dimanche 31 octobre 2010

L'avantage d'être amateur

Hier après-midi, pendant que la pluie tombait et que j'améliorais mon site consacré aux cols je regardais des DVD, je me suis dit que ne pas être professionnel dans le cyclisme a du bon dans mon cas !

Du point de vue des entraînements, cette année je ne suis pas allé rouler quand il faisait trop moche. Si j'avais été professionnel, avec une obligation évidente de résultat comme c'est systématiquement le cas dans le sport professionnel, j'aurais été obligé d'y aller.

Du point de vue des courses, quand je vois la mauvaise saison que j'ai accomplie (4 Top20, je sais que je suis capable de mieux que ça), je suis content de ne pas avoir de comptes à rendre et de ne pas gagner ma vie grâce à ça.

Bref, pour ces 2 raisons, je suis content que le cyclisme soit juste une passion et non un métier !

vendredi 29 octobre 2010

Mon site, référence selon wikipedia

Il y a environ 1 mois, j'ai découvert que certains internautes diffusaient les données issues de mon site consacré aux cols pour alimenter des fiches sur wikipedia.

Exemples :
- Col de la République
- Chalmazel
- Col des Pradeaux
- Col des Ares
- ...

Cette diffusion est loin de me poser problème. Certains internautes confronté au même cas que moi hurlent au scandale, expliquant que c'est le pillage de leur oeuvre blablablabla. Au contraire, plus les informations seront diffusées, plus nombreux seront les cyclistes, motards, (...) à se lancer dans l'ascention des cols. Je ne me revendique nullement comme propriétaire de ces informations, tout simplement car il s'agit d'informations "publiques" que je me suis contenté de centraliser.

Alors si vous souhaitez continuer à diffuser autour de vous les informations, ne vous en privez surtout pas ! Un lien en annexe, comme l'ont fait certains membres de wikipedia, est le bienvenue mais n'est nullement obligatoire.

mercredi 27 octobre 2010

Airbag pour cycliste

J'ai découvert la semaine dernière qu'une société nordique (suédoise il me semble), souhaitait commercialiser un airbag pour les cyclistes.

Voici la vidéo des crash-test du produit :


Quel pourrait-être l'intérêt d'un tel produit ?
Je doute que la cible visée par la société soit les cyclistes mordus. Qu'on soit un cyclotouriste passionné roulant à 22km/h chaque samedi après-midi, ou un compétiteur acharné enchainant les courses tous les week-ends de début mars à fin octobre, je doute vraiment que porter une sorte de minerve autour du cou soit très pratique ! Notamment en terme d'hygiène : été comme hiver, le cou est une zone très humide. Il suffit pour s'en convaincre de toucher le col de son maillot après une longue sortie sous la canicule (ou avec la veste thermique) pour s'en rendre compte : le col du maillot est souvent la zone la plus humide en fin de sortie !

La sueur, conservée bien au chaud et à l'abri du vent sous du plastique (ou je ne sais quelle matière qui contiendra cet airbag), risque donc de rapidement tourner au nid à bactérie pour les cyclistes mordus. De plus, le casque est relativement bien ancré parmi cette population bicyclipède, l'airbag n'apporterait rien de plus.

En revanche, pour le cycliste urbain se déplaçant sur une de ces montures lourde et peu maniable proposée par la majorité des grandes villes d'Europe, ce produit serait idéal. Acheter un casque représente un coût élevé, son stockage à la maison comme au bureau ou dans le métro (si on couple trajet en vélo urbain avec trajet en bus/métro) n'est pas évident, ce qui fait que le casque n'est pas du tout adapté au citadin. Une sorte de bouée autour du cou, dans le prolongement du blouson, serait dans ce cas une solution moins gênante. Pour cette population de cyclistes, en pleine expansion, l'airbag pourrait permettre d'améliorer la sécurité dans les déplacements.

Conclusion : si je doute que l'airbag se démocratise auprès des cyclistes passionnés, je pense en revanche qu'il peut conquérir les cyclistes urbains. Reste à connaître son prix.

PS : quand je parle de cycliste urbains, je parle des personnes utilisant des vélos en libre service tels que les Vélo'v (Lyon), Vélib' (Paris), ... les cyclistes mordu utilisant leur vélo de route traditionnel pour se déplacer en ville ne rentrent pas dans cette catégorie.

dimanche 24 octobre 2010

Ajout de nouveaux cols

J'ai profité d'une journée pluvieuse pour traiter la trentaine de mails, concernant mon site consacré aux cols, auxquels je n'avais pas pris le temps de répondre au cours des 2 derniers mois. Parmi ces mails se trouvaient des demandes d'ajout de cols.

Profil de la montée du port d'aula

J'ai donc enrichi cet après-midi le site d'une bonne dizaine de montées, dont certaines présentent un profil sportif vraiment intéressant :
- le port d'Aula, culminant à 2260m dans les Pyrénées (attention, j'ai lu que c'est une piste forestière sur la fin)
- la station des Karellis, située à 1600m d'altitude dans la vallée de la Maurienne

profil de la montée des karellis

samedi 23 octobre 2010

Sortie avec Sylvain

Aujourd'hui je suis allé rouler avec sylvain. La météo était agréable (soleil, température de 16°C) même si les manchettes, au vu de la température pas très chaude, étaient de sortie.

J'ai descendu les quais de Saône, vent de face, pour rejoindre Sylvain. J'ai roulé tranquillement pour m'échauffer, montant progressivement en régime et en température. Un échauffement normal donc. Après avoir rejoint mon compagnon de route du jour, on a remonté les quais en discutant, le vent étant favorable dans ce sens. On a doublé plusieurs groupes de cyclistes, VTTistes comme routiers : j'ai été assez surpris de voir autant de monde à vélo. Habituellement, dès que la température tombe, on ne rencontre plus grand monde ... en hiver on peut faire 100km sans croiser le moindre cycliste ! Mais l'hiver n'est pas encore là, et tant mieux si certains profitent des derniers beaux jours pour chevaucher leur bicyclette.

On a quitté les quais de Saône à St Germain : on a pris le vent de travers, ce qui n'était pas spécialement marrant mais heureusement ça n'a pas duré longtemps. Surtout qu'on a volontairement pris des routes relativement protégées par des talus ou des champs de maïs. Rouler c'est bien, adapter son parcours aux conditions climatiques c'est mieux ! Il était marrant de noter que nos conversations étaient rythmées par la présence de ces obstacles au vent : quand ils étaient présent, la longueur des phrases était plus longue que lorsqu'il fallait lutter contre Eole.

On a ensuite grimpé dans les Monts d'Or : la montée était relativement bien protégée du vent, le long faux plat était usant mais globalement il se passe bien. Au pied de la montée du col du Verdun on a échangé quelques mots avec des VTTistes ayant beaucoup d'humour : une fille nous a lancé "vous devriez enlever le gros plateau, ce serait plus facile". Il s'en est suivi quelques échanges bon-enfant. C'est toujours sympa de tomber sur des gens qui ont de l'humour et qui le partagent. Enfin, quand je dis "on a discuté", je devrais plutôt dire "Sylvain a échangé des paroles" car personnellement je n'ai pas été très volubile.

Dans les 500 derniers mètres avant le col, on a animé la sortie : on est revenu à toute vitesse sur un VTTiste qu'on avait en point de mire. Au moment où je suis arrivé plein tube à son niveau, j'ai cherché 3 fois à passer la plaque mais sans succès ! J'ai pesté à haute voix contre mon matériel, avant de repartir de plus belle. On est revenu comme des boulets de canon sur le VTTiste, j'ai vraiment été surpris par notre vitesse d'ascension. Sylvain m'a de nouveau provoqué en duel dans le coup de cul suivant le col mais je suis resté bien placé dans sa roue, avant de le remonter pour lui montrer qu'il ne se débarrassera pas de moi si facilement.

Après une descente rapide, nous nous sommes séparés sur les quais. Pour ma part, j'ai grimpé jusque chez ma directrice sportive pour voir mon entraineur. Dans la montée, avec le vent défavorable, j'ai coincé. Je me suis retrouvé collé au goudron, mes muscles me paraissaient creux, j'étais comme vidé de mes forces. Au bout de seulement 60km, certes à un rythme un peu rapide mais pas plus que cela, ça m'a semblé curieux. Ni mon entraîneur ni ma directrice sportive n'étaient là, je n'ai donc pas pu aborder avec eux mon programme 2011.

jeudi 21 octobre 2010

Le Tour de France, plus belle course du monde ?

A chaque fois que les organisateurs du Tour parlent de leur épreuve, ils ne peuvent s'empêcher de rappeler que c'est la plus belle épreuve cycliste du monde. Parfois ils ont la bonté de préciser qu'il s'agit de la plus belle course par étapes, avouant à demi-mots qu'il est impossible de comparer les courses d'un jour et les courses par étapes.

logo du tour de france

Il est vrai que le Tour est l'épreuve qui permet de récolter le plus de points au classement UCI, et ce depuis des décennies. Il est vrai que le Tour est l'épreuve la plus diffusée dans le monde : les images sont diffusées dans un plus grand nombre de pays et le nombre d'heures de direct y bat chaque année des records. Je crois que ce succès en termes de diffusion est à rendre à ceux à qui il appartient : l'équipe de cameramen de France Télévision. Ce sont eux qui, à ma connaissance, sont les seuls à filmer en direct et abreuvent ensuite en images les chaines de télé du monde entier. J'avoue que les courses filmées par France TV sont les plus intéressantes à regarder (je parle ici des images, pas des commentaires audio qui eux sont propres à chaque chaine) par rapport aux courses filmées en Italie ou en Espagne. Seules les courses belges sont aussi bien filmées.

Côté organisation, tout y est impeccable : les coureurs ne se plaignent jamais de transferts trop longs (comme c'est le cas sur le Giro ou la Vuelta), de jours de repos mal placés, d'hôtels mal fréquentés ... Idem pour les journalistes qui bénéficient d'installations de qualité et qui peuvent exercer leur métier dans de bonnes conditions, disposant d'un accès internet haut débit (pour diffuser rapidement leurs articles de presse) et de grandes salles de conférence. Quitte à parler de l'à-côté, on peut citer les zones de départ et d'arrivée qui sont spacieuses et bien organisés afin que chaque équipe puisse garer son bus sereinement et préparer/ranger le matériel dans de bonnes conditions. On peut également citer la mise en place sans faille du podium protocolaire, le travail extraordinaire de la garde républicaine pour sécuriser le déplacement des coureurs (échappés comme attardés) et de la caravane. Il faut avouer que côté organisation tout est parfaitement rôdé.

tour de france 2010

Je suis donc d'accord : le Tour de France est l'épreuve la mieux filmée, la plus diffusée et la mieux organisée. En revanche, qu'en est-il du côté sportif ?

Quand je puise dans ma mémoire les faits marquants du Tour ces dernières années, je note :
- en 2006 nous avions eu un tour relativement morne, rendu intéressant par la bonne place de Dessel et surtout par la chevauchée fantastiquement illégale de Landis ... en dehors de ça, je ne me souviens de rien.
- en 2007, je me souviens des exclusions de Vino et Rasmussen, ainsi que des envolées du duo Contador-Rasmussen dans le Galibier et dans l'Aubisque (et/ou le Tourmalet).
- en 2008, je ne me souviens de rien du tout en dehors du fait que c'est Sastre qui a gagné suite à une échappée dans l'Alpe d'Huez dont je n'ai jamais vu les images
- en 2009 je me souviens du duel médiatique entre Armstrong et Contador, de l'envolée de Contador vers Verbier puis dans le col de Romme et la Colombière en compagnie des frères Schleck, pour finir par quelques escarmouches gentillettes sur les pentes du Mont Ventoux.
- en 2010 je me souviens que la presse parlait d'un duel au sommet entre Contador et Schleck tandis que moi je voyais des mecs discuter paisiblement comme des amis de longue date ... non leur duel dans le Tourmalet n'avait rien d'épique, c'était ennuyant au possible !

Comparons avec le Giro et la Vuelta ces mêmes années :
- en 2006 je me souviens d'un duel entre Valverde et Vinokourov, duel tournant à l'avantage du kazakh, pendant qu'un Giro très montagneux s'offrait à Basso ... peu de souvenirs, j'en conviens
- en 2007, le Giro s'offre à Di Luca (après un passage en France via le col d'Agnel et d'Izoard ayant permis une grande bataille entre les favoris) tandis que la Vuelta était domptée par Menchov (ici en revanche, aucun souvenir)
- en 2008, les 2 épreuves sont remportées par Contador qui réalise un doublé assez rare ... pourtant sur le Giro je me souviens que les italiens (pourtant ennemis au départ de l'épreuve) s'alliaient pour tenter de faire tomber l'espagnol de la première marche, j'avais suivi avec beaucoup d'attention les dernières étapes qui étaient vraiment palpitantes ! Dans la Vuelta, Contador se disputait avec son propre coéquipier dans un duel viril ... mais arrangé.
- en 2009, le duel entre Di Luca et Menchov sur le Giro est intéressant à suivre, tout comme la lutte à 6 sur la Vuelta (Valverde, Sanchez, Evans, Mosquera, Basso et Gesink) qui restèrent longtemps dans un mouchoir de poche.
- en 2010, j'ai suivi toutes les étapes du Giro et de la Vuelta, et je peux assurer que le Giro a été époustouflant ... la Vuelta regorgeant, elle, de rebondissements.

logo du giro d'italia

Je peux affirmer qu'en 2010, le grand tour le plus intéressant sportivement a été le Giro, devant la Vuelta et très loin devant le Tour ! J'ai suivi avec une très grande attention toutes les étapes de ces 3 épreuves, je sais donc parfaitement de quoi je parle. Curieusement, j'ai l'impression que le phénomène très net de cette année est en fait un lent processus depuis plusieurs années, le Giro étant petit à petit en train de prendre le dessus sur les 2 autres. Je dirai même que la Vuelta est dans les rétroviseurs du Tour, et que sa place en fin de saison (en épreuve de préparation pour les championnats du monde) la désavantage, sans quoi ...
logo de la vuelta a espana
Conclusion : affirmer que le Tour est la plus belle épreuve du monde n'est pas très juste vis à vis des autres épreuves. Celles-ci ayant largement fait leur retard, voir ayant pris le dessus sportivement dans le cas du Giro, je doute que le Tour garde longtemps son titre d'épreuve la plus importante du calendrier.

mercredi 20 octobre 2010

Un défi (pas si) fou ...

Depuis le milieu de l'été, un défi (pas si) fou me trotte en tête : réaliser le doublé Tour des Flandres et Paris-Roubaix, en version cyclosport.


Je savais depuis plusieurs années qu'une version cyclo se déroule la veille de l'épreuve pro du Tour des Flandres ! Quand j'ai appris fin juin qu'une épreuve similaire était en préparation pour Paris-Roubaix, la-aussi la veille des pros, l'idée à commencé à germer dans mon esprit : pourquoi ne pas enchainer moi aussi les deux à une semaine d'intervalle exactement comme le font les pros ? Faire 260km dans les monts pavés des Flandres, puis 260 autres kilomètres 7 jours plus tard sur les pavés disjoints de "l'enfer du Nord", voilà le genre de défis que j'aime !

Paris Roubaix Challenge

Voilà donc 4 mois que je guette la confirmation de la tenue de cette nouvelle cyclosportive. J'ai enfin eu cette confirmation hier, mais avec un bémol : ASO ne propose que la fin du parcours, soit environ 135km ... sans arrivée sur le mythique vélodrome de Roubaix qui plus est ! L'autre bémol, quand il s'agit d'ASO, c'est le prix réclamé pour l'engagement. Quand on y ajoute le prix du déplacement depuis Lyon, le prix de l'hébergement dans la région en ce week-end si particulier où trouver un hôtel est impossible sauf réservation 2 années à l'avance, ... ça fait un budget qui grimpe en flèche !

Coureurs sur les pavés de Paris-Roubaix

En terme de sécurité des coureurs je trouve ça franchement moyen : le premier secteur pavé va se présenter en moins de 10km, je vous laisse imaginer le carnage que ça va représenter quand des milliers de participants pas forcément préparés vont s'y présenter ! Je sens une boucherie humaine et matérielle : un amas de cadres, de roues et d'os broyés par la dureté des pierres. Mais si on termine un Paris-Roubaix sans avoir vu la moindre crevaison ni la moindre chute, c'est probablement qu'on s'est trompé d'itinéraire !


Le kapelmuur

Avant d'arriver sur la version raccourcie de Paris-Roubaix, il m'aura fallu braver le parcours complet du Tour des Flandres. Cette course me fait rêver bien plus que PR car elle convient mieux à mon profil (ou plutôt elle me désavantage moins, car mes 60kg sur les pavés ne vont pas peser lourd !). Je connais par coeur chacun des monts, je suis capable de les différencier en un coup d'oeil sur les photos. Aucune des côtes n'a de secrets pour moi. J'ai tellement étudié le tracé que je pourrai le faire les yeux fermés.

Coureurs dans les monts des Flandres

Voilà, donc ma préparation hivernale va s'orienter vers cet objectif qui semblait un peu fou mais qui l'es beaucoup moins maintenant qu'ASO à raccourci de 130km Paris-Roubaix. Le début du mois d'avril je serai donc en Belgique et dans le nord de la France pour réaliser mon rêve. J'ai vraiment hâte d'y être !

PS : je peste vraiment contre le fait d'avoir raccourci PR car pour moi, entrer dans la légende n'est possible que si on fait le parcours en entier ... c'est comme si je disais que j'ai gravi le col du Galibier alors qu'en réalité je me suis arrêté au tunnel !
PS2 : je sais qu'une épreuve cyclotouriste de PR se déroule fin juin une année sur deux, sur l'intégralité du parcours, mais le fait d'enchaîner les 2 en une semaine me semble bien plus intéressant !

Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Paris-Roubaix Challenge.