012 soit 992 jours. Je me suis arrêté en plusieurs points du circuit pour discuter avec des amis ou des lecteurs de mon blog, dont les propos m'ont réconforté. Le vélo, c'est une grande famille que je ne souhaite pas quitter et dont la convivialité m'incite à me remettre en selle, à m'entraîner encore plus dur pour me remettre au niveau. Je suis d'autant plus déçu de ma contre-performance que j'affectionne ce genre de parcours, qui offre des opportunités aux gabarits légers afin qu'ils y fassent la différence. Félicitations au vainqueur du jour dans ma catégorie, Florent Gleizal, qui monte sur la plus haute marche du podium en FSGT 48 heures après avoir pris la deuxième place sur l'épreuve FFC.
Consultez mes données et les photos prises par ma compagne.
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
dimanche 10 mai 2015
Championnat départemental FSGT
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vendredi 8 mai 2015
Championnat Rhône / Ain Pass'cyclisme
En ce 8 mai, jour férié en France donc théoriquement sans réveil qui sonne le matin, celui d'une soixantaine de coureurs Pass'Cyclisme a sonné tôt. La faute à un départ matinal, le coup d'envoi étant fixé à 9h au coeur du Beaujolais. Une fois sur place, après avoir récupéré mon dossard et fixé le transpondeur servant au chronométrage, je me suis échauffé en faisant un tour de reconnaissance du circuit. Celui-ci, bien qu'usant, s'est révélé moins corsé que prévu puisque tout se passait sur la plaque si on le voulait.
J'ai pris le départ dans le premier tiers du peloton, mais j'ai eu un peu de mal à conserver ma place lors des premiers hectomètres. Je me suis laissé déborder par un certain nombre de coureurs : tout le monde voulait remonter aux avant postes, puisque tout le monde avait repéré que le circuit était assez étroit et que deux virages en épingle se passaient quasiment à l'arrêt. Un coureur, remontant par le trottoir et se ré-insérant dans le peloton en bousculant le coureur présent sur la chaussée, a connu une crevaison quelques centaines de mètres plus loin ... malheureusement, malgré ce concurrent en moins, il restait encore beaucoup trop de monde devant moi. Dans ce premier tour, j'ai réussi à remonter une partie du peloton pour me replacer au milieu, mais je n'ai pas réussi à me replacer vers l'avant.
Dans le deuxième des 10 tours à effectuer, j'ai réussi à conserver ma place au milieu du paquet. Les sensations n'étaient pas trop mauvaises mais soit le rythme était trop soutenu pour que je puisse me rapprocher de la tête, soit la route était bouchée devant moi et je ne pouvais pas passer. Du moins pas sans prendre de risques, ce que certains font en passant dans l'herbe ou en poussant les coureurs qui les précèdent ... risques que je ne souhaite pas prendre ni faire prendre aux autres. Sur la deuxième relance arrêtée, j'ai déchaussé par inadvertance, ce qui m'a fait perdre beaucoup de places et m'a forcé à faire un effort soutenu pour me remettre dans les roues. Plusieurs coureurs étaient en train de lâcher prise et j'ai eu à faire plusieurs fois l'effort pour combler le trou qu'ils laissaient. C'est justement pour ne pas avoir à faire ce genre d'efforts que je voulais être devant.
A l'entame du 3ème tour, j'ai lâché prise pratiquement en même temps que Bruno. J'ai recollé aux roues du peloton une dernière fois avant d'être contraint physiquement de relâcher mon effort. Une analyse des données en rentrant chez moi m'a montré que sur la vingtaine de minutes de ces deux premiers tours, j'ai quasiment égalé mon record. J'étais arrivé à mes limites physiques, contrairement à une quarantaine de coureurs qui eux étaient encore présents dans le peloton. Parmi les coureurs qui agitaient la proue du navire, mon ami Rémy et mon coéquipier Olivier n'étaient pas avares d'efforts pendant qu'à la poupe je sombrais.
Nous avons alors roulé à 3 pendant plusieurs tours : Bruno, moi et un coureur de Belleville qui était plus à la peine que nous mais qui a montré une bonne volonté pour prendre des relais. Bruno a le même profil de puissance que moi : nous faisons le même poids à 300g près, notre PMA est identique et nous avons la même puissance au seuil. On s'est fait lâcher au même moment, ce qui d'un côté me rassure car ça veut dire que mes évictions du peloton ne sont pas que psychologiques, mais ce qui m’inquiète aussi quand je vois le nombre de coureurs qui eux sont capables de suivre. On a roulé à 3 de manière régulière, notre entente a été bonne.
On s'est fait reprendre par le peloton des D3/D4, parti deux minutes après nous, dans le 6ème tour. Juste avant la jonction une commissaire sur la moto nous a demandé de ne pas rester dans les roues du groupe ... elle est venue vérifier deux minutes plus tard si on s'était bien laissé décrocher. Dans l'opération, on a récupéré d'autres coureurs de notre catégorie qui eux avaient profité de cet autre peloton pour nous rejoindre.
On s'est retrouvé à 8 et curieusement plus personne ne voulait prendre de relais. J'ai fait pratiquement un tour complet devant le groupe, avant de décider de lâcher prise en vue du championnat départemental FSGT qui aura lieu dimanche. Après plus d'une heure d'efforts, alors qu'il y avait une quarantaine de coureurs devant et que j'étais loin d'eux, il ne servait pas à grand chose de poursuivre à fond alors qu'une seconde chance se présentera dans 48 heures.
J'ai fait exprès de me faire prendre un tour par les coureurs de ma catégorie. J'ai été surpris de constater que le peloton n'avait pratiquement pas perdu d'autres éléments et qu'ils étaient encore nombreux à pouvoir se disputer la victoire. Ca me conforte dans mon jugement : le parcours n'était pas si sélectif que ça. J'ai fini tranquillement pour récupérer.
Je suis classé à une anecdotique 50ème place, à un tour du vainqueur. Pour le championnat FSGT dimanche, j'avoue être sceptique sur mes chances de bien figurer au classement : le parcours s'annonce moins sélectif car il est plus roulant que le championnat FFC.
Consultez mes données et les photos prises par ma compagne.
J'ai pris le départ dans le premier tiers du peloton, mais j'ai eu un peu de mal à conserver ma place lors des premiers hectomètres. Je me suis laissé déborder par un certain nombre de coureurs : tout le monde voulait remonter aux avant postes, puisque tout le monde avait repéré que le circuit était assez étroit et que deux virages en épingle se passaient quasiment à l'arrêt. Un coureur, remontant par le trottoir et se ré-insérant dans le peloton en bousculant le coureur présent sur la chaussée, a connu une crevaison quelques centaines de mètres plus loin ... malheureusement, malgré ce concurrent en moins, il restait encore beaucoup trop de monde devant moi. Dans ce premier tour, j'ai réussi à remonter une partie du peloton pour me replacer au milieu, mais je n'ai pas réussi à me replacer vers l'avant.
Dans le deuxième des 10 tours à effectuer, j'ai réussi à conserver ma place au milieu du paquet. Les sensations n'étaient pas trop mauvaises mais soit le rythme était trop soutenu pour que je puisse me rapprocher de la tête, soit la route était bouchée devant moi et je ne pouvais pas passer. Du moins pas sans prendre de risques, ce que certains font en passant dans l'herbe ou en poussant les coureurs qui les précèdent ... risques que je ne souhaite pas prendre ni faire prendre aux autres. Sur la deuxième relance arrêtée, j'ai déchaussé par inadvertance, ce qui m'a fait perdre beaucoup de places et m'a forcé à faire un effort soutenu pour me remettre dans les roues. Plusieurs coureurs étaient en train de lâcher prise et j'ai eu à faire plusieurs fois l'effort pour combler le trou qu'ils laissaient. C'est justement pour ne pas avoir à faire ce genre d'efforts que je voulais être devant.
A l'entame du 3ème tour, j'ai lâché prise pratiquement en même temps que Bruno. J'ai recollé aux roues du peloton une dernière fois avant d'être contraint physiquement de relâcher mon effort. Une analyse des données en rentrant chez moi m'a montré que sur la vingtaine de minutes de ces deux premiers tours, j'ai quasiment égalé mon record. J'étais arrivé à mes limites physiques, contrairement à une quarantaine de coureurs qui eux étaient encore présents dans le peloton. Parmi les coureurs qui agitaient la proue du navire, mon ami Rémy et mon coéquipier Olivier n'étaient pas avares d'efforts pendant qu'à la poupe je sombrais.
Nous avons alors roulé à 3 pendant plusieurs tours : Bruno, moi et un coureur de Belleville qui était plus à la peine que nous mais qui a montré une bonne volonté pour prendre des relais. Bruno a le même profil de puissance que moi : nous faisons le même poids à 300g près, notre PMA est identique et nous avons la même puissance au seuil. On s'est fait lâcher au même moment, ce qui d'un côté me rassure car ça veut dire que mes évictions du peloton ne sont pas que psychologiques, mais ce qui m’inquiète aussi quand je vois le nombre de coureurs qui eux sont capables de suivre. On a roulé à 3 de manière régulière, notre entente a été bonne.
On s'est fait reprendre par le peloton des D3/D4, parti deux minutes après nous, dans le 6ème tour. Juste avant la jonction une commissaire sur la moto nous a demandé de ne pas rester dans les roues du groupe ... elle est venue vérifier deux minutes plus tard si on s'était bien laissé décrocher. Dans l'opération, on a récupéré d'autres coureurs de notre catégorie qui eux avaient profité de cet autre peloton pour nous rejoindre.
On s'est retrouvé à 8 et curieusement plus personne ne voulait prendre de relais. J'ai fait pratiquement un tour complet devant le groupe, avant de décider de lâcher prise en vue du championnat départemental FSGT qui aura lieu dimanche. Après plus d'une heure d'efforts, alors qu'il y avait une quarantaine de coureurs devant et que j'étais loin d'eux, il ne servait pas à grand chose de poursuivre à fond alors qu'une seconde chance se présentera dans 48 heures.
J'ai fait exprès de me faire prendre un tour par les coureurs de ma catégorie. J'ai été surpris de constater que le peloton n'avait pratiquement pas perdu d'autres éléments et qu'ils étaient encore nombreux à pouvoir se disputer la victoire. Ca me conforte dans mon jugement : le parcours n'était pas si sélectif que ça. J'ai fini tranquillement pour récupérer.
Je suis classé à une anecdotique 50ème place, à un tour du vainqueur. Pour le championnat FSGT dimanche, j'avoue être sceptique sur mes chances de bien figurer au classement : le parcours s'annonce moins sélectif car il est plus roulant que le championnat FFC.
Consultez mes données et les photos prises par ma compagne.
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Compétition
mercredi 6 mai 2015
Encadrement des minimes du 6 mai
Mercredi après-midi, après 3 semaines de coupure (dont deux semaines de vacances scolaires), j'ai repris ma place au sein de l'encadrement du Lyon Sprint Evolution. J'ai commencé par rejoindre Olivier à côté de chez lui, pour ensuite rejoindre le Parc de la Tête d'Or ensemble en discutant.
Si quelques gouttes d'eau éparses sont tombée pendant le briefing, c'est sous le soleil (et dans le vent) que se sont déroulées les sorties des différents groupes. Comme il faisait doux et que le soleil était au rendez-vous, que c'était un mercredi après-midi, le parc était particulièrement fréquenté : entre les jeunes cyclistes pas complètement maitres de leur vélo, et les parents de gamins de 5/6 ans sur des trottinettes qui n'ont aucune conscience du fait qu'il y a du monde autour d'eux, il y a eu quelques remarques désobligeantes qui ont volé. C'est fou ces luttes permanentes entre les modes de déplacement, chacun voulant prendre toute la place et ayant toujours raison. Le piéton oublie qu'il est automobiliste lorsqu'il traverse une route n'importe-ou, le cycliste oublie qu'il est piéton lorsqu'il frôle un bras, l'automobiliste oublie qu'il est parent lorsqu'il refuse une priorité à des gamins sur un vélo ...
La séance du jour s'est déroulée dans les Monts d'Or, sur un parcours que j'ai tracé afin d'emprunter des routes désertes. L'objectif de la séance était l'endurance de force, utiliser des routes sans circulation permet de s'entraîner en toute sécurité. Bon, travailler l'endurance de force en groupe est un peu compliqué pour des enfants : ils se toisent et se livrent bataille pour arriver en haut en premier. D'ailleurs, ceci est aussi valable avec certains adultes, qui eux aussi préfèrent montrer leur force sur la montée quitte à moins bien effectuer la séance. Bon, pour des enfants, je préfère les laisser "jouer" entre eux : le vélo doit rester un plaisir, les sorties doivent être ludiques et ils ont encore beaucoup d'années devant eux pour faire de l'endurance de force.
Le parcours initialement tracé comportait 4 ascensions, mais comme la progression du groupe était plus rapide que je ne l'avais prévu, j'ai ajouté en cours de route une ascension supplémentaire. Sébastien, qui encadrait le groupe avec moi, est resté avec les deux enfants les plus faibles sur une boucle facile que je lui ai montré, afin qu'ils nous attendent en roulant pendant qu'on faisait notre boucle escarpée.
Un peu plus loin, nous avons essuyé notre premier envoi de liquide lave-glace de l'année. Si c'était une première cette année pour un incident de ce genre, pour la voiture qui s'est placée sur la voie de gauche à l'entrée du rond-point alors qu'elle a pris la première sortie sur la droite en nous coupant sauvagement la route, ce n'était pas une première. La sécurité d'un groupe, à fortiori d'enfants / adolescents, est le point le plus complexe à gérer et celui qui me laisse le plus de craintes.
Après le briefing de fin de séance, je suis rentré chez moi tranquillement en tournant les jambes. A un feu rouge, j'ai remarqué une voiture dont la trappe d'accès au réservoir était ouvert. Je l'ai signalé à l'automobiliste, qui m'a courtoisement remercié. Je suis rentré chez moi avec une soixantaine de kilomètres au compteur et trois heures d'exposition aux UV. Je ne sais pas si ça me donnera un cancer de la peau dans quelques années ni si ça accentuera mon bronzage dans quelques jours, mais sentir la chaleur du soleil sur ses jambes et ses bras est l'un des plaisirs qu'offre le cyclisme.
Consultez notre parcours.
Si quelques gouttes d'eau éparses sont tombée pendant le briefing, c'est sous le soleil (et dans le vent) que se sont déroulées les sorties des différents groupes. Comme il faisait doux et que le soleil était au rendez-vous, que c'était un mercredi après-midi, le parc était particulièrement fréquenté : entre les jeunes cyclistes pas complètement maitres de leur vélo, et les parents de gamins de 5/6 ans sur des trottinettes qui n'ont aucune conscience du fait qu'il y a du monde autour d'eux, il y a eu quelques remarques désobligeantes qui ont volé. C'est fou ces luttes permanentes entre les modes de déplacement, chacun voulant prendre toute la place et ayant toujours raison. Le piéton oublie qu'il est automobiliste lorsqu'il traverse une route n'importe-ou, le cycliste oublie qu'il est piéton lorsqu'il frôle un bras, l'automobiliste oublie qu'il est parent lorsqu'il refuse une priorité à des gamins sur un vélo ...
La séance du jour s'est déroulée dans les Monts d'Or, sur un parcours que j'ai tracé afin d'emprunter des routes désertes. L'objectif de la séance était l'endurance de force, utiliser des routes sans circulation permet de s'entraîner en toute sécurité. Bon, travailler l'endurance de force en groupe est un peu compliqué pour des enfants : ils se toisent et se livrent bataille pour arriver en haut en premier. D'ailleurs, ceci est aussi valable avec certains adultes, qui eux aussi préfèrent montrer leur force sur la montée quitte à moins bien effectuer la séance. Bon, pour des enfants, je préfère les laisser "jouer" entre eux : le vélo doit rester un plaisir, les sorties doivent être ludiques et ils ont encore beaucoup d'années devant eux pour faire de l'endurance de force.
Le parcours initialement tracé comportait 4 ascensions, mais comme la progression du groupe était plus rapide que je ne l'avais prévu, j'ai ajouté en cours de route une ascension supplémentaire. Sébastien, qui encadrait le groupe avec moi, est resté avec les deux enfants les plus faibles sur une boucle facile que je lui ai montré, afin qu'ils nous attendent en roulant pendant qu'on faisait notre boucle escarpée.
Un peu plus loin, nous avons essuyé notre premier envoi de liquide lave-glace de l'année. Si c'était une première cette année pour un incident de ce genre, pour la voiture qui s'est placée sur la voie de gauche à l'entrée du rond-point alors qu'elle a pris la première sortie sur la droite en nous coupant sauvagement la route, ce n'était pas une première. La sécurité d'un groupe, à fortiori d'enfants / adolescents, est le point le plus complexe à gérer et celui qui me laisse le plus de craintes.
Après le briefing de fin de séance, je suis rentré chez moi tranquillement en tournant les jambes. A un feu rouge, j'ai remarqué une voiture dont la trappe d'accès au réservoir était ouvert. Je l'ai signalé à l'automobiliste, qui m'a courtoisement remercié. Je suis rentré chez moi avec une soixantaine de kilomètres au compteur et trois heures d'exposition aux UV. Je ne sais pas si ça me donnera un cancer de la peau dans quelques années ni si ça accentuera mon bronzage dans quelques jours, mais sentir la chaleur du soleil sur ses jambes et ses bras est l'un des plaisirs qu'offre le cyclisme.
Consultez notre parcours.
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mardi 5 mai 2015
Fractionné 30/15 au Verdun
Ce midi, j'ai testé un entraînement de fractionné en 30/15 : 30 secondes à fond (ou presque) et 15 secondes de récupération. Pour cet exercice, j'ai choisi mon ascension traditionnelle de la course de côte du Mont Verdun.
J'ai commencé par m'échauffer pendant 30 minutes pour rejoindre la montée retenue pour mes exercices. Pendant cet échauffement, j'ai aperçu un ouvrier de chantier complètement saoul le long de la route. Il peinait à rester debout, le mur de soutènement contre lequel il s'appuyait ne faisait donc pas que retenir la terre côté amont, mais le retenait lui du côté aval. A peu près en même temps, un IVNoC (Insecte Volant NOn Commestible) est venu profiter de l'ouverture de ma bouche pour faire une visite. Pas de doutes, le printemps (et ses nombreux IVNoC) est arrivé.
Ma première série de 10 accélérations a été difficile mais j'ai réussi à me battre jusqu'au bout. Ca m'a permis d'égaler mon record sur cette ascension, en 7'53", alors que ce n'était pas l'objectif et que j'ai fini l'ascension "à ma main" vu que l'exercice était terminé. Je peux vous dire que 15 secondes de récupération c'est minuscule : cette phase ne porte de récupération que le nom car on ne récupère pas du tout ! Mon compteur est configuré pour émettre des bips lors des 5 dernières secondes de chaque phase ... j'avais à peine le temps de m'asseoir sur ma selle que les bips de fin de récupération retentissaient et qu'il me fallait déjà retourner sur le champ de bataille.
J'ai découvert récemment l'outil de planification des entraînements de Garmin Connect. J'avoue que cet outil est particulièrement pratique pour le fractionné : il émet des bips à la fin de chaque phase, ce qui permet de se concentrer sur la route et sur la puissance développée ... pas besoin d'avoir un oeil sur le chronomètre. C'est plus sécurisant à la fois physiquement (on passe plus de temps à regarder devant soi) et qualitativement (on ne loupe pas le début de chaque phase).
La deuxième ascension a été plus dure. J'ai réussi à tenir le même rythme sur les 6 premiers efforts, le 7ème a été fait au bord de l'explosion ... j'ai craqué au milieu du 8ème. Je me suis fait violence psychologiquement et physiquement pour accélérer une 9ème puis une 10ème fois, mais la performance n'y était plus. J'étais encore capable de rouler à un rythme soutenu mais régulier si je le souhaitais, mais j'étais incapable de produire les changements de rythme requis pour cet exercice.
Je suis rentré tranquillement chez moi en tournant les jambes. Dans le dernier kilomètre, une voiture a forcé le passage pour traverser devant moi ... mais sa manoeuvre a été punie par l'automobiliste venant de l'autre côté. Elle était tellement concentrée sur le fait de traverser la route avant mon arrivée qu'elle n'a pas regardé si une voiture venait dans l'autre sens. Je l'ai évité de justesse, elle n'a pas évité le choc avec le véhicule en face. Il n'y a eu aucun blessé, je vous rassure.
En regardant les données de l'exercice, je me suis rendu compte que j'avais explosé mes records sur la période allant de 2 minutes à 7 minutes. Les courbes ci-dessus représentent mes records de puissance des années 2013 (en jaune, seulement depuis septembre), 2014 (en bleu) et 2015 (en rouge). Sur la période allant de 2 minutes à 7 minutes, les 3 courbes étaient quasiment superposées avant la sortie du jour. L'écart est assez important, de l'ordre de 8%, ce qui me laisse penser que j'ai une bonne marge de progression sur les autres valeurs de cette courbe.
Dernier détail concernant cet exercice : j'ai commis une erreur dans les puissances que je cherchais à atteindre. Je me suis trompé : je pensais qu'il fallait réaliser les phases d'accélération à 150% de la PMA (soit à peu près 490w pour moi) ... ce qui me semblait inatteignable, j'ai donc réduit à 450w mon objectif. En réalité, il ne fallait atteindre que 100% de la PMA, soit environ 325w (pour moi) ... ce qui explique que j'ai eu tant de mal à la fin des séries. Il faudra que je prenne le temps de bien lire la fiche de l'exercice avant de le réaliser la prochaine fois.
Consultez mon parcours.
J'ai commencé par m'échauffer pendant 30 minutes pour rejoindre la montée retenue pour mes exercices. Pendant cet échauffement, j'ai aperçu un ouvrier de chantier complètement saoul le long de la route. Il peinait à rester debout, le mur de soutènement contre lequel il s'appuyait ne faisait donc pas que retenir la terre côté amont, mais le retenait lui du côté aval. A peu près en même temps, un IVNoC (Insecte Volant NOn Commestible) est venu profiter de l'ouverture de ma bouche pour faire une visite. Pas de doutes, le printemps (et ses nombreux IVNoC) est arrivé.
Ma première série de 10 accélérations a été difficile mais j'ai réussi à me battre jusqu'au bout. Ca m'a permis d'égaler mon record sur cette ascension, en 7'53", alors que ce n'était pas l'objectif et que j'ai fini l'ascension "à ma main" vu que l'exercice était terminé. Je peux vous dire que 15 secondes de récupération c'est minuscule : cette phase ne porte de récupération que le nom car on ne récupère pas du tout ! Mon compteur est configuré pour émettre des bips lors des 5 dernières secondes de chaque phase ... j'avais à peine le temps de m'asseoir sur ma selle que les bips de fin de récupération retentissaient et qu'il me fallait déjà retourner sur le champ de bataille.
J'ai découvert récemment l'outil de planification des entraînements de Garmin Connect. J'avoue que cet outil est particulièrement pratique pour le fractionné : il émet des bips à la fin de chaque phase, ce qui permet de se concentrer sur la route et sur la puissance développée ... pas besoin d'avoir un oeil sur le chronomètre. C'est plus sécurisant à la fois physiquement (on passe plus de temps à regarder devant soi) et qualitativement (on ne loupe pas le début de chaque phase).
La deuxième ascension a été plus dure. J'ai réussi à tenir le même rythme sur les 6 premiers efforts, le 7ème a été fait au bord de l'explosion ... j'ai craqué au milieu du 8ème. Je me suis fait violence psychologiquement et physiquement pour accélérer une 9ème puis une 10ème fois, mais la performance n'y était plus. J'étais encore capable de rouler à un rythme soutenu mais régulier si je le souhaitais, mais j'étais incapable de produire les changements de rythme requis pour cet exercice.
Je suis rentré tranquillement chez moi en tournant les jambes. Dans le dernier kilomètre, une voiture a forcé le passage pour traverser devant moi ... mais sa manoeuvre a été punie par l'automobiliste venant de l'autre côté. Elle était tellement concentrée sur le fait de traverser la route avant mon arrivée qu'elle n'a pas regardé si une voiture venait dans l'autre sens. Je l'ai évité de justesse, elle n'a pas évité le choc avec le véhicule en face. Il n'y a eu aucun blessé, je vous rassure.
En regardant les données de l'exercice, je me suis rendu compte que j'avais explosé mes records sur la période allant de 2 minutes à 7 minutes. Les courbes ci-dessus représentent mes records de puissance des années 2013 (en jaune, seulement depuis septembre), 2014 (en bleu) et 2015 (en rouge). Sur la période allant de 2 minutes à 7 minutes, les 3 courbes étaient quasiment superposées avant la sortie du jour. L'écart est assez important, de l'ordre de 8%, ce qui me laisse penser que j'ai une bonne marge de progression sur les autres valeurs de cette courbe.
Dernier détail concernant cet exercice : j'ai commis une erreur dans les puissances que je cherchais à atteindre. Je me suis trompé : je pensais qu'il fallait réaliser les phases d'accélération à 150% de la PMA (soit à peu près 490w pour moi) ... ce qui me semblait inatteignable, j'ai donc réduit à 450w mon objectif. En réalité, il ne fallait atteindre que 100% de la PMA, soit environ 325w (pour moi) ... ce qui explique que j'ai eu tant de mal à la fin des séries. Il faudra que je prenne le temps de bien lire la fiche de l'exercice avant de le réaliser la prochaine fois.
Consultez mon parcours.
lundi 4 mai 2015
2ème Prix de Tramoyes
Pour la deuxième année, mon club organisera le samedi 16 mai le Prix de Tramoyes. L'épreuve est organisée sous l'égide de la FSGT. Tous les coureurs FSGT, Ufolep et FFC Pass'cyclisme seront autorisés à courir. (NB : les coureurs FFC Pass'Open ne sont pas autorisés).
Le circuit, long de 6,4 kilomètres, est inchangé par rapport à l'année dernière. La course a été reculée d'un mois : elle passe de mi-avril à mi-mai, on espère ainsi bénéficier d'une température plus agréable que l'an passé.
Horaires :
Pour plus d'informations, consultez le site de l'ASBM.
Le circuit, long de 6,4 kilomètres, est inchangé par rapport à l'année dernière. La course a été reculée d'un mois : elle passe de mi-avril à mi-mai, on espère ainsi bénéficier d'une température plus agréable que l'an passé.
Horaires :
- Retrait des dossards à partir de 12h devant l'école (centre de Tramoyes)
- Catégorie : 5 FSGT + 4 UFOLEP + féminines : départ 13h02 pour 9 tours, soit 57 km
- Catégorie : 4 FSGT + 3 UFOLEP + cadets : départ 13h00 pour 10 tours, soit 64 km
- Catégorie : 3 FSGT + 2 UFOLEP : départ 15h02 pour 11 tours, soit 70 km
- Catégorie : 1 et 2 FSGT + 1 UFOLEP + PC FFC : départ 15h00 pour 12 tours, soit 76,8 km
Pour plus d'informations, consultez le site de l'ASBM.
Libellés :
ASBM,
Organisations
dimanche 3 mai 2015
Prix de Viriat
Ce dimanche après-midi avait lieu le Prix de Viriat. Contrairement à ce qu'annonçait la météo, la pluie n'a pas fait son apparition et les courses se sont déroulées sous un temps sec et sur une chaussée globalement sèche.
Après un tour d'échauffement, pour reconnaître le circuit de 5,5 kilomètres comportant quelques petites bosses, je me suis rendu au départ. J'y ai retrouvé mon coéquipier Sébastien ainsi que quelques amis que je n'avais pas encore vus cette année. Si j'aime les courses de vélo, ce n'est pas tant parce que j'aime figurer dans le ventre mou des classements ou que j'aime sentir l'odeur des patins de freins dans les virages ... non, c'est bien parce que j'y retrouve des visages familiers, tous aussi content d'être la que moi, tous venus se défouler après leur semaine de boulot. Les contacts humains y sont agréables, c'est ça que je viens chercher en complément de l'aspect sportif des courses.
J'ai pris le départ au milieu du peloton d'une quarantaine de coureurs dans ma catégorie. 3 formations semblaient avoir l'avantage du nombre : l'ASORTF, le Team des Dombes et Saint denis les bourgs. Pour s'échapper, il était certain qu'il faudrait avoir un coureur de chacune de ces équipes avec soi sans quoi la chasse s'organiserait rapidement derrière. Au bout de 3 kilomètres, à la faveur de la première côte, un groupe de 6 s'est détaché en 2 vagues. Voyant que le favori (et futur vainqueur) était à l'avant, je suis passé à l'offensive et je suis rentré en solitaire sur le groupe. Malheureusement, à peine rentré, j'ai constaté la mauvaise entente. J'ai eu beau passer au relais dès mon retour sur le groupe, profitant de mon élan pour me porter à l'avant, personne en dehors de Joël ne semblait vouloir rouler. On s'est fait reprendre à la fin du premier tour. Ca a été un coup d'épée dans l'eau.
Dans le deuxième tour, mon équipier Sébastien est passé à l'offensive. Il est resté seul en tête quelques kilomètres, avant d'obtenir le soutien d'un coureur de l'ASORTF puis de mon ami Julien. Comme il manquait quelques coureurs et quelques équipes, à 3 l'échappée était vouée à l'échec, j'ai laissé filer d'autres attaquants mais aucun petit groupe n'a réussi à faire la jonction. J'ai tout de même refusé un bon de sortie à un coureur qui au bout de 15 kilomètres a jeté un emballage dans la nature. Je suis allé le chercher en personne suite à son attaque pour le faire rentrer dans le rang.
L'escapade du trio n'a duré que 2 tours, ils ont été repris à la fin du quatrième tour sur les 14 à effectuer. Quelques kilomètres plus loin, alors que la bataille faisait rage, un quintuor a pris la poudre d'escampette sans que je m'en rende compte. Je me suis positionné vers l'avant, voulant prendre un groupe de contre, mais c'était trop tard : l'écart n'a jamais été comblé malgré une chasse particulièrement soutenue dans les kilomètres suivant la scission. J'avoue avoir passé un mauvais moment ensuite, subissant la course. Il faut dire que j'ai couru de manière florentesque, c'est à dire en faisant le yoyo entre l'avant et l'arrière du peloton : j'ai l'habitude de remonter dès que le rythme baisse et de me laisser glisser doucement vers l'arrière quand il accélère. Ca me permet de lisser mes efforts, de ne pas me relâcher quand l'effort des autres diminue et de ne pas m'asphyxier quand le rythme des autres augmente. La limite de ma tactique apparaît quand le rythme est soutenu sur de longues périodes : je me retrouve à l'arrière et subis les relances. Il faudra que j'affine cette stratégie, d'autant plus que la bonne échappée se dégage souvent à l'issue d'une longue bataille ... donc à un moment où je suis à l'arrière.
La suite a été assez classique : notre groupe s'est relevé, j'ai eu mal aux jambes, j'ai discuté et on a rejoint l'arrivée sagement. Entre temps, on s'est fait rejoindre par la catégorie inférieure à la notre mais qui possède un niveau supérieur au notre. Lors du rattachement des clubs de l'Ain à la FSGT du Rhône, il y a eu quelques coureurs qui se sont retrouvés dans une catégorie qui ne me semble pas correspondre à leur niveau. Cette première saison est donc un peu spéciale, la fédération analyse les résultats afin de monter ceux dont le niveau n'est pas en adéquation avec la catégorie, mais ça prend du temps. L'année prochaine, ça devrait mieux se passer ... en attendant, quand deux pelotons se retrouvent ensemble, c'est un peu le bazar à séparer.
Dans les deux derniers tours, le rythme s'est accéléré. J'ai passé le dernier tour aux avants postes, voulant me tester sur un sprint final de trente coureurs pour la 6ème place ... ou plutôt la 7ème place, puisque Pascal Thévenin est parti en solitaire à 7 kilomètres de l'arrivée et n'a pas été revu ensuite. Ma prestation au sprint a frisé le ridicule : au bord des crampes, je dois prendre la 15ème place mais loin des premiers du groupe. Et très loin du quintuor de tête.
Je ne regrette pas ma participation à cette épreuve. Ca m'a permis d'une part de récolter des données permettant de mettre à jour mes données de puissance. Il faut dire qu'avec un mois d'absence du SRM, mes valeurs se sont améliorées et il me fallait les actualiser. Ca m'a permis d'autre part d'acquérir du rythme, dont je manque cruellement.
Consultez mes données et les photos de la course prise par ma compagne.
Après un tour d'échauffement, pour reconnaître le circuit de 5,5 kilomètres comportant quelques petites bosses, je me suis rendu au départ. J'y ai retrouvé mon coéquipier Sébastien ainsi que quelques amis que je n'avais pas encore vus cette année. Si j'aime les courses de vélo, ce n'est pas tant parce que j'aime figurer dans le ventre mou des classements ou que j'aime sentir l'odeur des patins de freins dans les virages ... non, c'est bien parce que j'y retrouve des visages familiers, tous aussi content d'être la que moi, tous venus se défouler après leur semaine de boulot. Les contacts humains y sont agréables, c'est ça que je viens chercher en complément de l'aspect sportif des courses.
J'ai pris le départ au milieu du peloton d'une quarantaine de coureurs dans ma catégorie. 3 formations semblaient avoir l'avantage du nombre : l'ASORTF, le Team des Dombes et Saint denis les bourgs. Pour s'échapper, il était certain qu'il faudrait avoir un coureur de chacune de ces équipes avec soi sans quoi la chasse s'organiserait rapidement derrière. Au bout de 3 kilomètres, à la faveur de la première côte, un groupe de 6 s'est détaché en 2 vagues. Voyant que le favori (et futur vainqueur) était à l'avant, je suis passé à l'offensive et je suis rentré en solitaire sur le groupe. Malheureusement, à peine rentré, j'ai constaté la mauvaise entente. J'ai eu beau passer au relais dès mon retour sur le groupe, profitant de mon élan pour me porter à l'avant, personne en dehors de Joël ne semblait vouloir rouler. On s'est fait reprendre à la fin du premier tour. Ca a été un coup d'épée dans l'eau.
Dans le deuxième tour, mon équipier Sébastien est passé à l'offensive. Il est resté seul en tête quelques kilomètres, avant d'obtenir le soutien d'un coureur de l'ASORTF puis de mon ami Julien. Comme il manquait quelques coureurs et quelques équipes, à 3 l'échappée était vouée à l'échec, j'ai laissé filer d'autres attaquants mais aucun petit groupe n'a réussi à faire la jonction. J'ai tout de même refusé un bon de sortie à un coureur qui au bout de 15 kilomètres a jeté un emballage dans la nature. Je suis allé le chercher en personne suite à son attaque pour le faire rentrer dans le rang.
L'escapade du trio n'a duré que 2 tours, ils ont été repris à la fin du quatrième tour sur les 14 à effectuer. Quelques kilomètres plus loin, alors que la bataille faisait rage, un quintuor a pris la poudre d'escampette sans que je m'en rende compte. Je me suis positionné vers l'avant, voulant prendre un groupe de contre, mais c'était trop tard : l'écart n'a jamais été comblé malgré une chasse particulièrement soutenue dans les kilomètres suivant la scission. J'avoue avoir passé un mauvais moment ensuite, subissant la course. Il faut dire que j'ai couru de manière florentesque, c'est à dire en faisant le yoyo entre l'avant et l'arrière du peloton : j'ai l'habitude de remonter dès que le rythme baisse et de me laisser glisser doucement vers l'arrière quand il accélère. Ca me permet de lisser mes efforts, de ne pas me relâcher quand l'effort des autres diminue et de ne pas m'asphyxier quand le rythme des autres augmente. La limite de ma tactique apparaît quand le rythme est soutenu sur de longues périodes : je me retrouve à l'arrière et subis les relances. Il faudra que j'affine cette stratégie, d'autant plus que la bonne échappée se dégage souvent à l'issue d'une longue bataille ... donc à un moment où je suis à l'arrière.
La suite a été assez classique : notre groupe s'est relevé, j'ai eu mal aux jambes, j'ai discuté et on a rejoint l'arrivée sagement. Entre temps, on s'est fait rejoindre par la catégorie inférieure à la notre mais qui possède un niveau supérieur au notre. Lors du rattachement des clubs de l'Ain à la FSGT du Rhône, il y a eu quelques coureurs qui se sont retrouvés dans une catégorie qui ne me semble pas correspondre à leur niveau. Cette première saison est donc un peu spéciale, la fédération analyse les résultats afin de monter ceux dont le niveau n'est pas en adéquation avec la catégorie, mais ça prend du temps. L'année prochaine, ça devrait mieux se passer ... en attendant, quand deux pelotons se retrouvent ensemble, c'est un peu le bazar à séparer.
Dans les deux derniers tours, le rythme s'est accéléré. J'ai passé le dernier tour aux avants postes, voulant me tester sur un sprint final de trente coureurs pour la 6ème place ... ou plutôt la 7ème place, puisque Pascal Thévenin est parti en solitaire à 7 kilomètres de l'arrivée et n'a pas été revu ensuite. Ma prestation au sprint a frisé le ridicule : au bord des crampes, je dois prendre la 15ème place mais loin des premiers du groupe. Et très loin du quintuor de tête.
Je ne regrette pas ma participation à cette épreuve. Ca m'a permis d'une part de récolter des données permettant de mettre à jour mes données de puissance. Il faut dire qu'avec un mois d'absence du SRM, mes valeurs se sont améliorées et il me fallait les actualiser. Ca m'a permis d'autre part d'acquérir du rythme, dont je manque cruellement.
Consultez mes données et les photos de la course prise par ma compagne.
Libellés :
Compétition
samedi 2 mai 2015
Déblocage à la veille du Prix de Viriat
Dimanche, j'ai prévu de me rendre sur le Prix de Viriat. Comme la semaine dernière à La Ruaz, la pluie devrait-être au rendez-vous ... il ne faudra pas oublier de prendre son gel douche et son shampoing dans les poches arrières du maillot. Donc, pour la sortie du jour, un déblocage traditionnel s'imposait.
J'ai effectué ma séance en compagnie de Julien, chevauchant exceptionnellement son VTT. Son vélo était en révision. Au niveau mécanique, j'ai récupéré mon SRM après un mois d'absence : je vais pouvoir reprendre mon cycle d'entraînement spécifique en bénéficiant de données nettement plus fiables qu'avec ma ceinture cardiaque défaillante.
En début de sortie, on a croisé une petite fille déguisée en princesse sur une trottinette. Elle nous a dit bonjour en souriant ... il me semblait que les princesses se déplaçaient sur des chevaux blancs, cette tradition semble en voie de disparition. Quant à ce déguisement, était-ce lié à la naissance du bébé royal quelques minutes avant que l'on parte s'entraîner ? Enfin, pour la petite histoire, j'ai découvert qu'en Belgique, les cours avaient été suspendus et les écoles avaient diffusé en direct le mariage des héritiers du Royaume-Uni ... j'avais déjà constaté dans les magazines belges l'attachement aux autres monarchies, mais je ne pensais pas que ça allait jusqu'à suspendre des cours pour diffuser un mariage !
Au cours de l'entraînement, j'ai effectué des séries de sprints courts. Par expérience, c'est ce qui fonctionne le mieux pour moi une veille de course. En enchainant deux séries de 2 ou 3 sprints de 20 secondes, mon coeur monte rapidement et mes muscles se préparent aux efforts du lendemain. Entre ces deux séries de sprint, on a roulé tranquillement en discutant.
En rentrant chez moi, à un feu rouge, un enfant dans une voiture a baissé sa vitre et nous a demandé si nous avions fait le Tour. Je lui ai répondu que oui, une demi-vérité et un demi-mensonge puisque je l'ai fait avec une journée d'avance. En revanche, à cet endroit, j'ai l'habitude de croiser Jean-Christophe Péraud ... l'enfant aurait plutôt du lui poser la question à lui, il aurait eu le droit à une réponse plus juste que la mienne.
Consultez notre parcours.
J'ai effectué ma séance en compagnie de Julien, chevauchant exceptionnellement son VTT. Son vélo était en révision. Au niveau mécanique, j'ai récupéré mon SRM après un mois d'absence : je vais pouvoir reprendre mon cycle d'entraînement spécifique en bénéficiant de données nettement plus fiables qu'avec ma ceinture cardiaque défaillante.
En début de sortie, on a croisé une petite fille déguisée en princesse sur une trottinette. Elle nous a dit bonjour en souriant ... il me semblait que les princesses se déplaçaient sur des chevaux blancs, cette tradition semble en voie de disparition. Quant à ce déguisement, était-ce lié à la naissance du bébé royal quelques minutes avant que l'on parte s'entraîner ? Enfin, pour la petite histoire, j'ai découvert qu'en Belgique, les cours avaient été suspendus et les écoles avaient diffusé en direct le mariage des héritiers du Royaume-Uni ... j'avais déjà constaté dans les magazines belges l'attachement aux autres monarchies, mais je ne pensais pas que ça allait jusqu'à suspendre des cours pour diffuser un mariage !
Au cours de l'entraînement, j'ai effectué des séries de sprints courts. Par expérience, c'est ce qui fonctionne le mieux pour moi une veille de course. En enchainant deux séries de 2 ou 3 sprints de 20 secondes, mon coeur monte rapidement et mes muscles se préparent aux efforts du lendemain. Entre ces deux séries de sprint, on a roulé tranquillement en discutant.
En rentrant chez moi, à un feu rouge, un enfant dans une voiture a baissé sa vitre et nous a demandé si nous avions fait le Tour. Je lui ai répondu que oui, une demi-vérité et un demi-mensonge puisque je l'ai fait avec une journée d'avance. En revanche, à cet endroit, j'ai l'habitude de croiser Jean-Christophe Péraud ... l'enfant aurait plutôt du lui poser la question à lui, il aurait eu le droit à une réponse plus juste que la mienne.
Consultez notre parcours.
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