samedi 18 mai 2013

Reconnaissance de l'étape 20 du Tour

Ce matin nous étions 9 au départ de la reconnaissance de la 20ème étape du Tour. Cette étape relie Annecy au Semnoz en effectuant une boucle en direction de Chambéry et d'Aix les bains. Cette étape a été choisie pour servir de parcours à la cyclosportive de l'Etape du Tour.


Parmi les neuf se trouvait Nicolas Roux, vainqueur de cette épreuve l'an passé et ayant terminé plusieurs fois sur le podium les années précédentes. C'est l'un des principaux favori pour cette année, d'autant plus qu'elle se déroule sur ses routes d'entraînement. Dans le groupe se trouvait également plusieurs personnes de chez Mavic, accompagnés par l'une des célèbres voiture jaune de dépannage, ce qui nous a permis de bénéficier d'une assistance de top-niveau lors des deux crevaisons. La présence de la voiture a également sécurisé le groupe vis à vis des automobilistes : avoir une voiture en protection derrière soi, ça change beaucoup de choses !


Après avoir longé le lac, on s'est attaqué à la montée du col de Leschaux par une route offrant de très beaux points de vue sur le lac. La montée est décomposée en 4 phases : une montée, une courte descente, une seconde montée puis un bon faux-plat descendant. Après le col de Leschaux, la descente se poursuit pendant un long moment, jusqu'au pied du col des prés. Le col des prés se monte lui aussi en plusieurs paliers, avec des zones en faux plat descendant.


J'ai géré mes efforts sur ces deux premiers cols : je me suis calqué sur l'allure de la personne la plus faible du groupe. Mon organisme encaisse très mal les arrêts/départs, donc attendre longtemps en haut des cols me casse les jambes. C'était d'autant plus vrai qu'essayer de suivre Nicolas Roux est difficile, même quand il est simplement en reconnaissance : la différence de niveau entre lui et moi est tout simplement immense.


La descente du col des prés a été rapide. C'est une très belle descente, sans danger. En bas, un mur de 700m à 10% m'a explosé les jambes. Je ne m'y attendais pas du tout, ça m'a surpris d'autant plus que j'ai tenté de le passer en force en pensant qu'il était plus court que ça.


Dans la montée du Mont Revard j'ai souffert. La montée est longue, elle m'a semblé interminable. J'ai payé les effets d'une nuit calamiteuse couplée à une mauvaise récupération de la sortie de la veille, et couplée au fait que le reste du groupe roulait trop fort pour moi. Ma vitesse d'ascension n'est pas très élevée, ce n'était pas parce que je gérais mes efforts mais parce que je commençais à être cuit. 2300m de dénivelé sur 75km, ça se paie quand on est pas bien.


La haut, on a croisé des gens en train de faire du ski de fond le long de la route. Dans les zones boisées, l'épaisseur de neige était toujours importante, alors que dans les prairies il ne restait plus la moindre trace de neige.

La descente a été extrêmement rapide malgré une chaussée humide et du brouillard. J'étais à plus de 80km/h dans toutes les lignes droites, j'ai enchainé les courbes quasiment sans freiner ... et pourtant, je suis arrivé en bas le dernier. Un mec ayant crevé dans la descente est arrivé en bas en même temps moi. La descente est belle et sans danger, c'est un régal. Sur route fermée, on doit pouvoir y approcher les 100km/h.

En bas, une série de faux plat assez usants nous amènent au pied du Semnoz. J'étais cuit, je ne réussissais pas à tenir l'allure : nous n'étions plus que 5 sur les 9 de départ, et j'étais le moins bon élément (et de loin). Je me suis fait aider par la voiture d'assistance : ça roulait à 40km/h sur une pente à 5% ... j'étais incapable de tenir dans les roues, alors je me suis tenu à la portière un petit kilomètre, avant de bifurquer pour rentrer sur Annecy sans faire la montée finale.


Dans Annecy, je me suis perdu j'ai fait du tourisme. J'ai suivi des panneaux indiquant "Le lac", mais il s'agissait du belvédère du lac ... je me suis retrouvé face à une grosse montée, j'étais complètement cuit, je me suis dit que j'irai admirer le point de vue depuis le belvédère une autre fois. J'ai cherché d'autres panneaux indiquant le lac, j'ai suivi un canal et j'ai fini par me retrouver au bord du lac. J'ai stoppé mes efforts après 130km et 2700m de dénivelé.

Consultez les détails de ma sortie.

Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.

vendredi 17 mai 2013

Reconnaissance de l'étape 19 du Tour

Aujourd'hui j'ai pris part à une reconnaissance de la partie finale de la 19ème étape du Tour de France. L'étape complète partira de Bourg d'Oisans, montera le col du Glandon puis plongera dans la vallée de la Maurienne (départ identique à celui de la Marmotte), montera au col de la Madeleine, descendra sur Albertville (avec un morceau de vallée) avant d'enchaîner les montées du col du Tamié, du col de l'Epine et du col de la Croix Fry pour rejoindre l'arrivée au Grand Bornand. 204km et plus de 5000m de dénivelé. Selon moi, l'étape reine du Tour 2013.


Après moult péripéties, ma journée débutant très mal, j'ai rejoint Annecy en voiture. J'ai pris la piste cyclable longeant le lac dans le but de rejoindre Faverges, Ugine puis Albertville où débutait la reconnaissance. Sur la piste cyclable, en excellent état et permettant de rouler au calme, j'ai côtoyé tous types de moyens de transport : à pieds, à roller, à vélo ou à cheval. A vélo, j'ai croisé de tout : un groupe d'une dizaine de coureurs qui partait s'entraîner, un vététiste promenant son chien, des étudiant(e)s rejoignant le campus, ... un même objet, plusieurs usages !


Mes problèmes matinaux m'ayant beaucoup retardé, la reconnaissance a débutée sans moi et j'ai rejoint le reste de la troupe au col de Tamié que j'ai grimpé depuis Faverges. Dans la montée, j'ai subi une crevaison en passant dans une zone de travaux, la journée de poisse continuait. La descente du col de Tamié, par le versant que je venais de grimper, s'est bien passée. La route est superbe et ne présente pas le moindre danger.


3km de plat pour rejoindre Marlens et nous voici sur un de mes circuits classiques : l'enchaînement du col de l'Epine, du Marais et de la Croix Fry fait partie d'un parcours que je fais chaque été depuis 2007. J'y suis un peu dans mon jardin, je commence à le connaître par coeur ce qui m'a permis de gérer mes efforts et de ne pas perdre d'énergie inutilement. Les montées se sont bien passées physiquement. Ce qui s'est mal passé est futile : j'ai fait une série de photos qui est inexploitable à cause d'un problème d'objectif. Je me suis rendu compte du problème dans l'ascension du col de la Croix Fry, j'ai immédiatement résolu le problème.


J'ai beau connaitre les routes et savoir gérer mes efforts, le parcours est costaud : 1800m de dénivelé en 55km. La pluie et le brouillard se sont invités dans les derniers kilomètres d'ascension du col. En montée ce n'était pas trop gênant, mais dans la descente jusqu'au Grand Bornand nos habits se sont gorgés avec l'eau évacuée par nos pneus. J'ai eu froid aux jambes et aux pieds, mais heureusement la descente n'est pas longue.


Une fois la future ligne d'arrivée franchie, je suis rentré sur Annecy à vélo. Je ne pense pas avoir pris l'itinéraire le plus court ni le plus facile : j'ai suivi des pistes cyclables, et j'ai eu l'impression de passer plusieurs fois au même endroit. Ca m'a permis de faire du tourisme. Je suis rentré à l'hôtel avec 140km et un peu plus de 2000m de dénivelé au compteur.

Consultez les détails de ma sortie.

Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.

mercredi 15 mai 2013

Préparation pour le Tour de France/Tour de fête

"Et maintenant, que vais-je faire ?" chantait Gilbert Bécaud. Je vais poursuivre ma préparation pour le Tour de France/Tour de fête. Elle va se dérouller en plusieurs phases :
  • des reconnaissances d'étapes du Tour dans les Alpes
  • la reconnaissance du parcours de Bordeaux-Paris
  • d'autres reconnaissances d'étapes du Tour dans les Alpes

Vendredi matin, je pars dans la région d'Annecy pour reconnaitre les 2 étapes du Tour qui passeront dans ce coin : le final de l'étape 19 (Bourg d'Oisans - Le grand bordnand) et toute l'étape 20 (Annecy - Semnoz). Etant donné qu'il s'agira des dernière étapes du Tour, que la fatigue sera très présente, il est important pour moi de les repérer afin d'y prendre des points de repères qui me permettront de gérer au mieux mes efforts physiques. Et aussi, en cas de besoin, de gérer ma fatigue psychologique : au bout de 20 étapes, il y a des chances pour que la lassitude soit présente, et le fait d'avoir repéré le parcours devrait m'aider à bien la gérer.
Ces deux reconnaissances d'étape vont également me servir pour travailler mon coup de pédale en montée : les cols de Tamié, de l'épine, de la Croix Fry, le Mont Revard et le Semnoz sont d'excellents terrains de jeux pour s'améliorer !

Dans 10 jours, la reconnaissance du Bordeaux-Paris viendra valider ma séquence de travail en endurance : les 2 étapes de 280 kilomètres qui devraient m'y attendre seront un excellent test en vue de l'enchaînement des longues étapes du Tour. Ce sera parfait pour déterminer mon niveau en endurance pure, et voir s'il faut que je continue à travailler spécifiquement ce point.

Enfin, après quelques jours de repos, je reprendrai mes reconnaissances d'étapes, toujours afin de prendre des repères et d'améliorer mon coup de pédale. J'ai prévu de faire le final de l'étape de l'Alpe d'Huez (enchaînement du col d'Ornon et les 2 montées de l'Alpe d'Huez), ainsi que l'ascension du Mont Ventoux. Il est fort probable que j'effectue une double montée du Ventoux : une par Bédoin afin de faire le repérage en vue du Tour, et une par Malaucène car c'est la dernière face que je n'ai pas encore effectuée.


Une fois tout ceci effectué, il me restera deux semaines pour me reposer en vue d'arriver frais au départ du Tour. La fraicheur physique (et mentale) sera importante avant d'effectuer les 3 semaines du Tour.


Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés à Bordeaux-Paris.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.

mardi 14 mai 2013

Sorties du lundi 13 et mardi 14

Lundi soir, j'ai roulé avec Julien sur un parcours plat afin de décrasser mon organisme suite au Tour des Grands Ducs. Ayant fait la dernière étape sans trop forcer, je n'avais pas vraiment besoin de décrasser donc après un long échauffement nous avons pu faire une belle prise de relais.

Il faisait beau et bon : le ciel était bleu et il faisait une vingtaine de degrés. Il n'y avait pas de vent, ou très peu. C'était impeccable pour rouler, nous nous sommes régalés.


Mardi soir, même heure, mêmes protagonistes : je suis retourné rouler avec Julien, mais cette fois nous avons choisi d'aller grimper dans les Monts d'Or. C'est notre jardin, notre bac à sable de jeunes cyclistes. Quand on roule sur ces routes, c'est un peu comme un retour aux sources : c'est ici qu'on a appris à rouler, qu'on a gravi nos premiers cols et expérimenté les lois de la physique permettant de descendre sans faire d'efforts. Nous ne connaissions pas Newton et n'avions aucune idée de ce qu'était la "gravitation universelle", mais nous découvrions que la descente était bien plus facile que la montée.

Les montées se sont bien passées. Elles ont été faites au train, j'avais un peu de mal dans les passages plus pentus. Julien m'a attendu régulièrement. Je n'ai pas encore retrouvé le coup de pédale de la montagne : quand la pente est roulante je n'ai pas de soucis mais dès qu'on dépasse les 6 à 7% ça devient plus compliqué.

Si le ciel était bleu et que la température était agréable, le vent était en revanche très fort. 60km/h. La descente vent de face a été plus compliquée que la montée vent de dos ! Je ne vous raconte pas les portions montantes vent de face ...


Consultez notre parcours de lundi, et celui de mardi.

lundi 13 mai 2013

Tour des Grands Ducs, étape 4

Hier se tenait la 4ème et dernière étape du Tour des Grands Ducs 2013. Comme chaque année, la dernière étape proposait un tracé exigeant à destination des grimpeurs.

Au réveil la météo n'avait rien d'encourageante : une pluie froide tombait et le vent soufflait. Une fois arrivé à Beaune les routes étaient humides mais il n'y avait pas de pluie, il faisait 8° et il y avait toujours du vent. Je me suis échauffé une quinzaine de minutes pour repérer les premiers et derniers kilomètres de l'étape, puis je me suis rendu sur la ligne de départ.

Les premiers kilomètres ont été neutralisés, j'ai discuté à l'arrière avec de nouveaux coureurs : c'est toujours intéressant de voir les différences de préparation selon les régions et selon le nombre de participations à l'épreuve. Une fois le drapeau rouge de neutralisation baissé, le peloton s'est mis en route sans grands à-coups, ça roulait rapidement mais relativement au train.

Je me suis fait une petite frayeur au 4ème kilomètre, quand un coureur a tenté de traverser comme une fusée le peloton. Heureusement que les autres étaient vigilants et avaient de bons freins, car la gamelle collective n'est pas passée loin. De manière globale, dans le peloton du TGD de cette année, il y a eu beaucoup de coups de freins totalement inutiles et d'actions dangereuses. Que ce soit nerveux dans les phases importantes je le comprend, mais samedi (sur les 2 étapes) même quand l'échappée était formée depuis un bon moment et qu'on était sur de longues et larges lignes droites, ça frottait n'importe comment sans raison.

Les premiers kilomètres proposaient une longue montée roulante. J'étais derrière et j'ai passé mon temps à boucher des trous laissés par les coureurs qui lâchaient prise. Je me suis fait décrocher à 1km du sommet, j'étais au maximum et ne pouvais plus tenir le rythme. On s'est retrouvé à une dizaine de coureurs à une centaine de mètres derrière le peloton. Des voitures se sont intercalées, elles ont commencé par nous gêner et creuser l'écart mais cette fois on a pu s'aider de leur aspiration pour revenir sur le peloton dans la descente.

(photo prise par Aurélie Gonet du VSD, cf le lien vers sa galerie photo en bas de l'article)

J'ai eu énormément de mal à rentrer et cette longue chasse m'a coutée beaucoup d'énergie. Heureusement que les autres étaient la, car seul je n'aurai jamais pu revenir ! En bas de la descente, un virage à droite et nous voila lancés dans la deuxième ascension du jour. Le premier kilomètre a été fait à une allure tranquille, mais le répit n'a pas été assez long pour que je récupère : dès que les attaques ont repris j'ai été à nouveau distancé. Je n'ai même pas cherché à m'accrocher, je savais que la montée était longue et que la course était terminée pour moi. Je n'avais plus rien à gagner et ne pouvais plus rien faire pour aider mes coéquipiers.

(photo prise par Aurélie Gonet du VSD, cf le lien vers sa galerie photo en bas de l'article)

Je me suis retrouvé dans un petit groupe de 6, dont 4 coureurs de la même équipe. Leur directeur sportif nous a ouvert la route pendant une trentaine de kilomètres : ses coureurs se sont placés dans l'aspiration de la voiture ou se sont accrochés à ses rétroviseurs, je me suis placé dans leurs roues et ai fait la route avec eux. Le vélo dans l'aspiration d'une voiture, c'est nettement plus facile ! Je n'ai pas essayé le technique du rétroviseur, ayant encore toute ma dignité et tenant à la conserver, mais à voir le sourire d'un coureur en surcharge pondérale ayant passé du 15% mieux que moi sans pédaler, ça doit être encore plus facile !

Nous avons perdu du temps petit à petit. Ma voiture d'assistance est venue à ma hauteur pour me ravitailler, avant de filer plus à l'avant aider mes 3 équipiers encore présents dans le peloton. A 25 kilomètres de l'arrivée, alors que l'écart avec le peloton était irrémédiable (de l'ordre des 10 minutes), l'équipe avec qui j'étais s'est débrouillée pour sortir les 3 coureurs qui n'étaient pas de leur équipe. C'était bien joué tactiquement, ils ont très bien manœuvré et je n'ai compris que trop tard ce qui était en train de se passer ... mais je n'ai toujours pas compris pourquoi ils ont fait ça. Etions-nous des menaces potentielles vis-à-vis du (mauvais) classement de leurs coureurs ?

Dans une traversée de village, j'ai connu un des pires bazar jamais rencontré sur une course de vélo. Et pourtant, j'en ai fait plus d'une centaine et ce dans plusieurs pays et plusieurs régions. Il devait y avoir une brocante ou un truc dans le genre : des piétons de partout, des voitures garées n'importe comment dans une ruelle étroite, ... sur une course, je n'avais jamais rien vu d'aussi dangereux ! Et ce village a été à traverser deux fois, ça a été deux fois le bordel.

Nous avons poursuivi notre route tous les 3, en prenant de bons relais. J'ai coincé à 15km de l'arrivée dans une longue pente à plus de 10%. Mes deux compagnons m'ont attendu un moment puis voyant que je m'écroulais complètement ils ont filé sans moi. C'était tout à fait normal. J'ai fait les 15 derniers kilomètres seul. Heureusement, il y avait 10km de descente assez roulante, j'ai retrouvé des forces et je suis resté sous pression, coudes posés sur le guidon, afin de ne pas me faire rattraper par un petit groupe derrière moi. Je termine à 30 minutes du vainqueur.

L'étape était difficile, ça ne faisait que monter et descendre. Le vent était souvent défavorable, ce qui a durci encore plus le parcours. C'était un beau tracé, en dehors du village bordélique. De plus, l'étape m'a permis de franchir le col de Bessey en Chaume, col que tous les habitués de l'autoroute A6 connaissent bien et que je comptais franchir un jour en roulant sur la bande cyclable d'arrêt d'urgence le long de l'autoroute. C'était amusant de rouler sur des routes le long de l'autoroute, routes que je vois depuis que je suis tout petit et sur lesquelles je n'avais jamais vu personne ... je sais désormais à quoi servent ces routes : à faire des courses de vélo !

L'épreuve est désormais terminée. Le plus important est assuré : je ne me suis pas blessé et n'ai pas eu de douleurs aux genoux. Je vais désormais reprendre mon travail en endurance en vue de mes prochaines échéances : Bordeaux-Paris (580km, dans 10 jours) puis le Tour de France/Tour de Fête (3500km, dans un mois et demi).


Consultez les classements de l'étape, et les photos prises par Aurélie du VSD.
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samedi 11 mai 2013

Tour des Grands Ducs, étape 3

La 3ème étape du Tour des Grands Ducs se déroulait cet après-midi sur un circuit plus sélectif que celui du matin. Les ascensions comptant pour le classement du meilleur grimpeur étaient plus compliquées, bien que se passant toutes sur le gros plateau.

Le départ de l'étape a été assez rapide : je me suis retrouvé à l'arrière non pas par choix, mais plutôt par obligation : les 10 premiers kilomètres étaient un long faux plat montant dont l'ascension m'asphyxiait les cuisses. Quand je mettais un peu plus de braquet, je sentais que je piochais, quand j'enlevais du braquet j'avais du mal à suivre ...

Si la mise en route a été difficile pour moi, ça n'a pas été le cas pour 7 coureurs, dont mon ami Rémy, qui ont pris la poudre d'escampette dès les premiers kilomètres. Personne n'étant dangereux pour le classement général, les coureurs du CAC (l'équipe du nouveau leader) les ont laissé filer avec bienveillance. J'ai vu quelques coureurs se faire distancer par le peloton, preuve que je n'étais pas le seul à avoir du mal dans cette première partie d'étape.

Après 15 kilomètres, un morceau de descente m'a permis de me refaire la santé. Tout est revenu à la normale, j'ai retrouvé un coeur de gamin et des jambes en bon état. L'allure était imprimée par les coureurs du CAC qui maintenaient l'échappée à une distance raisonnable (nous les apercevions au loin lors de longues lignes droites) sans pour autant chercher à les rattraper, ce qui les aurait exposé à des contres et leur aurait fait perdre inutilement leurs forces. Comme le matin, j'ai trainé en queue de peloton à bavarder et apprécier le paysage.

Lors du premier passage sur la ligne d'arrivée, au bout de 45 kilomètres, le peloton a sévèrement accéléré. On s'est tous retrouvés en file indienne. Mal placé puisque je trainais à l'arrière au moment de l'accélération, j'ai eu plusieurs fois à faire l'effort pour boucher le trou laissé par le coureur devant moi qui ne réussissait plus à tenir le rythme. Ca a été assez chaud mais j'ai réussi à gérer mon effort, sans y laisser de plumes, grâce à mon expérience.

A 7 kilomètres de l'arrivée, une grosse gamelle a envoyé au tapis près de dix de coureurs. Mes 3 coéquipiers encore présents dans le peloton sont passés sans tomber, mais le mieux classé d'entre-nous a été obligé de s'arrêter en raison d'un saut de chaine. Je me suis relevé pour l'attendre, et me suis sacrifié pour lui permettre de rentrer.

Je l'ai ramené à moins de 30m du peloton, il ne lui restait plus qu'à faire le jump, quand la voiture du directeur de course VC Chatillon est venue s'intercaler entre la fin du peloton et nous. Le comportement du directeur de course VC Chatillon a été absolument scandaleux : j'étais en train de le doubler, il ne me manquait plus que 15m, quand il m'a coupé la route, me forçant à me mettre derrière lui, puis ralentissant pour augmenter l'écart avant de réaccélérer pour me sortir de son aspiration. J'ai été obligé de poursuivre ma chasse jusqu'à l'arrivée et nous n'avons jamais revu le peloton. D'autres voitures sont venues s'intercaler alors qu'il n'y avait pas la place et ont continué à nous gêner. C'était minable de leur part, d'autant plus que ces mêmes apprentis directeurs sportifs se prenant pour des fangios ne faisaient rien pour contrer d'autres directeurs sportifs qui ont ramené leurs coureurs dans l'aspiration de leur voiture. Si, ils gueulaient à travers leur vitre ouverte, et continuaient à nous gêner, nous qui roulions honnêtement. C'était pathétique. [edit au 12 mai à 20h : il s'agissait de la voiture du VC Chatillon et non de la voiture du directeur de course]

Je termine l'étape avec mon équipier, à moins de 100m de l'arrière du peloton mais à plus d'une minute sur le classement. Le peloton étant très étiré, les coureurs qui finissent devant nous bénéficient du même temps que le premier du peloton (ce qui est normal), tandis que nous sommes crédités de notre temps réel (ce qui est aussi normal) vu qu'il y a une légère cassure. Mais l'écart en temps ne reflète pas l'écart réel en distance.

Je suis vraiment déçu, car j'ai accompli un énorme boulot pour revenir, que j'y étais presque et que ce sont les commissaires voitures suiveuses, notamment celle du VC Chatillon, qui nous ont empêché de rentrer. Autant je n'en veux pas aux commissaires sur la ligne de s'être trompé dans les classements (des coureurs que je connais, qui sont classés devant moi alors qu'il leur manquait un tour à faire, mais que les commissaires ont cru qu'ils arrivaient), autant j'en veux à ceux dans les voitures qui eux savaient pertinemment ce qu'ils faisaient.


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Tour des Grands Ducs, étape 2

Ce matin se tenait la 2ème étape du Tour des Grands Ducs, au départ de Châtillon sur Seine. Le profil était complètement plat, à tel point que les 3 lignes de sprint du meilleur grimpeur étaient situées en haut de simples faux-plat montant et ne servaient qu'à animer la course.

L'échauffement a été raccourci à sa plus simple expression : la pluie s'est arrêtée 15 minutes avant le départ. Je me suis préparé au chaud dans la voiture, et n'ai sorti le nez que lorsqu'elle s'est arrêtée. Le temps de pédaler un peu, pour vérifier que les roues et les jambes tournaient bien tout en reconnaissant la ligne d'arrivée, et je partais me placer sur la ligne de départ.

Dès le départ, je suis remonté dans les 20 premières positions afin de pouvoir anticiper les différentes accélérations du peloton. Quand on voit les attaques partir, on peut anticiper les changements de vitesse du peloton, tandis qu'à l'arrière quand on ne voit rien on subit chaque changement de rythme. Au bout de 10 kilomètres, un groupe de 7 ou 8 coureurs est parti. Quelques kilomètres plus loin, un groupe de contre d'à peu près autant de coureurs faussait également compagnie au gros de la troupe. Les équipiers des différents coureurs échappés ont alors contrôlé le peloton, afin que les fuyards prennent un maximum d'avance et sortent de notre champ de vue. Le peloton s'est mis à roulotter et temporiser.

Les 40 kilomètres jusqu'à l'arrivée ont été une ballade touristique à 40 km/h de moyenne, sur un très beau circuit. Je discutais à l'arrière du peloton, en regardant les paysages et en regrettant de ne pas avoir pris mon appareil photo pour vous faire profiter des champs fleuris et des vallons traversés. Pendant que le paysage défilait, le maillot jaune époumonait ses équipiers un par un afin de limiter l'écart avec les groupes de devant. Leur poursuite était mal organisée, ils se sont grillés tout en perdant du terrain au fil des kilomètres. A la fin, il menait lui-même le peloton, n'ayant plus personne pour l'aider à sauver un maillot qu'il avait perdu depuis longtemps.

Je me suis contenté de rester vigilant afin de ne pas me retrouver dans une cassure et risquer de perdre bêtement du temps. Dès que je sentais que le peloton allait s'étirer, je remontais me mettre un peu plus haut, avant de me laisser redescendre lorsque le danger était passé. J'en termine au coeur du peloton, à 4 minutes du groupe de tête et à 2 minutes du groupe de contre. Je suis classé par erreur à la 17ème place de l'étape, alors qu'il s'agissait de mon coéquipier Tristan.

L'étape était sympa, je l'ai passée sans le moindre soucis. En 3 participations au TGD, c'était la première fois que je voyais le peloton rouler aussi tranquillement sur une étape de plaine. Notre moyenne dépasse à peine les 40km/h, alors qu'habituellement ce genre d'étapes est faite à fond du début à la fin, sans le moindre temps mort.

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