samedi 5 mars 2011

Enervements dans le massif des Maures

Cet après-midi nous sommes allé grimper le col de Canadel, dans le massif des Maures, avant de rentrer par le bord de mer. Le temps était très agréable, ce qui m'a permis de sortir en tenue courte (avec les manchettes et les jambières en début de sortie).

Les premiers kilomètres étant le long du bord de mer dans une circulation assez dense, je tente de mettre en place des relais sur une file, la personne en tête ayant simplement à s'écarter sur le côté et à se remettre en fin de file une fois son boulot terminé. Cette technique, par rapport aux relais sur 2 files, à l'avantage d'être moins gênant pour les voitures qui peuvent ainsi doubler plus facilement même quand il y a des ilots au centre de la route. Malheureusement, ma tentative de mettre en place de tels relais échoue lamentablement car certains refusent de passer et freinent (sans s'écarter) une fois arrivé devant ... ce qui provoque des accélérations et des ralentissements particulièrement désagréables (et dangereux).

vue depuis le col de canadel

Enervé (ou plutôt déçu), je remonte en tête de groupe et m'occupe seul de faire le tempo sur un peu plus de 6km, avant de recevoir le soutien de Lucas et d'Olivier. Il paraît que l'on est jamais mieux servi que par soi-même. On a alors tourné des relais à 3, vent légèrement défavorable, jusqu'au pied du col.

Le début de la montée du col de Canadel est effectuée à allure réduite, jusqu'à ce que Jean-Michel accélère et s'isole 50m devant. On le laisse filer pendant que Pascal en profite pour faire quelques photos et vidéos de chacun des membres du groupe. La vue dans les montée est originale, typique de la région. On est ensuite rentré au train sur le fuyard, le rythme étant toujours tranquille, jusqu'à ce qu'il ré-accélère et se ré-isole en tête. On le laisse prendre une centaine de mètres d'avance, avant que je ne dynamite le groupe : Lucas me relaye et on rentre à deux sur l'échappé. A peine rentré, je profite d'un petit morceau à plat pour relancer l'allure en passant la plaque, afin d'asphyxier cet être irrespectueux ayant osé attaquer alors qu'il n'a pas pris le moindre relais de la sortie (et très peu les sorties précédentes). Lorsque la pente s'est de nouveau cabrée, j'ai conservé la plaque et me suis mis au taquet, Lucas m'a relayé et on s'est ainsi isolés en tête. Il a fini par me lâcher au train a 800m du col. La haut, pendant qu'on attendait la fin du groupe, il y a eu un échange de mots courtois mais virils entre Jean-Michel et moi-même. Ses propos incorrects ont eu le don de me ré-énerver (où plutôt de me vexer).

plages de cavalaire sur mer

La descente du col a été particulièrement agréable : la vue sur la mer dans la partie haute était sympa, le goudron était en bon état, elle n'était ni trop technique ni trop roulante, pas dangereuse, ... je m'y suis régalé ! On a franchi une nouvelle bosse, entre Canadel-sur-mer et Cavalaire-sur-mer. Je me suis occupé plusieurs fois des plus faibles, que j'ai attendu pour les ramener dans le groupe à moindres efforts (pour eux) et ainsi les économiser en vue de la suite de la sortie.

A Cavalaire-sur mer, pendant qu'on longeait paisiblement la côte au milieu d'un fort trafic d'automobilistes pressés et râleurs, deux occupants d'une voiture baissent leurs vitres et nous crachent dessus. Je passe immédiatement le gros plateau, tente de prendre l'aspiration de la voiture qui les suivait, et chasse pendant un bon kilomètre à plus de 60km/h avant de les laisser filer, impuissant. Ils ont eu beaucoup de chance de ne pas tomber sur un rond point ou un feu rouge, sans quoi je leur explosais leur voiture ! Râler est un fait, klaxonner en est un autre, mais cracher sur des gens ... il faut vraiment être un abruti primaire ! Et encore un motif d'énervement, un !

bord de mer

On a passé une nouvelle bosse pour monter à La-Croix-Valmer : après avoir fait le premier tiers à haut régime, sur la lancée de ma poussée d'adrénaline, j'ai volontairement laissé filer le groupe afin de me ménager et de récupérer de mon gros effort imprévu. On est descendu sur Port-Grimaud où on a récupéré des pistes cyclables très nulles. A priori, dans ce département, la notion de "piste cyclable" est très étrange et se définirait à peu près comme ceci : zone pas très bien goudronnée portant une vélo peint en blanc, avec des barrières en plein milieu (en cas de rupture de stock de barrières, utilisez des quilles), jonchée de graviers/boue/branches, avec des ralentisseurs ... et tout autre élément destiné à empêcher la circulation en toute sécurité des cyclistes sur ladite piste. Bon, je passe outre le fait que la piste cyclable est utilisée par des piétons et des poussettes, les organismes publics n'ayant pas jugé utile de mettre un trottoir pour les piétons afin qu'eux aussi puissent circuler en toute sécurité ... pourquoi faire un trottoir pour les piétons qui souhaiteraient longer la mer alors qu'ils peuvent représenter des obstacles supplémentaires et mouvants vis à vis des cyclistes ?



On a réussi à survivre aux différents pièges et sommes resté groupés jusqu'à Sainte-Maxime. Grâce aux aléas de la circulation, Jean-Jacques et moi nous sommes isolés en tête et avons menés 6km de CLM à deux pour résister au reste du groupe. Mon compteur affichait une vitesse tout le temps comprise entre 40 et 45km/h. Jean-Jacques a livré ses dernières forces dans la bataille, pour ma part j'étais encore relativement frais et gérait mon effort afin de ne pas décrocher mon compagnon (ce qui n'aurait pas été correct) tout en me réservant pour remettre une couche en cas de retour de l'arrière ... retour que je m'efforçais cependant d'éviter en roulant suffisamment vite. J'ai remporté assez facilement le sprint pancarte d'arrivée dans la ville, mon compagnon d'échappée ayant été décroché lors de mon accélération. En tout cas, chapeau à lui car il a assuré ses relais jusqu'au bout alors qu'il était à la rupture !

bord de mer

Je suis content de ma sortie : j'ai eu d'excellentes sensations et la pseudo-bataille des derniers kilomètres m'a ravie (d'autant plus que je l'ai "remportée" ... si je l'avais "perdue", je n'aurai surement pas eu le même discours). Le paysage était sympa, la météo était optimale, je me suis bien amusé, j'ai bien travaillé ...

profil de la sortie du jour

Consultez notre parcours.

Sortie de décontraction

vue du bord de mer

Ce matin, après les difficiles sorties d'hier, je suis allé faire ne courte sortie de décontraction pour éliminer les toxines restant dans mon organisme et pour me débloquer les muscles. J'ai roulé seul, le reste du groupe préférant faire un peu de tourisme (ou étant parti pour une sortie de 160km pour Jean-Luc).

col du bougnon

J'ai longé tranquillement le bord de mer poussé par un petit vent favorable, me suis enfoncé dans les terres en direction de Roquebrune sur Argens, avant de m'attaquer à la montée du col du Bougnon. Dans la montée, j'ai pu humer l'odeur des mimosas en fleurs. C'était très agréable. La vue depuis le col et dans sa descente est sympa, elle offre par moments un joli panorama sur la mer et les calanques. C'est dommage que la vue ne soit pas dégagée plus souvent.



Une fois en bas, j'ai longé le bord de mer jusqu'à Sainte-Maxime où j'ai fait demi-tour et suis rentré à l'hôtel en tournant les jambes.

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vendredi 4 mars 2011

Visite du relief de l'arrière-pays

Cet après-midi, nous sommes partis en direction de l'arrière-pays de Fréjus. On a longé le bord de mer jusqu'à Fréjus, en bataillant au milieu d'une circulation assez dense, avant de nous enfoncer dans l'intérieur des terres dans une circulation quasi inexistante. Au bout d'un kilomètre, on perd un premier élément : Jean-Jacques s'arrête sur le bord de la route ... on ne le reverra pas ! Aux alentours de Fréjus, le groupe se scinde sous l'effet du vent et des aléas de la route (ronds points, feux rouges, ...). On finit par tous se retrouver à la sortie de l'agglomération, et sur la bonne route qui plus est !

On a ensuite effectué la loooongue montée sur Bagnols en Forêt, longue de 8km (dont 2,5 de descente au milieu). Un groupe de 5 s'est détaché au train : Lucas, Pascal, Jean-Michel, Jean-Luc et moi-même avons ouvert la route sur les premiers kilomètres de montée. Au bout de 2km, je place une accélération à laquelle seule Lucas à répondu (assez facilement), ce qui nous permis de nous débarrasser des troubles fêtes qui auraient pu jouer un rôle dans le sprint au sommet alors qu'ils ont assurés une moins grande part de relais.

bord de mer

Après avoir fait un bon trou, on a levé le pied et discuté, ce qui a permis à Pascal et Jean-Michel de revenir à portée de fusil. On les a laissé revenir à 8m en roulant tranquillement, avant d'accélérer violemment au moment où ils pensaient faire la jonction. C'était bien marrant pour nous qui étions à l'avant, eux à l'arrière ont vu tous leurs espoirs s'effondrer en quelques secondes mais avaient tout de même le sourire et en rigolaient avec nous. On a attendu en haut la fin de la troupe, sauf Christian qui ne se sentait pas bien et a préféré faire demi-tour.

On a ensuite pris pendant 20km des routes en creux et bosses, jamais bien méchants individuellement mais usant à la longue. Je suis resté à l'arrière pour accompagner, aider et motiver les plus faibles du groupe. Rouler en sous-régimes dans les bosses n'est pas plus conseillé que rouler en sur-régime, et au final ça m'a bien cassé les jambes : je peux vous assurer que mes jambes comme mon coeur sentaient le contre-coups des exercices de fractionné du matin.

bord de mer

En haut de la dernière montée, on a décidé de faire 2 groupes : on est parti à 5 devant, à grosse allure, tandis que les 3 autres sont rentré à leur main. Pendant les 15 kilomètres de faux plat descendant, nous avons fait une grosse prise de relais, mon compteur oscillant entre 45 et 50km/h tout le long (selon si j'étais sur la file montante ou descendante). Sur mes derniers relais, j'avais du mal à prendre la tête dans le sillage d'un Jean-Luc très aérien et très costaud. Il accélérait et relançait systématiquement l'allure.

Une fois de retour dans la plaine, seuls Jean-Luc et Lucas ont été en mesure d'assurer leurs relais. Pour ma part je trainais la jambe en fin de groupe, étant vidé de mes forces et ayant du mal à chaque petit talus et sur chaque relance. J'ai quitté le groupe à 15km de l'arrivée : eux ont filé tout droit sur le col de Bougnon (la route la plus courte mais nécessitant de grimper un col de 5km) tandis que j'ai bifurqué et suis rentré par le bord de mer. J'en ai profité pour faire quelques photos et une vidéo.

bord de mer

Je suis moyennement satisfait de ma sortie : j'ai eu ml aux jambes tout le long, et étais cuit en fin de sortie. Le parcours était sympa : casse-pattes comme je les aimes quand je suis costaud ... et comme je les aime moins quand je suis moins bien. En revanche les paysages étaient sympa à regarder, et changent beaucoup de ce que j'ai l'habitude de voir en région lyonnaise.



profil de la sortie de l'après-midi

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Sortie de fractionné

Ce matin nous avons effectué une sortie de fractionné. On a longé le bord de mer un moment avant de nous enfoncer dans les terres à la recherche d'un circuit sans circulation nous permettant d'effectuer notre travail spécifique dans de bonnes conditions.

vue depuis l'arrière-pays de fréjus

Nous avons trouvé un circuit de 4,5km correspondant à peu près à ce que nous cherchions : sans circulation ... mais qui présentait le léger inconvénient d'être vallonné. Avant de trouver le circuit, j'avais effectué une première série de 5 répétitions de 30/30 (30 secondes d'effort à bloc, 30 secondes de récupération). Ayant trouvé ça assez éprouvant pour une première séance, et sachant que la majorité du groupe n'est pas rodé non plus à ce type d'effort, j'ai recommandé de faire du 20/40. Mon conseil a été suivi, et au vu de la sortie de l'après-midi je pense que j'ai eu raison. On a donc fait 2 séries de 5 répétitions en 20/40, avant de rentrer à l'hôtel.

vue depuis l'arrière-pays de fréjus

Sur les derniers kilomètres, une fois sur le bord de mer, le groupe s'est scindé en deux : une partie est partie devant se faire la guerre, j'ai pour ma part préféré prendre la tête du second groupe afin d'effectuer un vrai retour au calme dans les règles de l'art. Nous n'en sommes qu'au début et ce n'est pas le moment de s'exploser les jambes et le coeur en fin de sortie. Il y a tout le reste de la sortie pour le faire !

Je suis content de ma sortie : j'ai une nouvelle fois largement pris ma part de relais, j'ai effectué un très gros travail qualitatif lors du fractionné, et les conditions météo étaient meilleures.

profil de la sortie du jour

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jeudi 3 mars 2011

Entre mer et pluie

Comme annoncé hier, je suis arrivé ce midi dans le Var pour effectuer quelques sorties de préparation. Cet après-midi, j'y ai fait ma première sortie d'entraînement en compagnie des gars du club de Voiron.

On a longé le bord de mer pendant une dizaine de kilomètres, en tentant de mettre en place des relais afin de se protéger mutuellement du léger vent de mer. Mais entre la théorie et la pratique, il y a parfois un pas ... c'était le cas en ce début de sortie : le groupe n'était pas du tout homogène. Il y avait sans arrêt des accélérations et des ralentissements qui perturbaient la progression. Bon, on va dire que le groupe était en rodage et que demain ça ira mieux, une fois que chacun aura pris ses marques (quoi que, quand je vois que certains étaient incapables de tourner dans le bon sens et remontaient systématiquement dans le vent, je me dis qu'il y a du boulot !). Rouler en bord de mer est vraiment agréable, j'ai beaucoup apprécié. En revanche, les automobilistes y sont pressés, stupides, bruyants et râleurs ... dommage !

On s'est ensuite aventuré à l'intérieur des terres, sur les traces du Tour du Haut Var : on a grimpé les bosses de Grimaud et la longue montée vers La Garde Freinet. Au début, j'ai accompagné l'arrière garde du groupe afin de les protéger du vent, avant de partir seul pour faire la jonction avec le groupe de tête et me mêler à la lutte. Devant, chacun secouait le groupe à intervalles réguliers ... l'écrémage s'est fait petit à petit, notamment sur une de mes accélérations et sur une autre de Lucas (un junior, plutôt bon grimpeur). A 500m du but, j'ai mis une grosse accélération en profitant de l'aspiration d'un camion qui nous doublait et me suis échappé seul jusqu'au sommet. J'ai ensuite fait demi-tour et suis allé chercher les derniers du groupe pour les accompagner jusqu'en haut.

On a ensuite filé sur le col de Vignon, en restant groupé cette fois, avant de faire une longue descente sous la pluie en direction de Plan de la Tour. On s'est alors attaqué à la montée du col de Gratteloup : dès le pied Lucas et Olivier (le chef du groupe) ont placé des accélérations en profitant de pentes assez irrégulières. Leurs accélérations successives et mon manque d'explosivité ont fini par avoir raison de moi : j'ai été contraint de laisser filer Lucas seul en tête. 300m après l'avoir laissé filer, la pente est devenue constante, ce qui m'a permis de le prendre en chasse et de lui revenir dessus à 5 ou 6 secondes, sans réussir à rentrer. Une fois en haut, je suis de nouveau descendu chercher les derniers pour leur couper le vent jusqu'au col.

La descente du col jusqu'à Sainte-Maxime a été fraiche, voir glaciale pour certains. La pluie, les habits mouillés et la vitesse ont sérieusement fait chuter la température ressentie, température qui n'était déjà pas bien haute. Après Sainte Maxime, on a emprunté la route du bord de mer pour rentrer à l'hôtel.

Je suis satisfait de ma sortie : j'ai largement assumé ma part de relais, j'ai participé à la lutte devant (ce qui m'a bien décrassé le moteur), tout en aidant le plus possible ceux de l'arrière. J'ai également apprécié de retrouver les routes du bord de mer, même si je n'ai pas pu en profiter pleinement à cause de la circulation et de la pluie.

profil de la sortie

Visualisez notre parcours du jour.

PS : merci à mon compagnon de chambre, Benjamin, pour la suggestion du titre de cet article.

mercredi 2 mars 2011

Stage de préparation

Ce soir je pars dans le Var effectuer un stage de préparation physique ... et me changer les idées. Je pars en compagnie d'une dizaine de coureurs du club de l'UC Voiron, dont je remercie à la fois les coureurs et les dirigeants de m'accueillir au sein de leur structure pour quelques jours.

stage cyclisme uc voiron
Photo prise par Pascal Stotz en 2009

J'espère que le temps sera de la partie, et que tout se passera bien. C'est tellement plus agréable de rouler quand il fait beau et bon que quand il pleut ... mais malheureusement, on ne choisit pas la météo. On ne fait que la subir !

Ca va me faire du bien de ne penser qu'au vélo quelques jours : je n'ai pas eu de congés depuis août, et j'éprouve un énoooooorme besoin de me changer les idées. Je suis épuisé mentalement, et ce séjour plus ou moins dépaysant, loin de mon boulot et de ma maison (que j'aime toujours, n'y voyez pas d'attaques contre eux) vont me faire le plus grand bien.

Du point de vue physique et sportif, je vais tâcher d'y améliorer ma condition physique. Paris-Roubaix se rapproche à grand pas et je suis un peu en manque de kilomètres : c'est maintenant, à près de 40 jours de l'épreuve, qu'il faut activer le turbo.

mardi 1 mars 2011

Photos de la course de Bohas

J'ai récupéré ce matin quelques photos prises par M. Carre (habitant de Bohas) au cours de la course Pass'Cyclisme de dimanche. Je le remercie pour sa gentillesse et sa rapidité à me les transmettre.

depart course bohas

depart course bohas

depart course bohas

depart course bohas

dernier tour course bohas

dernier tour course bohas

arrivée course bohas