vendredi 2 décembre 2011

Running

Hier soir je suis allé faire un running : ça fait une semaine que je n'ai plus internet ni de télé chez moi (je reviendrai sur ces péripéties), et le temps était particulièrement encourageant. Il faisait plus de 15°C à 19h quand je suis rentré chez moi.

J'ai testé l'application Strava et en regardant en détail j'ai beaucoup rigolé : d'une part je ne coure vraiment pas droit, et d'autre par j'ai effectué des portions de natation (ou alors, tel Jésus de Nazareth, je marche sur l'eau). Vu que selon le relevé GPS j'ai effectué des portions sur la Saône, le dénivelé est complètement faussé : 220m au lieu de 30m environ ...

Sur les sensations ressenties sur la sortie, je dirai que je suis parti vite, et que je me suis progressivement effondré. Les kilomètres 3 et 4 ont été les plus lents et je l'ai bien senti : j'avais un point de côté qui ne passait pas et une douleur persistante dans le bas du dos. Etant donné que c'était une reprise, je n'ai pas cherché à forcer de toute manière : je n'étais pas pressé par le temps !

Je suis rentré chez moi tranquillement, et ai enchaîné sur une bonne séance d'étirements. Courir dans de telles conditions début décembre était sympa, mais j'ai hâte que la neige arrive car ... je veux aller skier !

Consultez mon run sur Strava.
Consultez mon run sur Endomondo.

jeudi 1 décembre 2011

Machines à laver

Le sujet du jour va traiter des machines à laver. Là, vous devez vous demander pourquoi je parle de machine à laver sur un blog consacré au vélo ... vous devez avoir du mal à voir le rapport ... hé bien vous vous trompez ! Je ne sais pas pour vous, mais personnellement je lave régulièrement mes tenues de vélo. Ceux d'entre-vous qui jettent leurs tenues après chaque usage (bonjour le budget, car ce n'est pas donné !), et ceux qui ne les lavent jamais (bonjour l'odeur), ne doivent toujours pas voir le rapport entre les machines à laver et le cyclisme.

Ma machine à laver est récente : j'ai emménagé au sein de ma maison il y a un an et demi en provenance de chez mes parents. J'ai donc acquis à cette période une machine à laver plutôt pas mal car je suis gadgetophile, que j'aime bien l'électronique, que je n'aime pas l'entrée de gamme, et que je tiens trop à ma collection de chemises pour les mettre dans n'importe quelle machine à laver.

Ma machine à laver possède donc une multitude de boutons, avec un gros potentiel électronique : il y a 13 programmes pré-enregistrés (dont 3 dédiés exclusivement au sport), 8 températures réglables, 8 vitesses d'essorage, des boutons pour lui indiquer à quelle heure se mettre en route ou si le linge est très sale ... et surtout, elle est capable d'équilibrer seule le poids du linge dans le tambour ! Elle injecte seule et au bon moment les 4 produits (pré-lavage, lavage, adoucissant, javel) dans la quantité nécessaire en fonction du poids du linge (ce qu'elle détecte seule) et de l'activation ou non du bouton "linge très sale".

Bon, c'est bien beau cette description de ma machine à laver, mais vous vous en foutez un peu, non ? Soyez patients, la partie intéressante arrive.

Le truc qui m'énerve vraiment sur les machines à laver, c'est que malgré leur forte capacité électronique, jamais un fabriquant n'a pensé à mettre un simple capteur pour que la trappe d'ouverture du tambour se positionne en face de la trappe d'ouverture de la machine à laver sur les machines à ouverture verticale. Leur machine est capable d'équilibrer la charge (ce qui est complexe car il faut donner des impulsions plus ou moins fortes et plus ou moins longues, et simuler la répartition du linge avant de donner ces impulsions) ... mais elle n'est pas capable de se repositionner correctement en fin de cycle de lavage ! C'est frustrant.

La détection de position doit faire partie du programme de techno de 4ème ou 3ème. En termes de coût, c'est négligeable : un aimant, un capteur, quelques transistors en plus sur la carte électronique, et 1h de programmation de la part d'un technicien qui s'y connait ... avec l'économie d'échelle, ça doit rajouter 2€ sur le coût de production de la machine.

Bref, je voulais juste vous dire qu'à chaque fois que je lave mes tenues de vélo, soit toutes les semaines, je m'énerve contre les fabricants de machines à laver qui n'ont jamais pensé à ce détail anodin mais qui rendrait la vie de tout le monde tellement plus facile ...

(Vous remarquerez au passage que, comme Baloo, il m'en faut peu pour être heureux !)

mardi 29 novembre 2011

Sortie en Dombes

Ce dimanche je suis allé rouler dans la Dombes avec Mickael, Julien et Eric. La température était froide : dans certaines zones nous étions très proches du 0°C ... il faisait gris, brumeux, l'air était humide ... j'ai déjà connu de meilleures conditions pour rouler !

Etant un peu en avance, et ayant froid, j'ai décidé de m'échauffer en partant à leur rencontre. On s'est retrouvé au bout d'un kilomètre, j'ai fait demi-tour et les ai salués. Julien et Eric ont de suite embrayés afin de rejoindre Mickael à l'heure prévue. L'effort, à froid, a été assez violent pour moi.

Une fois qu'on s'est retrouvés à 4, l'allure a été plus paisible : je me suis mis devant et j'ai fait le train. Au moins j'étais certain de rouler à la vitesse que je voulais ! On a grimpé groupés la côte de Trévoux, on s'est lancé dans la courte descente vers St Euphémie où a eu lieu le premier sprint. Julien et Eric sont partis de loin dans la descente, je suis parti à leur chasse aux 500m et les ai dépassé plein tube ... mais me suis quand même fait battre par Mickael dans les dernières longueurs.

La suite a été classique : des sprints assez réguliers, entrecoupés par des phases où l'on roulait au train. J'en ai remportés une partie grâce à des accélérations d'assez loin et grâce à ma parfaite connaissance du terrain. En revanche, en fin de sortie, j'étais cramé : sur toute la partie entre Reyrieux et St andré de corcy, Julien et Eric ont pris de gros relais ... j'avais du mal à rester dans les roues ! Je me suis accroché mais quand le sprint a été lancé, j'ai été cloué sur place.

J'ai quitté mes compagnons de route à Tramoyes et suis rentré chez moi tranquillement. J'ai passé une bonne sortie, même si je me suis retrouvé HS assez tôt (au bout d'une cinquantaine de kilomètres).

Consultez ma sortie sur Strava.
Consultez ma sortie sur Endomondo.

vendredi 25 novembre 2011

Coupure hivernale

Au cours des mois d'octobre et de novembre, un certain nombre de cyclistes font une coupure plus ou moins longue. Il s'agit d'un laps de temps allant de 2 semaines à 2 mois, pendant lesquels ils ne pratiquent plus d'activité physique.

Pourquoi couper ?
Le but de la coupure est essentiellement de recharger les batteries physiques et mentales : quand on roule 4 jours par semaine depuis 10 mois, le corps nécessite physiquement du repos afin de permettre au muscle de récupérer des micro-lésions engendrées tout au long de la saison. De même, une lassitude mentale peut apparaître : quand on a roulé dans la neige, la pluie, le froid, le vent, la chaleur, ... on peut avoir l'impression de n'avoir fait que ça et avoir envie de se changer les idées.
La coupure permet donc au corps de se recharger, et à l'esprit de se vider, avant de signer pour 10 ou 11 mois de vélo supplémentaires.

Quand reprendre ?
Après toute coupure vient la phase de reprise. Le moment de la reprise est essentiellement dicté par l'envie de reprendre : si on n'en a pas envie c'est que ce n'est pas le moment ...
D'autre part, la reprise est dictée par la date de reprise des courses, et de l'objectif principal. Si on sait qu'on ne va pas courir avant le mois de juin en raison d'impératifs familiaux ou professionnels, ce n'est pas la peine de faire 1200km au mois de décembre ! En général, il faut compter environ 3 mois avant la reprise des courses (ou du premier objectif de la saison), afin d'avoir une bonne base physique.

Que faire à la reprise ?
L'objectif est de reprendre une activité physique régulière, mais non intensive. Afin de varier les sports, certains pratiquent le VTT, d'autres la course à pieds, d'autres la natation ... ou de la musculation légère.
Cette phase de reprise est souvent composée d'abord de PPG (préparation physique générale, qui consiste justement en cette alternance de sport afin de se renforcer musculairement) puis de la phase de foncier.

Quand vais-je faire ma coupure ?
Pour moi qui n'ai pu rouler que le week-end, en dehors de quelques rares sorties en semaines, il n'y a pas de réel intérêt à couper complètement. Je n'ai pas de besoin physique de souffler vu que j'ai 5 jours par semaine pour le faire, et je n'ai pas non plus de lassitude mentale vis à vis de ma pratique vu que je n'en fais que 2 jours dans la semaine.
Si je ne coupe pas complètement, en revanche je lève le pied : ces derniers temps je n'ai effectué qu'une seule sortie le week-end, et je la fais sans pression. Je roule à l'envie, et je m'arrange pour rentrer avant d'en avoir marre.

L'avantage de ne pas couper, c'est que ma phase de reprise sera facilitée : je n'aurai pas à retrouver d'automatismes étant donné que j'ai roulé tout le long. Ceux qui coupent deux mois complets nécessitent une phase de réadaptation que je n'aurai pas. En revanche, dans quelques semaines, lors de la vrai reprise, j'effectuerai un travail classique de PPG comme tout le monde : n'ayant ni VTT ni piscine ni salle de sport à proximité, je ferai des footings et du renforcement musculaire au poids du corps.

mercredi 23 novembre 2011

L'insécurité routière

Il y a quelques semaines, j'ai découvert à la télé un spot officiel de la sécurité routière, ayant pour slogan "Maintenant, doubler par la droite, vous savez ce que ça fait !".




Ca ressemble à un scénario du quotidien :
  • la rue est composée d'une seule voie en sens unique, avec des voitures garées sur le côté
  • un scooter double par la gauche, un autre double par la droite
  • le scooter doublant par la gauche klaxonne un véhicule qui le serre contre le trottoir
  • le véhicule plonge sur la droite, en mettant son clignotant
  • le scooter arrivant par la droite se retrouve coincé, ne freine pas à temps et chute

La, le magnifique slogan apparait "Maintenant, doubler par la droite, vous savez ce que ça fait".
On va faire 2 suppositions très plausibles : supposons que le scooter de droite soit un cycliste, et que ce cycliste roule sur la piste cyclable entre la voie "normale" et les places de stationnement. Un scénario du quotidien tout aussi probable que celui montré dans le spot de pub.

Le scénario serait donc légèrement modifié :
  • la rue est composée d'une seule voie en sens unique, avec des voitures garées sur le côté et une piste cyclable intercalée
  • un scooter double par la gauche, un cycliste roule sur la droite
  • le scooter doublant par la gauche klaxonne un véhicule qui le serre contre le trottoir
  • le véhicule plonge sur la droite, en mettant son clignotant
  • le cycliste roulant sur la droite se retrouve coincé, n'est pas en mesure de freiner et chute

La sécurité routière nous livre donc trois enseignements.

Le premier d'entre eux c'est qu'il est légitime pour les deux roues de se faufiler par la gauche et de faire du bruit afin de demander le passage. Le spot de sécurité routière se serait sinon appelé "Quand vous doublez par la gauche, pensez aux conséquences indirectes de vos actes !".

Le deuxième d'entre eux, c'est que mettre son clignotant donne la priorité : je met mon clignotant à droite, je peux shooter tout ce qui s'y trouve. Pétons, rollers, fauteuils roulants ... j'écrase sans remords. Sinon, le spot se serait appelé "Regardez autour de vous avant de changer de direction !"

Le troisième enseignement est plus ambigu et peut avoir deux sens :
  • soit le spot nous apprends que lorsqu'on se déporte au sein d'une même voie il faut mettre son clignotant et que rouler sur les places de parking est autorisé ... (si le véhicule n'avait mis son clignotant que pour signaler qu'il se déportait pour laisser passer le scooter de gauche, en comptant rouler sur les places de stationnement libres)
  • soit le spot nous apprends qu'il est inutile de regarder dans son rétroviseur avant de tourner à droite (vu le fort angle pris par la camionnette, et la présence du clignotant, elle semblait plutôt vouloir se garer sur une des places ... mais selon le code de la route enseigné dans les auto-écoles à l'heure actuelle, il faut regarder dans ses rétroviseurs et un véhicule effectuant une manoeuvre n'est pas prioritaire)
Je ne fais pas l'apologie du dépassement par la droite, qui est interdit et c'est une bonne chose, je trouve seulement que le spot de la sécurité routière véhicule un contre message malheureux. Je suis tous les jours sur une piste cyclable, sur la droite, et tous les jours des voitures me serrent, me tournent dessus ou m'ouvrent leur portière dessus sans regarder. La piste cyclable sur la droite, les automobilistes n'y pensent jamais ... et ce n'est pas ce spot de pub qui va leur rappeler qu'ils sont dangereux pour ceux qui se trouvent légitimement à cet emplacement.

dimanche 20 novembre 2011

Beaujolais (à) nouveau

Ce jeudi sortait le Beaujolais nouveau. Ce dimanche je sortais à nouveau dans le Beaujolais. Et puisqu'on ne change pas une équipe qui gagne, je suis sorti en compagnie de Julien, Mickael, Eric et d'un ami d'Eric.

Le temps était frais au départ, mais le soleil et l'effort nous ont rapidement réchauffés. Nous étions tous en tenue hivernale, mais on a ouvert nos maillots dans les ascensions pour avoir un peu de fraicheur : on ressemblait à des cuiseurs vapeurs tant il faisait chaud par moment !

Pour la première fois, j'embarquais avec moi un GPS pour enregistrer mes différents mouvements : je vais désormais pouvoir analyser plus finement mes entrainements. Je vais pouvoir voir ma vitesse et mes temps sur les différentes portions de parcours. Pour une sortie telle qu'aujourd'hui ça n'avait pas beaucoup d'intérêt, puisqu'il s'agissait d'une sortie de récupération, mais pour les sorties de travail spécifique ça me donnera des informations importantes.

L'application utilisée, Endomondo, ne m'a pas donnée entière satisfaction : celle-ci n'a pas détectée correctement mes différents arrêts. Mon premier arrêt d'une durée de 15 minutes au départ, pour attendre mes équipiers, a tout de même été comptabilisé pendant près de 3 minutes. Le 2ème arrêt, en haut de la grimpée de Lachassagne, n'a pas été comptabilisé correctement non plus. La palme revient à l'arrêt de 5 minutes pour réparer une crevaison ... visiblement je me déplaçais entre 1 et 2km/h ! La moyenne s'en trouve complètement faussée ...

beaujolais

Pour parler de la sortie sur le plan sportif, ça s'est bien passé pour moi : sur les quais de Saône, pendant l'échauffement jusqu'à Anse, j'ai principalement roulé en tête de groupe. J'étais plus frais puisque les autres avaient tous fait près de 20km pour se rejoindre vers chez moi ... c'était donc normal que je leur procure de l'abri.

J'ai gardé le leadership tout le long de la grimpée de Lachassagne, que j'ai menée à un bon train : selon le segment créé sur Strava, je l'ai effectuée à 18km/h de moyenne ... sur 3km à 5,7% de pente moyenne. Il n'y a que dans le mur final, sur les 250 derniers mètres, où j'ai explosé. Mickael et Eric se sont livrés un sprint serré, Julien n'a pas vraiment pesé sur le sprint après avoir opté pour une stratégie assez étrange : il a tenté de sprinter sur le trottoir ...

Après un petit arrêt ravitaillement, on est parti en direction de Frontenas. C'est là que la sortie a commencé à s'animer : chaque panneau était prétexte à un sprint ... il y en aura de partout, en montée comme en descente, au milieu des vignes comme au coeur des villes ... on voit bien ces sprints sur les profils, via les nombreux pics de vitesse enregistrés par le GPS. J'en ai gagné quelques-uns, j'en ai perdu beaucoup d'autres.

beaujolais

La sortie s'est super bien passée au niveau des jambes et des sensations. On a eu de très beaux paysages et des routes calmes. Un seul incident à signaler : une crevaison d'Eric vers St germain, peu après que Mickaël nous ait quitté. En l'aidant à sortir son pneu, mon démonte pneu a dérapé et mon doigt est parti se coincer dans les rayons : ça m'a arraché un morceau de peau et le sang est sorti rapidement. Je l'ai aidé à finir sa réparation, mais sa chambre à air et sa roue comportaient pas mal de traces de sang, partout ou mon doigt avait touché ...

Le beaujolais, dans de telles conditions, je veux bien y gouter à nouveau !

Consultez notre parcours sur Strava.
Consultez notre parcours sur Endomondo.

vendredi 18 novembre 2011

Bike & Run (bis)

Dimanche 13 novembre je suis allé rouler avec Romain F dans la Dombes. J'ai eu envie d'une sortie libre : pas de contraintes, pas de parcours, pas de but, pas de cardio et pas de casque. Il faisait grand beau, la température était agréable, MAIS (car il faut toujours un mais) il y avait un petit vent du sud.

Je me suis échauffé pendant près d'une demi-heure pour rejoindre Romain aux échets. On est arrivé au point de rendez-vous en même temps, avec une précision digne d'une horloge suisse.

On a fait une trentaine de kilomètres en commun, côte à côte, en discutant. C'était particulièrement instructif, les kilomètres ont défilé sans qu'on ne s'en rende compte sur des routes relativement paisibles et avec peu de circulation.

On s'est quitté aux échets, je suis rentré chez moi en tournant les jambes. Comme la veille, j'ai ensuite enchainé sur un quart d'heure de footing, mais sur du macadam cette fois : je n'avais pas envie de re-nettoyer mes chaussures à cause du terrain gras.

Consultez notre parcours.