vendredi 9 mai 2008

Le col de l' Izoard

Le col de l'Izoard est situé dans les alpes entre Briançon et Guillestre. Son altitude est de 2361m.

Monument Bobet - Coppi au cours de la montée du col d'izoard
Ce col est principalement célèbre grâce à la fameuse "Casse déserte" qui est une zone de roches que l'on traverse lors de 2 derniers kilomètres de montée par la route venant de Guillestre. Pour l'avoir traversée en 2006, j'avoue que l'entrée dans cette zone est particulière : on sort de la foret pour soudainement se retrouver en plein désert, à 2000m d'altitude ! Un monument dédié à la mémoire de Louison Bobet et de Fausto Coppi est intégré sur un piton rocheux de cette zone.


Le col de l'Izoard possède deux routes menant au col :
- Guillestre, au sud, via la combe du Queyras et la Casse Déserte est la face la plus dure, 16km pour 1095m de dénivelé
- Briançon, au nord, 20km pour 1141m de dénivelé

Il faut noter que le col est réservé aux cyclistes une matinée au cours du mois d'août. Cette excellente initiative de l'office du tourisme du département des Hautes-Alpes est à saluer vivement ! Pour plus d'informations, consultez leur site en cliquant ici. J'ai, grâce à cette initiative, pu grimper le col en 2006 sans me faire gêner par les voitures et en bénéficiant d'un ravitaillement à mi-pente et en haut du col ! L'organisation était vraiment au top !

La casse déserte, au cours de la montée du col de l'izoardDu col d'Izoard par Guillestre, je garde principalement le souvenir de la combe du Queyras où on remonte le long d'un cours d'eau superbe, sur une route prisonnière entre deux falaises resserrées : c'est vraiment splendide et impressionnant ! Je garde également un souvenir impérissable de l'entrée dans la Casse Déserte ...

Du col de l'Izoard par Briançon, je garde un souvenir impérissable de la descente effectuée une nuit de pleine lune ! Pour plus d'informations, consultez mon article traitant de la grimpée nocturne du col d'izoard.

jeudi 8 mai 2008

125km d'entrainement en beaujolais

En ce jour férié, destiné à fêter la victoire des soldats alliés sur les soldats de la coalition, j'ai une fois de plus chevauché ma monture afin de parcourir les routes du beaujolais.

Au programme du jour : un long échauffement sur les quais de Saône afin de rejoindre Villefranche, puis un long faux plat montant jusqu'à Denicé, une suite de creux et bosses puis une longue montée jusqu'au Saule d'Oingt, une route en balcon menant à Oingt, une longue descente jusqu'à la vallée de l'azergues que j'ai remonté quelques kilomètres, une montée jusqu'à St vérand, une descente jusqu'à la vallée du Soanan, la montée jusqu'à Sarcey, un creux suivi d'une bosse jusqu'à St romain de popey, une route en balcon jusqu'à Savigny, une descente sur St bel, la remontée jusqu'à St pierre la palud, une descente vers Sourcieux les mines, la montée jusqu'à Lentilly, une suite de creux et bosses jusqu'à Limonest en passant par La tour de salvagny et Dardilly, la montée jusqu'au mont Verdun, la longue descente jusqu'à Vaise puis un retour à la maison via les quais de Saône ...

Bilan de la journée : 125km pour 2100m de dénivelé ! Ceux qui connaissent la région se rendront compte que le parcours est diversifié : les longues côtes sont alternées avec les courtes bosses plus ou moins pentues. J'ai pris beaucoup de plaisir au cours des 4h40 de selle qu'aura durée la sortie : les paysages étaient superbes, je me suis vraiment fait plaisir dans les montées au point d'en terminer certaines au sprint ! J'ai lâché les chevaux sur la fin du parcours, et me suis rendu compte qu'après plus de 100km de bosses à bon train, j'en avais encore sous la pédale ! C'est plaisant de se sentier bien de nouveau ! Je termine très fatigué, mais tellement content de moi ...

Je constate qu'après 3 longues sorties en bosses en 3 semaines (100km dans les monts du lyonnais lors des 1000 Bosses, 110km dans le beaujolais samedi dernier et 125km dans le beaujolais aujourd'hui) je passe de mieux en mieux les bosses. Depuis le début de l'année, j'avais juste fait 2 petites sorties (70km) dans le beaujolais et 2 ou 3 sorties escarpées en février lors du stage en Espagne ...

Je pense désormais que ma contre-performance au cours des 1000 bosses est plus liée au fait que je n'avais pas fait de bosses avant de m'aligner sur l'épreuve, et que mon corps à mal réagi lors de l'enchaînement des montées ... ensuite, je n'ai pas réussi à récupérer suffisamment avant la course de St genis laval, ce qui m'a amené au fond du gouffre. Me revoici de nouveau sur la pente ascendante ... en route vers le prix de Chalamont lundi 12 mai, les 3 cols dimanche 18 mai ...

mercredi 7 mai 2008

super sortie avec julien

Florent LIGNEY
Ce mercredi soir, comme de nombreuses fins d'après-midi au cours des dernières semaines, j'avais rendez-vous avec Julien à 19h pour une sortie d'une heure sur les quais de saône. Il faisait vraiment bon et beau, et seul un vent du sud venait gâcher la fête.


On est donc descendus à Vaise afin de remonter les quais de Saône avec un vent favorable. On a fait la descente en discutant des courses à venir, de ma baisse de motivation, des entraînements à faire afin de revenir en forme et de retrouver l'envie … la discussion s'est ainsi prolongée jusqu'à Bocuse, au milieu des voitures.



Julien LEGENDREAprès Bocuse, Julien à décidé d'accélérer progressivement l'allure : j'étais distrait et pensais à autre chose, du coup j'ai perdu la roue … heureusement il m'a un peu attendu et j'ai légèrement forcé l'allure pour revenir à son contact. Je me suis recalé dans sa roue, jusqu'à Albigny où il a décidé de faire les deux derniers kilomètres à fond ! J'ai réussi à rouler jusqu'à 48km/h mais n'ai pas pu aller plus vite ! Il m'a donc lentement décroché … puis m'a attendu après le rond point, afin de faire le retour ensemble.

Le retour était bien sympa, on a discuté de choses et d'autres, on a fait des photos en roulant …

Florent LIGNEY

Au final, on a fait une bonne sortie à plus de 30km/h de moyenne … et en se faisant plaisir ! Ca ma redonné envie de rouler … Demain, je pense que je retournerai faire une centaine de km dans le beaujolais, comme je l'ai fait samedi dernier.

mardi 6 mai 2008

Le col du galibier

Photo prise au col du galibier
Le col du Galibier est la seconde montée la plus effectuée de France par les cyclistes, derrière le Mont Ventoux. Sa popularité est liée à plusieurs facteurs, mais principalement :
- il s'agit du col des alpes le plus emprunté par le Tour de France
- il s'agit d'un des plus haut cols de France
- les 8 derniers kilomètres de la face Nord sont très difficiles



Ce col est franchi pour la première fois par le Tour de France en 1911, qui est revenu le grimper 54 fois depuis. Avant le passage du tour en 1911, aucun cycliste n'avait réussi à franchir ce col ! En 1996, l'étape à du être raccourcie car le col du Galibier était bloqué par la neige.

Le col du Galibier comporte deux faces :
- Saint michel de maurienne, au nord, est la face la plus dure, 35km pour 1924m de dénivelé
- Col du Lautaret, au sud, 8.5km pour 585m de dénivelé

Au cours de la montée depuis St michel de maurienne, on franchit le Col du Télégraphe. Cette face est la plus dure car les 8 derniers kilomètres sont à plus de 8% de moyenne !
Au cours de la montée depuis le Col du Lautaret, on passe devant un monument dédié à la mémoire d'Henri Desgranges, le fondateur du Tour de France. Le Col du Lautaret est accessible depuis Bourg d'oisans ou depuis Briançon.

J'ai personnellement grimpé le Col du Galibier en juin 2005, au cours du Brevet de Randonneur des Alpes. J'avais effectuée la longue montée du Col du Lautaret depuis Bourg d'oisans, puis avais grimpé le Galibier. Le paysage était vraiment beau, et j'en garde un très bon souvenir !

lundi 5 mai 2008

Le mont ventoux

Au cours des soirées de ce mois de mai, je vais tenter de vous présenter chaque soir un col de légende. A tout seigneur, tout honneur : pour commencer la série, je pense que le "géant de Provence" mérite de présider cette liste !

Le Mont Ventoux est situé dans le Vaucluse, à proximité d'Avignon. Son sommet est situé 1912m au dessus de la mer ... mer que l'on peut apercevoir du sommet lorsque la vue est dégagée ! Etant donné qu'il n'appartient pas à un haut massif montagneux (il ne fait pas partie des alpes), il est visible de très loin. Je ne sais pas ce qui attire le plus les cyclistes sur ces pentes : est-ce la difficulté ou est-ce lié au fait qu'il soit le point culminant de la région ? Je pense que c'est un peu des deux ...

Mont Ventoux

En effet, bien qu'il ne soit pas le col le plus emprunté par le tour de France (le col du Tourmalet détient ce record là), le Mont Ventoux est le col français le plus prisé par les cyclistes.

Il est possible d'y accéder par 3 faces :
- Bédoin, au sud, est la face la plus connue et la plus difficile : 22km pour 1622m de dénivelé
- Malaucène, au nord, offre les plus forts pourcentages mais est plus accessibles grâce à quelques paliers de récupération qui coupent la montée : 21km pour 1535m de dénivelé
- Sault, à l'est, est la moins dure des 3 faces : 26km pour 1152m de dénivelé

Au cours de la montée par Bédoin et par Sault, on passe devant une stèle érigée en hommage à Tom Simpson, décédé le 13 juillet 1967 au cours d'une étape du tour de France. Sa stèle est couverte par les bidons des cyclistes qui lui rendent ainsi hommage. Il est décédé par l'action combinée de la chaleur (plus de 35°C), du manque d'eau, et de la prise de produits dopants !

Marco Pantani et Richard Virenque sont les deux derniers coureurs à s'être imposé au sommet lors d'une étape du tour de France, respectivement en 2000 et en 2002. Lors du Dauphiné libéré 2004, le basque Iban Mayo réalisa l'ascension la plus rapide de l'histoire depuis Bédoin : il mit 55 minutes et 51 secondes !

Une confrérie de cyclistes, les "cinglés du Ventoux", propose un classement des cyclistes les plus cinglés ayant enchaîné plusieurs ascensions du mont au cours de la même journée. En mai 2006 Jean-Pascal Roux a réussi à effectuer 11 ascensions en moins de 24h, par le côté le plus dur ! C'est un record incroyable, qui ne devrait pas être battu facilement !

J'ai grimpé 2 fois le Mont Ventoux :
- une fois par Bédoin en montée sèche, le matin avant les coureurs du tour (consultez mon article à ce sujet)
- une fois par Sault après une sortie très vallonnée (consultez mon article à ce sujet)

dimanche 4 mai 2008

110km dans le beaujolais

Afin de retrouver l'envie de pédaler j'ai décidé d'aller faire un raid dans les bosses du Beaujolais. J'adore la partie sud du beaujolais car les routes grimpent sur des coteaux de vignes afin de rejoindre de superbes villages en pierre dorée. Le paysage y est magnifique, à fortiori lorsque la vue est dégagée comme c'était le cas ce samedi !

Le but de la sortie n'était absolument pas de travailler quoi que ce soit, c'était uniquement de tenter de me redonner l'envie de pédaler, me donner l'envie de continuer la pratique de ce sport si beau mais si ... exigeant !

Le programme des côtes du jour a été : Charnay par St jean les vignes (quelques forts pourcentages), Frontenas par Alix (montée régulière), Oingt par Frontenas (montée longue et régulière), le Saule d'Oingt depuis Oingt (route en balcon), Sarcey depuis les Ponts Tarrets (montée irrégulière), Frontenas par Chessy (longue montée, dure au début), et pour terminer les terribles pentes de la montée de Lachassagne en venant d'Alix ! 110km corsés donc, car le dénivelé est proche de 1600m !

Je grimpais les bosses à ma main : je les montais à bon train mais sans me mettre le coeur dans le rouge ! La tête relevée, ça fait vraiment du bien de regarder le paysage et d'écouter le bruit des ruisseaux , des oiseaux, des avions ... : pour une fois je n'étais pas à fond, les yeux braqués sur ma roue avant ou mes chaussures, et entendant uniquement les battements de mon coeur venir résonner dans mes tympans ... Me voila revenu à ce qui m'a poussé au vélo : regarder des paysages, écouter la nature, sentir l'odeur de l'herbe coupée ou des vaches qui broutent dans le pré le long de la route ! QUE DU BONHEUR ! Que c'est agréable de ne pas grimper une bosse en ayant uniquement pour sensation que son coeur et ses jambes vont exploser, et qu'on va vomir son repas ...

Je suis rentré chez moi fatigué, entamé physiquement mais pas abattu, avec l'envie de remettre une telle sortie dès que possible !

Le lendemain, je retrouve Julien pour une sortie dominicale : on fait un échauffement, on monte au col de la croix de presle par Poleymieux, on a fait un tour de circuit au col du verdun ... et on est redescendus par Chasselay ! J'avais les jambes lourdes à cause de la sortie de la veille, ce qui fait que j'ai frisé le ridicule ! J'avais l'impression d'être à l'arrêt dans une montée que je connais pourtant par coeur ! Je pense que je n'ai jamais grimpé aussi lentement le mont Verdun depuis Limonest : 16 ou 17km/h de moyenne ... c'est pathétique pour un grimpeur ! C'est terrible physiquement et surtout mentalement, de se sentir comme une sorte de grosse vache posée sur un vélo, scotchée au goudron, et de se demander si on ne va pas se faire doubler par un bouseux en VTT ! J'étais content de moi samedi soir ... mais suite à ça, je le suis beaucoup moins. Dire qu'il y a 3 ans j'ai enchainé les sorties de 160 à 200km dans le massif central puis les Pyrénées pendant 3 semaines, n'ayant eu qu'un seul jour de repos ! Désormais je suis incapable de faire 110km et d'enchainer le lendemain ... il parait que j'ai progressé ? vive le progrès !

jeudi 1 mai 2008

Prix de st genis laval, ma derniere course ?

Le premier mai rime avec fête du muguet, mais c'est aussi le jour du grand prix de st genis laval. Cette année, la course décernera le titre honorifique de "Champion du rhône pass'Cycliste". Bon, ce titre n'est pas un grand titre mais il fait tout de même joli dans un palmarès !

Les deux dernières années j'ai passé la matinée du 1er mai sur ce grand prix, il me semblait donc naturel d'y aller pour la troisième année consécutive ! Le temps était superbe pour faire une bonne partie de manivelles : soleil, température douce et très léger vent ...

Malheureusement, pour moi la partie de manivelles n'a pas été aussi belle que le temps : je me suis fait lâcher du peloton au bout de 5 des 25 tours ... j'ai fait 5 tours seuls, puis de nouveau 5 tours à l'arrière du peloton, puis 5 tours dans un petit groupe avant de faire les 3 derniers tours dans la queue du peloton ! Moi qui pensais pouvoir tenir toute la course dans le peloton, et espérais même pouvoir travailler en faveur de David ou de Sébastien ... je n'ai vraiment servi à rien !

Sur le chemin du retour, après une brève analyse des courses que j'ai effectuées depuis 2 ans, je me suis rendu compte que je n'étais pas au niveau et que je ne l'aurais jamais ! Oui, je progresse petit à petit, mais il faut être honnête : il reste plus à faire que ce que j'ai déjà acquis ! Ca fait plus de 2 ans que je fais des sacrifices : je mange des pattes tous les midis, fais attention à ce que je mange, ne bois pas, passe mes week-ends et certaines soirées à m'entraîner ... j'en ai marre de faire tout ça pour obtenir si peu de résultats positifs ! J'ai envie de laisser tomber le milieu du cyclisme qui m'a amené plus de peines que de plaisir !

J'hésite vraiment : d'un côté j'aimerais bien finir la saison printanière (avec le grand prix de chalamont, les 3 cols, les grand prix de lyon 5ème, le grand prix de reyrieux, ...) mais d'un autre côté, je me dis qu'il serait temps que j'arrête de prendre des baffes dans la figure et que je devrais stopper les frais inutiles ... donc ne plus jamais prendre le départ d'une course !