mercredi 28 mars 2018

Monts du lyonnais en bonne compagnie

Ce week-end, j'ai roulé avec des amis dans les Monts du Lyonnais. La météo était encourageante le matin et laissait présager une belle sortie ensoleillée, mais une épaisse couche de nuages nous a finalement caché le soleil pendant que vous pédalions.


En partant de chez moi, je suis tombé fortuitement sur David parti rouler le matin et qui m'a indiqué qu'il était fatigué donc qu'il rentrait en direction de Lyon. Ca tombait bien, c'était justement ma direction donc on a choisi de rouler ensemble. Le temps de discuter de tout et de rien, nous retrouvions JulienL avec qui j'avais prévu de rouler aujourd'hui, en souvenir du bon vieux temps où nous passions nos week-ends côte à côte (et certains débuts de soirée en semaine aussi, quand la luminosité nous permettait de rouler après le travail).

David nous a quittés aux portes de Lyon. Le temps de discuter un peu avec Julien, de vérifier mon sens aiguisé de la répartie (nous étions à deux sur la piste cyclable, une voiture a ralenti et nous a dit que c'était dangereux de rouler côte à côte ... j'ai répondu du tac au tac que eux aussi dans la voiture étaient côte à côte, la voiture est partie aussi tranquillement qu'elle est arrivée), nous retrouvions JulienP et Javier (un colombien faisant ses études à Lyon). On a attendu quelques minutes Benjamin, sans savoir s'il nous rejoignait ici ou plus loin, puis notre quatuor s'est mis en mouvement en direction du prochain point de ralliement.

Nous avons retrouvé Benjamin, puis Sylvain et Shane. A 7, notre groupe était au complet et nous avons entamé le parcours prévu dans les monts du Lyonnais. Nous avons pris des petites routes tranquilles pour rejoindre le pied de la croix du ban : j'aime les petites routes paisibles, sans circulation, car en groupe il est plus facile de discuter sans gêner les autres usagers et sans se mettre en danger. Et puis de belles courbes sont toujours plus agréables pour un cycliste que d'interminables lignes droites.

mercredi 21 mars 2018

Parcours et côtes de Liège-Bastogne-Liège 2018

Le parcours de Liège-Bastogne-Liège pour les cyclistes professionnels avait été dévoilé fin janvier, le parcours de la version "challenge" (pour les cyclosportifs) a été dévoilé la semaine dernière. Sans surprise, les deux parcours sont très proches l'un de l'autre, avec quelques minuscules variantes liées au départ et à l'arrivée : les professionnels partent du centre de Liège et arrivent à Ans (un faubourg à l'ouest de Liège) tandis que les cyclos partiront et termineront du nord de Liège (Halles des Foires de Liège).
Le parcours une fois sorti de Liège comporte quelques nouveautés cette année. Traditionnellement, la première des côtes répertoriée est celle de La Roche en Ardennes mais cette année l'épreuve ne passera pas dans ce village. Cette première côte est remplacée par la côte de Bonnerue (km 186 pour les professionnels). De manière générale, la partie "aller" entre Liège et Bastogne passera plus à l'est que les années précédentes.

C'est sur la partie "retour", entre Bastogne et Liège, que les changements les plus importants auront lieu. Cette partie "retour" s'écartera également plus à l'est que d'habitude. La célèbre trilogie "Wanne - Stockeu - Haute Levée" où la course se décantait il y a longtemps (à l'époque où les leaders attaquaient de très loin, cette trilogie débutant à 100 kilomètres de l'arrivée) est remplacée par une nouvelle trilogie : "côte de Pont - côte de Bellevaux - côte de la Ferme Libert". La partie finale à l'approche de Liège restera identique : la côte de la Redoute (où se décantait la course dans les années 90), celle de la Roche aux faucons puis la côte Saint Nicolas bruleront les jambes de tous, cyclos comme professionnels, avant l'interminable faux-plat montant vers Ans.


Liste des côtes répertoriées par l'organisation :

A ces côtes répertoriées, il faut ajouter une quantité impressionnante de bosses non répertoriées : le parcours ne fait que monter et descendre pendant 270 kilomètres. Le profil de l'épreuve professionnelle le montre bien :
Le profil de la version "challenge" (cyclo) n'est pas disponible à ce jour, mais les parcours étant très proches il n'y a pas de grosse différence.

Nous sommes le 21 mars et l'épreuve aura lieu le 21 avril, il me reste donc encore un mois pour me préparer. Le plus gros est fait : je ne gagnerai pas 10% supplémentaires à ce stade de ma préparation, mais je ne compte pas me relâcher et si je peux gagner encore un ou deux pourcent, je ne m'en priverai pas.

dimanche 11 mars 2018

Sortie dans les monts du lyonnais

Ce samedi, j'ai poursuivi ma préparation pour les ardennaises en effectuant une sortie dans les monts du lyonnais. Habituellement, je privilégie le Beaujolais car le réseau routier y est plus développé et que la vue y est plus dégagée. Mais le fort vent du sud m'a incité à changer mes habitudes afin d'aller profiter des arbres bordant les routes des monts du lyonnais, qui masquent la vue mais coupent le vent.


Depuis le mois de janvier, les sorties s'allongent progressivement : de 3h à 3h30, puis 4h, puis 4h30 et désormais 5 heures. Mon niveau augmente aussi progressivement, nettement moins vite que le nombre d'heures néanmoins. De 3 heures à 180wnp le 6 janvier aux 200wnp pendant 5 heures ce samedi, mon niveau s'est élevé de semaine en semaine au fil des entraînements.

Au cours de la sortie, lors de la traversée de Saint Pierre la Palud, je suis tombé sur une parade déguisée. D'abord étonné de voir un enfant déguisé en Pikachu accompagné par Elsa de la reine des neiges, j'ai été encore plus étonné quand des barrières bloquant la route m'ont été ouvertes par Mario (le plombier fan de karting) et Dark Vador. Une fois les barrières ouvertes, j'ai vu un peu tous types de costumes ... avant de retrouver un peu tous les types d'arbres une fois sorti du village en direction du col de la croix du ban.


J'ai poursuivi ma route en direction de Vaugneray puis du col de Malval. J'y ai retrouvé la fameuse route granuleuse des crêtes, ainsi que son lot de souvenirs. Hier, je me suis souvenu de ma dernière course passant sur cette route dans ce sens. A cet endroit, en 2008 j'étais encore bien placé pour un excellent résultat sur le petit parcours des 1000 bosses ... quelques kilomètres plus loin, j'avais complètement explosé. Dans ce sens (Nord - Sud), un superbe panorama se découvre juste avant de plonger sur Yzeron.

jeudi 15 février 2018

Classiques ardennaises : la préparation continue

Malgré des conditions météorologiques particulièrement pluvieuses cette année (53% de pluie supplémentaire depuis le premier janvier par rapport à la moyenne des 20 dernières années), je poursuis ma préparation en vue des classiques ardennaises. Il ne me reste plus que deux mois pour me préparer; Si l'objectif semblait lointain lors de la coupure fin octobre, je sens désormais qu'il se rapproche à grands pas.


Je suis plutôt content car pour le moment, hormis la météo qui me force régulièrement à adapter mes horaires, la préparation se passe bien et les heures de selle s'accumulent sans soucis. Les conditions sont certes froides, mais avec un équipement adapté ça ne me dérange pas. Je réussis à placer chaque semaine une sortie de 3h30 à 4h dans le Beaujolais, ce qui me permet d'enchaîner les bosses plus ou moins longues et plus ou moins pentues.


Depuis le mois de janvier, les ascensions se font régulièrement au sweet spot : c'est une zone d'effort intermédiaire entre le haut de la zone "tempo" (le niveau d'effort dans un peloton en course) et le bas de la zone "seuil" (le niveau d'effort dans une échappée ou un contre-la-montre). Cette zone d'effort est particulièrement efficace pour progresser : le niveau des efforts dans la zone "tempo" étant plus faible que dans la zone "seuil", la progression physique y est plus lente. En revanche, le niveau des efforts au seuil nécessite beaucoup plus d'énergie qu'en zone tempo, donc la fatigue arrive plus vite et l'exercice ne peut pas être prolongé aussi longtemps qu'en zone tempo.


Le sweet spot permet de combiner les avantages des deux zones : on peut maintenir l'effort longtemps sans dépenser une énergie folle. Cette zone idéale d'entraînement est parfaite pour les efforts que j'aurai à effectuer pendant les classiques, qui sont des épreuves sportives sans classement, mais ce n'est pas une zone miracle pour tous les types d'effort : celui qui veut faire des courses fédérales (FFC, FSGT, Ufolep) ne pourra pas se contenter de cette zone, qui n'habitue pas le corps aux efforts violents (attaques, relances, sprint, ...).


Il me reste encore deux mois de préparation, j'espère continuer dans la même dynamique. Ma progression est bonne, les efforts s'enchaînent bien et je sens que je progresse petit à petit. Plus j'arriverai fort au départ de ces longues épreuves, plus je pourrai enchaîner les monts rapidement, plus je pourrai m'y faire plaisir. Les pourcentages de certaines côtes, abordées au delà du 200ème kilomètres donc avec de la fatigue, font que mal préparé l'expérience peut tourner au calvaire. Bon, même bien préparé, une erreur d'alimentation dans les premières heures peut s'avérer fortement pénalisante dans la 8ème heure ...

samedi 20 janvier 2018

Calendrier des courses 2018

Comme toutes les années, voici mon calendrier des courses et événements pour 2018.


Comme les années passées, il s'agit d'un calendrier provisoire qui sera mis à jour au fil de la saison, en fonction de mes envies, de ma forme, ...

jeudi 11 janvier 2018

Objectif 2018 : la trilogie ardennaise

4 années après avoir parcouru 7 des 8 classiques flandriennes, je vais cette année tenter la fameuse trilogie ardennaise : Amstel Gold Race, Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège. Et ce, un jour avant les professionnels, donc avec le même temps de récupération qu'eux entre chaque épreuve.
Les organisateurs de l'Amstel Gold Race et de Liège-Bastogne-Liège proposent une version cyclo la veille de leur épreuve. Le parcours est sensiblement le même, à quelques exceptions minimes près : il y a parfois de petites déviations (une rue parallèle) pour passer devant une place accueillant le ravitaillement ou pour éviter un sens interdit que les professionnels peuvent prendre à contresens ... les versions cyclo auront lieu le samedi, les professionnels empruntant ces mêmes routes le dimanche.
Pour la Flèche Wallonne, l'organisateur de l'épreuve professionnelle ne propose pas de version "grand public" mais il existe un club local qui trace un parcours proche : la Flèche Andennaise Classic. L'arrivée et le départ ont lieu à quelques kilomètres de Huy, on reste dans le même secteur géographique avec les mêmes ascensions phares, une distance et un dénivelé proche du parcours des professionnels ... et ce le mardi, veille de l'épreuve disputée par les meilleurs cyclistes de la planète.

En une semaine, je vais donc parcourir :
  • 240km pour 3600m de dénivelé lors de l'Amstel Gold Race
  • 145km pour 2000m de dénivelé lors de la Flèche Andennaise Classic
  • 273km pour 5200m de dénivelé lors de Liège-Bastogne-Liège Challenge
  • TOTAL = 658km et 10 800m de dénivelé

Rouler aux Pays-Bas sera une grande première pour moi : je n'y ai jamais posé mes roues.

dimanche 31 décembre 2017

Bilan cycliste de l'année 2017

L'année cycliste 2017 s'est terminé sous un beau soleil, au milieu des vignobles du beaujolais, en compagnie de Rémy. Les sensations n'étaient pas extraordinaires, au contraire, mais après les fêtes et avec 7 heures de conduite la veille pour rentrer de Belgique je ne m'attendais pas à mieux.

Puisqu'il s'agissait de ma dernière sortie de l'année, voici le bilan en chiffres :

Avec 12440 kilomètres, j'ai battu de 150 kilomètres mon record de 2013 (12290km). De même, avec 478 heures de selle, j'ai battu de 7 heures mon record datant lui aussi de 2013 (471h). Il faut dire qu'en 2013, avec le Tour de Fête (le parcours du Tour de France effectué 1 jour avant les professionnels) j'avais accumulé beaucoup de temps de selle et de kilomètres (135h de selle pour 3363km, en 3 semaines).

(devant la madone de Ghisallo, sainte patronne des cyclistes)

Le dénivelé total est loin de mon record annuel, tout comme la sortie la plus longue : les 295 kilomètres de Milan - San Remo ne rivalisent pas avec les 622 kilomètres de Bordeaux-Paris. Je pense que ni cette distance, ni ce temps de selle (22h 28min) ne seront battus au cours des années à venir.

(le pied du Poggio, dernière difficulté de Milan - San Remo)

Globalement, l'année a été intéressante. J'ai pris du plaisir à pédaler, j'ai été en relativement bonne santé (pas de blessure importante même si mon dos m'a plusieurs fois limité sans me bloquer). J'ai rempli une partie de mes objectifs : j'ai réussi Milan - San Remo et le Tour de Lombardie, en revanche je n'ai pas réussi à gagner de course.


Le plaisir devient de plus en plus la principale boussole qui guide ma pratique. Je me souviens qu'il y a 10 ans j'étais capable d'aller rouler l'hiver 4 heures par -6° le dimanche matin, de faire du Home-Trainer 3 ou 4 fois par semaine ... c'était tout sauf plaisant. Désormais, je préfère aménager mon programme pour attendre l'après-midi que la température soit plus favorable ou décaler l'heure / le jour de ma sortie pour éviter de pédaler sur place comme un hamster. Je ne suis monté sur Home-Trainer que 4 fois cette année, c'était largement suffisant à mon goût. Pédaler sur place est moins lassant qu'autrefois grâce aux nouveaux programmes permettant de pédaler sur des parcours virtuels et/ou de faire des courses face à d'autres cyclistes pédalant eux aussi chez eux, mais ce n'est pas ma notion du plaisir à vélo.


Dans la liste de ce que j'aime, j'ai fait plus souvent des sorties longues avec du dénivelé : si le gros de mes sorties se fait sur une durée autour des 2h (le temps de ma pause le midi), donc dans un rayon de 30 kilomètres, le week-end j'ai allongé plus souvent les sorties qu'en 2016. Ma sortie la plus longue l'année précédente avait à peine dépassé les 100 kilomètres ... j'aime parcourir de plus grandes distances, le vélo étant un outil formidable pour voyager et découvrir les paysages à différentes saisons. C'est ça qui me procure le plus de plaisir dans ma pratique du vélo.


Pour 2018, je vais poursuivre dans cette voie du plaisir. Du long et du valloné sera au programme, avec en prime la découverte de nouveaux paysages. La découverte d'un nouveau pays historique du cyclisme est prévue en avril, ce qui me permettra au passage de compléter ma collection de classiques. J'en reparlerai dans quelques jours ...