Aujourd'hui, nous avons effectué un entraînement bi-quotidien, en alternant une sortie VTT le matin puis une sortie route l'après-midi. Pour la première fois depuis mon arrivée à Majorque vendredi midi, on a eu un temps gris et des averses de pluie.
Je ne fais jamais de VTT, donc j'ai mis beaucoup de temps avant de me sentir à l'aise sur les petits chemins techniques des montagnes de la région. Par moments, le chemin était très étroit, les branches nous fouettaient les jambes et tapaient dans les roues. Piloter la-bas réclamait énormément de précision, notamment dans la montée des pierriers. Je peux vous dire que j'ai buté un paquet de fois sur des pierres en pleine montée, ce qui me forçait à mettre pied à terre et à finir la butte en poussant le vélo. Au fil des kilomètres, j'ai pris de l'assurance et j'ai gagné en précision. En tout cas, cette sortie VTT a été une bonne opportunité pour changer mes habitudes, varier l'entraînement, et surtout pour travailler mon agilité.
L'après-midi, on est parti rouler sur la route. Avec des vélos de route, bien entendu. On a tracé un parcours autour de l'hôtel, en évitant de trop nous éloigner au cas-où la pluie reprendrait de manière forte. On a eu de la chance, on a roulé 2h pile entre 2 averses : les routes étaient humides, mais il n'a pas plu pendant notre entraînement. Il a plu juste avant, pendant qu'on récupérait et réglait les vélos, et juste après pendant qu'on se changeait.
La sortie a été expéditive : 63km en 2h00. On s'est pris de beaux relais, c'était équilibré, même si j'avais un peu de mal à passer les talus. Cardiaquement ça allait, musculairement ça allait ... en revanche, les douleurs aux genoux se sont réveillées : c'était le 6ème vélo différent que j'utilisais en seulement 4 jours. Et à chaque fois, les réglages étaient différents. Il y a eu une journée où le mécano a mal compris la hauteur de selle que je lui demandais et me l'a réglée à 77 au lieu de 74, et une autre journée où il ne restait qu'un cadre XL alors que j'utilise habituellement un cadre M ou M/L. J'ai donc évité de rouler en force, et me suis appliqué à maintenir une cadence de pédalage élevée même vent de face.
Mon séjour à Majorque se termine, j'ai une dernière conférence ce soir et je rentrerai demain matin. J'aurai effectué un peu plus de 230km dans des conditions climatiques bien plus favorables qu'en France, et surtout dans des paysages très sympathiques. Un grand merci à la société Merida qui m'a fourni un vélo chaque jour, aussi bien route que VTT, avec des équipements haut de gamme (j'ai notamment pu tester les dérailleurs Di2), et aux mécanos de l'équipe Lampre-Merida qui prenaient soin de régler le vélo et d'y installer mes pédales.
Consultez les détails de notre sortie route.
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
lundi 11 février 2013
dimanche 10 février 2013
De la mer à la montagne, de la montagne à la mer
Cet après-midi, nous avons effectué une sortie express dans les montagnes de Majorque. Pour pouvoir effectuer le parcours que j'avais repéré la veille sur les cartes, en rentrant à l'heure par rapport à nos obligations professionnelles, nous avons décidé de sauter le repas du midi et de filer rouler directement à la sortie de notre session de travail du matin.
La météo du matin était extraordinaire : grand ciel bleu, et pratiquement pas de vent. Les nuages sont apparus et le vent s'est levé au cours de la matinée. On a longé la mer un moment, avant de bifurquer vers la montagne. Le vent était de travers mais il était raisonnable, il n'a pas trop gêné notre progression. On s'est perdu dans un village, par manque de panneaux. Si les routes sont en bon état, la signalisation est en revanche à revoir. Sur cette ile, les panneaux directionnels y sont aussi nombreux que les ours polaires ! (ok, j'exagère légèrement)
Après quelques kilomètres en léger faux-plat montant, on est rentré dans le vif du sujet. Le premier col à grimper faisait 7,5km à 5,5%. Il s'agissait de mon premier col digne de ce nom depuis ma reprise, et j'ai eu un peu de mal à trouver mes repères. Les deux premiers kilomètres, à 7% de moyenne, ont été les plus difficiles puis j'ai trouvé mon rythme de croisière sur une pente un peu moins soutenue. Au cours de la montée, on a eu une vue magnifique.
On a enchainé en direction d'un second col, via une route alternant montées et descentes. Nous avons pu voir le Puig Major, point culminant de l'ile à 1445m d'altitude. Nous en étions tout près géographiquement, mais assez loin en terme de dénivelé.
La descente était technique et très sinueuse. Sur un vélo prêté que je ne connaissais pas, j'ai joué la carte de la prudence et n'ai pas fait la descente à fond. Loin de la. Ca m'a permis d'admirer le paysage. En traversant la ville d'Inca, une des principales villes de l'ile, une chose m'a frappée : le long des routes, il y avait des centaines d'orangers ! La où nous mettons des platanes sur nos trottoirs, eux mettent des orangers. C'était assez incroyable de lever la tête et de voir ça.
Après Inca, on a pris une route en faux-plat descendant avec un fort vent favorable. On s'en est donné à coeur joie, les jambes tournaient toutes seules et les kilomètres défilaient à vive allure. Puis, à 7 ou 8km de l'arrivée, j'ai senti mes forces décliner donc on a levé le pied. Je n'avais presque plus de carburant : le fait d'avoir sauté le repas du midi, et de ne rien avoir à manger, doit très certainement expliquer ce début de fringale qui se profilait.
On a fait une belle sortie bosselée. Je pense que c'est le meilleur couple distance / dénivelé / vitesse que j'ai fait depuis ma reprise. On a traversé et vu des paysages incroyables, je n'ai pas pu tout prendre en photo à cause du vent, de la pente, des virages en descente, ... mais j'en ai pris plein les yeux. Je vais en garder un excellent souvenir.
Consultez les détails de notre sortie.
La météo du matin était extraordinaire : grand ciel bleu, et pratiquement pas de vent. Les nuages sont apparus et le vent s'est levé au cours de la matinée. On a longé la mer un moment, avant de bifurquer vers la montagne. Le vent était de travers mais il était raisonnable, il n'a pas trop gêné notre progression. On s'est perdu dans un village, par manque de panneaux. Si les routes sont en bon état, la signalisation est en revanche à revoir. Sur cette ile, les panneaux directionnels y sont aussi nombreux que les ours polaires ! (ok, j'exagère légèrement)
Après quelques kilomètres en léger faux-plat montant, on est rentré dans le vif du sujet. Le premier col à grimper faisait 7,5km à 5,5%. Il s'agissait de mon premier col digne de ce nom depuis ma reprise, et j'ai eu un peu de mal à trouver mes repères. Les deux premiers kilomètres, à 7% de moyenne, ont été les plus difficiles puis j'ai trouvé mon rythme de croisière sur une pente un peu moins soutenue. Au cours de la montée, on a eu une vue magnifique.
On a enchainé en direction d'un second col, via une route alternant montées et descentes. Nous avons pu voir le Puig Major, point culminant de l'ile à 1445m d'altitude. Nous en étions tout près géographiquement, mais assez loin en terme de dénivelé.
La descente était technique et très sinueuse. Sur un vélo prêté que je ne connaissais pas, j'ai joué la carte de la prudence et n'ai pas fait la descente à fond. Loin de la. Ca m'a permis d'admirer le paysage. En traversant la ville d'Inca, une des principales villes de l'ile, une chose m'a frappée : le long des routes, il y avait des centaines d'orangers ! La où nous mettons des platanes sur nos trottoirs, eux mettent des orangers. C'était assez incroyable de lever la tête et de voir ça.
Après Inca, on a pris une route en faux-plat descendant avec un fort vent favorable. On s'en est donné à coeur joie, les jambes tournaient toutes seules et les kilomètres défilaient à vive allure. Puis, à 7 ou 8km de l'arrivée, j'ai senti mes forces décliner donc on a levé le pied. Je n'avais presque plus de carburant : le fait d'avoir sauté le repas du midi, et de ne rien avoir à manger, doit très certainement expliquer ce début de fringale qui se profilait.
On a fait une belle sortie bosselée. Je pense que c'est le meilleur couple distance / dénivelé / vitesse que j'ai fait depuis ma reprise. On a traversé et vu des paysages incroyables, je n'ai pas pu tout prendre en photo à cause du vent, de la pente, des virages en descente, ... mais j'en ai pris plein les yeux. Je vais en garder un excellent souvenir.
Consultez les détails de notre sortie.
samedi 9 février 2013
Bi-quotidien majorquin
Aujourd'hui, j'ai fait un entraînement bi-quotidien. En fin de matinée, nous avons eu l'opportunité de tester des prototypes du matériel de la marque Mérida.
Nous étions un groupe d'une vingtaine de testeurs, et nous avons roulé sous la conduite de capitaines de route chargés de nous confectionner un circuit et de réguler l'allure. Le but était d'éviter que les testeurs n'aillent se perdre dans la pampa d'une île qu'ils ne connaissent pas.
Niveau matériel, le vélo était impeccable. Et très bien équipé : j'ai pu rouler avec un groupe électrique Di2, auquel je me suis adapté très rapidement. Le seul inconvénient venait des pneu de 25 (au lieu de 23 auquel je suis habitué), ce qui gêne le rendement et les sensations ressenties. Les mécanos m'ont expliqué que c'était un choix volontaire, les autres testeurs souhaitaient des vélos confortables ...
On est parti rouler le matin, sous un vent fort. Le long de la mer, vent de travers, ça a été l'enfer. J'ai été discipliné, je suis resté à ma place (côté vent) et j'ai souffert. Quand on a bifurqué et pris un vent favorable, j'étais à deux doigts d'exploser. Nos guides nous ont ensuite mené sur des petites routes serpentant au milieu des champs. C'était des routes qui semblaient ne mener nulle-part, que je n'aurai jamais prises si j'avais été seul, mais qui étaient vraiment sympathiques. Je suis très content de cette sortie.
L'après-midi, entre deux sessions de travail, on a pu de rouler un peu moins d'une heure. Le vent s'était calmé, ça a été moins difficile de rouler. On a de nouveau fait une sortie sympathique. Demain, notre session de travail ne devrait durer que la matinée, et nous laisser toute l'après-midi de libre pour aller rouler. On compte s'attaquer aux montagnes de l'île !
Consultez notre sortie du matin, et celle de l'après-midi.
Nous étions un groupe d'une vingtaine de testeurs, et nous avons roulé sous la conduite de capitaines de route chargés de nous confectionner un circuit et de réguler l'allure. Le but était d'éviter que les testeurs n'aillent se perdre dans la pampa d'une île qu'ils ne connaissent pas.
Niveau matériel, le vélo était impeccable. Et très bien équipé : j'ai pu rouler avec un groupe électrique Di2, auquel je me suis adapté très rapidement. Le seul inconvénient venait des pneu de 25 (au lieu de 23 auquel je suis habitué), ce qui gêne le rendement et les sensations ressenties. Les mécanos m'ont expliqué que c'était un choix volontaire, les autres testeurs souhaitaient des vélos confortables ...
On est parti rouler le matin, sous un vent fort. Le long de la mer, vent de travers, ça a été l'enfer. J'ai été discipliné, je suis resté à ma place (côté vent) et j'ai souffert. Quand on a bifurqué et pris un vent favorable, j'étais à deux doigts d'exploser. Nos guides nous ont ensuite mené sur des petites routes serpentant au milieu des champs. C'était des routes qui semblaient ne mener nulle-part, que je n'aurai jamais prises si j'avais été seul, mais qui étaient vraiment sympathiques. Je suis très content de cette sortie.
L'après-midi, entre deux sessions de travail, on a pu de rouler un peu moins d'une heure. Le vent s'était calmé, ça a été moins difficile de rouler. On a de nouveau fait une sortie sympathique. Demain, notre session de travail ne devrait durer que la matinée, et nous laisser toute l'après-midi de libre pour aller rouler. On compte s'attaquer aux montagnes de l'île !
Consultez notre sortie du matin, et celle de l'après-midi.
vendredi 8 février 2013
Sortie à Majorque - jour 1
Pour des raisons professionnelles, j'ai pris l'avion ce matin afin de me rendre à Majorque. J'ai quitté Lyon sous la neige par -3°, et ai atterri à Palma par 15°. Sans neige évidemment.
Arrivé à l'hôtel vers 14h30, nous avons (car je ne suis pas seul) pris notre repas puis nous avons loué des vélos. Notre hôtel est dédié au cyclisme, et trouver un vélo a été largement plus simple que trouver le restaurant de l'hôtel. J'ai eu la "chance" (ou plutôt le malheur) de tomber sur un vélo Centurion. Flambant neuf, dans un état impeccable, rien à redire sur l'état du matériel. En revanche, c'était un vélo plus prévu pour le cyclotourisme que pour le sport, donc confortable mais avec un mauvais rendement. Pour faire une trentaine de kilomètres, ça a été quand même.
Les routes sont en bon état. J'ai été très agréablement surpris par la qualité globale du bitume. De plus, il y a peu de circulation, rouler la bas était agréable. Le vent, toujours présent quand on est en bord de mer, est venu jouer les trouble-fête mais il était modéré donc tout s'est bien passé. Le paysage est sympa, très varié, chaque kilomètre est une nouvelle découverte.
Nous n'avons malheureusement pas pu rouler bien longtemps, car nous étions attendu pour bosser. J'espère pouvoir rouler un peu plus demain, on va tenter de faire 2 sorties de 2 heures dans la journée si notre emploi du temps professionnel nous le permet.
Consultez notre parcours.
Arrivé à l'hôtel vers 14h30, nous avons (car je ne suis pas seul) pris notre repas puis nous avons loué des vélos. Notre hôtel est dédié au cyclisme, et trouver un vélo a été largement plus simple que trouver le restaurant de l'hôtel. J'ai eu la "chance" (ou plutôt le malheur) de tomber sur un vélo Centurion. Flambant neuf, dans un état impeccable, rien à redire sur l'état du matériel. En revanche, c'était un vélo plus prévu pour le cyclotourisme que pour le sport, donc confortable mais avec un mauvais rendement. Pour faire une trentaine de kilomètres, ça a été quand même.
Les routes sont en bon état. J'ai été très agréablement surpris par la qualité globale du bitume. De plus, il y a peu de circulation, rouler la bas était agréable. Le vent, toujours présent quand on est en bord de mer, est venu jouer les trouble-fête mais il était modéré donc tout s'est bien passé. Le paysage est sympa, très varié, chaque kilomètre est une nouvelle découverte.
Nous n'avons malheureusement pas pu rouler bien longtemps, car nous étions attendu pour bosser. J'espère pouvoir rouler un peu plus demain, on va tenter de faire 2 sorties de 2 heures dans la journée si notre emploi du temps professionnel nous le permet.
Consultez notre parcours.
mardi 5 février 2013
Saison 2013 : quels objectifs ?
La saison 2013 va débuter dans quelques semaines pour les coureurs (routiers) de la région Rhône-Alpes. J'ai l'habitude de reprendre la compétition dès la fin du mois de février, car c'est une phase importante qui me permet de me jauger par rapport aux autres coureurs de ma catégorie.
J'ai toujours commencé mes saisons dès l'ouverture, notamment car je me suis toujours fixé un premier objectif dès le mois d'avril. En 2011, c'était les 140km du Paris-Roubaix Challenge dès le 9 avril. En 2012, c'était les 600km Tour de Sardaigne fin avril qui me motivaient et me poussaient à acquérir du rythme rapidement. Cette année, ce sera différent.
En 2013, je souhaite modifier mon approche du cyclisme. Je pense un peu moins courir, et faire plus de sorties loisir. Deux raisons à cela : d'une part je veux éviter de me reblesser, donc je dois monter progressivement en charge. Si je ré-attaque la compétition à fond dès l'ouverture et que j'enchaîne tous les week-ends, je risque de refaire la même erreur que l'an passé. Je préfère prendre du temps, moins courir pour préparer les saisons 2014 et suivantes sereinement.
L'autre raison est que j'ai de très beaux et très gros projets professionnels en cours. J'ai également des projets personnels, en dehors du vélo, auxquels je souhaite consacrer du temps. Courir tous les week-ends prend plus de temps et nécessite plus d'investissement physique et temporel que ce que je n'ai envie de consacrer pour le moment.
Si je compte moins courir, je ne compte pas pour autant être moins compétitif. Comme vous avez pu le remarquer, je peux désormais m'entraîner en semaine ... car je bosse les week-ends. J'échange des mardis et des jeudi après-midi contre des samedis et dimanches après-midi. Cette organisation va me permettre de mieux répartir mes charges d'entraînement, et de les améliorer qualitativement. Je ne ferai que deux courses par mois au lieu de quatre, mais je veux me présenter au départ pour y jouer un bon classement plus régulièrement.
Venons en aux objectifs que je me fixe. Ou plutôt "à l'objectif". C'est simple : je vais jouer toute ma saison sur les 2 derniers mois, sur les contre-la-montre. Jusqu'en juillet, je ferai des courses pour retrouver du rythme et pour le plaisir. Car j'aime toujours courir. Fin juillet, je changerai mes entraînements et ne me consacrerai plus qu'à la préparation des contre-la-montre. Je profiterai des grimpées chronométrées du mois d'aout pour me régler, et à partir de septembre je ne virai plus que pour ça. Pour lutter contre le temps, contre les aiguilles du chronomètre, jusqu'à la fin du mois d'octobre.
Pourquoi un tel choix ? Tout simplement car d'ici le mois de septembre j'ai tout mon temps pour me préparer physiquement, et surtout car les contre-la-montre demandent un entraînement bien moins contraignant que de longues courses à étapes. Nul besoin d'enchaîner les sorties de 5h en montagne pour préparer des chronos de 30 minutes ! Ca me permet d'être à la fois compétitif tout en consacrant du temps à mes autres projets (personnels et professionnels).
J'ai toujours commencé mes saisons dès l'ouverture, notamment car je me suis toujours fixé un premier objectif dès le mois d'avril. En 2011, c'était les 140km du Paris-Roubaix Challenge dès le 9 avril. En 2012, c'était les 600km Tour de Sardaigne fin avril qui me motivaient et me poussaient à acquérir du rythme rapidement. Cette année, ce sera différent.
En 2013, je souhaite modifier mon approche du cyclisme. Je pense un peu moins courir, et faire plus de sorties loisir. Deux raisons à cela : d'une part je veux éviter de me reblesser, donc je dois monter progressivement en charge. Si je ré-attaque la compétition à fond dès l'ouverture et que j'enchaîne tous les week-ends, je risque de refaire la même erreur que l'an passé. Je préfère prendre du temps, moins courir pour préparer les saisons 2014 et suivantes sereinement.
L'autre raison est que j'ai de très beaux et très gros projets professionnels en cours. J'ai également des projets personnels, en dehors du vélo, auxquels je souhaite consacrer du temps. Courir tous les week-ends prend plus de temps et nécessite plus d'investissement physique et temporel que ce que je n'ai envie de consacrer pour le moment.
Si je compte moins courir, je ne compte pas pour autant être moins compétitif. Comme vous avez pu le remarquer, je peux désormais m'entraîner en semaine ... car je bosse les week-ends. J'échange des mardis et des jeudi après-midi contre des samedis et dimanches après-midi. Cette organisation va me permettre de mieux répartir mes charges d'entraînement, et de les améliorer qualitativement. Je ne ferai que deux courses par mois au lieu de quatre, mais je veux me présenter au départ pour y jouer un bon classement plus régulièrement.
Venons en aux objectifs que je me fixe. Ou plutôt "à l'objectif". C'est simple : je vais jouer toute ma saison sur les 2 derniers mois, sur les contre-la-montre. Jusqu'en juillet, je ferai des courses pour retrouver du rythme et pour le plaisir. Car j'aime toujours courir. Fin juillet, je changerai mes entraînements et ne me consacrerai plus qu'à la préparation des contre-la-montre. Je profiterai des grimpées chronométrées du mois d'aout pour me régler, et à partir de septembre je ne virai plus que pour ça. Pour lutter contre le temps, contre les aiguilles du chronomètre, jusqu'à la fin du mois d'octobre.
Pourquoi un tel choix ? Tout simplement car d'ici le mois de septembre j'ai tout mon temps pour me préparer physiquement, et surtout car les contre-la-montre demandent un entraînement bien moins contraignant que de longues courses à étapes. Nul besoin d'enchaîner les sorties de 5h en montagne pour préparer des chronos de 30 minutes ! Ca me permet d'être à la fois compétitif tout en consacrant du temps à mes autres projets (personnels et professionnels).
dimanche 3 février 2013
Lendemain de journée animalière
Ce dimanche 3 février était le lendemain de la journée de la marmotte. La légende dit que si les marmottes sortent de leur terrier et retournent se coucher le 2 février, c'est que l'hiver durera encore 6 semaines. J'ai passé ma matinée à chercher des marmottes dans les champs, en vain. En dehors de mes 3 compagnons de route du jour, je n'ai vu que 3 cyclistes sur les routes ... visiblement, les cyclistes marmottes sont resté couchées, l'hiver risque donc de durer !
Ce dimanche 3 février était le lendemain de la journée de l'ours. En fin de sortie, on en a croisé un qui semblait de très mauvaise humeur ! Sa sortie d'hibernation a du être difficile. Sur la passerelle de Couzon, permettant de franchir la Saône via une route étroite, il nous suivait de très près mais en restant en plein milieu de la route. Il a gêné les véhicules venant en sens inverse. Sagement arrêtés au feu rouge (oui, certains cyclistes respectent les feux rouges), il s'est mis à klaxonner et faire ronfler son moteur. Ca nous a énervé d'avoir un abruti derrière, on a prudemment grillé le feu ... lui nous a emboité le pas en passant comme un sauvage. Il était près de midi, je suppose que sa saumonnerie favorite était sur le point de fermer.
Enfin, dans l'après-midi, plusieurs heures après avoir terminé l'entraînement, j'ai croisé un cyclocrado. C'est un animal qu'on croise régulièrement été comme hiver, mais surtout en été où il prolifère. Le papy est passé devant chez moi et a volontairement jeté au vent l'emballage de sa barre de céréales. Lui, si j'avais été sur mon vélo, il m'aurait entendu gueuler. Et pas qu'un peu ! Il faut croire que la surcharge induite par le poids de ses gros gants, de sa veste thermique et de ses sur-chaussures était tellement handicapant qu'il préférait se délester de tout objet superflu susceptible de gêner ses performances athlétiques. Le cyclocrado est un animal nuisible, mais malheureusement cette espèce est loin d'être en voie d'extinction.
Pour en revenir au sport, parce que je n'ai pas passé ma journée à chercher des marmottes et des ours, je suis allé rouler en compagnie de Julien, Guillaume et Rémy. Mais un Rémy différent de d'habitude, un avec qui je roulais pour la première fois. Comme hier, on a eu froid et on a mangé du vent. Contrairement à hier, on n'a pas pris de pluie ni fini maculés de boue.
Mon niveau du jour a été passablement mauvais. J'ai eu mal aux jambes en début de sortie, très mal aux jambes en milieu de sortie, puis un peu moins mal aux jambes ensuite quand on a fait plusieurs kilomètres vent de dos. Le nombre de relais que j'ai pris en cours de sortie doit se compter sur les doigts d'une seule main, et encore je les ai tous pris avec le vent de dos. Merci à mes 3 compagnons d'avoir tout fait devant, et d'avoir assuré pour me protéger du vent.
Je ne suis pas content de ma sortie, et globalement de mon week-end. Je n'étais pas bien. Je ne sais pas si c'est à cause du froid, du vent, du fait que j'ai mal récupéré de l'entraînement de jeudi, ... mais en tout cas je n'ai pas eu de bonnes sensations, et ce n'était pas agréable. Vivement de jours meilleurs, météorologiquement et physiquement.
Consultez les détails de notre entraînement.
Ce dimanche 3 février était le lendemain de la journée de l'ours. En fin de sortie, on en a croisé un qui semblait de très mauvaise humeur ! Sa sortie d'hibernation a du être difficile. Sur la passerelle de Couzon, permettant de franchir la Saône via une route étroite, il nous suivait de très près mais en restant en plein milieu de la route. Il a gêné les véhicules venant en sens inverse. Sagement arrêtés au feu rouge (oui, certains cyclistes respectent les feux rouges), il s'est mis à klaxonner et faire ronfler son moteur. Ca nous a énervé d'avoir un abruti derrière, on a prudemment grillé le feu ... lui nous a emboité le pas en passant comme un sauvage. Il était près de midi, je suppose que sa saumonnerie favorite était sur le point de fermer.
Enfin, dans l'après-midi, plusieurs heures après avoir terminé l'entraînement, j'ai croisé un cyclocrado. C'est un animal qu'on croise régulièrement été comme hiver, mais surtout en été où il prolifère. Le papy est passé devant chez moi et a volontairement jeté au vent l'emballage de sa barre de céréales. Lui, si j'avais été sur mon vélo, il m'aurait entendu gueuler. Et pas qu'un peu ! Il faut croire que la surcharge induite par le poids de ses gros gants, de sa veste thermique et de ses sur-chaussures était tellement handicapant qu'il préférait se délester de tout objet superflu susceptible de gêner ses performances athlétiques. Le cyclocrado est un animal nuisible, mais malheureusement cette espèce est loin d'être en voie d'extinction.
Pour en revenir au sport, parce que je n'ai pas passé ma journée à chercher des marmottes et des ours, je suis allé rouler en compagnie de Julien, Guillaume et Rémy. Mais un Rémy différent de d'habitude, un avec qui je roulais pour la première fois. Comme hier, on a eu froid et on a mangé du vent. Contrairement à hier, on n'a pas pris de pluie ni fini maculés de boue.
Mon niveau du jour a été passablement mauvais. J'ai eu mal aux jambes en début de sortie, très mal aux jambes en milieu de sortie, puis un peu moins mal aux jambes ensuite quand on a fait plusieurs kilomètres vent de dos. Le nombre de relais que j'ai pris en cours de sortie doit se compter sur les doigts d'une seule main, et encore je les ai tous pris avec le vent de dos. Merci à mes 3 compagnons d'avoir tout fait devant, et d'avoir assuré pour me protéger du vent.
Je ne suis pas content de ma sortie, et globalement de mon week-end. Je n'étais pas bien. Je ne sais pas si c'est à cause du froid, du vent, du fait que j'ai mal récupéré de l'entraînement de jeudi, ... mais en tout cas je n'ai pas eu de bonnes sensations, et ce n'était pas agréable. Vivement de jours meilleurs, météorologiquement et physiquement.
Consultez les détails de notre entraînement.
samedi 2 février 2013
Sortie flamande
L'entraînement de ce matin a été réalisé dans des conditions dignes d'un entraînement flamand : on a subi des averses de pluie, un bon vent, une crevaison, de la boue, de la fraîcheur ... et ça a provoqué des bordures plus ou moins volontaires.
Guillaume et Julien sont passés me chercher chez moi comme d'habitude. Trois minutes après avoir enfourché mon destrier, on s'est fait mouiller par une bonne averse. Je n'ai même pas eu le temps de mettre mon k-way que j'étais déjà trempé ... et couvert de boue. Pour vous dire à quel point j'étais couvert de boue, j'en avais de partout sur le visage ... et même dans les oreilles. On aurait dit que je rentrais d'un cyclocross ! Mais revenons-en au déroulement de la sortie.
On a remonté les quais de Saône jusqu'à Anse, en récupérant Rémy au passage un peu avant Neuville. Je ne me sentais vraiment pas bien, j'étais dans le dur dès la phase d'échauffement. Trempé, gelé (j'aurai du penser à me couvrir plus, la pluie et le vent ayant la fâcheuse habitude de renforcer le froid ressenti), et incapable de pédaler correctement, je n'avais qu'une envie : rentrer rapidement chez moi me coucher et finir ma nuit. Ce que je n'ai pas fait. J'ai trainé despieds roues à l'arrière du groupe, en tentant de m'abriter comme je pouvais du vent.
Au 10ème kilomètre, on m'a fortement suggéré de passer au relais. Julien et Guillaume, qui étaient en tête depuis le départ, souhaitaient profiter d'un abri pour se protéger du vent de face. Je suis donc passé devant avec Rémy, et on est resté devant jusqu'au 35ème kilomètre. Finalement, à forcer dans le vent, mes jambes se sont débloquées et je me suis senti mieux. Sauf quand ça grimpait, là c'était la misère : je me faisais larguer dans chaque bosse, et me mangeais du vent seul (loin) derrière. En grimpant dans le Beaujolais, c'était quitte ou double : sur certaines portions on était à l'abri du vent donc ça se passait bien, par contre les portions montantes vent de face m'ont tuées.
La descente s'est bien passée, et le retour vent dans le dos a été expéditif. Je n'ai jamais du rentrer aussi vite de Villefranche, même quand j'ai fait ce trajet sur le vélo de contre-la-montre ! On roulait avec un gros vent dans le dos, mes 3 compagnons prenaient des relais courts et incisifs. J'ai galéré pour rester dans les roues, je me suis pris plusieurs bordures involontaires et ils ont été obligé de m'attendre car j'étais incapable de revenir à la pédale. Le seul relais que j'ai pris était pour lancer le sprint final.
On a fini la sortie à une allure relax, pour se détendre. Le soleil ayant fait une belle apparition, je n'étais plus mouillé et n'avais plus froid. L'analyse des stats de la sortie me montre que je ne suis pas encore prêt pour la reprise des compétitions : on a fait les 10 derniers kilomètres intensifs à 41km/h de moyenne avec un bon vent de dos, et j'avais du mal à suivre par moments. Je suis loin d'être au top, mais je sens que ça revient petit à petit. Tout n'est pas à jeter et est à pondérer, car j'ai fait les 2/3 de la partie vent de face en tête.
Consultez les détails de notre entraînement.
Guillaume et Julien sont passés me chercher chez moi comme d'habitude. Trois minutes après avoir enfourché mon destrier, on s'est fait mouiller par une bonne averse. Je n'ai même pas eu le temps de mettre mon k-way que j'étais déjà trempé ... et couvert de boue. Pour vous dire à quel point j'étais couvert de boue, j'en avais de partout sur le visage ... et même dans les oreilles. On aurait dit que je rentrais d'un cyclocross ! Mais revenons-en au déroulement de la sortie.
On a remonté les quais de Saône jusqu'à Anse, en récupérant Rémy au passage un peu avant Neuville. Je ne me sentais vraiment pas bien, j'étais dans le dur dès la phase d'échauffement. Trempé, gelé (j'aurai du penser à me couvrir plus, la pluie et le vent ayant la fâcheuse habitude de renforcer le froid ressenti), et incapable de pédaler correctement, je n'avais qu'une envie : rentrer rapidement chez moi me coucher et finir ma nuit. Ce que je n'ai pas fait. J'ai trainé des
Au 10ème kilomètre, on m'a fortement suggéré de passer au relais. Julien et Guillaume, qui étaient en tête depuis le départ, souhaitaient profiter d'un abri pour se protéger du vent de face. Je suis donc passé devant avec Rémy, et on est resté devant jusqu'au 35ème kilomètre. Finalement, à forcer dans le vent, mes jambes se sont débloquées et je me suis senti mieux. Sauf quand ça grimpait, là c'était la misère : je me faisais larguer dans chaque bosse, et me mangeais du vent seul (loin) derrière. En grimpant dans le Beaujolais, c'était quitte ou double : sur certaines portions on était à l'abri du vent donc ça se passait bien, par contre les portions montantes vent de face m'ont tuées.
La descente s'est bien passée, et le retour vent dans le dos a été expéditif. Je n'ai jamais du rentrer aussi vite de Villefranche, même quand j'ai fait ce trajet sur le vélo de contre-la-montre ! On roulait avec un gros vent dans le dos, mes 3 compagnons prenaient des relais courts et incisifs. J'ai galéré pour rester dans les roues, je me suis pris plusieurs bordures involontaires et ils ont été obligé de m'attendre car j'étais incapable de revenir à la pédale. Le seul relais que j'ai pris était pour lancer le sprint final.
On a fini la sortie à une allure relax, pour se détendre. Le soleil ayant fait une belle apparition, je n'étais plus mouillé et n'avais plus froid. L'analyse des stats de la sortie me montre que je ne suis pas encore prêt pour la reprise des compétitions : on a fait les 10 derniers kilomètres intensifs à 41km/h de moyenne avec un bon vent de dos, et j'avais du mal à suivre par moments. Je suis loin d'être au top, mais je sens que ça revient petit à petit. Tout n'est pas à jeter et est à pondérer, car j'ai fait les 2/3 de la partie vent de face en tête.
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