Je suis de nouveau allé rouler dans le beaujolais : cette fois j'ai enfin pu voir les vignes prendre des couleurs automnales. En effet, toute la zone entre Frontenas et Oingt (via Moiré) était superbe : la nature proposait au regard du promeneur un splendide patchwork de couleurs, allant du vert vif au marron, en passant par l'orange et le rouge vif. La couleur marron clair de la terre mise à nue dans les cépages, ainsi que celle jaune-orangée des arbres (principalement des saules et des châtaigniers), complétait ce tableau qui ne peut laisser personne insensible ...
Le but de la sortie du jour était d'escalader le col du Bansillon (575m) par son côté le plus noble : je l'avais franchi une fois en 2005 par son autre versant, moins exigeant dans sa dernière partie. La vue la haut est réputée splendide, malheureusement pour moi aujourd'hui un manteau de nuages bas limitait la visibilité à environ 10km ...
Une fois redescendu sur Villefranche, j'ai retrouvé Rémy, avec qui j'ai effectué le retour tout en discutant de l'avenir et de la stratégie web pour sa société Aero-Tech. Nos points de vue sur le e-commerce sont légèrement divergents : j'ai l'expérience de ce milieu à la fois en tant que concepteur de sites de vente en ligne et en tant qu'employé d'une société gérant elle-même des e-boutiques, tandis que lui défend le point de vue du fournisseur qui approvisionne des e-boutiques ...
En fin de sortie, alors que nous étions paisiblement sur la piste cyclable à un endroit où la chaussée est étroite à cause d'un terre-plein central, nous avons été obligés de sauter sur le trottoir afin d'éviter de nous faire écraser par un automobiliste qui devait être sous l'emprise de substances prohibées !
Consultez le parcours.
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
samedi 31 octobre 2009
vendredi 30 octobre 2009
Le débat sur les oreillettes : un dialogue de sourds ?
Il y a quelques semaines, l'UCI (Union Cycliste Internationale) a annoncé que les oreillettes seraient progressivement bannies des courses. Le motif évoqué par l'UCI est de vouloir redonner du spectacle, des attaques, de l'incertitude ... et de rendre les coureurs moins "robotisés" en les forçant à prendre des initiatives (et non plus d'attendre les consignes du directeur sportif).
Je ne suis ni favorable ni opposé au projet de suppression des oreillettes, et la suite de cet article n'a pas pour but de démontrer en quoi cette réforme est nécessaire ou absurde. Tout d'abord, je vais rappeler que les oreillettes concernent uniquement une petite minorité des cyclistes : seule la crème des coureurs coure avec une oreillette. Comme c'est uniquement eux qu'on voit à la TV, certains lecteurs non-cyclistes pourraient penser que toutes les catégories (y compris le bas de l'échelle, dont je fais partie) porte un appareil électronique ... c'est faux ! Je dirai que seuls 5% des coureurs sont concernés par le débat, ce qui explique pourquoi peu de monde en parle..
Le véritable but de cet article est de mettre en garde les spectateurs lambda : ne croyez pas que le fait de supprimer les oreillettes va révolutionner le cyclisme, comme semble le promettre l'UCI.
1 - Je trouve qu'affirmer que les coureurs sont "robotisés" et obéissent aux ordres du directeur sportif est très réducteur. Pensez-vous que, lorsqu'un directeur sportif ordonne à un coureur d'attaquer, celui-ci le fait toujours et réussit à s'échapper ? Assurément non : le coureur va certes tenter d'attaquer ... s'il n'est pas déjà à fond ! Et entre vouloir attaquer et s'échapper, il y a encore un grand pas à faire ...
2 - Quand je regarde les récits des courses, et que je vois le nombre de coureurs qui font des fringales comme celle de Sylvain Chavanel sur le tour de France cet été : il avait beau avoir une oreillette et un directeur sportif expérimenté dans la voiture juste derrière lui, il a oublié de se ravitailler ! Si on regarde le tour d'Espagne de cette année, lorsque Cadel Evans est victime d'une crevaison, tous les favoris ont annoncé à l'arrivée "avoir pensé qu'il avait craqué physiquement" et ne pas avoir été informé de ce fait de course ... (j'ai du mal à croire ça). Le fait de ne pas avoir d'oreillettes aurait-il permis à Sylvain Chavanel de gagner l'étape, ou à Cadel Evans de gagner la Vuelta ?
3 - Quand on compte le nombre de bordures qu'il y a eu sur les courses en 2009 (dont 2 sur le tour de France), il y en a peut-être moins qu'il y à 30 ans quand il n'y avait pas d'oreillettes (je n'étais pas né à cette époque et fais donc confiance aux spécialistes qui l'affirment), mais il y en a plus qu'il y a 5 ans (alors qu'il y avait les oreillettes). Je pense plutôt que c'est la force des équipes qui dicte cette pratique : pour faire une bordure (à ce niveau sportif), il faut que les conditions météorologiques le permettent, que l'équipe soit forte et soit habituée à travailler cet exercice. Je pense que si les bordures ont été abandonnées, ce n'est pas la faute des oreillettes mais plutôt du fait que les équipes n'étaient préparées ni physiquement ni tactiquement pour une telle manoeuvre, et n'en effectuaient donc pas ! Je constate que ce sont toujours les mêmes équipes qui créent des bordures : je suppose que ces équipes travaillent spécifiquement ceci lors des stages.
4 - Penser que les tactiques de course vont changer du jour au lendemain, et que les favoris vont se lancer dans de longues échappées, est utopique ! Le cyclisme moderne est un cyclisme où les coureurs pensent d'abord à ne pas perdre la course et non pas à la gagner ! Regardez le déroulement des courses à étape ces 5 dernières années : les coureurs n'attaquent jamais et annoncent toujours avoir peur d'une défaillance dans l'étape du lendemain ... même quand ce n'est qu'une étape de 150km toute plate qui les attend le lendemain. Il y a tellement d'argent en jeu (direct, et indirect telles que les retombées médiatiques à long terme pour le sponsor) et de pression qu'aucun coureur n'ose effectuer une attaque au long cours qui pourrait lui faire perdre ensuite la course. Gagner une course avec un mètre ou une seconde d'avance est suffisant, peu importe le panache qu'on a montré pour gagner ce mètre ou cette seconde. L'histoire ne retient que le nom du vainqueur, jamais celui de l'animateur qui a échoué dans sa tentative.
5 - Lors des étapes de plaines, au cours desquelles le peloton joue au chat et à la souris avec les échappés, il est connu que les directeurs sportifs indiquent les écarts en temps réel au peloton afin de leur indiquer précisément l'allure à laquelle rouler afin d'absorber l'échappée au moment idéal. Tout le monde critique ce jeu, qui se dénoue dans 95% des cas par une victoire du peloton à 5km de l'arrivée ... mais sans oreillettes, pensez-vous vraiment que le peloton va laisser la victoire aux échappées, et que le spectacle va être meilleur ? Quand l'échappée résiste, en connaissant grâce à l'oreillette le fait qu'il y ait un mince espoir de victoire pour elle, et se fait reprendre dans les derniers hectomètres, le suspense est génial ! Sans oreillettes, le peloton va prendre une marge plus confortable et avalera les échappées à 15km du but ... les échappés pensant que la victoire leur est interdite se relèveront comme ils le font régulièrement à l'heure actuelle (le sponsor étant passé 3h en direct à la TV, c'est suffisant). Finalement, selon moi, il n'y aura moins de suspense qu'actuellement ...
Sans être ni pour ni contre la suppression des oreillettes, je ne pense pas que cette mesure n'apporte ce pour quoi elle a été officiellement voulue : non, il n'y aura pas plus de spectacle ! La faute à ce manque de spectacle en revient, selon moi, à la fois à un nivellement du niveau des coureurs (quand on regarde les écarts entre les 5 ou 6 premiers sur les grands tours, c'est très serré, preuve que les meilleurs coureurs étaient au même niveau), et à la fois à un professionnalisme trop poussé dans lequel l'image des sponsors passe avant tout et qui impose de ne surtout pas perdre une course. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : je n'ai jamais affirmé ni pensé qu'il fallait supprimer les sponsors ! Le foot (sauf le championnat français qui est morose), le rugby, le hand, le basket ... réussissent parfaitement à proposer du jeu tout en ayant des sponsors, preuve que les 2 peuvent parfaitement se mélanger.
Je ne suis ni favorable ni opposé au projet de suppression des oreillettes, et la suite de cet article n'a pas pour but de démontrer en quoi cette réforme est nécessaire ou absurde. Tout d'abord, je vais rappeler que les oreillettes concernent uniquement une petite minorité des cyclistes : seule la crème des coureurs coure avec une oreillette. Comme c'est uniquement eux qu'on voit à la TV, certains lecteurs non-cyclistes pourraient penser que toutes les catégories (y compris le bas de l'échelle, dont je fais partie) porte un appareil électronique ... c'est faux ! Je dirai que seuls 5% des coureurs sont concernés par le débat, ce qui explique pourquoi peu de monde en parle..
Le véritable but de cet article est de mettre en garde les spectateurs lambda : ne croyez pas que le fait de supprimer les oreillettes va révolutionner le cyclisme, comme semble le promettre l'UCI.
1 - Je trouve qu'affirmer que les coureurs sont "robotisés" et obéissent aux ordres du directeur sportif est très réducteur. Pensez-vous que, lorsqu'un directeur sportif ordonne à un coureur d'attaquer, celui-ci le fait toujours et réussit à s'échapper ? Assurément non : le coureur va certes tenter d'attaquer ... s'il n'est pas déjà à fond ! Et entre vouloir attaquer et s'échapper, il y a encore un grand pas à faire ...
2 - Quand je regarde les récits des courses, et que je vois le nombre de coureurs qui font des fringales comme celle de Sylvain Chavanel sur le tour de France cet été : il avait beau avoir une oreillette et un directeur sportif expérimenté dans la voiture juste derrière lui, il a oublié de se ravitailler ! Si on regarde le tour d'Espagne de cette année, lorsque Cadel Evans est victime d'une crevaison, tous les favoris ont annoncé à l'arrivée "avoir pensé qu'il avait craqué physiquement" et ne pas avoir été informé de ce fait de course ... (j'ai du mal à croire ça). Le fait de ne pas avoir d'oreillettes aurait-il permis à Sylvain Chavanel de gagner l'étape, ou à Cadel Evans de gagner la Vuelta ?
3 - Quand on compte le nombre de bordures qu'il y a eu sur les courses en 2009 (dont 2 sur le tour de France), il y en a peut-être moins qu'il y à 30 ans quand il n'y avait pas d'oreillettes (je n'étais pas né à cette époque et fais donc confiance aux spécialistes qui l'affirment), mais il y en a plus qu'il y a 5 ans (alors qu'il y avait les oreillettes). Je pense plutôt que c'est la force des équipes qui dicte cette pratique : pour faire une bordure (à ce niveau sportif), il faut que les conditions météorologiques le permettent, que l'équipe soit forte et soit habituée à travailler cet exercice. Je pense que si les bordures ont été abandonnées, ce n'est pas la faute des oreillettes mais plutôt du fait que les équipes n'étaient préparées ni physiquement ni tactiquement pour une telle manoeuvre, et n'en effectuaient donc pas ! Je constate que ce sont toujours les mêmes équipes qui créent des bordures : je suppose que ces équipes travaillent spécifiquement ceci lors des stages.
4 - Penser que les tactiques de course vont changer du jour au lendemain, et que les favoris vont se lancer dans de longues échappées, est utopique ! Le cyclisme moderne est un cyclisme où les coureurs pensent d'abord à ne pas perdre la course et non pas à la gagner ! Regardez le déroulement des courses à étape ces 5 dernières années : les coureurs n'attaquent jamais et annoncent toujours avoir peur d'une défaillance dans l'étape du lendemain ... même quand ce n'est qu'une étape de 150km toute plate qui les attend le lendemain. Il y a tellement d'argent en jeu (direct, et indirect telles que les retombées médiatiques à long terme pour le sponsor) et de pression qu'aucun coureur n'ose effectuer une attaque au long cours qui pourrait lui faire perdre ensuite la course. Gagner une course avec un mètre ou une seconde d'avance est suffisant, peu importe le panache qu'on a montré pour gagner ce mètre ou cette seconde. L'histoire ne retient que le nom du vainqueur, jamais celui de l'animateur qui a échoué dans sa tentative.
5 - Lors des étapes de plaines, au cours desquelles le peloton joue au chat et à la souris avec les échappés, il est connu que les directeurs sportifs indiquent les écarts en temps réel au peloton afin de leur indiquer précisément l'allure à laquelle rouler afin d'absorber l'échappée au moment idéal. Tout le monde critique ce jeu, qui se dénoue dans 95% des cas par une victoire du peloton à 5km de l'arrivée ... mais sans oreillettes, pensez-vous vraiment que le peloton va laisser la victoire aux échappées, et que le spectacle va être meilleur ? Quand l'échappée résiste, en connaissant grâce à l'oreillette le fait qu'il y ait un mince espoir de victoire pour elle, et se fait reprendre dans les derniers hectomètres, le suspense est génial ! Sans oreillettes, le peloton va prendre une marge plus confortable et avalera les échappées à 15km du but ... les échappés pensant que la victoire leur est interdite se relèveront comme ils le font régulièrement à l'heure actuelle (le sponsor étant passé 3h en direct à la TV, c'est suffisant). Finalement, selon moi, il n'y aura moins de suspense qu'actuellement ...
Sans être ni pour ni contre la suppression des oreillettes, je ne pense pas que cette mesure n'apporte ce pour quoi elle a été officiellement voulue : non, il n'y aura pas plus de spectacle ! La faute à ce manque de spectacle en revient, selon moi, à la fois à un nivellement du niveau des coureurs (quand on regarde les écarts entre les 5 ou 6 premiers sur les grands tours, c'est très serré, preuve que les meilleurs coureurs étaient au même niveau), et à la fois à un professionnalisme trop poussé dans lequel l'image des sponsors passe avant tout et qui impose de ne surtout pas perdre une course. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : je n'ai jamais affirmé ni pensé qu'il fallait supprimer les sponsors ! Le foot (sauf le championnat français qui est morose), le rugby, le hand, le basket ... réussissent parfaitement à proposer du jeu tout en ayant des sponsors, preuve que les 2 peuvent parfaitement se mélanger.
jeudi 29 octobre 2009
Travail hivernal
Ma saison étant désormais terminée, je rentre dans la période hivernale.
Cette période se découpe en 2 phases :
- la première phase est dédiée à la récupération, souvent via une coupure complète
- la seconde phase est appelée "travail foncier"
Pour moi, la récupération physique a déjà été entamée il y a un mois : à cause du raccourcissement de la durée des jours, je ne peux plus m'entrainer en semaine et ne roule donc plus que les week-ends. Physiquement, mes charges chaque week-end étaient faibles : je faisais un gentleman de 20km (soit une sortie de 40km avec l'échauffement et le retour au calme) le samedi, et une sortie de 80km dans le beaujolais le dimanche. Je vais à présent effectuer 2 sorties de 75km chaque week-end, mais en profitant du paysage ...
La récupération psychologique, nécessaire afin de ne pas tomber dans la lassitude, commence actuellement : j'ai fait ma dernière course samedi dernier, et peux enfin décompresser et rouler sereinement sans avoir à me demander si je ne suis pas en train de m'exploser les jambes avant une course.
Je n'effectuerai pas de coupure complète car je n'en ressens aucun besoin. Je ne roule que le week-end et ne vais pas effectuer d'entrainement complémentaire en semaine.
La phase de travail foncier, obligatoire car constituant la base nécessaire pour un futur travail fractionné, commencera pour moi début décembre. Le but sera d'accumuler les heures de selle, en tournant les jambes, afin de réhabituer les muscles et le coeur aux efforts. Au fil des semaines, les entrainements devront être de plus en plus longs et intégrer de plus en plus d'intensité. A partir de décembre, j'intégrerai également 2 ou 3 séances complémentaires (course à pied) au cours de la semaine.
Cette période se découpe en 2 phases :
- la première phase est dédiée à la récupération, souvent via une coupure complète
- la seconde phase est appelée "travail foncier"
Pour moi, la récupération physique a déjà été entamée il y a un mois : à cause du raccourcissement de la durée des jours, je ne peux plus m'entrainer en semaine et ne roule donc plus que les week-ends. Physiquement, mes charges chaque week-end étaient faibles : je faisais un gentleman de 20km (soit une sortie de 40km avec l'échauffement et le retour au calme) le samedi, et une sortie de 80km dans le beaujolais le dimanche. Je vais à présent effectuer 2 sorties de 75km chaque week-end, mais en profitant du paysage ...
La récupération psychologique, nécessaire afin de ne pas tomber dans la lassitude, commence actuellement : j'ai fait ma dernière course samedi dernier, et peux enfin décompresser et rouler sereinement sans avoir à me demander si je ne suis pas en train de m'exploser les jambes avant une course.
Je n'effectuerai pas de coupure complète car je n'en ressens aucun besoin. Je ne roule que le week-end et ne vais pas effectuer d'entrainement complémentaire en semaine.
La phase de travail foncier, obligatoire car constituant la base nécessaire pour un futur travail fractionné, commencera pour moi début décembre. Le but sera d'accumuler les heures de selle, en tournant les jambes, afin de réhabituer les muscles et le coeur aux efforts. Au fil des semaines, les entrainements devront être de plus en plus longs et intégrer de plus en plus d'intensité. A partir de décembre, j'intégrerai également 2 ou 3 séances complémentaires (course à pied) au cours de la semaine.
mardi 27 octobre 2009
Incroyables velo'v (2)
J'avais rédigé un article il y a près d'un an afin de vous montrer la vidéo d'un groupe de personnes ayant escaladé le Mont Ventoux en Vélo'V. Un lecteur m'a signalé il y a quelques jours qu'ils avaient réalisé une autre vidéo cet été lors d'une ascension chronométrée sur les pentes de l'Alpe d'Huez.
Quand on y réfléchit bien, je pense qu'il s'agit de jeunes sportifs (pas forcément cyclistes, mais ayant au moins une pratique sportive régulière) car pour se lancer dans la grimpée de l'Alpe d'Huez en course (et non pas sur une montée "en touriste") il faut avoir une condition physique minimale et une certaine habitude pour tenir un effort, certes modéré, mais continu pendant 2 heures.
Ce que j'aime chez eux, c'est qu'ils démontrent qu'avec un peu de volonté et sans réel entrainement (du moins je le suppose) ni matériel adapté, tout le monde est capable de grimper en haut de la montagne, quelle qu'elle soit ! J'ai toujours milité pour le cyclisme en disant qu'il fallait simplement y croire et en avoir envie pour franchir des cols (à condition de ne pas vouloir établir un temps de référence), et que c'était à la portée de n'importe qui de se faire plaisir sur 2 roues non motorisées ... ils étayent parfaitement mes propos !
Quand on y réfléchit bien, je pense qu'il s'agit de jeunes sportifs (pas forcément cyclistes, mais ayant au moins une pratique sportive régulière) car pour se lancer dans la grimpée de l'Alpe d'Huez en course (et non pas sur une montée "en touriste") il faut avoir une condition physique minimale et une certaine habitude pour tenir un effort, certes modéré, mais continu pendant 2 heures.
Ce que j'aime chez eux, c'est qu'ils démontrent qu'avec un peu de volonté et sans réel entrainement (du moins je le suppose) ni matériel adapté, tout le monde est capable de grimper en haut de la montagne, quelle qu'elle soit ! J'ai toujours milité pour le cyclisme en disant qu'il fallait simplement y croire et en avoir envie pour franchir des cols (à condition de ne pas vouloir établir un temps de référence), et que c'était à la portée de n'importe qui de se faire plaisir sur 2 roues non motorisées ... ils étayent parfaitement mes propos !
lundi 26 octobre 2009
Changement d'heure
Le changement d'heure, dans ce sens, à un inconvénient pour moi : la nuit tombant plus tôt, je suis contraint de porter un inesthétique gilet jaune le soir pour rentrer chez moi. Bon, il faut reconnaitre que son but n'est pas (mais vraiment pas) l'esthétique mais bien la sécurité.
Pendant les 4 mois à venir, je vais de temps en temps avoir le droit aux appels de phares et autres klaxon des automobilistes qui sont surpris de voir un cycliste, ou plutôt 3 bandes réfléchissantes se déplaçant à 1m du sol ainsi qu'une petite lumière rouge à 70cm du sol ...
Avec un recul de 3 années complètes d'observation, ce qui me fais beaucoup rigoler c'est qu'en général les automobilistes "à problèmes", et c'est une minorité non représentative de l'ensemble des conducteurs, ont un comportement similaire : ils ont les phares antibrouillard allumé même par temps clair, ils aiment faire des appels de phare qui aveuglent complètement pendant une quinzaine de secondes (nos yeux étant habitués à l'obscurité) faisant de nous des kamikazes incapable de se situer par rapport au bord de la route, et ils aiment klaxonner quand ils sont juste à côté de nous afin de nous faire perdre notre acuité auditive.
Enfin bon, ne noircissons pas le tableau : je parle d'un comportement occasionnel. Sur les 4 kilomètres que je fais chaque soir pour rentrer chez moi, 2km sont parfaitement éclairés et se passent sur une bande cyclable sur laquelle je suis tranquille. Les 2 autres kilomètres se font sur des routes étroites, sinueuses et sans aucun éclairage autre que la lune. Cette partie est peu fréquentée : ce soir j'ai été doublé par une voiture et en ai croisé 2 autres.
Je pense qu'une partie des personnes qui vont travailler en vélo n'ont pas un parcours aussi tranquille et sécurisé que le mien, et sont donc beaucoup plus en prise avec le danger.
Pendant les 4 mois à venir, je vais de temps en temps avoir le droit aux appels de phares et autres klaxon des automobilistes qui sont surpris de voir un cycliste, ou plutôt 3 bandes réfléchissantes se déplaçant à 1m du sol ainsi qu'une petite lumière rouge à 70cm du sol ...
Avec un recul de 3 années complètes d'observation, ce qui me fais beaucoup rigoler c'est qu'en général les automobilistes "à problèmes", et c'est une minorité non représentative de l'ensemble des conducteurs, ont un comportement similaire : ils ont les phares antibrouillard allumé même par temps clair, ils aiment faire des appels de phare qui aveuglent complètement pendant une quinzaine de secondes (nos yeux étant habitués à l'obscurité) faisant de nous des kamikazes incapable de se situer par rapport au bord de la route, et ils aiment klaxonner quand ils sont juste à côté de nous afin de nous faire perdre notre acuité auditive.
Enfin bon, ne noircissons pas le tableau : je parle d'un comportement occasionnel. Sur les 4 kilomètres que je fais chaque soir pour rentrer chez moi, 2km sont parfaitement éclairés et se passent sur une bande cyclable sur laquelle je suis tranquille. Les 2 autres kilomètres se font sur des routes étroites, sinueuses et sans aucun éclairage autre que la lune. Cette partie est peu fréquentée : ce soir j'ai été doublé par une voiture et en ai croisé 2 autres.
Je pense qu'une partie des personnes qui vont travailler en vélo n'ont pas un parcours aussi tranquille et sécurisé que le mien, et sont donc beaucoup plus en prise avec le danger.
dimanche 25 octobre 2009
Raidards beaujolais
Aujourd'hui j'avais envie d'aller m'attaquer aux petits raidards du beaujolais : je voulais aller me dégourdir dans des pentes courtes (100 ou 150m) mais très pentues (des passages à plus de 15%, 20% au maximum). J'aime ces pentes raides, car on sait directement si on est en forme ou non : dans une pente supérieure à 15% on ne peut pas se mentir, pas en garder sous le pied, il faut impérativement se dresser sur les pédales et les écraser en faisant balancer son vélo de gauche à droite dans un geste nommé "danseuse" (je me demande bien pourquoi d'ailleurs).
J'ai donc effectué ce parcours en dent de scie, passant d'un raidard au suivant sans répit. Au vu de mon état physique lors des 10 derniers kilomètres sur les quais de Saône et ce soir pendant la rédaction de l'article, je peux affirmer que j'ai eu plus gros yeux que gros ventre : je suis très fatigué et ai les jambes qui me tiraillent. Néanmoins, j'ai pris beaucoup de plaisir autant d'un point de vue sportif que du point de vue des conditions : la météo était idéale, le soleil était généreux, le ciel était bleu et la température était très agréable. Consultez le parcours.
J'ai donc effectué ce parcours en dent de scie, passant d'un raidard au suivant sans répit. Au vu de mon état physique lors des 10 derniers kilomètres sur les quais de Saône et ce soir pendant la rédaction de l'article, je peux affirmer que j'ai eu plus gros yeux que gros ventre : je suis très fatigué et ai les jambes qui me tiraillent. Néanmoins, j'ai pris beaucoup de plaisir autant d'un point de vue sportif que du point de vue des conditions : la météo était idéale, le soleil était généreux, le ciel était bleu et la température était très agréable. Consultez le parcours.
samedi 24 octobre 2009
Gentleman des mures : fin de saison difficile
Le gentleman des mures constituait ma 27ème course de saison 2009, saison que j'ai commencée le dimanche 1er mars, soit il y a 34 semaines. Cette fois, c'est définitif, je tire le rideau sur cette saison 2009 qui aura été riche en émotions (positives comme négatives).
Le gentleman du jour est constitué d'une boucle de 10,3km à effectuer 2 fois : le parcours est complètement plat et ne présente aucune difficulté technique (en dehors de la capacité à slalomer entre certaines zones de goudron abimées par les intempéries). Il s'agit de la plus longue distance que je n'ai eu à faire en gentleman cette année, et en fin de saison chaque kilomètre supplémentaire compte ! Du point de vue de la météo, la température était agréable, le ciel était couvert et le vent soufflait légèrement.
Mon partenaire du jour est Philippe : celui avec qui j'avais effectué la Thou X 4. Il débutait sa saison lors de la Thou X 4, et la terminera demain après avoir effectué une quinzaine de chronos en 2 mois : sa forme est donc ascendante tandis que la mienne est descendante, et la différence entre nous va vraiment se sentir au fil des kilomètres ! Il était incontestablement le plus fort de nous deux aujourd'hui, au point d'avoir assuré 90% du travail ... je crois même que si il avait été seul il aurait fait un meilleur temps !
Maintenant que j'ai posé le cadre (le parcours du gentleman) et les acteurs (Philippe et moi-même), je vais pouvoir vous raconter l'histoire. Celle-ci commence par un échauffement court, à peine vingt minutes par ma faute (entre les différentes personnes à saluer, l'oubli des clé à l'intérieur de la voiture alors que j'ai fermé les portières, et l'oubli du bidon dans le coffre) ... Je fais monter le coeur en température en effectuant des passages en hypervélocité : le coeur comme les jambes répondaient bien. On arrive sur la ligne 3 minutes avant l'heure de notre départ.
Au starter, Philippe fait le départ comme convenu. Je lui prends un relais au bout de 700m : je voulais tabler sur une stratégie avec des relais longs, afin de nous permettre de récupérer complètement chacun notre tour. Philippe me repasse au bout de 350m, semblant vouloir prendre des relais plus courts. Je le laisse reprendre un long relais avant de le dépasser pour effectuer ma part du travail. Lorsqu'il me repasse, je lui indique de me laisser prendre un relais plus long ...
On rattrape une équipe lors de la phase vent de face : je prends mon relais, mais ai vraiment du mal. Je suis à fond du point de vue cardiaque, je suis incapable de tenir le rythme qu'on imposait jusqu'à présent. Philippe reprends les rênes et me lâche au train en suivant le rythme de l'équipe partie 1min dernière nous et qui nous a déjà rattrapée : si ils nous ont rattrapés, c'est que leur rythme est supérieur au notre, et même dans la roue de mon équipier je suis incapable de suivre ! Je lui crie 3 fois de m'attendre mais il ne m'entend pas, je me retrouve donc seul 100m derrière lui. Il finit par se retourner et m'attends.
Je me cale dans sa roue et tente de m'accrocher en me répétant de rester collé derrière lui et de ne surtout pas lâcher le moindre mètre. Je lutte dans sa roue, il m'encourage de temps en temps de la voix. J'ai la bouche grande ouverte et cherche mon souffle. Dans la partie vent de face, sentant qu'il commence à faiblir après avoir appliqué parfaitement ma stratégie (un relais de 8km, c'est sur que ma stratégie sur les relais longs est respectée). Je prends mon relais, la gueule grande ouverte, et le paie juste après. Je tente d'en reprendre un second un peu plus loin, mais lorsque je me suis écarté sur le côté j'ai de suite compris que je n'y parviendrai pas et me suis, malgré ma volonté de l'aider, remis sagement dans la roue de mon compagnon. Je termine comme je peux, tentant de nous faire perdre le moins de temps possible.
Je n'ai pas de regrets sur ma contre-performance : j'ai tout donné sans retenue. Je suis désolé pour Philippe, qui m'avait vu en meilleure forme et que je n'ai pas pu aider aujourd'hui.
Consultez le parcours ici.
Le gentleman du jour est constitué d'une boucle de 10,3km à effectuer 2 fois : le parcours est complètement plat et ne présente aucune difficulté technique (en dehors de la capacité à slalomer entre certaines zones de goudron abimées par les intempéries). Il s'agit de la plus longue distance que je n'ai eu à faire en gentleman cette année, et en fin de saison chaque kilomètre supplémentaire compte ! Du point de vue de la météo, la température était agréable, le ciel était couvert et le vent soufflait légèrement.
Mon partenaire du jour est Philippe : celui avec qui j'avais effectué la Thou X 4. Il débutait sa saison lors de la Thou X 4, et la terminera demain après avoir effectué une quinzaine de chronos en 2 mois : sa forme est donc ascendante tandis que la mienne est descendante, et la différence entre nous va vraiment se sentir au fil des kilomètres ! Il était incontestablement le plus fort de nous deux aujourd'hui, au point d'avoir assuré 90% du travail ... je crois même que si il avait été seul il aurait fait un meilleur temps !
Maintenant que j'ai posé le cadre (le parcours du gentleman) et les acteurs (Philippe et moi-même), je vais pouvoir vous raconter l'histoire. Celle-ci commence par un échauffement court, à peine vingt minutes par ma faute (entre les différentes personnes à saluer, l'oubli des clé à l'intérieur de la voiture alors que j'ai fermé les portières, et l'oubli du bidon dans le coffre) ... Je fais monter le coeur en température en effectuant des passages en hypervélocité : le coeur comme les jambes répondaient bien. On arrive sur la ligne 3 minutes avant l'heure de notre départ.
Au starter, Philippe fait le départ comme convenu. Je lui prends un relais au bout de 700m : je voulais tabler sur une stratégie avec des relais longs, afin de nous permettre de récupérer complètement chacun notre tour. Philippe me repasse au bout de 350m, semblant vouloir prendre des relais plus courts. Je le laisse reprendre un long relais avant de le dépasser pour effectuer ma part du travail. Lorsqu'il me repasse, je lui indique de me laisser prendre un relais plus long ...
On rattrape une équipe lors de la phase vent de face : je prends mon relais, mais ai vraiment du mal. Je suis à fond du point de vue cardiaque, je suis incapable de tenir le rythme qu'on imposait jusqu'à présent. Philippe reprends les rênes et me lâche au train en suivant le rythme de l'équipe partie 1min dernière nous et qui nous a déjà rattrapée : si ils nous ont rattrapés, c'est que leur rythme est supérieur au notre, et même dans la roue de mon équipier je suis incapable de suivre ! Je lui crie 3 fois de m'attendre mais il ne m'entend pas, je me retrouve donc seul 100m derrière lui. Il finit par se retourner et m'attends.
Je me cale dans sa roue et tente de m'accrocher en me répétant de rester collé derrière lui et de ne surtout pas lâcher le moindre mètre. Je lutte dans sa roue, il m'encourage de temps en temps de la voix. J'ai la bouche grande ouverte et cherche mon souffle. Dans la partie vent de face, sentant qu'il commence à faiblir après avoir appliqué parfaitement ma stratégie (un relais de 8km, c'est sur que ma stratégie sur les relais longs est respectée). Je prends mon relais, la gueule grande ouverte, et le paie juste après. Je tente d'en reprendre un second un peu plus loin, mais lorsque je me suis écarté sur le côté j'ai de suite compris que je n'y parviendrai pas et me suis, malgré ma volonté de l'aider, remis sagement dans la roue de mon compagnon. Je termine comme je peux, tentant de nous faire perdre le moins de temps possible.
Je n'ai pas de regrets sur ma contre-performance : j'ai tout donné sans retenue. Je suis désolé pour Philippe, qui m'avait vu en meilleure forme et que je n'ai pas pu aider aujourd'hui.
Consultez le parcours ici.
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