dimanche 13 mai 2012

Championnat du rhône : 4ème

Ce jour se tenait le championnat du Rhône Ufolep. Le circuit, tracé dans la zone industrielle de Meyzieu, est identique à celui de l'an passé : de grandes lignes droites, des ronds-points, et pas la moindre petite bosse (pas même un pont de TGV ou d'autoroute). Un fort vent du nord soufflait sur ce circuit qui offre peu d'abri : mis à part quelques entrepôts pour couper le vent de travers, on avait toujours le vent de face ou de dos.

Avec un circuit tout plat favorisant clairement les gros rouleurs, avec un circuit balayé par le vent, et sortant épuisé de l'enchaînement "Tour de Sardaigne + Tour des Grands Ducs", je me suis présenté sans aucune prétention au départ de la course. Mon unique objectif était de terminer l'épreuve : j'ai déjà 18 jours de course au compteur sans aucun abandon.

Dans ma catégorie d'âge, nous étions 12 coureurs au départ dont 5 de Limas. Les 2 premiers tours (sur 19) ont été fait au train, je discutais avec des coureurs dans les premières positions. Enfin quand on est 12, être en 5ème position c'est à la fois être devant, au milieu et derrière ... les 2 premiers tours ont été fait de manière globalement calme, car les coureurs de Limas n'ont pas assumé leur responsabilité. Ils étaient en sur-nombre, c'était à eux de faire le boulot devant ... mais ils ne le faisaient pas, donc ça roulotait.

Dans le 3ème tour, les gars de Limas ont lancé la course : sur une série d'attaque de leurs coureurs, un groupe de 6 (dont 3 des leurs, mon équipier et moi-même) s'est détaché, mais encore une fois ils n'ont pas voulu prendre leurs responsabilités donc les autres sont rentrés.

Dans le 4ème tour, leurs 2 meilleurs coureurs sont sortis : mon équipier Felix a roulé derrière eux pour stabiliser l'écart, puis j'ai attaqué pour rejoindre le duo. J'ai mis plus d'un kilomètre pour rentrer, ça a été un très gros effort car ça roulait très vite. Les 2 de devant ont été surpris de me voir rentrer seul, et m'ont de suite forcé à passer au relais. Ne voulant pas me faire attaquer car étant incapable d'accélérer après un si gros effort, j'ai pris mes relais sans broncher.

On a fait 3 tours tous les 3 : les relais s'enchainaient très vite et je n'ai pas eu le temps de récupérer de mon effort fourni pour leur revenir dessus. Dans le 7ème des 19 tours, alors qu'il restait encore 48km à effectuer, ils m'ont attaqué à la fin de mon relais vent de face. Je ne l'ai pas senti venir : je ne pensais pas qu'ils me laisseraient si loin de l'arrivée, d'autant plus que je collaborais sans faire d'histoires. J'ai trouvé leur comportement minable et quand je les ai vu partir je les ai insultés.

J'ai fait un tour seul, avant de me faire reprendre par un coureur de Meyzieu. On s'est super bien entendu tout le long, on a chacun pris nos relais de manière équitable. Certes la 3ème place était en jeu, mais rien n'était gagné : on restait sous la menace d'un retour du peloton qui pointait une minute derrière nous, et avec le vent nous n'étions pas à l'abri d'une défaillance.

A 10km de l'arrivée, en voyant qu'il nous restait 45 secondes d'avance et que le peloton ne gagnait pas de temps, on s'est un peu relâché afin de préparer notre stratégie pour monter sur la dernière marche du podium. Mon compagnon de fugue avait des cuisses de pistard, je craignais de l'affronter au sprint ... mais il était à l'aise aussi bien vent de dos que vent de face. Je ne voyais pas où l'attaquer pour partir seul ! En revanche, je savais où lui allait m'attaquer : il avait repéré que je galérais à chaque fois pour passer un des ronds-points et qu'il prenait à chaque fois quelques mètres sans accélérer. Une attaque à la sortie de ce rond-point me ferait très mal.

Son attaque n'est pas intervenue : il m'a expliqué après la course qu'il n'avait pas voulu me battre en me forçant à prendre des risques dans un virage. C'est tout à son honneur. On s'est donc présenté côte à côte dans le dernier kilomètre. Aucun de nous deux ne voulait lancer le sprint, on était vraiment sur la même ligne à se regarder. On a accéléré progressivement, on a lancé le sprint aux 150m ... j'étais bien, mais sur une courbe à 50m de l'arrivée ma roue avant a ripé sur une plaque d'égout. J'ai fait un écart en plein sprint, le temps de me remettre sur ma ligne et de le remonter, j'échouais à hauteur de son pédalier. Je pense que même sans cet incident j'aurai été battu.

Je termine donc 4ème du championnat du Rhône. Certains disent que c'est la plus mauvaise place mais au vu de ma fatigue, du parcours pas du tout fait pour moi, et de la manière avec laquelle je l'ai obtenu je suis plus que satisfait ! Si on m'avait prédit que je ferai près de 70km d'échappée sur une telle course, j'aurai rigolé car je n'y aurai jamais cru.

Pour ceux que ça intéresse, voici les temps au tour :


Consultez les données de la course.

mercredi 9 mai 2012

Tour des Grands Ducs, étape 4 : 59ème

Ce mardi 8 mai, jour férié en France afin de fêter le retour de la paix suite à la seconde guerre mondiale, se tenait la 4ème et dernière étape du Tour des Grands Ducs. Si le 8 mai fête la fin de la guerre, en Bourgogne les coureurs en tête du classement général n'étaient pas prêt à signer l'armistice : les premiers se tenaient en quelques secondes. Les écarts étant très serrés, une grande bataille était inévitable !

Les temps était gris et venteux au départ de la course. Des averses de pluie étaient également attendues en cours d'étape. Si ce genre de temps ne me dérange pas habituellement, quand on est fatigué et qu'on doit enfiler pour la 4ème fois un cuissard en moins de 2 jours, ce n'est pas très agréable. Mon niveau de motivation pour effectuer l'étape était proche du zéro.

La course est partie sur les chapeaux de roues : les 17 premiers kilomètres ont été parcourus à 48,2km/h de moyenne ! Et encore, heureusement qu'il y avait des virages et des ralentissements ! Je n'étais pas bien du tout, j'étais dans les dernières places du peloton et je subissais. Pas de coeur, pas de jambes, les 107km de l'étape promettaient d'être rudes !

La première bosse de la journée s'est alors présentée : 2km à 7.5%. Mal placé, j'ai bataillé tout le long de la côte pour doubler les coureurs moins bon grimpeurs que moi. Un groupe d'une bonne vingtaine de coureurs a filé devant, je me suis retrouvé dans un second groupe d'une dizaine de coureurs. J'ai fait une très grosse descente en tête du groupe afin de revenir à portée de fusil du premier peloton. La jonction s'est faite dans le vallon en bas de la descente, mais 2 duos de coureurs avaient pris la poudre d'escampette.


A peine rentré, il a fallu grimper la deuxième bosse du parcours : 2km à 6% de moyenne. On était quasiment 40 au pied, nous n'étions plus qu'une vingtaine en haut. J'ai du faire la fin d’ascension la plus rapide du jour : à 600m du sommet il y a eu une grosse accélération devant ce qui a scindé le groupe en deux. Le temps de me rendre compte de la cassure, j'ai eu un trou de 60m à boucher seul en 600m. J'y suis parvenu au prix d'un effort violent ... et inutile, car en haut ça s'est relevé et tout le monde est rentré !

Le relâchement ayant duré plusieurs kilomètres, de nombreux groupes sont rentrés. On s'est retrouvé à une soixantaine de coureurs sur une longue ligne droite avec le vent en pleine face. Le groupe roulait par à-coups : tantôt à 22km/h en gros paquet, tantôt à 40km/h en file indienne le long de la bordure gauche de la route. Les groupes qui tentaient de sortir ne faisaient pas long feux avec ce vent de face et autant de coureurs à leurs trousses. Pendant ce temps, les 4 échappés creusaient le trou : même dans les longues lignes droites on ne les apercevait pas !


On a fait une vingtaine de kilomètres sur ce plateau avant de redescendre dans la vallée. Les routes sur le plateau étaient piégeuses par endroits : il y avait des zones avec de gros trous au milieu de la chaussée. J'ai vu quelques bidons tomber au sol et une crevaison, il n'y a pas eu de chute à ma connaissance. Ca ne roulait pas très fort, mon cardio était entre 135 et 140 et je discutais avec des coureurs que je connaissais. L'équipe de Decines a pris les rênes du peloton et a accéléré l'allure : ça a éliminé quelques coureurs, mais rien de bien méchant. Ils roulaient car ils avaient le porteur du maillot de meilleur vétéran, et que ce maillot était menacé par l'avance de 3 minutes 30 prise par l'échappée.

En bas de la descente, on est passé sur la ligne d'arrivée pour attaquer une deuxième boucle plus courte (10km). Rémy a appelé notre voiture suiveuse afin de récupérer un bidon, j'en ai profité pour me délester de mon bidon vide. L'allure était soutenue y compris dans la bosse de 3km à 3%, mais j'étais bien dans les roues.

Peu après l'entame de la 3ème boucle de 24km, une montée de 5km à 3.6% s'est présentée. J'y ai explosé en compagnie d'une dizaine d'autres coureurs. Au passage sur la ligne, l'écart avec l'échappée n'était plus que de 2'20", c'est bien que le peloton avait mené une chasse efficace. Une grosse trentaine de coureurs a filé devant, et derrière ça a été du chacun pour soi !

Après une descente pentue et sinueuse, je me suis retrouvé dans une nouvelle côte : 5.3km à 4.6%. La montée était irrégulière, et dès le premier passage un peu plus pentu je me suis retrouvé à 10km/h, sans forces, à la limite de mettre pied à terre pour souffler. Une moto de sécurité s'est calée derrière moi et me suivait sans me doubler : elle est venue me dire qu'elle restait derrière moi car j'étais le dernier coureur du peloton. Ca m'a cassé le moral, d'autant plus que la pluie a fait son apparition à ce moment là. Je me suis vite repris : j'ai réfléchi et me suis rendu compte que je présentais tous les symptômes de la fringale. Quitte à me prendre la pluie sur le casque, autant rouler le plus vite possible vers l'arrivée afin de la prendre moins longtemps.

J'ai mangé une barre de pâte de fruit afin d'avoir de l'énergie utilisable immédiatement, et 2 barres de céréales afin d'avoir de l'énergie utilisable sur un délai plus long. En quelques minutes, j'ai retrouvé un coup de pédale normal : j'ai repris et laissé derrière moi 5 coureurs subissant eux aussi un coup de moins bien. J'ai fait les 15 derniers kilomètres à bloc, seul, avec un bon coup de pédale aussi bien sur le plat que dans les bosses.

Je termine officiellement 59ème à plus de 18 minutes. Cette place est impossible : nous étions moins de 50 dans le peloton quand j'ai lâché, et j'ai repris des coureurs dans les derniers kilomètres sans être repris. Je reste 57ème du classement général, c'est purement anecdotique et peu glorieux.

Je termine rincé par la pluie, et épuisé physiquement. L'enchainement en 2 semaines de 908km de course pour 10005m de dénivelé m'a achevé. Enchainer le Tour de Sardaigne et le Tour des Grands Ducs était une erreur je pense, je ne pouvais pas être au top sur les 2 épreuves.

Consultez le détail de l'étape. 

Merci à Rémi Morel pour les photos et les encouragement.

Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour des Grands Ducs.

mardi 8 mai 2012

Tour des Grands Ducs, étape 3 : 12ème équipe

Hier après-midi, après une étape de 72km en ligne le matin, on a fait un contre-la-montre par équipes.

Nous avons fait une première reconnaissance du circuit en voiture après le repas, puis une reconnaissance à vélo des premiers et derniers kilomètres pendant l'échauffement. Le circuit est beau et intéressant : il commence par un long faux plat descendant sur une route très large, continue sur du faux plat montant sur une route plus étroite, passe une bosse de 2km à 4.6% avant de plonger en direction de la ligne d'arrivée qu'on passe après un ultime franchissement de la bosse finale empruntée à 3 reprises lors de l'étape du matin. Il s'agit clairement d'un parcours pour gros rouleurs, il ne présente pas de difficulté technique hormis 2 passages étroits et sinueux dans un village.

J'ai fait une sieste entre la reconnaissance en voiture et l'échauffement. Le réveil a été très dur : j'ai passé de longues minutes à me sentir mal, j'avais du mal à émerger. Autant le matin je suis toujours vif dès le réveil (ou plutôt dès le petit déjeuner avalé), autant après les siestes je vis toujours un calvaire.

Le contre-la-montre a été dur : le coeur ne montait pas, les jambes ne répondaient pas. J'ai pris des relais appuyés au début sur le faux plat descendant, mais le passage d'un pont au bout de 5km m'a montré que j'étais clairement limité. J'ai attaqué mon relais 100m avant le pont, et dès que la route s'est mise à monter j'ai été obligé de m'écarter car j'étais incapable de tenir l'allure. J'ai compris à ce moment là que la suite serait dure. Je me suis accroché dans les roues, je remontais passer au relais de temps en temps dès que je le pouvais mais c'était dur. Rémy, Lionel et Sébastien ont accompli la majorité du travail.


Dans la montée, je me suis retrouvé à l'avant du groupe malgré moi : quand ça grimpe, mes 60kg sont toujours plus facile à amener au sommet. Rémy, très en jambes, nous a poussé à tour de rôle sur la fin de la montée afin qu'on gagne quelques secondes. J'ai fait une grosse descente : j'ai pris de belles trajectoires malgré un vélo très rigide et pas facile à manier dans des courbes prises à haute vitesse. Je me suis arraché jusqu'à la ligne d'arrivée. J'ai ensuite tourné un moment autour du village afin de récupérer d'éliminer mon mécontentement de ma piètre prestation.

On termine à la 12ème place, on est la seule équipe à terminer à 5. Je finis explosé : un prologue et 2 étapes difficiles en moins de 24h, ça m'a tué ! Je n'étais vraiment pas content de moi : certes je ne suis pas un pur rouleur, mais sur un parcours comme ça j'aurai du être mieux que ce que je n'ai été. Je suis désormais 57ème du classement général, à près de 8 minutes du leader.

Consultez le détail de notre contre-la-montre.

 Photo prise par le VSD, merci à leur photographe pour les clichés.

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lundi 7 mai 2012

Tour des Grands Ducs, étape 2 : 62ème

Ce lundi matin se tenait la 2ème étape du Tour des Grands Ducs. Le circuit sur lequel doivent s'affronter les coureurs est tracé en étoile autour de la ville de Recey-sur-Ource, un petit village au coeur d'une zone vallonnée de la Bourgogne.

Le premier kilomètre, en légère descente, a été neutralisé. Le départ réel a été donné à froid au pied d'une bosse : ça a vissé d'entrée mais en haut ça a temporisé donc les quelques coureurs ayant lâché prise ont pu réintégrer rapidement le paquet. Une longue vallée, abordée par le peloton de manière compacte, nous as ensuite amené au pied de la seconde difficulté de l'étape. Dans cette vallée, je suis remonté deux fois à l'avant dans le but d'attaquer mais le terrain ne s'y prêtait pas vraiment donc je me suis laissé glisser à l'arrière pour éviter de frotter inutilement.

La 2ème bosse, dans Saint-Broing-les-Moines ne m'a pas surpris : je l'avais empruntée l'an passé lors de l'étape finale et j'ai donc pu la gérer sans m'affoler. En haut de la bosse, en revanche, ça a été la panique générale : une longue ligne droite exposée au vent de travers a provoqué une course de mouvements. Mal placé, j'ai eu à boucher plein de trous de coureurs qui s'étaient mis en sur-régime dans la bosse et qui explosaient sous l'effet du vent. J'ai lutté comme j'ai pu pour revenir mais je ne gagnais pas de terrain.

Après 3km de chasse je me suis fait reprendre par un petit groupe qui a ensuite grossi au fil des kilomètres : entre les coureurs revenant de l'arrière et ceux ayant lâché du groupe de devant, on s'est retrouvé à une bonne vingtaine de coureurs. J'ai pris de bons relais au sein de ce groupe, en compagnie de 2 de mes coéquipiers (Lionel et Sébastien) et de quelques autres coureurs volontaires dont Richard Beraud qui était particulièrement efficace. On a fini par rentrer sur le peloton aux alentours du 30ème kilomètre, juste avant l'entame de la 2ème boucle de circuit.

A peine de retour dans le peloton, une nouvelle côte de 1.6km à 6.7% s'est présentée. Je m'y suis accroché mais un nouveau groupe devant à filé, sans moi ! Ils étaient une grosse trentaine devant, nous étions une quinzaine derrière en contre. J'ai eu un coup de moins bien donc j'ai sauté des relais, mais j'en ai quand même pris autant que j'ai pu afin de limiter l'écart. Le groupe n'était pas très bien organisé, car seuls 5/6 coureurs assuraient les relais tandis que les autres se contentaient de suivre. On a été tout prêt de rentrer dans un long faux-plat descendant, mais une nouvelle bosse a à nouveau creusé l'écart.

Au sommet de cette nouvelle ascension, aux alentours du 50ème kilomètre, le maillot jaune a crevé. Le temps de changer de roue, il est reparti dans notre groupe. Les commissaires, toujours aussi mauvais que l'année dernière (je m'étais déjà plaint de leur nombreuses magouilles loin de l'esprit sportif), n'ont pas autorisé son directeur sportif à le ramener derrière voiture au sein du peloton de tête. Les coureurs devant ont nettement accéléré afin d'éliminer un concurrent visiblement gênant.

Les équipiers du maillot jaune ont attendu leur leader, se sont donc mis en tête de notre groupe et ont mené un train d'enfer. Avec Lionel nous étions en train de nous ravitailler quand ils ont accéléré, on s'est retrouvé en fin de groupe et les coureurs sautaient les uns après les autres. J'ai bouché plusieurs fois le trou puis j'ai sauté à mon tour. J'ai attendu Lionel, qui avait lâché un peu avant moi, et on est revenu sur 2 autres coureurs. On a fait les 15 derniers kilomètres tous les 4, où plutôt à 2 et demi car les 2 autres coureurs ne nous ont pas trop relayés.

A 5km de l'arrivée, alors que j'étais en tête du groupe, je loupe une bifurcation mal indiquée à un carrefour sans signaleur. On a perdu bêtement des secondes, le temps de faire demi-tour et de reprendre notre route. Je prends de gros relais dans les derniers kilomètres : on arrive avec 6 minutes de retard sur le vainqueur de l'étape. Le classement officiel me classe à la 62ème place, mais il contient un certain nombre d'erreurs : les commissaires ont fait des erreurs sur des coureurs qui passaient sur la ligne à la fin de la 2ème boucle et partaient sur leur 3ème boucle, en classant ces coureurs comme s'ils terminaient leur 3ème boucle. Ils ont même réussi à classer 2 fois un même coureur à 2 places différentes (pour son 2ème et son 3ème passage sur la ligne).

Je ne suis pas content de mon étape : j'étais trop souvent mal placé et j'ai fait toute la course à contre-temps. Quand on fait sans cesse des efforts en chasse derrière le peloton, on le paie. Le rythme était certes élevé mais j'avais les capacités pour le suivre et je n'aurai jamais du me faire lâcher du peloton principal, encore moins du groupe de chasse !

Consultez les données de l'étape sur Strava.

Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour des Grands Ducs.

dimanche 6 mai 2012

Tour des Grands Ducs, prologue : 56ème

Ce dimanche en fin d'après-midi se tenait le prologue du Tour des Grands Ducs. En raison des élections présidentielles, les organisateurs ont fait le choix intelligent de placer un prologue en fin de journée afin de permettre à tous de remplir le droit de citoyen avant de prendre la route pour la Bourgogne. Les 3 étapes qui suivront seront suffisamment ardues pour permettre aux coureurs de s'entretuer en vue du gain du maillot jaune de leader.


Le prologue est long de 5km400 : le début est assez sinueux (4 virages à angles droits dans le 1er kilomètre), la suite était roulante (des lignes droites et de longues courbes) avant un final tout en enchainement de courbes laissant apparaitre la ligne d'arrivée à 150m. Le parcours n'est pas très technique et convient aux gros rouleurs.

Avec Rémy nous avons fait 2 reconnaissances du circuit en voiture, puis une reconnaissance sur le vélo avec les autres coureurs de l'équipe. On a pu voir comment se passaient les différents virages, comment était le goudron, ... les repérages étaient particulièrement instructifs.

Je me suis échauffé puis me suis rendu sur la zone de départ. Le départ a été assez chaotique : le gars qui tenait les vélos me tenait mal et bougeait beaucoup. Mon vélo n'était pas stable. Au top, il ne m'a pas lâché, j'écrasais les pédales mais il me retenait ... si lâcher trop tôt est dangereux car le coureur tombe, là c'était plutôt l'inverse ! J'ai fait tout le chrono à bloc, j'accélérais dès que je pouvais. Sur 5km400 il est hors de question de s'offrir le moindre mètre de repos : si les jambes et le coeur ne brûlent pas, c'est qu'il faut accélérer. Si ça brule, il ne faut rien relâcher.


Je donne tout jusqu'à la ligne d'arrivée. Sur la fin, j'étais un peu planté et j'avais du mal à tourner les jambes. Je suis classé à la 56ème place sur 94 coureurs. J'ai effectué le parcours à 40.8km/h de moyenne, en 7'21". Le vainqueur, parti sous la pluie alors que j'ai fait le parcours sur des routes sèches, me met 37" dans la figure soit 6" au kilomètre. L'écart est encore faible puisque le 15ème est à moins de 20 secondes devant moi.

Consultez les détails du prologue.

Photos prises par le VSD, merci à leur photographe pour les clichés.

Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Tour des Grands Ducs.

jeudi 3 mai 2012

Sommaire du Tour des Grands Ducs

Comme pour l'ensemble des évènements originaux, cette page groupera l'ensemble de mes articles traitant du Tour des Grands Ducs. Je vous mettrai à dispositions les différentes informations utiles et les entraînements spécifiques que le réalise dans le cadre de cette épreuve.

Liste des articles sur le Tour des Grands Ducs 2013 :

Liste des articles sur le Tour des Grands Ducs 2012 :

Liste des articles sur le Tour des Grands Ducs 2011 :

mardi 1 mai 2012

Sortie du 1er mai

En ce jour férié je suis allé rouler avec Julien, Nicolas et Florian. Je voulais faire une sortie de récupération : je sors d'un Tour de Sardaigne sur lequel je n'ai pas ménagé mes efforts et je vais enchainer ce week-end prolongé sur le Tour des Grands Ducs.

J'ai terminé mon séjour sarde avec quelques pépins physiques : mon genou droit me pose quelques soucis (je sens que la région sous ma rotule est souffrante) et je sens comme des micro-lésions dans les muscles de mes cuisses (particulièrement la région derrière les cuisses). Ne tenant pas à me faire une tendinite ni à me déchirer un muscle, je préfère ne pas trop forcer cette semaine et laisser à mon corps quelques jours de repos afin d'enchaîner du mieux possible sur les 4 étapes qui m'attendent ce week-end.

Florian a roulé sur son nouveau vélo de contre-la-montre. Il passait son temps à accélérer, ce qui ne m'arrangeait pas du tout : certes le coeur et le corps répondaient bien, mais c'était trop rapide à mon gout pour vraiment faire de la récupération. Au milieu et à la fin de la sortie, je ne répondais pas aux accélérations : je le laissais filer devant et je gérais mon propre effort comme je le voulais.

La sortie s'est plutôt bien passée, j'ai pu tourner les jambes sans pression. J'ai juste quelques inquiétudes concernant mon genou, j'observerai une période de repos après le Tour des Grands Ducs afin de le ménager et de ne pas prendre le risque de mettre par terre la suite de ma saison.

Consultez le détail de notre sortie.