dimanche 16 février 2014

Sortie dans les Monts d'Or

Cet après-midi je suis allé rouler avec Julien et Rémy. Julien a roulé une heure et demi avant de venir me récupérer chez moi. On a remonté ensemble les quais de Saône à une bonne allure : il était chaud et ne voulait pas se refroidir tandis que pour ma part j'étais en plein échauffement. Je l'ai donc laissé faire l'effort en tête, je suis resté sagement dans sa roue.

On a retrouvé Rémy chez lui. En l'attendant devant son habitation, j'ai eu l'idée d'un circuit original sur des routes qu'on emprunte peu et qui correspondait au temps de selle voulu par chacun. La circulation était vraiment anecdotique sur les routes qu'on a prises, ce qui nous a permis de discuter à trois sans danger et sans gêner personne. Le défaut quand on roule à 3, c'est qu'il y en a généralement un qui est seul et qui peut difficilement participer à la conversation des deux autres. Rouler en nombre pair est plus pratique ;-)

En haut ce sont mes valeurs record, la courbe noire correspond aux valeurs enregistrées ce jour.

J'en ai profité pour me tester physiquement, sans plan vraiment défini. Un effort bref pour revenir après un rond point, le pied d'une ascension, ... une chasse pour tenter de revenir sur mes 2 amis dans le dernier kilomètre du Verdun après les avoir laissé volontairement prendre une certaine avance. J'approche de mes valeurs records constatées l'année dernière, et j'ai même signé aujourd'hui ma meilleure performance sur un effort de 10 minutes. Je ne sais pas en quelles proportions la météo clémente, les cyclocross et les exercices spécifiques réalisés ces dernières semaines m'ont permis d'arriver à cette bonne forme ... mais le cocktail semble marcher, et je sens qu'il me reste une bonne marge de progression.

Ce soir, je prépare mes valises et mon matériel. Demain matin, direction la Costa Brava pour un petit séjour mi-sportif mi-détente. Par le passé, avec mon club, j'ai fait des stages à rouler 120km le matin et 100km l'après-midi ... pour rouler à un niveau Ufolep / Fsgt / Pass'cyclisme, ça n'apportait franchement pas grand chose. Je rentrais avec 1300 à 1400km en une semaine. Cette fois, je descend avec des amis et une seule sortie d'une centaine de kilomètres sera suffisante pour à la fois prendre du plaisir sur le vélo et à la fois profiter de la plage.

Consultez notre parcours.

samedi 15 février 2014

Home-Trainer, année 2014 - épisode 6

Jeudi soir, j'ai effectué une séance de Home-Trainer en compagnie de Julien. C'était probablement ma dernière séance de Home-Trainer de préparation de l'année : la semaine prochaine je serai en Espagne, dans 10 jours je pars en Belgique pour les premières classiques. Son garage va retrouver son calme habituel, le bourdonnement de nos roues s'usant sur le rouleau va cesser, nos éclats de rire ne résonneront plus entre les 4 murs ...

La séance a été orientée sur de la récupération active après 2 journées particulièrement chargées. Cependant, pour faire passer le temps et exploiter au mieux cette séance sans pour autant ajouter de fatigue, nous avons fait quelques sprints en hypervélocité. 10 sprints de 10 secondes, sur une séance de 50 minutes assez calmes, ça permet de rompre la monotonie.

Une fois l'entraînement terminé, il m'a proposé de rester manger avec sa famille. J'ai eu l'impression de vivre un flash-back, de revenir quelques années en arrière quand on était (presque) voisins. Si nos vies ont changé, il y a des choses qui sont restées constantes : la chaleur de sa famille et la convivialité des repas chez eux. J'y ai toujours été accueilli comme un membre de la famille, et ça n'a pas changé en bientôt 10 ans. On a passé un moment agréable, à discuter de tout et de rien, le genre de moment de vie que j'apprécie particulièrement.

La condition physique est bonne et le moral est au beau fixe. Les classiques débutent dans 2 semaines, je sens que ça approche à grand pas et la logistique est en train de se mettre en place pour que tout se passe bien. Je me sens prêt pour cette nouvelle aventure.

Consultez le détail de notre séance.

jeudi 13 février 2014

Parcours du Grand Prix E3 cyclo

Le parcours du Grand Prix E3 version cyclo, qui aura lieu de dimanche 30 mars (au lendemain de Gent-Wevelgem), est également disponible. 133 kilomètres sont au programme de cette 5ème course flandrienne de l'année, dont le départ et l'arrivée seront situés à Harelbeke.


Les 11 monts à franchir :
  • Edelare, goudronné
  • La Houpe, goudronné
  • Berg Stene, goudronné
  • Boigneberg*, goudronné
  • l'Eikenberg*, 1250m pavés à 5,4% avec un passage à 10%
  • le Taaienberg*, 800m pavés à 7,1% avec un passage à 18%
  • Kapelberg, goudronné
  • le Paterberg*, 360m pavés à 12,9% avec un passage à 20,3%
  • le Oude Kwaremont*, 2200m pavés à 4,2% avec un passage à 11,6%
  • Kluisberg, goudronné
  • le Tiegemberg, 750m goudronnés à 5,6% avec un passage à 9%

Il est à noter que 2 secteurs pavés "à plat" sont également recensés sur la fiche de parcours. J'aurai déjà escaladé le Taaienberg lors du Het Nieuwsblad, l'Eikenberg lors du Het Niuewsblad et d'A travers la Flandres. Le Paterberg, le Vieux Quarémont et le Tiegemberg auront déjà été franchis lors d'A travers la Flandres. Les 5 monts signalés par une * seront de nouveau au programme du Tour des Flandres une semaine plus tard.


Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés aux classiques flandriennes.

mercredi 12 février 2014

Sortie du mercredi 12 février

Ce mercredi après-midi, j'ai effectué ma traditionnelle sortie en compagnie des jeunes du Lyon Sprint Evolution. Au lendemain d'une sortie en fractionné qui m'a laissée beaucoup de traces, et après une nuit bien trop courte (c'est bien beau de rouler, mais il faut aussi bosser) la sortie du jour m'a bien fait travailler musculairement et cardiaquement.


J'ai commencé par descendre les quais de Saône vent de face afin d'aller à leur rencontre. J'ai fait demi-tour quand je les ai croisés et on a remonté les quais quasiment jusqu'à chez moi. Vent de dos, le vélo devient plus facile. Une fois l'échauffement terminé, on a attaqué le travail en endurance de force. Connaissant le parcours comme ma poche, j'ai mené le groupe et donné les directions à suivre. Je les ai fait passer sur des routes sans circulation et pratiques pour réaliser l'exercice du jour, mais pas idéales pour autant : j'ai eu l'impression que le travail a été moins efficace que celui effectué la semaine dernière.

A la fin du travail demandé, certains commençaient à montrer des signes de faiblesse assez importants. Les quelques kilomètres vent de travers qui ont suivi les ont achevés : le peloton était clairement mal organisé pour ce type de vent (tous en file indienne mais sans faire d'éventail, celui en tête s'écartait du mauvais côté par rapport au vent et redescendait tout à la fin de la file). L'exercice qui a suivi, en hypervélocité, est devenu du grand n'importe quoi. J'ai poussé les derniers qui étaient complètement cuits, pendant que les premiers se tiraient la bourre et ne récupéraient pas entre les séquences.


L'expression "se faire remonter les bretelles" (de cuissard) a trouvé tout son sens quand Mickael, leur entraîneur, les a stoppé et a pointé du doigt le fait qu'un exercice aussi mal réalisé était non seulement inefficace mais qu'en plus il pouvait être préjudiciable pour la course du week-end. La mise au point était nécessaire, le message est bien passé.

La suite a été plus calme. Ceux qui n'étaient pas bien ont été confiés au groupe des minimes et sont rentrés directement. Le groupe des cadets a repris sa marche en avant, en travaillant les relais. Ce n'est pas encore vraiment au point mais de semaine en semaine ça progresse. Ils font également beaucoup de vagues et c'est assez dangereux, heureusement qu'ils ont une excellente adresse car il y a eu plusieurs contacts assez chauds.

En fin de sortie, j'avoue que je n'étais pas très bien. La sortie en elle-même n'était pas très compliquée, mais son enchaînement avec l'entraînement d'hier a été compliqué. Je suis rentré chez moi avec 75 kilomètres au compteur en 2h45. Je vais à présent diminuer la charge d'entraînement quelques jours, afin d'arriver relativement frais lundi pour pour le début du stage en Espagne.

Consultez notre parcours.

mardi 11 février 2014

Fractionné 3'/3'

Cet après-midi, j'ai effectué l'entraînement que je devais faire dimanche : du fractionné 3'/3'. Le petit décalage induit par mes quelques jours de maladie ne m'arrange pas vraiment, mais le principal est assuré : je suis remis sur pied et je vais reprendre la marche en avant sans que ça n'ait d'influence sur mes objectifs à venir.

J'ai rejoint Rémy sur les quais de Saône, puis on est monté sur le plateau de la Dombes par la même montée que dimanche. Quand je vous disait que cette montée était un grand classique, ce n'était pas une blague. On s'est échauffé en discutant du calendrier (local) de début de saison, des épreuves qui se cumulent certains jours alors qu'un peu plus tard dans l'année il n'y a absolument rien certains week-ends ...

Après une heure d'échauffement, j'ai attaqué mes séries. Je les fais toujours sur le même parcours depuis des années. Il est absolument impeccable pour ça : pas de carrefours à traverser, pas de descente (qui couperait l'effort) et des routes en faux-plat relativement granuleuses ce qui force à être toujours en prise, aucune circulation automobile, des routes sans trous ... bref, de quoi se concentrer uniquement sur son exercice et sur rien d'autre.

Au menu du jour : 2 séries de 6 fois 3 minutes au seuil puis 3 minutes de récupération. Entre les deux séries, j'ai appliqué une formule assez simple : je met toujours mon temps d'effort, soit 18 minutes (6x3'). La première série, vent de dos, s'est bien passée : je roulais à plus de 40km/h afin d'obtenir le niveau d'effort recherché ... c'était particulièrement agréable. La deuxième série, vent de face, a été moins agréable : l'effort était assez similaire (puisque effectué au seuil), mais le compteur dépassait rarement les 30km/h. De quoi mettre un coup au moral, c'est frustrant de se dire qu'on est (presque) à fond et qu'on roule seulement à cette vitesse la. Le piège dans ce genre de cas est de vouloir accélérer pour flatter son égo, mais c'est à éviter car l'effort deviendrait trop important et on sortirait de l'exercice travaillé.


J'ai été relativement constant sur l'ensemble de l'exercice. Les trois dernières accélérations ont été de plus en plus difficiles, les cuisses commençaient à me bruler (surtout dans la dernière) mais c'était encore largement acceptable. Je me suis contenté de 2 séries de 6 pour cette fois car j'étais pressé par le temps et que c'était une reprise sur ce type d'exercice.

On a fait un retour au calme classique puis je suis rentré chez moi. 78 kilomètres au compteur, avec du spécifique, ça améliorera encore un peu mon état de forme qui devient plus que correct.

Consultez notre parcours.

lundi 10 février 2014

Création du Prix de Tramoyes

Le samedi 19 avril, mon club organisera une nouvelle compétition : le Prix de Tramoyes.

La course sera ouverte aux licenciés FSGT, UFOLEP et aux Pass'Cyclisme. Le parcours fera 6,4km (et non 5,4km comme écrit sur l'affiche) et comportera une bosse à grimper à chaque tour.

Pour plus d'informations, consultez le site de mon club : http://www.asbm-cyclisme.com/prix-de-tramoyes-2014/

Ma participation risque d'être compliquée : j'aurai la tête entre Paris-Roubaix et Liège-Bastogne-Liège, mon vélo sera quelque part au milieu de la Belgique. Ce sera le jour de la 8ème et dernière course flandrienne, le Grand Prix de l'Escaut (Scheldeprijs pour les autochtones), une épreuve sans grand intérêt sportif sur laquelle j'hésitais sérieusement à m'aligner. Si je suis sur la région lyonnaise ce jour la, il faudra me chercher du côté des commissaires sur le podium ou des signaleurs postés aux intersections ... sans casque et sans gants.

dimanche 9 février 2014

Sortie du 9 février

En fin de matinée je suis allé rouler avec Julien sous un grand soleil et une température douce (9°) pour la saison. Malgré cette douceur, je suis sorti avec un équipement digne des grands froids : étant malade, je ne voulais pas prendre de risques ... il vaut mieux bien suer plutôt que risquer une aggravation de la situation à cause d'un coup de froid.

Initialement, j'avais prévu un entraînement de 3 heures incluant une quarantaine de minutes de travail spécifique. Du 3'/3', un exercice que j'affectionne et qui aurait du simuler l'ascension des monts des Flandres. Comme c'est un exercice qui sollicite beaucoup l'organisme, j'ai préféré rouler plus calmement, en laissant un maximum de forces à mon corps pour combattre rapidement la maladie. J'ai trop fait cette erreur par le passé : m'épuiser à rouler n'importe comment ... au mieux ça ne fait que prolonger la gêne, au pire ça l'aggrave.

On a remonté les quais de Saône quelques kilomètres puis on est monté sur le plateau de la Dombes. Un grand classique que j'ai pourtant délaissé ces derniers mois, préférant aller rouler dans les bosses du beaujolais ou celles des monts du Lyonnais plutôt qu'entre les étangs. La montée a été facilitée par l'aide d'un bon petit vent du sud qui nous a poussé du début à la fin, c'était impeccable. Une fois sur le plateau, on a vu un groupe qui roulait à la même allure que nous 250 mètres devant. Julien a accéléré pour faire la jonction, je l'ai laissé faire l'effort.

On a roulé un petit moment avec les gars du club de Jonage. J'ai fait ce que je sais faire de mieux : me mettre derrière et discuter avec les personnes de l'arrière garde. Pris dans la discussion, je n'ai pas fait attention au fait que devant ça accélérait et que le groupe cassait. Pourtant, juste avant que ça ne casse j'ai poussé un de leurs coureurs qui avait du mal à suivre. Au moment de la cassure, j'ai voulu pousser les plus faibles pour les repositionner dans les roues mais je n'ai jamais réussi à rentrer. J'ai arrêté de pousser quand j'ai compris que devant ça ne se relèverait pas, puis j'ai entamé une chasse. Je suis rentré quand ils se sont relâchés.

Le groupe s'est reconstitué, on a poursuivi quelques kilomètres avec eux avant de bifurquer pour rentrer chez nous. On est passé par des routes que je n'avais pas emprunté depuis plusieurs années mais qui étaient toujours intactes dans mes souvenirs. Julien m'a pris pour un fou plusieurs fois quand je lui ai indiqué de tourner mais au final on est passé sur de petites routes en bon état et peu fréquentées. C'était agréable.

On a poursuivi notre parcours en direction de Lyon, vent de face. On s'est dit qu'on allait prendre le nouveau tunnel "modes doux" (piétons, vélos, trottinettes, bus) et qu'on rentrerait ainsi par les quais en bénéficiant d'un vent favorable. Je vous avoue que la traversée du tunnel un dimanche ensoleillé vers midi n'était pas la meilleure idée qu'on ait eu dans notre vie : on était loin d'être les seuls. Je ne dirai pas que c'était dangereux, car on a adapté notre vitesse aux circonstances, mais cohabiter sur une piste cyclable pas très large avec des enfants sur des vélos qui zigzaguent (dans les deux sens), des parents qui engueulent leur gosse en trottinette tout en laissant leur poussette au milieu, des piétons qui décident de traverser au moment où tu arrive ... le tout dans un environnement globalement sombre. Bref, ce tunnel va être pratique pour les déplacements urbains mais n'est pas prévu pour ceux qui s'entraînent.

Une fois sorti du tunnel, j'ai été content de retrouver des voitures. Pour moi, les voitures, c'est nettement moins stressant que des piétons et des enfants. Mais pour rejoindre les engins motorisés, il a fallu sauter un mini parapet d'un demi-centimètre. Et comme les ingénieurs qui ont conçu cet espace ont fait de longues études, ils n'ont pas eu de meilleure idée que de le mettre de la même couleur que le reste du sol. Il est quasiment invisible, on ne le remarque qu'au moment où les pneus glissent dessus. C'est joli, mais qu'est-ce que c'est dangereux !

Tout ça pour dire qu'on est rentré tranquillement chez nous, en remontant les quais de Saône. On a tenté de prendre l'aspiration d'un bus, mais ça n'a pas marché. Le passage de 35km/h aux 70km/h qu'il aurait fallu faire pour pouvoir le suivre était un peu trop compliqué à ce moment de la sortie. Je suis rentré chez moi avec 70 kilomètres au compteur, c'était suffisant.

Consultez notre parcours.