Aujourd'hui, j'ai libéré ma matinée afin d'aller rouler avant la canicule. Le deuxième test d'effort demandé par mon entraîneur devait durer 20 minutes ... avec les 41° qu'il y a eu au cours de l'après-midi, je suis content d'avoir pu le faire le matin.
L'échauffement, comme pour le test de PMA de mercredi, a duré 35 minutes à diverses intensités. Cette fois j'avais paramétré mon compteur uniquement pour qu'il me donne les TOP de départ et de fin des périodes mais ne lui avais pas précisé les intensités visées. Sans ses bips incessants me signalant chaque coup de pédale de travers, c'était nettement plus agréable. Je vais conserver ce mode de fonctionnement à l'avenir.
Le test sur 20 minutes s'est bien passé. Les routes étaient désertes (je n'ai été doublé que par 2 voitures pendant ce laps de temps) et la température était de 29°, le vent soufflait doucement, les conditions étaient plutôt favorables pour un tel effort. Sur les deux voitures qui m'ont doublé en plein effort, il a fallu que l'une d'elles ouvre sa fenêtre et me demande si je savais comment aller chez un certain Jean-Michel ... en plein effort, je n'ai pas pris mon plus beau sourire ni ma plus belle voix pour répondre un "je (grosse respiration bruyante) ne (grosse respiration bruyante) sais (grosse respiration bruyante) pas". Dans les dernières minutes, j'ai également croisé Christophe et Victor du Lyon Sprint Evolution, qui pédalaient dans le sens "facile" de la montée (le sens qui descend). Rares étaient les cyclistes à pédaler ce matin, je n'en ai pas croisé beaucoup d'autres qu'eux.
La redescente sur les quais de Saône a été la bienvenue. J'avais besoin de récupérer, l'effort était intrinsèquement moins violent que mercredi mais plus traitre car plus long dans le temps.
J'ai ensuite effectué une deuxième montée de 20 minutes, à un niveau d'effort légèrement plus faible et à une cadence basse (autour de 50 rpm). La montée du Mont Thou par Saint Romain est toujours tranquille, ce qui s'est encore vérifié aujourd'hui. J'y ai été seul seul au monde, avec de superbes points de vue sur Lyon qui défilaient plus vite qu'à l'accoutumée, le niveau d'effort étant plus élevé que ce que je fais d'habitude. A 1km du sommet, un gravillon de goudron bien collant est venu se coincer entre deux maillons de ma chaîne, m'obligeant à descendre de vélo dans un court passage à 10%. Ce @@@ de gravillon a déformé le maillon, du coup la chaine a sauté plusieurs fois sur la cassette pendant la suite de la sortie, ce qui était un peu pénible à la fin.
J'ai ensuite fait 1 heure tranquille, en évitant soigneusement la descente entre Limonest et Chasselay. Il y a un an j'y avais laissé de la peau et du sang bêtement; il y a quelques jours c'est Didier qui y a laissé des morceaux de son corps. "Greffe de tendon et d'ongle, amputation d'un bout d'annulaire, la main a bien souffert" m'a t'il précisé. Je n'aimais déjà pas cette descente avant d'y tomber moi-même, je la classe désormais dans ma liste des portions indésirables.
Consultez mes données.
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
vendredi 7 août 2015
mercredi 5 août 2015
Test PMA et accélérations
Ce mercredi après-midi, j'ai débuté ma collaboration avec un entraîneur. Pour la première séance, il m'a fait faire un test de PMA et des accélérations. Le but est d'évaluer mon niveau du moment, d'avoir des valeurs repères sur ce type d'effort afin de calibrer les séances à venir.
Pourquoi prendre un entraîneur ? Quand je fais un gâteau au chocolat je prends divers aliments (des oeufs, du sucre, de la farine, du beurre et du chocolat), des ustensiles (une balance, mes doigts pour compter les oeufs, un fouet, un saladier, un four ...) et une recette. Je fais des gâteaux qui se mangent mais qui sont incomparables avec ceux que peuvent faire un professionnel. L'entraînement c'est pareil : j'ai des ingrédients (des listing d'exercices dont il faut plus d'une vie pour tous les faire), des ustensiles (des capteurs en tous genres) et des livres de recette (dont Coggan et Friel, que j'avoue ne pas suivre avant de me rendre compte que j'ai oublié les oeufs après la cuisson) ... en collaborant avec unchef étoilé entraîneur diplômé, Alban Lorenzini, j'espère que mes gâteaux performances seront de meilleure qualité.
J'ai commencé par 35 minutes d'échauffement à des intensités variés, pour préparer mon corps à l'effort violent à venir. J'avais préalablement configuré toute la séance sur mon compteur, avec le temps et les puissances visées sur chaque portion de la sortie. J'ai eu le droit à un concert monophonique pendant 2h30 : forcément, quand je m'échauffe et que je rencontre des feux rouges, le compteur bippe pour me signaler que je ne pédale pas assez fort ... puis bippe quand le feu passe vert car je pédale trop fort quelques secondes pour repartir. Au bout de 2h30 à supporter des bips à chaque léger écart, j'ai pris la décision de ne plus lui indiquer les plages de puissance de chaque partie des entraînements. Du moins, plus tant que je n'ai pas trouvé comment lui dire de se taire.
Après les 35 minutes d'échauffement, j'ai fait le test de PMA. 5 minutes à fond : les 3 premières minutes, c'est dur mais ça va. La 4ème minute est terrible, c'est déjà une lutte pour ne pas relâcher l'effort et continuer à donner le meilleur de soi-même. La dernière minute est un calvaire, le corps dit STOP mais les yeux rivés sur le compteur regardent ces secondes qui ne défilent pas. Les bips décomptant les 5 dernières secondes sont les seuls bips appréciés, leur tonalité est légèrement différente de ceux de "puissance trop faible / zone puissance atteinte / puissance trop élevée".
Après une période de récupération, la seconde partie de la séance a été axée sur diverses accélérations. De 5 secondes à 30 secondes, l'effort brule les cuisses sur le coup puis le coeur avec un léger retard. Après 1h30, la partie qualitative de la séance était terminé. J'ai récupéré de l'eau, mes deux bidons étant vides (34 à 38°, ça donne soif !), puis j'ai poursuivi pendant une heure en endurance.
Pendant cette heure plus tranquille physiquement, j'ai été doublé par une voiture décapotable dégageant une forte odeur de cannabis. D'un côté, je me suis dit qu'au moins ce conducteur ne devait pas être trop agressif envers les autres usagers de la route. D'un autre côté, pour avoir travaillé avec une personne dépendante (en cours de traitement) et qui passait par des états de manque, mieux vaut ne pas être sur leur route à ces moments la. On passait de mauvais moments dans l'Open Space quand il lui prenait une crise de démence.
Consultez mon parcours.
Pourquoi prendre un entraîneur ? Quand je fais un gâteau au chocolat je prends divers aliments (des oeufs, du sucre, de la farine, du beurre et du chocolat), des ustensiles (une balance, mes doigts pour compter les oeufs, un fouet, un saladier, un four ...) et une recette. Je fais des gâteaux qui se mangent mais qui sont incomparables avec ceux que peuvent faire un professionnel. L'entraînement c'est pareil : j'ai des ingrédients (des listing d'exercices dont il faut plus d'une vie pour tous les faire), des ustensiles (des capteurs en tous genres) et des livres de recette (dont Coggan et Friel, que j'avoue ne pas suivre avant de me rendre compte que j'ai oublié les oeufs après la cuisson) ... en collaborant avec un
J'ai commencé par 35 minutes d'échauffement à des intensités variés, pour préparer mon corps à l'effort violent à venir. J'avais préalablement configuré toute la séance sur mon compteur, avec le temps et les puissances visées sur chaque portion de la sortie. J'ai eu le droit à un concert monophonique pendant 2h30 : forcément, quand je m'échauffe et que je rencontre des feux rouges, le compteur bippe pour me signaler que je ne pédale pas assez fort ... puis bippe quand le feu passe vert car je pédale trop fort quelques secondes pour repartir. Au bout de 2h30 à supporter des bips à chaque léger écart, j'ai pris la décision de ne plus lui indiquer les plages de puissance de chaque partie des entraînements. Du moins, plus tant que je n'ai pas trouvé comment lui dire de se taire.
Après les 35 minutes d'échauffement, j'ai fait le test de PMA. 5 minutes à fond : les 3 premières minutes, c'est dur mais ça va. La 4ème minute est terrible, c'est déjà une lutte pour ne pas relâcher l'effort et continuer à donner le meilleur de soi-même. La dernière minute est un calvaire, le corps dit STOP mais les yeux rivés sur le compteur regardent ces secondes qui ne défilent pas. Les bips décomptant les 5 dernières secondes sont les seuls bips appréciés, leur tonalité est légèrement différente de ceux de "puissance trop faible / zone puissance atteinte / puissance trop élevée".
Après une période de récupération, la seconde partie de la séance a été axée sur diverses accélérations. De 5 secondes à 30 secondes, l'effort brule les cuisses sur le coup puis le coeur avec un léger retard. Après 1h30, la partie qualitative de la séance était terminé. J'ai récupéré de l'eau, mes deux bidons étant vides (34 à 38°, ça donne soif !), puis j'ai poursuivi pendant une heure en endurance.
Pendant cette heure plus tranquille physiquement, j'ai été doublé par une voiture décapotable dégageant une forte odeur de cannabis. D'un côté, je me suis dit qu'au moins ce conducteur ne devait pas être trop agressif envers les autres usagers de la route. D'un autre côté, pour avoir travaillé avec une personne dépendante (en cours de traitement) et qui passait par des états de manque, mieux vaut ne pas être sur leur route à ces moments la. On passait de mauvais moments dans l'Open Space quand il lui prenait une crise de démence.
Consultez mon parcours.
dimanche 2 août 2015
Vallons autour de Lyon
De retour définitif en région lyonnaise, j'ai repris la route sur deux roues. J'ai également repris mon compagnon de route habituel, Julien, qui m'a accompagné tout le long de la sortie comme il le fait souvent depuis bientôt 10 ans.
On a commencé par longer les quais de Saône jusqu'à Vaise, avant de grimper progressivement vers les monts du lyonnais. La traversée de Lyon et de ses faubourgs s'est déroulée à merveille : la ville se vide à partir du 14 juillet et en août elle devient quasiment déserte. Le 8ème mois de l'année est le plus agréable pour parcourir les routes du coin, les voitures y sont nettement plus rares que d'habitude : pendant 1 mois, les cyclistes ont la paix. Gare au retour de bâton début septembre, quand subitement le trafic redevient normal et que l'agressivité monte en flèche avec la rentrée scolaire, les bouchons et les impôts. Et quand je parle de bouchons, je ne parle pas des célèbres restaurants lyonnais (vive la capitale de la gastronomie !).
On a emprunté le parcours de feu les 1000 Bosses. Tassin la demi-lune, Saint Genis les Ollières, Sainte Consorce (et son raidard qui brulait les jambes des coureurs à froid), Pollionay puis le col de la Luère (avant que le tracé ne change pour passer par le col de la croix du Ban). Le parcours est traitre physiquement, la pente y est inconstante et il faut souvent y jouer du dérailleur. Pour ceux qui, comme moi, ont un dérailleur électrique il vaut mieux l'avoir rechargé préalablement. C'est ce que j'avais fait avant de m'attaquer au Ventoux il y a quelques jours, je n'ai donc pas eu de soucis.
J'ai utilisé l'ascension du col de la Luère pour y faire un test d'effort. Sur les 17 minutes d'ascension, j'en ai passé 12 à un bon niveau avant d'exploser dans le dernier kilomètre. J'y signe quand même mon nouveau record, mais ma performance est améliorable. La descente s'est faite sans problème, on a rejoint la vallée de la Luère en passant par Saint Pierre la Palud. La route en balcon à mi-pente offre un paysage splendide les jours de beau temps, on a récupéré de nos efforts tout en profitant de la beauté de la nature.
On a traversé la Brevenne à Saint Bel, puis on a grimpé en direction de Savigny, Saint Romain de Popey puis Sarcey. La encore, cette route dégagée n'offre aucune ombre (ce qui n'est pas génial en plein été) mais offre un panorama propice à la réflexion. La chaleur n'étant pas trop forte, nous n'avons pas regretté notre choix : pas d'arbres contre un beau point de vue.
Après une descente vers la vallée de l'Azergues, on a attaqué la montée d'Oingt par le Bois d'Oingt. J'ai voulu y refaire mon test d'effort, mais au bout de 12 minutes sur 18 j'ai coincé. J'ai pourtant pris l'eau dans une portion plutôt roulante, certes avec vent défavorable et sans abri, mais une portion sur laquelle je n'ai normalement pas à perdre trop de puissance. La longue descente jusqu'à Alix m'a permis de me ressourcer, de récupérer avant la partie finale de la sortie.
La dernière ascension du jour a été celle de Charnay depuis Alix. La montée commence tranquillement par un faux plat montant, puis se cabre d'un coup jusqu'au village. Julien a mené grand train dans la première partie et m'a mis dans le dur avant même que la pente ne s'en charge. Quand la route s'est redressée, il a filé en me laissant quasiment sur place. J'ai géré le début de la partie dure avant d'accélérer et de jeter mes dernières forces pour atteindre le sommet.
Après une nouvelle descente, permettant de récupérer, on a emprunté un parcours plus roulant pour rentrer chez nous. Mon compagnon du jour a roulé à vive allure, je me suis accroché dans sa roue mais n'avait pas suffisamment d'énergie pour le relayer. J'ai tout de même trouvé des ressources pour lui lancer le sprint à l'endroit habituel à Saint Germain, après lui avoir conseillé de lever légèrement le pied pour que je puisse me refaire une santé.
Je suis rentré chez moi après 100 kilomètres et 1400 mètres de dénivelé. J'ai plus de kilomètres et moins de dénivelé que lors de chacune de mes 3 dernières sorties ... faites sur les pentes du Ventoux.
Consultez notre parcours.
On a commencé par longer les quais de Saône jusqu'à Vaise, avant de grimper progressivement vers les monts du lyonnais. La traversée de Lyon et de ses faubourgs s'est déroulée à merveille : la ville se vide à partir du 14 juillet et en août elle devient quasiment déserte. Le 8ème mois de l'année est le plus agréable pour parcourir les routes du coin, les voitures y sont nettement plus rares que d'habitude : pendant 1 mois, les cyclistes ont la paix. Gare au retour de bâton début septembre, quand subitement le trafic redevient normal et que l'agressivité monte en flèche avec la rentrée scolaire, les bouchons et les impôts. Et quand je parle de bouchons, je ne parle pas des célèbres restaurants lyonnais (vive la capitale de la gastronomie !).
On a emprunté le parcours de feu les 1000 Bosses. Tassin la demi-lune, Saint Genis les Ollières, Sainte Consorce (et son raidard qui brulait les jambes des coureurs à froid), Pollionay puis le col de la Luère (avant que le tracé ne change pour passer par le col de la croix du Ban). Le parcours est traitre physiquement, la pente y est inconstante et il faut souvent y jouer du dérailleur. Pour ceux qui, comme moi, ont un dérailleur électrique il vaut mieux l'avoir rechargé préalablement. C'est ce que j'avais fait avant de m'attaquer au Ventoux il y a quelques jours, je n'ai donc pas eu de soucis.
J'ai utilisé l'ascension du col de la Luère pour y faire un test d'effort. Sur les 17 minutes d'ascension, j'en ai passé 12 à un bon niveau avant d'exploser dans le dernier kilomètre. J'y signe quand même mon nouveau record, mais ma performance est améliorable. La descente s'est faite sans problème, on a rejoint la vallée de la Luère en passant par Saint Pierre la Palud. La route en balcon à mi-pente offre un paysage splendide les jours de beau temps, on a récupéré de nos efforts tout en profitant de la beauté de la nature.
On a traversé la Brevenne à Saint Bel, puis on a grimpé en direction de Savigny, Saint Romain de Popey puis Sarcey. La encore, cette route dégagée n'offre aucune ombre (ce qui n'est pas génial en plein été) mais offre un panorama propice à la réflexion. La chaleur n'étant pas trop forte, nous n'avons pas regretté notre choix : pas d'arbres contre un beau point de vue.
Après une descente vers la vallée de l'Azergues, on a attaqué la montée d'Oingt par le Bois d'Oingt. J'ai voulu y refaire mon test d'effort, mais au bout de 12 minutes sur 18 j'ai coincé. J'ai pourtant pris l'eau dans une portion plutôt roulante, certes avec vent défavorable et sans abri, mais une portion sur laquelle je n'ai normalement pas à perdre trop de puissance. La longue descente jusqu'à Alix m'a permis de me ressourcer, de récupérer avant la partie finale de la sortie.
La dernière ascension du jour a été celle de Charnay depuis Alix. La montée commence tranquillement par un faux plat montant, puis se cabre d'un coup jusqu'au village. Julien a mené grand train dans la première partie et m'a mis dans le dur avant même que la pente ne s'en charge. Quand la route s'est redressée, il a filé en me laissant quasiment sur place. J'ai géré le début de la partie dure avant d'accélérer et de jeter mes dernières forces pour atteindre le sommet.
Après une nouvelle descente, permettant de récupérer, on a emprunté un parcours plus roulant pour rentrer chez nous. Mon compagnon du jour a roulé à vive allure, je me suis accroché dans sa roue mais n'avait pas suffisamment d'énergie pour le relayer. J'ai tout de même trouvé des ressources pour lui lancer le sprint à l'endroit habituel à Saint Germain, après lui avoir conseillé de lever légèrement le pied pour que je puisse me refaire une santé.
Je suis rentré chez moi après 100 kilomètres et 1400 mètres de dénivelé. J'ai plus de kilomètres et moins de dénivelé que lors de chacune de mes 3 dernières sorties ... faites sur les pentes du Ventoux.
Consultez notre parcours.
jeudi 30 juillet 2015
Mont Ventoux par Malaucène, la troisième
Ce matin, j'ai retrouvé Nicolas au même endroit que dimanche pour effectuer le même parcours dans l'autre sens : Bédoin, col de la Madeleine, Malaucène, Mont Ventoux, chalet Reynard puis retour au départ à Bédoin. Par un curieux hasard, il n'y aura que 6 secondes et 10m de différence entre mes temps sur la boucle faite dans chacun des deux sens.
Pour cette troisième montée de la semaine du géant de provence, il était symbolique d'emprunter la 3ème route menant au sommet, celle de Malaucène. J'ai déjà gravi 5 fois ce mont par Bédoin, 1 fois par Sault, il ne me manquait donc que cette troisième face.
On a commencé par rejoindre Malaucène via le col de la Madeleine. Depuis Bédoin, la route est une succession de creux et de bosses pendant 7 kilomètres sur une route pas très large et sinueuse. Le décor y est sympa, on passe devant de la terre rouge, dans des portions boisées et d'autres plus rocailleuses. Ca change continuellement, on n'y éprouve pas de lassitude. L'approche de Malaucène se fait ensuite sur une route plus large, plate et rectiligne permettant de récupérer avant d'attaquer l'énorme morceau de la sortie.
Le Ventoux côté Malaucène, c'est un gros morceau. Il est à peine plus facile que côté Bédoin, le dénivelé et la longueur étant quasiment identiques. La différence vient principalement de la répartition de l'ascension. Par Bédoin, on a (grossièrement) un premier quart facile, une moitié difficile puis un dernier quart moins difficile (sauf quand le vent souffle très fort). Par Malaucène, la montée commence directement et le "quart facile" est dispersé tout au long de la montée afin d'offrir des paliers de récupération.
Comme à mon habitude, j'ai géré l'ascension de manière régulière. Un passage cependant m'a fait particulièrement mal : à mi-pente, trois kilomètres consécutifs présentent des pentes respectives de 12%, 11% et 11%. Mon sourire s'est évaporé pendant ce passage, mais il est revenu quand la pente s'est radoucie ... puis a repris encore un peu plus de vigueur quand le sommet s'est retrouvé sous nos yeux, ou plutôt juste au dessus de nos têtes. Les bornes kilométriques ayant disparues dans les derniers kilomètres, j'ai maintenu un effort constant ne sachant pas exactement la distance restant avant le point le plus haut du parcours.
Après 1h37 d'efforts, nous avons atteint le sommet. Il faisait frais, le soleil étant caché par les nuages et un léger vent soufflant volontairement pour abaisser la température ressentie. On a fait quelques photos supplémentaires, avant de se quitter : je voulais rentrer directement sur Bédoin tandis qu'il préférait descendre sur Malaucène pour rejoindre son logement. Après son départ, j'ai procédé à une autre série de photos avec un autre Nicolas, avec qui je suis également en contact via les réseaux sociaux, qu'on a rattrapé à 300 ou 400 mètres du sommet.
La descente sur Bédoin a été rapide mais tendue. Cette face est une autoroute à cyclistes. C'est un flot continu de vélos, parfois à trois ou quatre de front, parfois en train de zigzaguer dans la pente, parfois en train de rouler à côté de leur cycliste à pieds. Ajoutez à cela des voitures qui doublent les cyclistes qui zigzaguent, une route pas très large, et vous obtiendrez une descente sous tension.
Je suis content de ma sortie. J'ai enfin pu grimper cette troisième face qui manquait à mon tableau de chasse. C'est d'autant plus intéressant de l'avoir grimpé car je compte m'attaquer au défi des cinglés du Ventoux (grimper les 3 faces la même journée), donc j'ai pu prendre des repères et un peu d'expérience. Il est à noter qu'aucun cycliste ne nous a doublé lors de l'ascension, je reste donc sur 2 ascensions consécutives sans me faire doubler. J'hésite désormais à y retourner ;-)
Consultez notre parcours.
Pour cette troisième montée de la semaine du géant de provence, il était symbolique d'emprunter la 3ème route menant au sommet, celle de Malaucène. J'ai déjà gravi 5 fois ce mont par Bédoin, 1 fois par Sault, il ne me manquait donc que cette troisième face.
On a commencé par rejoindre Malaucène via le col de la Madeleine. Depuis Bédoin, la route est une succession de creux et de bosses pendant 7 kilomètres sur une route pas très large et sinueuse. Le décor y est sympa, on passe devant de la terre rouge, dans des portions boisées et d'autres plus rocailleuses. Ca change continuellement, on n'y éprouve pas de lassitude. L'approche de Malaucène se fait ensuite sur une route plus large, plate et rectiligne permettant de récupérer avant d'attaquer l'énorme morceau de la sortie.
Le Ventoux côté Malaucène, c'est un gros morceau. Il est à peine plus facile que côté Bédoin, le dénivelé et la longueur étant quasiment identiques. La différence vient principalement de la répartition de l'ascension. Par Bédoin, on a (grossièrement) un premier quart facile, une moitié difficile puis un dernier quart moins difficile (sauf quand le vent souffle très fort). Par Malaucène, la montée commence directement et le "quart facile" est dispersé tout au long de la montée afin d'offrir des paliers de récupération.
Comme à mon habitude, j'ai géré l'ascension de manière régulière. Un passage cependant m'a fait particulièrement mal : à mi-pente, trois kilomètres consécutifs présentent des pentes respectives de 12%, 11% et 11%. Mon sourire s'est évaporé pendant ce passage, mais il est revenu quand la pente s'est radoucie ... puis a repris encore un peu plus de vigueur quand le sommet s'est retrouvé sous nos yeux, ou plutôt juste au dessus de nos têtes. Les bornes kilométriques ayant disparues dans les derniers kilomètres, j'ai maintenu un effort constant ne sachant pas exactement la distance restant avant le point le plus haut du parcours.
Après 1h37 d'efforts, nous avons atteint le sommet. Il faisait frais, le soleil étant caché par les nuages et un léger vent soufflant volontairement pour abaisser la température ressentie. On a fait quelques photos supplémentaires, avant de se quitter : je voulais rentrer directement sur Bédoin tandis qu'il préférait descendre sur Malaucène pour rejoindre son logement. Après son départ, j'ai procédé à une autre série de photos avec un autre Nicolas, avec qui je suis également en contact via les réseaux sociaux, qu'on a rattrapé à 300 ou 400 mètres du sommet.
La descente sur Bédoin a été rapide mais tendue. Cette face est une autoroute à cyclistes. C'est un flot continu de vélos, parfois à trois ou quatre de front, parfois en train de zigzaguer dans la pente, parfois en train de rouler à côté de leur cycliste à pieds. Ajoutez à cela des voitures qui doublent les cyclistes qui zigzaguent, une route pas très large, et vous obtiendrez une descente sous tension.
Je suis content de ma sortie. J'ai enfin pu grimper cette troisième face qui manquait à mon tableau de chasse. C'est d'autant plus intéressant de l'avoir grimpé car je compte m'attaquer au défi des cinglés du Ventoux (grimper les 3 faces la même journée), donc j'ai pu prendre des repères et un peu d'expérience. Il est à noter qu'aucun cycliste ne nous a doublé lors de l'ascension, je reste donc sur 2 ascensions consécutives sans me faire doubler. J'hésite désormais à y retourner ;-)
Consultez notre parcours.
mardi 28 juillet 2015
Mont Ventoux en semi-nocturne
Mardi soir, j'ai grimpé le Mont Ventoux pour voir le soleil se coucher depuis les hauteurs. Le gros vent qui soufflait dans la matinée est tombé en plaine dans l'après-midi, cependant il sera toujours bien présent en haut et freinera considérablement ma progression.
Je suis parti à 20h15 de Bédoin et ai attaqué directement la montée. Mon objectif était d'être vers 21h15 au chalet Reynard (à la sortie de la forêt) puis d'observer le soleil descendre au fur et à mesure de ma montée dans la partie lunaire menant jusqu'au sommet. J'ai effectué la première partie jusqu'au virage de Saint-Estève sans soucis. Il est à noter que la route étant déserte, j'ai mieux pu voir à quel point cette première partie est irrégulière : la pente y est présentée comme douce (3,9% en moyenne) mais en réalité il s'agit d'une succession de zones plus pentues et de replats. J'ai géré mon effort : en lissant ma puissance de l'ascension de dimanche matin, j'ai vu qu'en visant une montée autour de 220w (contre 215w en moyenne dimanche matin) ça devrait passer.
Au virage de Saint-Estève, là où la pente devient plus importante et où les replats disparaissent, une odeur désagréable de freins d'auto flottait dans l'air dans les premiers virages. Je connais l'odeur des freins de vélo puisque je la respire régulièrement sur les courses, mais c'était la première fois que je sentais autant celle des voitures.
Seul dans la foret, j'y ai entendu et vu des choses que peu de cyclistes observent. J'entendais régulièrement des bruits d'animaux autour de moi, parfois je voyais des buissons bouger. Après le passage des touristes, la nature reprend ses droits. En cours d'ascension, j'ai observé 3 sangliers à découvert le long de la route. En me sentant arriver, l'adulte a pris la poudre d'escampette laissant sur place 2 marcassins. C'était la première fois que j'en voyais, ça a la taille d'un gros chiot tout noir. Un peu plus loin, deux dames ont stoppé leur voiture sur le bas côté et m'ont encouragé. Enfin, dernier détail sur la partie boisée, j'ai découvert sur le bord de la route un panneau indiquant "Cèdre de 1864", panneau que je n'avais jamais vu jusqu'à présent.
Au chalet Reynard, je suis arrivé avec un peu de retard pour le rendez-vous avec le coucher de soleil. Celui-ci était déjà passé de l'autre côté de l'horizon, mais laissait derrière-lui un beau voile orangé dans le ciel. La vue était magnifique : les lumières des villages alentour scintillaient dans la pénombre. Le Rhône se distinguait facilement grâce aux reflets orangé, comme si une portion de terre était en feu. L'obscurité a tiré doucement son rideau pour m'envelopper.
Le vent, bien présent une fois à découvert dans la rocaille qui donne un aspect lunaire au mont, m'a obligé à lutter jusqu'au sommet comme un damné. Les encouragement de ma compagne, dans la voiture suiveuse, m'étaient aussi utiles que ses phares qui éclairaient la route. Mes yeux s'adaptaient à l'obscurité mais une aide lumineuse n'est jamais superflue pour mieux repérer les cailloux ayant roulé sur le bitume. J'ai atteint le sommet dans un dernier effort, un dernier tour de pédalier bien appuyé dans une pente plus raide dans les derniers hectomètres.
J'ai explosé mon record (et mon objectif) de puissance : 239w sur 1h35 (contre 214w sur 1h35 dimanche). Le temps d'ascension est identique (à 13 secondes près) mais le vent m'a joué un sale tour et m'a forcé à une débauche d'énergie nettement plus importante. Si la puissance a été bien mesurée (et bien étalonnée), ces valeurs me laissent penser que la suite de la saison peut-être assez intéressante.
La descente a été faite en voiture, la nuit ayant pris ses quartiers et n'ayant pas pris dans mes valises mon équipement spécifique. Aucun cycliste ne montait à 22h40 à Bédoin, j'en déduis que j'ai été le dernier à atteindre le sommet par ce côté aujourd'hui (a moins de grimper en moins d'1h20 !). C'était la première fois que je grimpais le mont chauve sans doubler ni me faire doubler par un cycliste. Il n'y avait pas de voitures ni de motos non plus, j'avais la route pour moi tout seul (ou presque). C'est une super expérience, que je recommande ... pensez juste à partir un peu plus tôt que moi (ou à grimper plus vite) pour mieux voir le soleil se coucher à l'horizon.
Consultez mon parcours.
Je suis parti à 20h15 de Bédoin et ai attaqué directement la montée. Mon objectif était d'être vers 21h15 au chalet Reynard (à la sortie de la forêt) puis d'observer le soleil descendre au fur et à mesure de ma montée dans la partie lunaire menant jusqu'au sommet. J'ai effectué la première partie jusqu'au virage de Saint-Estève sans soucis. Il est à noter que la route étant déserte, j'ai mieux pu voir à quel point cette première partie est irrégulière : la pente y est présentée comme douce (3,9% en moyenne) mais en réalité il s'agit d'une succession de zones plus pentues et de replats. J'ai géré mon effort : en lissant ma puissance de l'ascension de dimanche matin, j'ai vu qu'en visant une montée autour de 220w (contre 215w en moyenne dimanche matin) ça devrait passer.
Au virage de Saint-Estève, là où la pente devient plus importante et où les replats disparaissent, une odeur désagréable de freins d'auto flottait dans l'air dans les premiers virages. Je connais l'odeur des freins de vélo puisque je la respire régulièrement sur les courses, mais c'était la première fois que je sentais autant celle des voitures.
Seul dans la foret, j'y ai entendu et vu des choses que peu de cyclistes observent. J'entendais régulièrement des bruits d'animaux autour de moi, parfois je voyais des buissons bouger. Après le passage des touristes, la nature reprend ses droits. En cours d'ascension, j'ai observé 3 sangliers à découvert le long de la route. En me sentant arriver, l'adulte a pris la poudre d'escampette laissant sur place 2 marcassins. C'était la première fois que j'en voyais, ça a la taille d'un gros chiot tout noir. Un peu plus loin, deux dames ont stoppé leur voiture sur le bas côté et m'ont encouragé. Enfin, dernier détail sur la partie boisée, j'ai découvert sur le bord de la route un panneau indiquant "Cèdre de 1864", panneau que je n'avais jamais vu jusqu'à présent.
Au chalet Reynard, je suis arrivé avec un peu de retard pour le rendez-vous avec le coucher de soleil. Celui-ci était déjà passé de l'autre côté de l'horizon, mais laissait derrière-lui un beau voile orangé dans le ciel. La vue était magnifique : les lumières des villages alentour scintillaient dans la pénombre. Le Rhône se distinguait facilement grâce aux reflets orangé, comme si une portion de terre était en feu. L'obscurité a tiré doucement son rideau pour m'envelopper.
Le vent, bien présent une fois à découvert dans la rocaille qui donne un aspect lunaire au mont, m'a obligé à lutter jusqu'au sommet comme un damné. Les encouragement de ma compagne, dans la voiture suiveuse, m'étaient aussi utiles que ses phares qui éclairaient la route. Mes yeux s'adaptaient à l'obscurité mais une aide lumineuse n'est jamais superflue pour mieux repérer les cailloux ayant roulé sur le bitume. J'ai atteint le sommet dans un dernier effort, un dernier tour de pédalier bien appuyé dans une pente plus raide dans les derniers hectomètres.
J'ai explosé mon record (et mon objectif) de puissance : 239w sur 1h35 (contre 214w sur 1h35 dimanche). Le temps d'ascension est identique (à 13 secondes près) mais le vent m'a joué un sale tour et m'a forcé à une débauche d'énergie nettement plus importante. Si la puissance a été bien mesurée (et bien étalonnée), ces valeurs me laissent penser que la suite de la saison peut-être assez intéressante.
La descente a été faite en voiture, la nuit ayant pris ses quartiers et n'ayant pas pris dans mes valises mon équipement spécifique. Aucun cycliste ne montait à 22h40 à Bédoin, j'en déduis que j'ai été le dernier à atteindre le sommet par ce côté aujourd'hui (a moins de grimper en moins d'1h20 !). C'était la première fois que je grimpais le mont chauve sans doubler ni me faire doubler par un cycliste. Il n'y avait pas de voitures ni de motos non plus, j'avais la route pour moi tout seul (ou presque). C'est une super expérience, que je recommande ... pensez juste à partir un peu plus tôt que moi (ou à grimper plus vite) pour mieux voir le soleil se coucher à l'horizon.
Consultez mon parcours.
dimanche 26 juillet 2015
Un ventoux matinal
Ce dimanche matin, j'ai effectué une sortie sur les pentes du célèbre Mont Ventoux. Ayant passé la nuit au centre de Bédoin, à quelques tours de roue du panneau du "kilomètre 0" de l'ascension, l'échauffement a été succin. Il est à noter que, par un curieux hasard, je grimpe le Mont Ventoux uniquement les années impaires : 2009 (2 fois), 2013 (2 fois) et 2015 ...
En attendant quelques minutes Nicolas, cycliste parisien en vacances dans le coin avec qui je suis régulièrement en contact via les réseaux sociaux, j'ai découvert que la route allait être fermée à la circulation car un semi-marathon avait lieux. Leur parcours était le même que le notre : les 21 kilomètres séparant Bédoin du sommet du Ventoux. Une fois ensemble, la conversation a pu démarrer dès les premiers coups de pédale puis se poursuivre sans difficulté dans les premiers kilomètres plutôt roulants menant à Saint-Estève.
Les choses sérieuses ont débutées au virage de Saint-Estève : la route s'élève constamment entre 8 et 11%, sans replat pendant 9 kilomètres. J'ai bien tenté de contrôler la débauche d'énergie au début, mais j'ai rapidement compris qu'il me serait impossible de maintenir une puissance autour de 210w (la cible que je voulais atteindre) : avec mon braquet de 39x28, je me serais retrouvé à une cadence bien trop basse. J'ai donc mis de côté ma cible et j'ai géré mon effort du mieux possible, en restant bien régulier. La pente n'a pas affecté notre conversation, qu'on a quand même pu tenir de manière cohérente et sans hachure, ce qui est signe d'une bonne oxygénation et d'un rythme cardiaque pas trop élevé. On a rattrapé des cyclistes, d'autres nous ont doublés. Certains se sont joints à nos conversations quelques minutes avant de reprendre leur propre rythme de croisière.
On s'est fait doubler dans la partie raide par un cycliste hollandais grand gabarit qu'on avait doublé dans la partie roulante ... et qu'on re-doublera dans la partie moins difficile après le Chalet Reynard. Avec son gabarit de rouleur, la logique aurait plutôt voulu qu'il nous double dans les parties les plus roulantes et qu'on le double dans la partie raide ... mais en cyclisme il ne faut pas toujours se fier aux apparences. En revanche, il y a des maillots sur lesquels on peut plus facilement se baser : le porteur d'un maillot du Marathon des Dolomites est souvent plutôt bon grimpeur, ce qui s'est encore vérifié à proximité du sommet. C'est également valable pour des maillots de l'Alpen Brevet ou du Tour du Mont Blanc, mais on n'en a pas vu lors de notre ascension.
Après le chalet Reynard, atteint en une heure environ, j'ai commencé doucement à piocher. La pente étant moins raide, j'ai d'abord pris la roue de mon compagnon du jour au lieu de rester côte à côte (ce qui est plus facile pour discuter, surtout quand la route est fermée donc qu'on ne gêne personne). Dans les trois derniers kilomètres, qui semblent une éternité dans un paysage lunaire offrant une vue parfaite sur un sommet qui ne semble jamais s'approcher malgré les tours de roue, j'ai commencé à faiblir plus sérieusement. Nicolas, dans un style plus aérien que moi, se retournait régulièrement pour voir où j'en étais et veillait à ne pas me distancer. Je regardais les inscriptions au sol et me motivais en changeant régulièrement de prénom : les "Allez Jérem", "Forza Iban", "Kom aan Geert", "Courage Katy", "Bravo Marion" m'encourageaient quand même bien plus que les bornes kilométriques disposées le long de la route. D'ailleurs, ces bornes sont parfois décourageantes, les kilomètres semblant en durer quatre.
Au sommet, atteint en 1h35 (pour les amateurs de chiffres : 146bpm et 215w en moyenne), on a procédé à la traditionnelle photo souvenir. C'est une sorte de rituel, les cyclistes font presque la queue pour poser devant le panneau sommital. Ce rituel est moins dégradant que certains qui déposent des objets sur la stèle Tom Simpson : c'est bien gentil de déposer son bidon "en hommage", mais au moindre coup de vent (ce qui est fréquent au col des Tempêtes) on se retrouve avec des morceaux de plastique qui s'éparpillent de partout ... j'espère que dans 100 ans (je prévois large) personne ne viendra "me rendre hommage" en déposant des déchets polluants. Dans ce domaine d'ailleurs, tout au long de la montée, on a pu observer régulièrement des emballages de gels énergétiques ... ces gens, chez eux quand ils ont terminé leur danette, la jettent-ils par terre dans leur salon ?
Après avoir enfilé un coupe vent, on a pu profiter de la descente. Une descente tranquille à deux exception près. D'une part une voiture qui roulait "à l'anglaise" (pleine gauche, le long de la bande blanche) et qui m'a foncé droit dessus alors qu'il n'y avait personne, m'obligeant à passer sur la fine partie de goudron entre la bande blanche et les cailloux. D'autre part, cette @@@@@ de joint du corps de roue libre sur les Ksyrium qui m'a lâché pour la troisième fois en 6 ans. C'est un problème courant sur ce modèle, qui provoque un sifflement particulièrement désagréable. Je crois que c'est la fois de trop et que ces roues vivent leurs dernières sorties.
En bas, à Malaucène, on a poursuivi notre route en commun quelques kilomètres avant que nos chemins ne se séparent. Nicolas semblait encore frais, en tout cas nettement plus frais que moi (ou nettement plus pressé de rentrer). On s'est séparé au pied du col de la Madeleine, lui a poursuivi la descente tandis que je me suis attaqué à ce petit col pas bien méchant. Je l'ai passé sans trop de soucis et ai regagné Bedoin rapidement.
Pour information, le vainqueur du semi-marathon n'a mis que 2 minutes de plus que nous. Il est allé aussi vite, sur le même parcours, sans roues ... chapeau !
Consultez notre parcours.
En attendant quelques minutes Nicolas, cycliste parisien en vacances dans le coin avec qui je suis régulièrement en contact via les réseaux sociaux, j'ai découvert que la route allait être fermée à la circulation car un semi-marathon avait lieux. Leur parcours était le même que le notre : les 21 kilomètres séparant Bédoin du sommet du Ventoux. Une fois ensemble, la conversation a pu démarrer dès les premiers coups de pédale puis se poursuivre sans difficulté dans les premiers kilomètres plutôt roulants menant à Saint-Estève.
Les choses sérieuses ont débutées au virage de Saint-Estève : la route s'élève constamment entre 8 et 11%, sans replat pendant 9 kilomètres. J'ai bien tenté de contrôler la débauche d'énergie au début, mais j'ai rapidement compris qu'il me serait impossible de maintenir une puissance autour de 210w (la cible que je voulais atteindre) : avec mon braquet de 39x28, je me serais retrouvé à une cadence bien trop basse. J'ai donc mis de côté ma cible et j'ai géré mon effort du mieux possible, en restant bien régulier. La pente n'a pas affecté notre conversation, qu'on a quand même pu tenir de manière cohérente et sans hachure, ce qui est signe d'une bonne oxygénation et d'un rythme cardiaque pas trop élevé. On a rattrapé des cyclistes, d'autres nous ont doublés. Certains se sont joints à nos conversations quelques minutes avant de reprendre leur propre rythme de croisière.
On s'est fait doubler dans la partie raide par un cycliste hollandais grand gabarit qu'on avait doublé dans la partie roulante ... et qu'on re-doublera dans la partie moins difficile après le Chalet Reynard. Avec son gabarit de rouleur, la logique aurait plutôt voulu qu'il nous double dans les parties les plus roulantes et qu'on le double dans la partie raide ... mais en cyclisme il ne faut pas toujours se fier aux apparences. En revanche, il y a des maillots sur lesquels on peut plus facilement se baser : le porteur d'un maillot du Marathon des Dolomites est souvent plutôt bon grimpeur, ce qui s'est encore vérifié à proximité du sommet. C'est également valable pour des maillots de l'Alpen Brevet ou du Tour du Mont Blanc, mais on n'en a pas vu lors de notre ascension.
Après le chalet Reynard, atteint en une heure environ, j'ai commencé doucement à piocher. La pente étant moins raide, j'ai d'abord pris la roue de mon compagnon du jour au lieu de rester côte à côte (ce qui est plus facile pour discuter, surtout quand la route est fermée donc qu'on ne gêne personne). Dans les trois derniers kilomètres, qui semblent une éternité dans un paysage lunaire offrant une vue parfaite sur un sommet qui ne semble jamais s'approcher malgré les tours de roue, j'ai commencé à faiblir plus sérieusement. Nicolas, dans un style plus aérien que moi, se retournait régulièrement pour voir où j'en étais et veillait à ne pas me distancer. Je regardais les inscriptions au sol et me motivais en changeant régulièrement de prénom : les "Allez Jérem", "Forza Iban", "Kom aan Geert", "Courage Katy", "Bravo Marion" m'encourageaient quand même bien plus que les bornes kilométriques disposées le long de la route. D'ailleurs, ces bornes sont parfois décourageantes, les kilomètres semblant en durer quatre.
Au sommet, atteint en 1h35 (pour les amateurs de chiffres : 146bpm et 215w en moyenne), on a procédé à la traditionnelle photo souvenir. C'est une sorte de rituel, les cyclistes font presque la queue pour poser devant le panneau sommital. Ce rituel est moins dégradant que certains qui déposent des objets sur la stèle Tom Simpson : c'est bien gentil de déposer son bidon "en hommage", mais au moindre coup de vent (ce qui est fréquent au col des Tempêtes) on se retrouve avec des morceaux de plastique qui s'éparpillent de partout ... j'espère que dans 100 ans (je prévois large) personne ne viendra "me rendre hommage" en déposant des déchets polluants. Dans ce domaine d'ailleurs, tout au long de la montée, on a pu observer régulièrement des emballages de gels énergétiques ... ces gens, chez eux quand ils ont terminé leur danette, la jettent-ils par terre dans leur salon ?
Après avoir enfilé un coupe vent, on a pu profiter de la descente. Une descente tranquille à deux exception près. D'une part une voiture qui roulait "à l'anglaise" (pleine gauche, le long de la bande blanche) et qui m'a foncé droit dessus alors qu'il n'y avait personne, m'obligeant à passer sur la fine partie de goudron entre la bande blanche et les cailloux. D'autre part, cette @@@@@ de joint du corps de roue libre sur les Ksyrium qui m'a lâché pour la troisième fois en 6 ans. C'est un problème courant sur ce modèle, qui provoque un sifflement particulièrement désagréable. Je crois que c'est la fois de trop et que ces roues vivent leurs dernières sorties.
En bas, à Malaucène, on a poursuivi notre route en commun quelques kilomètres avant que nos chemins ne se séparent. Nicolas semblait encore frais, en tout cas nettement plus frais que moi (ou nettement plus pressé de rentrer). On s'est séparé au pied du col de la Madeleine, lui a poursuivi la descente tandis que je me suis attaqué à ce petit col pas bien méchant. Je l'ai passé sans trop de soucis et ai regagné Bedoin rapidement.
Pour information, le vainqueur du semi-marathon n'a mis que 2 minutes de plus que nous. Il est allé aussi vite, sur le même parcours, sans roues ... chapeau !
Consultez notre parcours.
jeudi 23 juillet 2015
Monts d'Or, j'adore !
Jeudi soir, j'ai effectué une sortie dans les Monts d'Or en compagnie de Julien. Si les sorties de mardi soir et de mercredi matin m'avaient mis de gros doutes sur mon état physique, celle de ce jeudi soir m'a rassuré.
L'échauffement s'est fait dans la montée du Mont Thou via Saint-Romain (5,4km à 6,1%). Dès les premiers coups de pédale, je me suis senti bien. J'ai haussé le ton petit à petit dans la montée pour voir jusqu'où répondaient mes jambes et mon coeur. Le résultat m'a agréablement surpris, voire même étonné : j'ai commencé par me demander si le capteur de puissance ne sur-estimait pas mon effort ... mais la vitesse, la vitesse ascensionnelle et mon rythme cardiaque collaient plutôt bien avec ma puissance.
Après une descente permettant de récupérer, on a emprunté la course de côte de Limonest. J'ai attaqué le pied à 260w, une valeur que je sais être capable de tenir du pied au sommet et qui me permet de grimper en 8'30" habituellement. J'ai effectué le premier tiers de l'ascension en tête, Julien m'a relayé dans le deuxième tiers, avant que je hausse le ton dans la partie finale. 8'40" d'ascension au final pour une moyenne de 265w, le vent défavorable et deux kilos pris pendant mon séjour belge m'ayant donc fait perdre une poignée de secondes. Le temps n'est pas exceptionnel mais m'a rassuré sur ma condition car je pensais être plus mal en point.
La descente sur Poleymieux m'a offert deux visages : la première partie dans les bois a été très propre et rapide, j'y ai enchaîné les courbes avec une belle fluidité et en parfaite sécurité. La seconde partie s'est faite derrière voiture et m'a remis dans mes vieux démons : un freinage mal maitrisé, une roue arrière qui dérape un peu et me voila à descendre comme un caillou prudent mais peu efficace.
Pour rentrer à la maison, une dernière ascension nous attendait. La montée de la Croix Vitaise a été faite au train, j'ai simplement accéléré dans les derniers hectomètres mais sans but précis. La descente de la madone de Couzon, que je n'aime déjà pas quand je suis en confiance, ne m'a pas rassuré. J'ai assuré l'essentiel : rentrer en bonne santé chez moi.
La sortie n'a duré qu'une heure mais m'a en partie rassuré. Je suis loin de ma meilleure condition mais je ne suis pas aussi mal en point que je le pensais. Le retour progressif et régulier sur selle devrait faciliter mon retour en forme.
Consultez notre parcours.
L'échauffement s'est fait dans la montée du Mont Thou via Saint-Romain (5,4km à 6,1%). Dès les premiers coups de pédale, je me suis senti bien. J'ai haussé le ton petit à petit dans la montée pour voir jusqu'où répondaient mes jambes et mon coeur. Le résultat m'a agréablement surpris, voire même étonné : j'ai commencé par me demander si le capteur de puissance ne sur-estimait pas mon effort ... mais la vitesse, la vitesse ascensionnelle et mon rythme cardiaque collaient plutôt bien avec ma puissance.
Après une descente permettant de récupérer, on a emprunté la course de côte de Limonest. J'ai attaqué le pied à 260w, une valeur que je sais être capable de tenir du pied au sommet et qui me permet de grimper en 8'30" habituellement. J'ai effectué le premier tiers de l'ascension en tête, Julien m'a relayé dans le deuxième tiers, avant que je hausse le ton dans la partie finale. 8'40" d'ascension au final pour une moyenne de 265w, le vent défavorable et deux kilos pris pendant mon séjour belge m'ayant donc fait perdre une poignée de secondes. Le temps n'est pas exceptionnel mais m'a rassuré sur ma condition car je pensais être plus mal en point.
La descente sur Poleymieux m'a offert deux visages : la première partie dans les bois a été très propre et rapide, j'y ai enchaîné les courbes avec une belle fluidité et en parfaite sécurité. La seconde partie s'est faite derrière voiture et m'a remis dans mes vieux démons : un freinage mal maitrisé, une roue arrière qui dérape un peu et me voila à descendre comme un caillou prudent mais peu efficace.
Pour rentrer à la maison, une dernière ascension nous attendait. La montée de la Croix Vitaise a été faite au train, j'ai simplement accéléré dans les derniers hectomètres mais sans but précis. La descente de la madone de Couzon, que je n'aime déjà pas quand je suis en confiance, ne m'a pas rassuré. J'ai assuré l'essentiel : rentrer en bonne santé chez moi.
La sortie n'a duré qu'une heure mais m'a en partie rassuré. Je suis loin de ma meilleure condition mais je ne suis pas aussi mal en point que je le pensais. Le retour progressif et régulier sur selle devrait faciliter mon retour en forme.
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