En ce dernier jour de 2015, je vous livre quelques chiffres sur mon année du point de vue cycliste :
Au delà de ces chiffres sur mon activité sportive, j'ai noté toute l'année les différents incidents :
L'année 2016 débutera dans quelques heures avec le Grand Prix Sven Nys, 7ème manche du BPost Trofee 2015/2016.
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
jeudi 31 décembre 2015
mercredi 30 décembre 2015
Cyclocross de Bredene
Ce mercredi 30 décembre, j'ai effectué ma dernière compétition de l'année 2015 lors du cyclocross de Bredene. Cette ville est située sur la côte, le cyclocross est tracé dans le quartier "Bredene-Duinen" (Duinen = Dune), un quartier balnéaire rempli d'hôtels et de campings.
Pour rejoindre le circuit depuis l'autoroute, il n'y avait aucun fléchage spécifique. Même en traversant la partie principale de la ville, aucune affiche ni aucun panneau n'annonçait la direction à suivre. A Diegem et Loenhout, l'affichage était mis en place plusieurs sorties à l'avance avec des indications spécifiques "Public sortie 6, coureurs sortie 7". Après quelques détours touristiques, j'ai fini par trouver le lieu de la course.
Après la recherche de la zone globale de l'épreuve, je suis passé à la recherche du lieu de retrait des dossards. Après avoir demandé à plusieurs personnes de l'organisation, j'ai fini par trouver le café où ça devait se passer. Mais dans ce café, à part des flamands avec un verre de bière à la main, des bottes de caoutchouc et un blouson avec le nom d'une équipe ou d'un coureur, je n'ai rien trouvé. Après avoir tenté de me renseigner auprès de plusieurs néerlandophones n'ayant aucune envie de parler français, j'ai fini par en trouver un acceptant de me parler en français qui m'a indiqué d'aller dans une arrière salle du café. J'ai fini par récupérer mon dossard, le numéro 24.
Pour rejoindre le circuit depuis l'autoroute, il n'y avait aucun fléchage spécifique. Même en traversant la partie principale de la ville, aucune affiche ni aucun panneau n'annonçait la direction à suivre. A Diegem et Loenhout, l'affichage était mis en place plusieurs sorties à l'avance avec des indications spécifiques "Public sortie 6, coureurs sortie 7". Après quelques détours touristiques, j'ai fini par trouver le lieu de la course.
Après la recherche de la zone globale de l'épreuve, je suis passé à la recherche du lieu de retrait des dossards. Après avoir demandé à plusieurs personnes de l'organisation, j'ai fini par trouver le café où ça devait se passer. Mais dans ce café, à part des flamands avec un verre de bière à la main, des bottes de caoutchouc et un blouson avec le nom d'une équipe ou d'un coureur, je n'ai rien trouvé. Après avoir tenté de me renseigner auprès de plusieurs néerlandophones n'ayant aucune envie de parler français, j'ai fini par en trouver un acceptant de me parler en français qui m'a indiqué d'aller dans une arrière salle du café. J'ai fini par récupérer mon dossard, le numéro 24.
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mardi 29 décembre 2015
Cyclocross de Loenhout / Azencross (Cross des As)
Ce mardi avait lieu le cyclocross de Loenhout, 6ème manche du BPOST Trofee 2015/2016. Loenhout est un village au nord de la Belgique, proche de la frontière avec les Pays-Bas dans la région d'Anvers. Ce cyclocross porte le doux nom d'Azencross, ce qui signifie "Cross des As".
55 coureurs étaient engagés en Elite, je portais le numéro 31 (consultez la liste des participants ici). 4 représentants tricolores étaient prévus : Christophe et Gilles de Seynod (avec qui j'étais déjà dimanche), Quentin Jaureguy et moi-même. Si selon les jeux le 1 désigne parfois l'As (la plus haute carte), dans mon cas c'est la carte la plus basse.
Pour rejoindre le nord de la Belgique depuis le centre, une bonne heure de voiture nous attendait. Chaque sortie d'autoroute, ou presque, correspondait à un cyclocross international. C'est dingue comme l'élite de cette discipline est concentrée dans un périmètre minuscule : une bande de terre de 50km de large sur 100km de long doit contenir 80% des épreuves internationales connues. Au passage, en arrivant vers Anvers, on remarque que le paysage est plat et rempli d'éoliennes ... le plat pays prend ici tout son sens. Mais cette expression ne saurait résumer la géographie du pays dans son intégralité.
Comme dimanche à Diegem, après m'être garé dans les ruelles de la bourgade, j'ai récupéré mon dossard. Comme à Diegem, une quinzaine de camping-cars aux couleurs des différentes équipes étaient sagement rangés côte à côte. Ces campers sont regroupés par équipe, chaque coureur ayant le sien avec son nom et sa photo en grand ... les fans s'agglutinent pour voir leurs idoles, ils n'hésitent pas à s'afficher avec des drapeaux, des bonnets ou des vestes "fan club de XXX". Je crois qu'il y a plus de personnes "fan de" que de personnes venant sans afficher leur attachement à un coureur en particulier.
La pluie s'est invité pendant près d'une heure, avant l'échauffement. Cette épreuve était celle que je craignais le plus : c'est habituellement un véritable bourbier dans lequel je n'étais même pas certain de faire plus de 500m sur mon vélo. Grâce à Clément, ex Rhônalpin devenu belge, qui est présent sur place pour assister Christophe et Gilles (et me donne aussi un coup de main dans l'organisation / mécanique), on a appris que le parcours était totalement sec avant que la pluie ne tombe. En me préparant bien à l'abri dans la camionnette puis sous le barnum que j'ai acheté en prévision de mauvaises conditions météo, je me suis dit que venir en Belgique et faire des cyclocross sans boue manquerait un peu de charme ... mais je m'en passerai volontiers.
55 coureurs étaient engagés en Elite, je portais le numéro 31 (consultez la liste des participants ici). 4 représentants tricolores étaient prévus : Christophe et Gilles de Seynod (avec qui j'étais déjà dimanche), Quentin Jaureguy et moi-même. Si selon les jeux le 1 désigne parfois l'As (la plus haute carte), dans mon cas c'est la carte la plus basse.
Pour rejoindre le nord de la Belgique depuis le centre, une bonne heure de voiture nous attendait. Chaque sortie d'autoroute, ou presque, correspondait à un cyclocross international. C'est dingue comme l'élite de cette discipline est concentrée dans un périmètre minuscule : une bande de terre de 50km de large sur 100km de long doit contenir 80% des épreuves internationales connues. Au passage, en arrivant vers Anvers, on remarque que le paysage est plat et rempli d'éoliennes ... le plat pays prend ici tout son sens. Mais cette expression ne saurait résumer la géographie du pays dans son intégralité.
Comme dimanche à Diegem, après m'être garé dans les ruelles de la bourgade, j'ai récupéré mon dossard. Comme à Diegem, une quinzaine de camping-cars aux couleurs des différentes équipes étaient sagement rangés côte à côte. Ces campers sont regroupés par équipe, chaque coureur ayant le sien avec son nom et sa photo en grand ... les fans s'agglutinent pour voir leurs idoles, ils n'hésitent pas à s'afficher avec des drapeaux, des bonnets ou des vestes "fan club de XXX". Je crois qu'il y a plus de personnes "fan de" que de personnes venant sans afficher leur attachement à un coureur en particulier.
(Wout Van Aert, leader du BPost Trofee, observe attentivement ce type en bleu-blanc-rouge qu'il n'avait jamais vu auparavant)
La pluie s'est invité pendant près d'une heure, avant l'échauffement. Cette épreuve était celle que je craignais le plus : c'est habituellement un véritable bourbier dans lequel je n'étais même pas certain de faire plus de 500m sur mon vélo. Grâce à Clément, ex Rhônalpin devenu belge, qui est présent sur place pour assister Christophe et Gilles (et me donne aussi un coup de main dans l'organisation / mécanique), on a appris que le parcours était totalement sec avant que la pluie ne tombe. En me préparant bien à l'abri dans la camionnette puis sous le barnum que j'ai acheté en prévision de mauvaises conditions météo, je me suis dit que venir en Belgique et faire des cyclocross sans boue manquerait un peu de charme ... mais je m'en passerai volontiers.
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dimanche 27 décembre 2015
Cyclocross de Diegem : inoubliable
Ce dimanche 27 décembre, j'ai vécu un rêve. Participer à l'une des plus prestigieuses épreuves du cyclocross mondial. Cette expérience restera à jamais gravée dans ma mémoire.
La première épreuve de la journée a été de rentrer sur le circuit : toutes les routes de la bourgade étaient bloquées, on est passé de petite ruelle en petite ruelle jusqu'à trouver l'entrée ... permettant de s'engouffrer dans de nouvelles ruelles spécifiquement bloquées pour que les coureurs puissent se garer. Bon, au passage il a fallu montrer patte blanche plusieurs fois. J'ai fait la route en compagnie d'autres français résidant pas loin et effectuant les mêmes épreuves que moi : on se groupe afin de mutualiser les compétences et le matériel, et pour se sentir moins seul au milieu des flamands.
J'ai récupéré mes dossards et les accréditations pour mes accompagnatrices (ma compagne et ma belle-mère). Pour la première fois de ma vie j'ai reçu 3 dossards neufs : je suis plus habitué à un dossard, parfois deux dossards à placer dans le dos ... ici c'était un dorsal et deux à placer sur les épaules. Ces dossards là seront accrochés sur mon mur des trophées dès mon retour à la maison.
Ici le coureur est roi. Le coureur Elite, lui, est même empereur. Plusieurs personnes sont venues me demander des cartes coureur (une photo de moi imprimée sur une carte postale), des personnes m'ont couru derrière en me criant "photo photo" pour faire une photo avec moi. Un photographe m'a pris dans plusieurs positions et un autre photographe lui a dit "tu as eu beaucoup de chance de l'avoir celui-la" ... je ne savais pas que faire des photos de moi était une chance.
La première épreuve de la journée a été de rentrer sur le circuit : toutes les routes de la bourgade étaient bloquées, on est passé de petite ruelle en petite ruelle jusqu'à trouver l'entrée ... permettant de s'engouffrer dans de nouvelles ruelles spécifiquement bloquées pour que les coureurs puissent se garer. Bon, au passage il a fallu montrer patte blanche plusieurs fois. J'ai fait la route en compagnie d'autres français résidant pas loin et effectuant les mêmes épreuves que moi : on se groupe afin de mutualiser les compétences et le matériel, et pour se sentir moins seul au milieu des flamands.
J'ai récupéré mes dossards et les accréditations pour mes accompagnatrices (ma compagne et ma belle-mère). Pour la première fois de ma vie j'ai reçu 3 dossards neufs : je suis plus habitué à un dossard, parfois deux dossards à placer dans le dos ... ici c'était un dorsal et deux à placer sur les épaules. Ces dossards là seront accrochés sur mon mur des trophées dès mon retour à la maison.
Ici le coureur est roi. Le coureur Elite, lui, est même empereur. Plusieurs personnes sont venues me demander des cartes coureur (une photo de moi imprimée sur une carte postale), des personnes m'ont couru derrière en me criant "photo photo" pour faire une photo avec moi. Un photographe m'a pris dans plusieurs positions et un autre photographe lui a dit "tu as eu beaucoup de chance de l'avoir celui-la" ... je ne savais pas que faire des photos de moi était une chance.
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samedi 26 décembre 2015
Présentation du cyclocross de Diegem
Demain se tiendra la 6ème manche du Superprestige 2015/2016 dans les rues de Diegem (une bourgade en zone flamande à l'est de Bruxelles). Cette épreuve est l'une des plus réputées du monde, d'une part grâce à la qualité de la liste des participants et d'autre part car la course Elite a la particularité de se dérouler en nocturne. Son parcours urbain et sa position juste après Noël participent aussi surement à la grandeur de cette épreuve.
Cette épreuve, que j'avais découverte en tant que spectateur il y a 2 ans, est à l'origine de tout. Voila deux ans que je rêve d'y participer. L'année dernière j'ai pris tous les renseignements nécessaires afin de pouvoir y participer cette année ... demain, ce sera pour moi l'accomplissement d'un rêve. C'est uniquement cette épreuve qui m'intéressait à l'origine, les autres épreuves sont venues se greffer par la suite : quitte à faire le déplacement avec tout mon matériel, autant en profiter au maximum.
L'organisation semble être rodée, tout comme la communication autour de l'épreuve :
Les conditions météorologiques devraient être plutôt clémentes : ni pluie ni froid, ce qui devrait me permettre de savourer pleinement chaque instant passé sur le circuit. Même si l'expérience sera assez courte, je tâcherai d'en profiter au maximum.
Je partirai avec le dossard 46, en fin de grille derrière toutes mes idoles. Voici la liste des participants. Nous serons 5 français sur les 61 participants, 14 nationalités différentes étant représentées.
Si vous voulez voir le circuit, voici la vidéo de décembre 2013 (la course débute à 22'40") :
Cette épreuve, que j'avais découverte en tant que spectateur il y a 2 ans, est à l'origine de tout. Voila deux ans que je rêve d'y participer. L'année dernière j'ai pris tous les renseignements nécessaires afin de pouvoir y participer cette année ... demain, ce sera pour moi l'accomplissement d'un rêve. C'est uniquement cette épreuve qui m'intéressait à l'origine, les autres épreuves sont venues se greffer par la suite : quitte à faire le déplacement avec tout mon matériel, autant en profiter au maximum.
(1000m de goudron, 1800m de gazon, 575m de chemin, 45m de sable, 21 marches d'escalier)
L'organisation semble être rodée, tout comme la communication autour de l'épreuve :
- le 2 décembre (J - 25), la grille de départ et la ligne d'arrivée étaient tracées (cf cet article)
- le 15 décembre (J - 12), une partie des barrières et des piquets étaient plantés (cf cet article)
- le 18 décembre, l'immense tente VIP sortait de terre (cf cet article)
- le 24 décembre (J - 3), pendant que certains préparaient leur réveillon d'autres terminaient le tracé (cf cet article)
Les conditions météorologiques devraient être plutôt clémentes : ni pluie ni froid, ce qui devrait me permettre de savourer pleinement chaque instant passé sur le circuit. Même si l'expérience sera assez courte, je tâcherai d'en profiter au maximum.
Je partirai avec le dossard 46, en fin de grille derrière toutes mes idoles. Voici la liste des participants. Nous serons 5 français sur les 61 participants, 14 nationalités différentes étant représentées.
Si vous voulez voir le circuit, voici la vidéo de décembre 2013 (la course débute à 22'40") :
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mercredi 23 décembre 2015
Entraînement dans le brabant
Hier, j'ai chargé une camionnette avec 3 vélos : mon vélo de route et deux vélos de cyclocross (mon habituel et un second prêté par mon équipier Sébastien). Alors que je m'attendais à un contrôle approfondi à la frontière (une camionnette de location, ça attire l'oeil), nous n'avons pas vu l'ombre d'un représentant de l'ordre français ou belge. Pas un seul véhicule, pas un seul type au bord de la route ... rien. On passe la frontière comme autrefois, sans s'en rendre compte. On n'aura pas perdu de temps, c'est beau l'Europe et l'ouverture des frontières. Au passage, j'ai remarqué que les luxembourgeois parlent de "Raoul, l'ami qui ne boit pas" tandis que chez les belges "Bob" est invité à rester sobre pendant les fêtes. Quand ils viennent en France, les résidents de ces pays doivent se demander qui est ce Sam dont on parle en soirée.
Le soir, après avoir écouté la radio en luxembourgeois (qui n'a rien de commun avec le français) puis en flamand, c'est en flamand qu'on a regardé la télé. Un reportage sur Franck Vandenbroucke dont le sous-titrage ne me servait pas à grand chose. Heureusement que certaines interviews étaient en français puisque sa famille est francophone. Il n'y a pas à dire, la Belgique c'est LE pays du vélo ... il y en a dans les journaux people, dans la presse quotidienne (et pas seulement 3 lignes dans les dernières pages), à la télé (directs ou documentaires).
Cet après-midi, je suis allé m'entraîner. Ca a été un régal de côtoyer les automobilistes belges : pas un coup de klaxon, des dépassements bien exécutés, de longues minutes à patienter derrière même à 12km/h dans une grosse côte. Si seulement on pouvait importer une telle mentalité sur les routes françaises, ça serait un régal. Pour les belges en revanche, je leur souhaite d'obtenir un réseau routier aussi bon que le notre : à chaque fois que je me plains d'une route en mauvais état près de chez moi, il me suffit d'une seule sortie en Brabant Wallon ou en Hainaut pour relativiser.
Le vélo est un formidable outil de voyage. J'aime les sorties comme aujourd'hui qui permettent la contemplation et la découverte. Il me reste encore quelques régions à parcourir sur 2 roues, notamment les Vosges et la Bretagne. Ici, les centre-ville sont (très bien) pavés et des maisons basses en briques rouges bordent les routes. Les maisons belges sont assez atypiques : outre leur couleur et les briques, elles sont souvent de plain pied et ont de très grandes ouvertures laissant pleinement entrer la lumière. Il y a vraiment de très belles demeures, certaines me donnent envie d'y vivre. J'ai songé à faire bâtir une maison "typiquement belge" dans mes Monts d'Or adorés, mais je sais que ce sera impossible car cette région est classée et qu'on ne peut pas y faire ce qu'on veut. Même la couleur, le matériau et la forme des volets est réglementée. Ca tombe mal, les maisons belges n'ont pas de volets.
Le vélo est un magnifique outil de découverte pour celui qui ouvre les yeux. Y compris à côté de chez soi. Je n'ai pas pu photographier tout ce que j'ai vu, ces petites choses qu'on pourrait retrouver n'importe-ou mais qui nous font tourner la tête à chaque fois. J'avoue qu'en voyage, on note de petites choses : en passant du brabant wallon (francophone) au brabant flamand (néerlandophone), j'ai remarqué que même les écritures sur les camionnettes de plombier/paysagistes/carreleurs changeaient de langue en 500m à peine. C'est assez brutal, il n'y a pas de zone de mélange là où je suis passé. J'ai également rigolé en voyant un panneau "A acheter" tranchant avec le traditionnel "A vendre / Te koop". J'aime le vélo pour tous ces petits détails qu'on ne verrait pas forcément en voiture ou moto (car on va trop vite) ou à pieds (car la distance couverte est plus réduite).
La Belgique sans pavés, ce ne serait pas la Belgique. J'ai rencontré un très beau secteur pavé de 1800m dans un excellent état. Un secteur pavé qui ferait aimer les pavés à n'importe quel réfractaire : long mais pas trop, bien réguliers, peu sautillants, bien joints ... c'est un vrai plaisir de rouler dessus. C'est le plus beau que j'ai trouvé dans la région, même si j'avoue qu'il m'en reste beaucoup à explorer. Je pense que la barre est très haute, je vais avoir du mal à trouver mieux.
Je suis rentré au soleil couchant après 60 kilomètres et un peu plus de 800 mètres de dénivelé. Quand certains parlent de plat pays, ils devraient venir rouler dans cette région : si les routes principales sont légèrement vallonnées, le réseau secondaire que j'emprunte est lui en creux et bosses. C'est plein de bosses entre 10 et 15%, pas très longues mais qui cassent en permanence le rythme. A vélo, on voit les choses autrement qu'en chanson.
Le soir, après avoir écouté la radio en luxembourgeois (qui n'a rien de commun avec le français) puis en flamand, c'est en flamand qu'on a regardé la télé. Un reportage sur Franck Vandenbroucke dont le sous-titrage ne me servait pas à grand chose. Heureusement que certaines interviews étaient en français puisque sa famille est francophone. Il n'y a pas à dire, la Belgique c'est LE pays du vélo ... il y en a dans les journaux people, dans la presse quotidienne (et pas seulement 3 lignes dans les dernières pages), à la télé (directs ou documentaires).
Cet après-midi, je suis allé m'entraîner. Ca a été un régal de côtoyer les automobilistes belges : pas un coup de klaxon, des dépassements bien exécutés, de longues minutes à patienter derrière même à 12km/h dans une grosse côte. Si seulement on pouvait importer une telle mentalité sur les routes françaises, ça serait un régal. Pour les belges en revanche, je leur souhaite d'obtenir un réseau routier aussi bon que le notre : à chaque fois que je me plains d'une route en mauvais état près de chez moi, il me suffit d'une seule sortie en Brabant Wallon ou en Hainaut pour relativiser.
Le vélo est un formidable outil de voyage. J'aime les sorties comme aujourd'hui qui permettent la contemplation et la découverte. Il me reste encore quelques régions à parcourir sur 2 roues, notamment les Vosges et la Bretagne. Ici, les centre-ville sont (très bien) pavés et des maisons basses en briques rouges bordent les routes. Les maisons belges sont assez atypiques : outre leur couleur et les briques, elles sont souvent de plain pied et ont de très grandes ouvertures laissant pleinement entrer la lumière. Il y a vraiment de très belles demeures, certaines me donnent envie d'y vivre. J'ai songé à faire bâtir une maison "typiquement belge" dans mes Monts d'Or adorés, mais je sais que ce sera impossible car cette région est classée et qu'on ne peut pas y faire ce qu'on veut. Même la couleur, le matériau et la forme des volets est réglementée. Ca tombe mal, les maisons belges n'ont pas de volets.
Le vélo est un magnifique outil de découverte pour celui qui ouvre les yeux. Y compris à côté de chez soi. Je n'ai pas pu photographier tout ce que j'ai vu, ces petites choses qu'on pourrait retrouver n'importe-ou mais qui nous font tourner la tête à chaque fois. J'avoue qu'en voyage, on note de petites choses : en passant du brabant wallon (francophone) au brabant flamand (néerlandophone), j'ai remarqué que même les écritures sur les camionnettes de plombier/paysagistes/carreleurs changeaient de langue en 500m à peine. C'est assez brutal, il n'y a pas de zone de mélange là où je suis passé. J'ai également rigolé en voyant un panneau "A acheter" tranchant avec le traditionnel "A vendre / Te koop". J'aime le vélo pour tous ces petits détails qu'on ne verrait pas forcément en voiture ou moto (car on va trop vite) ou à pieds (car la distance couverte est plus réduite).
La Belgique sans pavés, ce ne serait pas la Belgique. J'ai rencontré un très beau secteur pavé de 1800m dans un excellent état. Un secteur pavé qui ferait aimer les pavés à n'importe quel réfractaire : long mais pas trop, bien réguliers, peu sautillants, bien joints ... c'est un vrai plaisir de rouler dessus. C'est le plus beau que j'ai trouvé dans la région, même si j'avoue qu'il m'en reste beaucoup à explorer. Je pense que la barre est très haute, je vais avoir du mal à trouver mieux.
Je suis rentré au soleil couchant après 60 kilomètres et un peu plus de 800 mètres de dénivelé. Quand certains parlent de plat pays, ils devraient venir rouler dans cette région : si les routes principales sont légèrement vallonnées, le réseau secondaire que j'emprunte est lui en creux et bosses. C'est plein de bosses entre 10 et 15%, pas très longues mais qui cassent en permanence le rythme. A vélo, on voit les choses autrement qu'en chanson.
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mardi 22 décembre 2015
Pédaleur : offrez vous un Père Noël 6 fois par an
Noël approche à grands pas, avec son lot de sapins enguirlandés et ses décorations urbaines qui illuminent le trajet des vélotafeurs rentrant de nuit. Les films de Noël qui fleurissent dans les grilles du programme télé depuis quelques jours marquent le début des vacances scolaires de décembre (tout comme la série "le gendarme" marque le début des vacances scolaires d'été, les programmes télé semblent ne jamais se renouveler).
La société Pédaleur vous propose d'offrir ou de vous offrir 6 passages du Père Noël chaque année pour la somme de 29,90€ par passage. Le célèbre traineau et ses rennes ont été remplacés par une camionnette jaune et 6 chevaux fiscaux. Les cheminées ayant majoritairement disparues, le colis sera déposé dans la "boite à colis" (plus couramment appelée "boite aux lettres"). L'homme déposant le cadeau ne porte généralement pas de longue barbe ni d'habit rouge et blanc, mais est habillé en tenue bleue avec un logo jaune La Poste. Ca fait moins rêver je vous l'avoue. En revanche, le contenu du cadeau restera secret jusqu'à son ouverture. La surprise sera, je l'espère, bonne à chaque fois.
Ce Père Noël païen aura un peu de décalage vis à vis du Santa Claus traditionnel : son premier passage est prévu autour du 10 janvier. Il passera ensuite tous les deux mois, jusqu'à ce que vous changiez d'avis ou que ... votre carte bancaire arrive à expiration. Il est également possible de n'acheter que les 2, 3 ou 6 prochaines box. Ce décalage est une aubaine si vous n'avez pas encore trouvé de cadeau pour votre ami(e) / collègue / membre de votre famille : il n'est pas trop tard pour passer commande et pour télécharger le "bon cadeau" à glisser sous le sapin.
Pour bénéficier du passage du Père Noël cycliste, une seule adresse : http://www.pedaleur.fr/
La société Pédaleur vous propose d'offrir ou de vous offrir 6 passages du Père Noël chaque année pour la somme de 29,90€ par passage. Le célèbre traineau et ses rennes ont été remplacés par une camionnette jaune et 6 chevaux fiscaux. Les cheminées ayant majoritairement disparues, le colis sera déposé dans la "boite à colis" (plus couramment appelée "boite aux lettres"). L'homme déposant le cadeau ne porte généralement pas de longue barbe ni d'habit rouge et blanc, mais est habillé en tenue bleue avec un logo jaune La Poste. Ca fait moins rêver je vous l'avoue. En revanche, le contenu du cadeau restera secret jusqu'à son ouverture. La surprise sera, je l'espère, bonne à chaque fois.
Ce Père Noël païen aura un peu de décalage vis à vis du Santa Claus traditionnel : son premier passage est prévu autour du 10 janvier. Il passera ensuite tous les deux mois, jusqu'à ce que vous changiez d'avis ou que ... votre carte bancaire arrive à expiration. Il est également possible de n'acheter que les 2, 3 ou 6 prochaines box. Ce décalage est une aubaine si vous n'avez pas encore trouvé de cadeau pour votre ami(e) / collègue / membre de votre famille : il n'est pas trop tard pour passer commande et pour télécharger le "bon cadeau" à glisser sous le sapin.
Pour bénéficier du passage du Père Noël cycliste, une seule adresse : http://www.pedaleur.fr/
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