Parmi les neuf se trouvait Nicolas Roux, vainqueur de cette épreuve l'an passé et ayant terminé plusieurs fois sur le podium les années précédentes. C'est l'un des principaux favori pour cette année, d'autant plus qu'elle se déroule sur ses routes d'entraînement. Dans le groupe se trouvait également plusieurs personnes de chez Mavic, accompagnés par l'une des célèbres voiture jaune de dépannage, ce qui nous a permis de bénéficier d'une assistance de top-niveau lors des deux crevaisons. La présence de la voiture a également sécurisé le groupe vis à vis des automobilistes : avoir une voiture en protection derrière soi, ça change beaucoup de choses !
Après avoir longé le lac, on s'est attaqué à la montée du col de Leschaux par une route offrant de très beaux points de vue sur le lac. La montée est décomposée en 4 phases : une montée, une courte descente, une seconde montée puis un bon faux-plat descendant. Après le col de Leschaux, la descente se poursuit pendant un long moment, jusqu'au pied du col des prés. Le col des prés se monte lui aussi en plusieurs paliers, avec des zones en faux plat descendant.
J'ai géré mes efforts sur ces deux premiers cols : je me suis calqué sur l'allure de la personne la plus faible du groupe. Mon organisme encaisse très mal les arrêts/départs, donc attendre longtemps en haut des cols me casse les jambes. C'était d'autant plus vrai qu'essayer de suivre Nicolas Roux est difficile, même quand il est simplement en reconnaissance : la différence de niveau entre lui et moi est tout simplement immense.
La descente du col des prés a été rapide. C'est une très belle descente, sans danger. En bas, un mur de 700m à 10% m'a explosé les jambes. Je ne m'y attendais pas du tout, ça m'a surpris d'autant plus que j'ai tenté de le passer en force en pensant qu'il était plus court que ça.
Dans la montée du Mont Revard j'ai souffert. La montée est longue, elle m'a semblé interminable. J'ai payé les effets d'une nuit calamiteuse couplée à une mauvaise récupération de la sortie de la veille, et couplée au fait que le reste du groupe roulait trop fort pour moi. Ma vitesse d'ascension n'est pas très élevée, ce n'était pas parce que je gérais mes efforts mais parce que je commençais à être cuit. 2300m de dénivelé sur 75km, ça se paie quand on est pas bien.
La haut, on a croisé des gens en train de faire du ski de fond le long de la route. Dans les zones boisées, l'épaisseur de neige était toujours importante, alors que dans les prairies il ne restait plus la moindre trace de neige.
La descente a été extrêmement rapide malgré une chaussée humide et du brouillard. J'étais à plus de 80km/h dans toutes les lignes droites, j'ai enchainé les courbes quasiment sans freiner ... et pourtant, je suis arrivé en bas le dernier. Un mec ayant crevé dans la descente est arrivé en bas en même temps moi. La descente est belle et sans danger, c'est un régal. Sur route fermée, on doit pouvoir y approcher les 100km/h.
En bas, une série de faux plat assez usants nous amènent au pied du Semnoz. J'étais cuit, je ne réussissais pas à tenir l'allure : nous n'étions plus que 5 sur les 9 de départ, et j'étais le moins bon élément (et de loin). Je me suis fait aider par la voiture d'assistance : ça roulait à 40km/h sur une pente à 5% ... j'étais incapable de tenir dans les roues, alors je me suis tenu à la portière un petit kilomètre, avant de bifurquer pour rentrer sur Annecy sans faire la montée finale.
Dans Annecy,
Consultez les détails de ma sortie.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour de Fête.













