Ce dimanche avait lieu le contre-la-montre et gentleman de Saint Georges d'Espéranche, parfaitement organisé par le Vélo Club Max Barrel : le parcours était bien sécurisé et très bien fléché avec de gros panneaux jaunes indiquant les directions à suivre à chaque intersection. Le parcours est long et difficile, il me faut près de 40 minutes pour le boucler contre une vingtaine de minutes pour les épreuves précédentes. Cette belle épreuve n'a malheureusement pas été récompensée par la météo cette année, un ciel très nuageux et des averses de pluie ont un peu gêné la fête mais n'ont pas suffi pour décourager les 120 participants.
Exceptionnellement, j'ai demandé un départ à 16h. Je préfère prendre le départ en début d'épreuve pour faciliter la reconnaissance du circuit, mais ayant eu un mariage la veille j'ai préféré demander un départ en fin d'épreuve afin d'améliorer le délai de récupération. Le circuit étant long, et ayant une bonne mémoire, j'ai effectué une reconnaissance depuis mon canapé en utilisant Google Street View, me permettant de rafraichir mes souvenirs sans me faire mouiller et plus rapidement que si j'avais effectué le parcours sur 2 roues.
J'ai effectué un échauffement en 2 temps : une première partie sur Home-Trainer chez moi, au sec, puis 30 minutes sur place avant le départ. J'ai effectué une première partie chez moi sur les conseils de Mickael Buffaz, pour bénéficier de meilleures conditions : une température stable, pas de vent ni d'humidité. Le but était de créer un premier feu, de le laisser retomber en simples braises pendant les 45 minutes de trajet et de préparation, puis de profiter des 30 minutes sur place pour raviver les flammes à partir des braises.
J'ai effectué mon échauffement sous un ciel couvert mais sec. 5 minutes avant l'heure prévue pour mon départ, j'ai rejoint la ligne : cette fois je n'ai rien oublié, j'avais tout mon équipement et rien de surplus. J'ai vidé le bidon m'ayant servi pour l'échauffement quelques minutes avant le départ, comme je le fais à chaque fois, ne gardant qu'un fond pour pouvoir m'hydrater. Personne ne me précédant, j'ai pu m'installer tranquillement contre la barrière et me concentrer.
J'ai pris le départ sous un temps sec. Le parcours commence par 13 kilomètres de faux-plat descendant, dans lequel on a tous tendance à vouloir foncer, grisés par la vitesse. J'ai réussi à me tempérer, régulant mes efforts de manière à produire un effort régulier tout au long des 40 minutes du parcours. Après le faux-plat descendant, une bosse de 2km à 3% se présentait sous les roues des participants. Je me suis fait doubler par les futurs vainqueurs du gentleman au pied de la bosse : je n'ai pas cherché à me servir du point de mire qu'ils m'offraient, préférant rester sur mon rythme élevé de croisière. Je me serai grillé les ailes.
La pluie a fait son apparition sur la fin de cette montée, la descente en sous-bois étant encore humide j'ai effectué une descente prudente : mieux vaut perdre quelques secondes que quelques morceaux de peaux. J'ai assuré mes trajectoires dans les virages marqués mais j'ai quand même utilisé les portions rectilignes de la descente pour tenter de maintenir mon niveau d'effort initial.
Pour rejoindre la ligne d'arrivée, il restait à grimper une bosse de 6 kilomètres se durcissant de plus en plus tout au long de l'ascension. Me sentant pousser des ailes dans les premiers kilomètres de l'ascension, sous la pluie, j'ai voulu accélérer me disant qu'il ne restait plus grand chose pour rejoindre la ligne. En fait, en montée, 6 kilomètres c'est long. J'ai malheureusement produit mon effort un peu trop tôt et ai eu du mal à terminer le dernier kilomètre, piochant sur un braquet un poil trop gros. Je ne me suis pas écroulé, mais j'ai terminé asphyxié.
Avec un temps de 42 minutes et 10 secondes, je termine à la 50ème place sur 120 participants ou équipages classés. Sur les participants de l'épreuve individuelle, je suis à la 26ème place sur 65. L'analyse des temps comparés aux autre participants sur les autres épreuves montre que j'ai réduit l'écart avec tous les autres participants qui me précèdent habituellement et que j'ai creusé l'écart avec ceux qui me suivent habituellement. C'est particulièrement positif, d'autant plus que ça confirme une tendance qui s'établit de semaine en semaine : mes performances sont en progression comparativement à celles des autres.
Vous pouvez :
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
lundi 13 octobre 2014
CLM de Saint Georges d'Espéranche
Libellés :
CLM,
Compétition
samedi 11 octobre 2014
Règlementation 2014 sur les vélos de chrono
Depuis le 1er janvier de cette année, la réglementation sur les vélos de chrono a été modifiée. Cette modification est passée inaperçue, à tel point que la majorité des cyclistes n'en était pas informé. Pour ma part, étant abonné aux modifications du règlement dans le cadre de mon travail, j'avais vu passer cette information mais il est vrai qu'il n'y a pas eu une grande communication sur le sujet. Je sais que même certains commissaires FFC n'étaient pas au courant ...
Autrefois, pour bénéficier d'un avancée de 80cm au lieu des 75, il fallait demander une autorisation préalable ce qui obligeait les instances à gérer de la paperasse inutile. Les commissaires pouvaient vérifier le bien-foncé de la demande à l'aide d'une technique peu pratique basée sur un fil à plomb. Désormais, une simple information lors du contrôle suffit pour que le matériel soit validé. C'est plus simple pour le coureur et pour les commissaires. Une avancée de 85cm a également fait son apparition pour les coureurs faisant 1m90, une valeur qui risque d'être compliquée à mesurer sur de nombreuses petites organisations (comme un championnat régional) car le contrôle se fait généralement en extérieur à côté de la rampe de lancement.
Il est à noter que cette règle s'applique également sur les vélos de route "normaux" : on peut demander à ne pas respecter le recul de selle de 5cm, sans toutefois dépasser la verticale de l'axe du pédalier, si on le souhaite. En revanche, dans le cas d'un contre-la-montre, il faut choisir entre les 2 règles : on peut soit avancer sa selle, soit avancer ses prolongateurs, mais on ne peut pas avancer les deux. Il faut donc choisir avant de passer au contrôle.
Il en va de même pour la règle indiquant que l'écart entre le point d'appui des coudes et celui des mains doit être de moins de 10cm. "Les prolongateurs avec tous leurs accessoires (leviers, manettes, tous les accessoires montés,...) doivent être inclus dans les ±10 cm verticaux à partir du niveau défini par les repose-coude. Toutes les parties mobiles doivent être placées dans leur position la plus verticale possible comprise dans leur champ de déplacement."
Je ne suis pas certain que cette initiative incite beaucoup d'organisateurs d'épreuves non-professionnelles à effectuer un contrôle des vélos : la majorité des participants viennent pour le plaisir et ne font pas vraiment attention au respect du règlement UCI. D'ailleurs, ils ne respectent pas toujours le règlement de l'épreuve : la règle pourtant très simple de "pas d'échauffement sur le circuit dans le sens de la course" est bien souvent transgressée alors un règlement sur le matériel ...
Il est vrai que même pour moi, si à chacun des chronos, je devais passer au contrôle du vélo, ça gâcherait un peu la convivialité de ces épreuves. Le cadre en deviendrait un peu trop rigide alors qu'on aime tous pratiquer ça de manière simple. La seule épreuve sur laquelle mon vélo a été contrôlé ces 10 dernières années, ça a été le championnat Rhône-Alpes FFC. Pourtant, je reste surpris que sur des épreuves comme le championnat de France Ufolep il n'y ait pas de contrôles, le titre étant plus important qu'une épreuve du dimanche comme les autres.
Les principaux changements
Trois points ont retenu mon attention plus particulièrement : le mécanisme de changement de vitesse est désormais inclus dans la longueur des prolongateurs (alors que jusqu'à présent la mesure s'arrêtait à l'axe des leviers), la possibilité de déroger au recul de selle de 5cm et le retrait des demandes d'autorisation pour bénéficier d'une avancée des prolongateurs de 80cm.L'avancée des prolongateurs
Le règlement indique désormais à l'article 1.3.023 "La distance de 75 cm peut être portée à 80 cm dans la mesure où cela est nécessaire pour des causes morphologiques; il faut comprendre par «cause morphologique» ce qui touche à la taille ou à la longueur des segments corporels du coureur. Le coureur qui, pour ces motifs, estime devoir utiliser une distance comprise entre 75 et 80 cm doit en informer le collège des commissaires au moment du contrôle de la bicyclette. Pour les coureurs mesurant 190 cm ou plus, la distance horizontale entre les lignes verticales passant par l'axe du boîtier de pédalier et l'extrémité des prolongateurs, tous accessoires compris, peut être prolongée à 85 cm".Autrefois, pour bénéficier d'un avancée de 80cm au lieu des 75, il fallait demander une autorisation préalable ce qui obligeait les instances à gérer de la paperasse inutile. Les commissaires pouvaient vérifier le bien-foncé de la demande à l'aide d'une technique peu pratique basée sur un fil à plomb. Désormais, une simple information lors du contrôle suffit pour que le matériel soit validé. C'est plus simple pour le coureur et pour les commissaires. Une avancée de 85cm a également fait son apparition pour les coureurs faisant 1m90, une valeur qui risque d'être compliquée à mesurer sur de nombreuses petites organisations (comme un championnat régional) car le contrôle se fait généralement en extérieur à côté de la rampe de lancement.
Le recul de selle
Jusqu'à présent, un recul de selle d'au moins 5 cm était obligatoire. Le nouveau règlement indique à l'article 1.3.013 "Le bec de selle peut être avancé jusqu’à la verticale passant par l’axe du pédalier dans la mesure où cela est nécessaire pour des causes morphologiques; il faut comprendre par «cause morphologique» ce qui touche à la taille ou à la longueur des membres du coureur. Le coureur qui, pour ces motifs, estime devoir utiliser une bicyclette dont les distances en question sont inférieures à celles indiquées doit en informer le collège des commissaires au moment du contrôle de la bicyclette. Une seule dérogation pour causes morphologiques peut être demandée entre l’avancement du bec de selle ou des prolongateurs selon l’article 1.3.023."Il est à noter que cette règle s'applique également sur les vélos de route "normaux" : on peut demander à ne pas respecter le recul de selle de 5cm, sans toutefois dépasser la verticale de l'axe du pédalier, si on le souhaite. En revanche, dans le cas d'un contre-la-montre, il faut choisir entre les 2 règles : on peut soit avancer sa selle, soit avancer ses prolongateurs, mais on ne peut pas avancer les deux. Il faut donc choisir avant de passer au contrôle.
L'inclusion des manettes
Jusqu'à présent, les manettes situées au bout des prolongateurs n'étaient pas inclues dans la mesure des 75cm. La mesure devait être prise au niveau de l'axe du levier. Désormais, l'article 1.3.023 du règlement stipule que "Les prolongateurs avec tous leurs accessoires (leviers, manettes, tous les accessoires montés,...) doivent être inclus dans la distance maximale autorisée depuis l'axe du boîtier de pédalier. Toutes les parties mobiles doivent être placées dans leur position la plus horizontale possible comprise dans leur champ de déplacement."Il en va de même pour la règle indiquant que l'écart entre le point d'appui des coudes et celui des mains doit être de moins de 10cm. "Les prolongateurs avec tous leurs accessoires (leviers, manettes, tous les accessoires montés,...) doivent être inclus dans les ±10 cm verticaux à partir du niveau défini par les repose-coude. Toutes les parties mobiles doivent être placées dans leur position la plus verticale possible comprise dans leur champ de déplacement."
Le contrôle des vélos
L'UCI, dans sa grande mansuétude, a mis en ligne un guide fabrication d'un dispositif de contrôle des vélos : http://fr.uci.ch/mm/Document/News/Rulesandregulation/16/51/72/Equipment-bicyclemeasuringjig-FRE_French.PDFJe ne suis pas certain que cette initiative incite beaucoup d'organisateurs d'épreuves non-professionnelles à effectuer un contrôle des vélos : la majorité des participants viennent pour le plaisir et ne font pas vraiment attention au respect du règlement UCI. D'ailleurs, ils ne respectent pas toujours le règlement de l'épreuve : la règle pourtant très simple de "pas d'échauffement sur le circuit dans le sens de la course" est bien souvent transgressée alors un règlement sur le matériel ...
Il est vrai que même pour moi, si à chacun des chronos, je devais passer au contrôle du vélo, ça gâcherait un peu la convivialité de ces épreuves. Le cadre en deviendrait un peu trop rigide alors qu'on aime tous pratiquer ça de manière simple. La seule épreuve sur laquelle mon vélo a été contrôlé ces 10 dernières années, ça a été le championnat Rhône-Alpes FFC. Pourtant, je reste surpris que sur des épreuves comme le championnat de France Ufolep il n'y ait pas de contrôles, le titre étant plus important qu'une épreuve du dimanche comme les autres.
Libellés :
CLM
mercredi 8 octobre 2014
Encadrement classique du mercredi après-midi
Cet après-midi, j'ai effectué ma traditionnelle séance d'encadrement du groupe des cadets du LSE. Au moment de m'équiper pour partir rouler, il a fallu que j'appaire mes affaires : avec les 3 vélos, les 2 paires de chaussures, les 2 casques, ... il ne faut pas se tromper. Le vélo de chrono retournera au grenier dans 15 jours, ce qui simplifiera la circulation dans mon entrée.
Une fois équipé, je me suis élancé face au vent qui soufflait violemment dans la direction opposée à la mienne. Le maillot bien fermé, j'ai tenté de réduire le plus possible mon coefficient d'opposition au vent (appelé habituellement coefficient de pénétration dans l'air) afin de dépenser le moins d'énergie possible tout en maintenant une vitesse normale. Le passage dans le tunnel sous la croix-rousse, marquant la fin de la portion face au vent, n'a jamais été autant apprécié.
Le groupe a débuté ses activités de maniement du vélo au coeur du vélodrome, mais certains ateliers ont été perturbés par le vent. Déjà qu'en temps normal, passer sous certaines planches et tourner autour de cônes n'est pas si évident que ça, mais si les cônes se déplacent avec le vent et que les planches tombent sans qu'on les touche, l'exercice en devient encore plus compliqué. Le vent faisant partie des éléments à maîtriser en course comme en loisir, cet exercice ne pouvait pas leur faire du mal. J'ai laissé le groupe travailler ses gammes quelques minutes, le temps d'aller remplir des papiers pour ma future formation (qui interviendra plus tard que prévu, début 2015 au lieu de fin 2014).
Photo prise par Daniel
A mon retour, j'ai récupéré le groupe afin de l'accompagner sur les routes prévues par l'entraîneur du club. Cette semaine, nous étions 3 encadrants (Daniel comme les semaines précédentes, un autre Florent qui venait pour la première fois, et moi-même) pour 4 coureurs cadets. Les exercices spécifiques et leur coup de pédale a pu être étudié sous tous les angles.
On a suivi le parcours prévu malgré le vent : j'ai commencé par donner le tempo avec Eliot, le meilleur élément du groupe qui fera toute la sortie devant. Une fois lancé, j'ai laissé le groupe se gérer de lui-même et me suis contenté de rester derrière à donner les changements de direction et à veiller à ce que l'élément le plus faible reste toujours à l'abri dans les roues des autres, quitte à me replacer devant lui pour mieux l'abriter par moments. Comme la semaine dernière, nous avons connu une crevaison. Une seule cette fois-ci, le groupe est en progrès par rapport aux 3 de la semaine passée. Le matériel de jeune n'étant pas vraiment adapté, je l'ai aidé à réparer : en vélo, pour gagner du temps, le travail d'équipe ne se limite pas à la prise de relais.
Photo prise par Daniel
Les élèves ont effectué 3 montées au seuil, pour ma part je n'en ai effectué qu'une au seuil pour analyser la montée de l'homme de tête, puis deux en dedans pour regarder les ascensions des autres membres du groupe. Depuis un an que je les suis, en roulant avec eux presque chaque mercredi, je ne peux que constater leur progression physique et tactique, tout comme leur motivation qui s'accroit en même temps que leur potentiel. La bonne humeur restant présente, ça me rassure aussi de voir qu'ils font la compétition quand ils ont un dossard mais ne se replient pas sur eux-même lors des entraînements, qu'ils cultivent l'esprit de groupe.
Une fois les exercices terminés, on est tous rentré à bon port sans incident. Après le debriefing avec les dirigeants et l'entraîneur du club, j'ai repris le vélo et ai profité d'un bon vent favorable pour rentrer rapidement chez moi, avec 88 kilomètres au compteur.
Consultez notre parcours.
Une fois équipé, je me suis élancé face au vent qui soufflait violemment dans la direction opposée à la mienne. Le maillot bien fermé, j'ai tenté de réduire le plus possible mon coefficient d'opposition au vent (appelé habituellement coefficient de pénétration dans l'air) afin de dépenser le moins d'énergie possible tout en maintenant une vitesse normale. Le passage dans le tunnel sous la croix-rousse, marquant la fin de la portion face au vent, n'a jamais été autant apprécié.
Le groupe a débuté ses activités de maniement du vélo au coeur du vélodrome, mais certains ateliers ont été perturbés par le vent. Déjà qu'en temps normal, passer sous certaines planches et tourner autour de cônes n'est pas si évident que ça, mais si les cônes se déplacent avec le vent et que les planches tombent sans qu'on les touche, l'exercice en devient encore plus compliqué. Le vent faisant partie des éléments à maîtriser en course comme en loisir, cet exercice ne pouvait pas leur faire du mal. J'ai laissé le groupe travailler ses gammes quelques minutes, le temps d'aller remplir des papiers pour ma future formation (qui interviendra plus tard que prévu, début 2015 au lieu de fin 2014).
Photo prise par Daniel
A mon retour, j'ai récupéré le groupe afin de l'accompagner sur les routes prévues par l'entraîneur du club. Cette semaine, nous étions 3 encadrants (Daniel comme les semaines précédentes, un autre Florent qui venait pour la première fois, et moi-même) pour 4 coureurs cadets. Les exercices spécifiques et leur coup de pédale a pu être étudié sous tous les angles.
On a suivi le parcours prévu malgré le vent : j'ai commencé par donner le tempo avec Eliot, le meilleur élément du groupe qui fera toute la sortie devant. Une fois lancé, j'ai laissé le groupe se gérer de lui-même et me suis contenté de rester derrière à donner les changements de direction et à veiller à ce que l'élément le plus faible reste toujours à l'abri dans les roues des autres, quitte à me replacer devant lui pour mieux l'abriter par moments. Comme la semaine dernière, nous avons connu une crevaison. Une seule cette fois-ci, le groupe est en progrès par rapport aux 3 de la semaine passée. Le matériel de jeune n'étant pas vraiment adapté, je l'ai aidé à réparer : en vélo, pour gagner du temps, le travail d'équipe ne se limite pas à la prise de relais.
Photo prise par Daniel
Les élèves ont effectué 3 montées au seuil, pour ma part je n'en ai effectué qu'une au seuil pour analyser la montée de l'homme de tête, puis deux en dedans pour regarder les ascensions des autres membres du groupe. Depuis un an que je les suis, en roulant avec eux presque chaque mercredi, je ne peux que constater leur progression physique et tactique, tout comme leur motivation qui s'accroit en même temps que leur potentiel. La bonne humeur restant présente, ça me rassure aussi de voir qu'ils font la compétition quand ils ont un dossard mais ne se replient pas sur eux-même lors des entraînements, qu'ils cultivent l'esprit de groupe.
Une fois les exercices terminés, on est tous rentré à bon port sans incident. Après le debriefing avec les dirigeants et l'entraîneur du club, j'ai repris le vélo et ai profité d'un bon vent favorable pour rentrer rapidement chez moi, avec 88 kilomètres au compteur.
Consultez notre parcours.
Libellés :
LSE
mardi 7 octobre 2014
Test de la boisson STC Vo2Max
Il y a un mois, le site sportfoodcenter.com m'a fait parvenir un pot de poudre énergétique "Vo2 Max" de la marque STC Nutrition afin que je teste ce produit.
Lors de ma première utilisation du produit, ma technique habituelle n'a pas fonctionné : la poudre est resté en surface et a formé un épais bouchon dans le goulot du bidon. Il a fallu que je plonge une cuillère et que je fasse pression pour forcer le produit à se diluer, ce qui a fini par fonctionner. Pour ma deuxième utilisation, j'ai mis la poudre dans le bidon vide avant de le remplir avec de l'eau. Je me suis cette fois retrouvé avec un bloc de pâte en bas du bidon, il m'a fallu longuement secouer le tout pour obtenir une boisson énergétique et non de l'eau au dessus d'une pâte.
La 3ème méthode fut la bonne : je mélange un peu d'eau puis un peu de poudre, puis un peu d'eau, puis de la poudre ... en procédant par couches successives, j'obtiens un mélange normal sans trop m'embêter. Ca reste cependant plus long que ma méthode habituelle.
Je trouve ça à la fois assez drôle (se doper avec 35g de poudre énergétique dans un bidon ne doit pas être très efficace !) et à la fois triste car symptomatique d'un des maux du cyclisme : pris pour dopage, la plupart des sportifs de haut niveau comme du bas de l'échelle invoquent une négligence dans l'utilisation d'un produit qui semble anodin au commun des mortels ...
Je remercie le site sportfoodcenter.com, spécialiste de la nutrition sportive, pour l'envoi de ce produit afin que je le teste.
Vous pouvez consulter ici la liste des tests que j'ai réalisés.
Le contenant :
Le pot reçu faisait 525g, contenant ainsi une quantité supérieure par rapport aux produits que j'utilise habituellement. Ceux qui roulent souvent et utilisent systématiquement des boissons énergétiques seront satisfaits de cette taille accrue, réduisant ainsi les déchets. Le contenant est en plastique souple, lui permettant d'encaisser les chocs sans casser. Le bouchon, toujours en plastique souple, s'ouvre et se ferme facilement d'une main mais est suffisamment hermétique pour ne pas s'ouvrir seul lors du transport dans un sac. Une cuillère de dosage est fournie à l'intérieur du pot, dont l'ouverture est suffisamment large pour qu'on puisse y rentrer la main en entier, permettant d'aller jusqu'au fond sans peine.L'utilisation :
Habituellement, je remplis mon bidon d'eau puis je verse la poudre afin qu'elle se dissolve au fur et à mesure de sa descente vers le fond du bidon. Une fois la poudre mise, je referme le bidon puis l'agite pour uniformiser le mélange.Lors de ma première utilisation du produit, ma technique habituelle n'a pas fonctionné : la poudre est resté en surface et a formé un épais bouchon dans le goulot du bidon. Il a fallu que je plonge une cuillère et que je fasse pression pour forcer le produit à se diluer, ce qui a fini par fonctionner. Pour ma deuxième utilisation, j'ai mis la poudre dans le bidon vide avant de le remplir avec de l'eau. Je me suis cette fois retrouvé avec un bloc de pâte en bas du bidon, il m'a fallu longuement secouer le tout pour obtenir une boisson énergétique et non de l'eau au dessus d'une pâte.
La 3ème méthode fut la bonne : je mélange un peu d'eau puis un peu de poudre, puis un peu d'eau, puis de la poudre ... en procédant par couches successives, j'obtiens un mélange normal sans trop m'embêter. Ca reste cependant plus long que ma méthode habituelle.
Le goût :
Le produit existe en 2 parfums : fruits rouges ou orange. J'ai testé celui aux fruits rouges, le goût en bouche est agréable une fois qu'on a trouvé le bon dosage. Sur-dosé, le produit se révèle presque écoeurant. Bien dosé, il s'assimile facilement et s'oublie totalement. Le produit se présente comme étant bio et conforme à la norme antidopage ... j'avoue que c'est la première fois que je vois un logo et une norme à ce sujet apposé sur un flacon.Je trouve ça à la fois assez drôle (se doper avec 35g de poudre énergétique dans un bidon ne doit pas être très efficace !) et à la fois triste car symptomatique d'un des maux du cyclisme : pris pour dopage, la plupart des sportifs de haut niveau comme du bas de l'échelle invoquent une négligence dans l'utilisation d'un produit qui semble anodin au commun des mortels ...
Conclusion :
La boisson énergétique STC Vo2Max pourrait être améliorée au niveau de dilution de la poudre dans les bidons. Le flacon est en revanche excellent, je pense le réutiliser pour y stocker la poudre issue de produits d'autres marques dont le flacon n'est pas pratique d'utilisation.Je remercie le site sportfoodcenter.com, spécialiste de la nutrition sportive, pour l'envoi de ce produit afin que je le teste.
Vous pouvez consulter ici la liste des tests que j'ai réalisés.
Libellés :
Tests
lundi 6 octobre 2014
Première sortie avec le vélo de cyclocross
Il y a deux mois, j'ai acheté un vélo de cyclocross. En pleine préparation des contre-la-montre, j'avais laissé le vélo dans ses cartons d'origine, démonté tel qu'il avait été livré. J'avais juste ouvert les cartons pour vérifier qu'il ne manquait rien. Une fois monté en fin d'après-midi, il a effectué sa première chute avant même que je ne monte dessus : je l'ai posé le temps d'une photo et la gravité l'a rappelé à l'ordre. Rien d'abîmé heureusement.
Mon plan d'entraînement prévoyait une sortie de récupération, donc une sortie pas trop physique permettant de travailler la technique. Le premier cyclocross FSGT ayant lieu dans 20 jours, je me suis dit qu'il serait opportun de tester le vélo et de reprendre mes réflexes de crossmen. Julien m'a conforté dans ce choix, le vent soufflant assez fortement nous allions être à l'abri dans les bois.
Etant donné qu'il pratique régulièrement le VTT (60ème au classement scratch du Roc des Alpes cette année, pour sa première compétition de VTT depuis près de 10 ans) et qu'il connait bien les chemins du coin, je l'ai laissé tracer le parcours en lui demandant simplement de trouver un terrain pas trop cassant ni trop raide. Il faut dire qu'avec des plateaux de 36 et 46 dents, j'ai plus de mal à grimper que lui avec son triple plateau dont le plus gros est de taille identique à mon plus petit.
On a effectué une boucle qu'on a allongé à chacun de nos passages : 3,5km pour la première, 4,4km pour la deuxième, 5,3km pour la troisième puis 6,5km pour la dernière. Ce grand parcours devrait désormais nous servir de référence car il est très complet : deux montées roulantes, une montée technique (passée deux fois à pieds et deux fois sur le vélo), une prairie, une descente abrupte, quelques virages très serrés, des portions roulantes ... et pas trop de bitume.
Une fois le vélo pris en main, je l'ai testé de manière plus poussée : saut d'obstacles, relances appuyées, dévers pris en travers, virages pris à la corde ... je l'ai poussé dans ses retranchements, me poussant moi aussi dans les miens par court moment. Julien a été plus que surpris par mon niveau physique comme technique : il pensait devoir m'attendre, ce qui s'est effectivement parfois produit, mais il ne s'attendait pas à ce que je le mette dans le dur à plusieurs reprises. L'objectif du jour étant la récupération, je n'ai jamais longuement insisté dans l'effort.
Après quelques minutes de prise en main, le vélo étant équipé d'un groupe SRAM alors que je suis habitué aux groupes Shimano (105, Ultegra, Di2), j'ai rapidement pris mes marques. La descente de vélo, le portage sur l'épaule et le saut sur la selle sont revenus immédiatement alors que je n'avais plus pratiqué cette discipline depuis la mi-janvier. Je me suis trouvé vraiment à l'aise en fin de sortie, y compris sur des terrains techniques ou glissants que je n'aime pas habituellement : j'ai pris de plus en plus confiance au fil des tours.
Si je me suis vraiment amusé tout au long de la sortie, il n'en sera pas de même lors du prochain vrai cyclocross. D'une part le niveau y sera bien plus relevé, avec des compétiteurs qui pratiquent cette discipline depuis plusieurs années et connaissent chaque circuit par coeur, d'autre part car les circuits seront différents de celui du jour; ils seront notamment plus sinueux et plus techniques.
Mon objectif sur la saison de cross sera de progresser techniquement tout en m'amusant, comme je l'ai fait l'année dernière pour ma première saison. Avec plus d'expérience et du meilleur matériel, ma progression au classement devrait s'en ressentir mais je ne vais m'en servir que pour mesurer ma progression et non comme un objectif à atteindre.
Je vais terminer cet article par une petite note insolite : il y a un an et demi, j'avais rédigé un article sur les gens qu'on rencontre lorsqu'on roule sur la route. L'article est à (re-)lire ici. Aujourd'hui, dans un lieux que je garderai secret pour éviter que de mauvais esprit s'y aventurent, nous avons croisé deux personnes discutant à côté de leur véhicule lors de notre premier passage. Lors du second passage, une tête ébouriffée a dépassé étrangement de la voiture, puis ce fut un bras qui sortait par la fenêtre au troisième passage avant de découvrir une jambe au 4ème. On est passé rapidement et silencieusement pour ne pas les déranger, mais ça nous a fait rigoler : les deux tourtereaux devaient se chercher un coin tranquille, pas de chance il a fallu qu'ils choisissent le seul moment de la semaine où il y avait du passage à cet endroit habituellement désert.
Consultez notre parcours.
Mon plan d'entraînement prévoyait une sortie de récupération, donc une sortie pas trop physique permettant de travailler la technique. Le premier cyclocross FSGT ayant lieu dans 20 jours, je me suis dit qu'il serait opportun de tester le vélo et de reprendre mes réflexes de crossmen. Julien m'a conforté dans ce choix, le vent soufflant assez fortement nous allions être à l'abri dans les bois.
Etant donné qu'il pratique régulièrement le VTT (60ème au classement scratch du Roc des Alpes cette année, pour sa première compétition de VTT depuis près de 10 ans) et qu'il connait bien les chemins du coin, je l'ai laissé tracer le parcours en lui demandant simplement de trouver un terrain pas trop cassant ni trop raide. Il faut dire qu'avec des plateaux de 36 et 46 dents, j'ai plus de mal à grimper que lui avec son triple plateau dont le plus gros est de taille identique à mon plus petit.
On a effectué une boucle qu'on a allongé à chacun de nos passages : 3,5km pour la première, 4,4km pour la deuxième, 5,3km pour la troisième puis 6,5km pour la dernière. Ce grand parcours devrait désormais nous servir de référence car il est très complet : deux montées roulantes, une montée technique (passée deux fois à pieds et deux fois sur le vélo), une prairie, une descente abrupte, quelques virages très serrés, des portions roulantes ... et pas trop de bitume.
Une fois le vélo pris en main, je l'ai testé de manière plus poussée : saut d'obstacles, relances appuyées, dévers pris en travers, virages pris à la corde ... je l'ai poussé dans ses retranchements, me poussant moi aussi dans les miens par court moment. Julien a été plus que surpris par mon niveau physique comme technique : il pensait devoir m'attendre, ce qui s'est effectivement parfois produit, mais il ne s'attendait pas à ce que je le mette dans le dur à plusieurs reprises. L'objectif du jour étant la récupération, je n'ai jamais longuement insisté dans l'effort.
Après quelques minutes de prise en main, le vélo étant équipé d'un groupe SRAM alors que je suis habitué aux groupes Shimano (105, Ultegra, Di2), j'ai rapidement pris mes marques. La descente de vélo, le portage sur l'épaule et le saut sur la selle sont revenus immédiatement alors que je n'avais plus pratiqué cette discipline depuis la mi-janvier. Je me suis trouvé vraiment à l'aise en fin de sortie, y compris sur des terrains techniques ou glissants que je n'aime pas habituellement : j'ai pris de plus en plus confiance au fil des tours.
Si je me suis vraiment amusé tout au long de la sortie, il n'en sera pas de même lors du prochain vrai cyclocross. D'une part le niveau y sera bien plus relevé, avec des compétiteurs qui pratiquent cette discipline depuis plusieurs années et connaissent chaque circuit par coeur, d'autre part car les circuits seront différents de celui du jour; ils seront notamment plus sinueux et plus techniques.
Mon objectif sur la saison de cross sera de progresser techniquement tout en m'amusant, comme je l'ai fait l'année dernière pour ma première saison. Avec plus d'expérience et du meilleur matériel, ma progression au classement devrait s'en ressentir mais je ne vais m'en servir que pour mesurer ma progression et non comme un objectif à atteindre.
Je vais terminer cet article par une petite note insolite : il y a un an et demi, j'avais rédigé un article sur les gens qu'on rencontre lorsqu'on roule sur la route. L'article est à (re-)lire ici. Aujourd'hui, dans un lieux que je garderai secret pour éviter que de mauvais esprit s'y aventurent, nous avons croisé deux personnes discutant à côté de leur véhicule lors de notre premier passage. Lors du second passage, une tête ébouriffée a dépassé étrangement de la voiture, puis ce fut un bras qui sortait par la fenêtre au troisième passage avant de découvrir une jambe au 4ème. On est passé rapidement et silencieusement pour ne pas les déranger, mais ça nous a fait rigoler : les deux tourtereaux devaient se chercher un coin tranquille, pas de chance il a fallu qu'ils choisissent le seul moment de la semaine où il y avait du passage à cet endroit habituellement désert.
Consultez notre parcours.
Libellés :
Cyclocross
dimanche 5 octobre 2014
1000 points d'eau
5 mois après le lancement d'un site consacré aux points de ravitaillement en eau potable, le site eau-cyclisme.com dispose de plus de 1000 emplacements référencés.
Il y a 5 mois, je lançais un site consacré aux points d'eau potables gratuits afin que les cyclistes trouvent de l'eau lorsqu'ils enchaînent les heures de selle. Avant d'ouvrir le site, j'avais enregistré une centaine de points d'eau que je connaissais ou que les privilégiés ayant pu tester le site avant son ouverture m'avaient indiqué.
Cette semaine, le site a dépassé le cap des 1000 points d'eau référencés, un chiffre minuscule à l'échelle de la France et du nombre de pratiquants, mais un chiffre qui me rassure : quand j'ai lancé le site, je n'étais pas certain que le projet plairait ni qu'il serait utilisé.
En terme de répartition, le Rhône et la région Rhône-Alpes se taillent la part du lion : 106 emplacement dans le Rhône, 52 dans l'Ain, 29 en Ardèche, 15 dans la Drôme, 70 en Isère, 31 dans la Loire, 59 en Savoie et 24 en Haute-Savoie. La région Rhône-Alpes représente donc à elle seule 38% des points d'eau du site, ce qui s'explique d'une part par la géologie (l'eau y est abondante toute l'année) et d'autre part par mon lectorat (parlant essentiellement des courses de la région, mes lecteurs fidèles viennent eux-aussi de cette région).
J'espère que le site ne sera pas oublié pendant l'hiver et qu'il reprendra vie au printemps. La baisse petit à petit des visites depuis la mi-septembre me semble liée à la météo, certes toujours favorable, mais les longues sorties par forte chaleur se font de plus en plus rare. L'hiver, bon nombre de points d'eau sont fermés, le site devrait donc être moins utilisé.
Je ne sais pas quand je franchirai le palier suivant, je ne me fixe aucun objectif, le site vivant de lui-même grâce aux contributions des utilisateurs.
Le site est consultable ici : http://www.eau-cyclisme.com/
Il y a 5 mois, je lançais un site consacré aux points d'eau potables gratuits afin que les cyclistes trouvent de l'eau lorsqu'ils enchaînent les heures de selle. Avant d'ouvrir le site, j'avais enregistré une centaine de points d'eau que je connaissais ou que les privilégiés ayant pu tester le site avant son ouverture m'avaient indiqué.
Cette semaine, le site a dépassé le cap des 1000 points d'eau référencés, un chiffre minuscule à l'échelle de la France et du nombre de pratiquants, mais un chiffre qui me rassure : quand j'ai lancé le site, je n'étais pas certain que le projet plairait ni qu'il serait utilisé.
En terme de répartition, le Rhône et la région Rhône-Alpes se taillent la part du lion : 106 emplacement dans le Rhône, 52 dans l'Ain, 29 en Ardèche, 15 dans la Drôme, 70 en Isère, 31 dans la Loire, 59 en Savoie et 24 en Haute-Savoie. La région Rhône-Alpes représente donc à elle seule 38% des points d'eau du site, ce qui s'explique d'une part par la géologie (l'eau y est abondante toute l'année) et d'autre part par mon lectorat (parlant essentiellement des courses de la région, mes lecteurs fidèles viennent eux-aussi de cette région).
J'espère que le site ne sera pas oublié pendant l'hiver et qu'il reprendra vie au printemps. La baisse petit à petit des visites depuis la mi-septembre me semble liée à la météo, certes toujours favorable, mais les longues sorties par forte chaleur se font de plus en plus rare. L'hiver, bon nombre de points d'eau sont fermés, le site devrait donc être moins utilisé.
Je ne sais pas quand je franchirai le palier suivant, je ne me fixe aucun objectif, le site vivant de lui-même grâce aux contributions des utilisateurs.
Le site est consultable ici : http://www.eau-cyclisme.com/
samedi 4 octobre 2014
CLM du Tour du lac de Paladru
Ce samedi avait lieu le contre-la-montre le plus prestigieux de la région : le Tour du Lac de Paladru. 265 compétiteurs/trices sont classés cette année, dont 16 féminines et 18 vélos couchés. Le nombre reflète amplement la qualité de l'organisation, toujours impeccable sur le service pour un prix standard (certains auraient profité de la renommée pour augmenter le prix) et humaine (un coureur que je connais s'étant trompé de parcours, il a eu le droit à un deuxième départ). Si un grand nombre de cyclistes n'est pas toujours synonyme de haut niveau de performance, un coup d'oeil au classement suffit pour comprendre que le niveau est relevé : le 36ème est déjà à 43km/h de moyenne et les 100 premiers sont à plus de 40km/h malgré un parcours casse-pattes.
Pour ma 4ème participation après 2009 (21'25"), 2011 (21'25", temps identique !) et 2013 (21'40"), j'avais retenu un certain nombre de petites erreurs qui m'avaient à chaque fois coûté de précieuses secondes et donc plusieurs places. Par exemple, l'an dernier, si j'avais mis une seule seconde de moins j'aurai pu remonter de 3 places au classement, c'est pour dire comme le milieu de classement (où j'ai l'habitude de figurer) est serré.
Comme à mon habitude, j'ai demandé un départ assez tôt en début d'épreuve pour pouvoir m'échauffer sur le circuit, tout en repérant le parcours avant le départ des premiers concurrents. Finalement, j'ai attendu Guillaume afin de m'échauffer en sa compagnie. Nous avons préféré faire le tour de circuit à l'envers car le départ des premiers concurrents était proche. Connaissant le parcours par coeur, j'ai pu valider mes souvenirs sur les différents points de repères que j'utilise : une borne à incendie, une entrée de maison isolée, un parking en terre, une rambarde en bois ... tout était encore en place, rien n'avait changé.
De retour à la voiture 15 minutes avant le départ, j'ai démonté tranquillement la caméra (fixée car je voulais filmer le parcours), vidé mes poches (j'avais emporté avec moi de quoi réparer une crevaison, le parcours faisant 14km), changé de casque (contrairement à la semaine dernière, j'ai cette fois pris les deux, le "normal" et celui de contre-la-montre) puis j'ai roulé à proximité de la ligne de départ jusqu'aux trois dernière minutes.
Une fois dans la zone de départ, je suis rentré dans ma bulle. Je n'en suis sorti qu'une fraction de seconde, pour sourire à la photographe, avant de me replonger dans l'effort à produire. Une fois libéré par le chronométreur, je me suis régulé : ne surtout pas partir trop vite, ne pas partir trop vite, ne pas partir trop vite ... le coeur étant redescendu dans les minutes précédant le départ, on se sent bien physiquement et on a tendance à vouloir se mettre directement à fond cardiaquement alors qu'on est déjà à fond en terme d'effort à produire. C'est l'un de mes plus gros défauts, je veux toujours partir trop vite et j'ai du mal à terminer.
Au bout d'un kilomètre, je me rends compte qu'un truc cloche. Je sens que l'air ne glisse pas comme d'habitude sur mon corps et que j'ai un peu plus chaud que d'habitude. C'est un tout petit rien, une sensation minuscule, mais je sens qu'un truc cloche. Pensant que ma combinaison était mal fermée, m'étant arrêté pour arroser un arbre un peu avant le départ, j'ai voulu remonter la fermeture éclair ... je me suis alors rendu compte que j'avais oublié de retirer mon maillot d'échauffement. Je me suis insulté intérieurement, je vous jure que je m'en suis voulu. Je mets des sur-chaussures, des gants, une combinaison avec des manches-longues, un casque de chrono, je vide mon bidon, et plein d'autres petits détails afin de gagner une poignée de secondes, mais je garde un maillot normal par dessus la combinaison. Après coup, mon bouillonnement intérieur était certes justifié (j'ai commis une erreur !), mais l'erreur n'est pas si grave que ça au final. La perte de temps liée au port d'un maillot normal se chiffrerait à 5 secondes environ sur un tel parcours, c'est bête mais il y a pire.
Après une phase d'énervement intérieur, j'ai repris en main la gestion de mon effort : j'avais fait une première erreur, me laisser perturber et me déconcentrer en aurait été une seconde. J'ai été solide dans la première bosse, au sommet de laquelle je me suis fait doubler par le coureur parti 30 secondes derrière moi. J'ai de nouveau été solide dans la 2ème bosse avant de plafonner très légèrement dans la 3ème. J'ai relancé la machine au début de la courte descente avant de lever légèrement le pied pour récupérer jusqu'en bas de la descente.
Après cette première partie vallonnée, la traversée de Charavines marque l'entrée dans la seconde partie, le retour qui est composé de longs faux-plats montants qui semblent interminables. J'ai géré mon effort de manière régulière et efficace : contrairement aux précédentes éditions je ne me suis pas écroulé dans les deux derniers kilomètres, atteignant l'arrivée à plein régime. En passant la ligne, j'ai relevé le maillot afin qu'il ne masque pas mon numéro de dossard, numéro que je leur ai tout de même crié "au cas-où".
Mon chrono est cette année de 21'10", ce qui me classe en 103ème position du classement des vélos "normaux" (ceux répondant aux critères de l'UCI). J'améliore mon meilleur temps de 15 secondes, ce qui est très positif. Je retiens également ma meilleure gestion de mon effort par rapport aux années précédentes. Physiquement et techniquement, je sens que la préparation réalisée a été bonne, le calendrier de chronos établi cette année me semble bon et sera surement reconduit l'année prochaine. Il me reste des pistes d'amélioration à creuser, mais je sens que je suis sur la bonne voie, celle de la progression lente mais sure.
Vous pouvez consulter :
Pour ma 4ème participation après 2009 (21'25"), 2011 (21'25", temps identique !) et 2013 (21'40"), j'avais retenu un certain nombre de petites erreurs qui m'avaient à chaque fois coûté de précieuses secondes et donc plusieurs places. Par exemple, l'an dernier, si j'avais mis une seule seconde de moins j'aurai pu remonter de 3 places au classement, c'est pour dire comme le milieu de classement (où j'ai l'habitude de figurer) est serré.
Comme à mon habitude, j'ai demandé un départ assez tôt en début d'épreuve pour pouvoir m'échauffer sur le circuit, tout en repérant le parcours avant le départ des premiers concurrents. Finalement, j'ai attendu Guillaume afin de m'échauffer en sa compagnie. Nous avons préféré faire le tour de circuit à l'envers car le départ des premiers concurrents était proche. Connaissant le parcours par coeur, j'ai pu valider mes souvenirs sur les différents points de repères que j'utilise : une borne à incendie, une entrée de maison isolée, un parking en terre, une rambarde en bois ... tout était encore en place, rien n'avait changé.
De retour à la voiture 15 minutes avant le départ, j'ai démonté tranquillement la caméra (fixée car je voulais filmer le parcours), vidé mes poches (j'avais emporté avec moi de quoi réparer une crevaison, le parcours faisant 14km), changé de casque (contrairement à la semaine dernière, j'ai cette fois pris les deux, le "normal" et celui de contre-la-montre) puis j'ai roulé à proximité de la ligne de départ jusqu'aux trois dernière minutes.
Une fois dans la zone de départ, je suis rentré dans ma bulle. Je n'en suis sorti qu'une fraction de seconde, pour sourire à la photographe, avant de me replonger dans l'effort à produire. Une fois libéré par le chronométreur, je me suis régulé : ne surtout pas partir trop vite, ne pas partir trop vite, ne pas partir trop vite ... le coeur étant redescendu dans les minutes précédant le départ, on se sent bien physiquement et on a tendance à vouloir se mettre directement à fond cardiaquement alors qu'on est déjà à fond en terme d'effort à produire. C'est l'un de mes plus gros défauts, je veux toujours partir trop vite et j'ai du mal à terminer.
Au bout d'un kilomètre, je me rends compte qu'un truc cloche. Je sens que l'air ne glisse pas comme d'habitude sur mon corps et que j'ai un peu plus chaud que d'habitude. C'est un tout petit rien, une sensation minuscule, mais je sens qu'un truc cloche. Pensant que ma combinaison était mal fermée, m'étant arrêté pour arroser un arbre un peu avant le départ, j'ai voulu remonter la fermeture éclair ... je me suis alors rendu compte que j'avais oublié de retirer mon maillot d'échauffement. Je me suis insulté intérieurement, je vous jure que je m'en suis voulu. Je mets des sur-chaussures, des gants, une combinaison avec des manches-longues, un casque de chrono, je vide mon bidon, et plein d'autres petits détails afin de gagner une poignée de secondes, mais je garde un maillot normal par dessus la combinaison. Après coup, mon bouillonnement intérieur était certes justifié (j'ai commis une erreur !), mais l'erreur n'est pas si grave que ça au final. La perte de temps liée au port d'un maillot normal se chiffrerait à 5 secondes environ sur un tel parcours, c'est bête mais il y a pire.
Après une phase d'énervement intérieur, j'ai repris en main la gestion de mon effort : j'avais fait une première erreur, me laisser perturber et me déconcentrer en aurait été une seconde. J'ai été solide dans la première bosse, au sommet de laquelle je me suis fait doubler par le coureur parti 30 secondes derrière moi. J'ai de nouveau été solide dans la 2ème bosse avant de plafonner très légèrement dans la 3ème. J'ai relancé la machine au début de la courte descente avant de lever légèrement le pied pour récupérer jusqu'en bas de la descente.
Après cette première partie vallonnée, la traversée de Charavines marque l'entrée dans la seconde partie, le retour qui est composé de longs faux-plats montants qui semblent interminables. J'ai géré mon effort de manière régulière et efficace : contrairement aux précédentes éditions je ne me suis pas écroulé dans les deux derniers kilomètres, atteignant l'arrivée à plein régime. En passant la ligne, j'ai relevé le maillot afin qu'il ne masque pas mon numéro de dossard, numéro que je leur ai tout de même crié "au cas-où".
Mon chrono est cette année de 21'10", ce qui me classe en 103ème position du classement des vélos "normaux" (ceux répondant aux critères de l'UCI). J'améliore mon meilleur temps de 15 secondes, ce qui est très positif. Je retiens également ma meilleure gestion de mon effort par rapport aux années précédentes. Physiquement et techniquement, je sens que la préparation réalisée a été bonne, le calendrier de chronos établi cette année me semble bon et sera surement reconduit l'année prochaine. Il me reste des pistes d'amélioration à creuser, mais je sens que je suis sur la bonne voie, celle de la progression lente mais sure.
Vous pouvez consulter :
Libellés :
CLM,
Compétition
Inscription à :
Articles (Atom)





.jpeg)




