lundi 7 février 2011

Calendrier des courses 2011

Après mon calendrier de courses 2009, après le calendrier de courses 2010, voici mon calendrier pour 2011 :

dimanche 6 février 2011

Sortie escarpée en Beaujolais

Au lendemain d'une longue sortie dans la Dombes, j'ai tenu à profiter des bonnes conditions météo pour aller faire une nouvelle longue sortie, escarpée cette fois, dans le but de tester mes facultés de récupération. Je sais que quand je suis en forme, je suis capable d'enchainer les longues sorties jour après jour, alors que quand je suis hors de forme j'explose rapidement le 2ème jour.

profil de la sortie du jour

Je me suis échauffé tranquillement sur les quais de Saône et ai rejoint Morancé, le pied du Beaujolais, avec une facilité assez étonnante. Mon coeur était relativement bas, aux alentours de 135, alors que j'ai habituellement 5 à 10 pulsations supplémentaires pour le même effort. La montée de Charnay a confirmée cette impression de facilité : mon rythme cardiaque était plus bas que d'habitude, et je sentais que j'en avais encore sous la pédale. J'ai accéléré dans le dernier kilomètre pour rattraper 2 gars que j'ai aperçu au loin devant moi : je les ai laissé sur place sans avoir l'impression de forcer plus que ça !

vue vers le saule d'oingt

Je suis descendu sur Alix, avant de remonter sur Frontenas, Theizé et Oingt. Le paysage y était vraiment superbe, la vue était dégagée et permettait d'admirer les reliefs au loin. La température étant très clémente, j'ai pu enlever mes gants et profiter de la douce sensation de l'air glissant sur mes doigts ... ah, que cette sensation est vivifiante ! C'est nettement plus agréable que la sensation d'humidité ressentie dans de gros gants hivernaux. La aussi, dans les derniers kilomètres de montée, j'ai doublé 2 cyclistes, dont Henri Moser qui était un très bon coureur professionnel dans les années 50/60. Par respect pour son passé, j'ai tenté de le prendre dans ma roue afin de lui faciliter la fin de sa montée, mais il n'a pas tenu plus de 50m ... dommage.

vue dans la montée du col du chène

J'ai rejoint le Saule d'Oingt sans encombres, doublant de nouveau un duo de cyclistes (décidément, ils roulaient tous 2 par 2 aujourd'hui !). Je me suis alors attaqué au col du Chène. Le début de la montée est assez pentu et m'a fait mal aux pattes. J'ai fini par trouver mon rythme de croisière, et la suite s'est bien passée. Dans la descente, j'ai remis mes gants afin d'éviter d'attraper froid : la haut il faisait nettement moins chaud. La descente, en faux plat, permet de franchir les cols de Joncin et de la Croix papin. Une descente bien plus franche et très agréable car à la fois technique et roulante, m'a ensuite amenée dans Chamelet, où j'ai franchi mon premier secteur pavé de l'année : j'ai en effet pu rouler sur un secteur d'environ 300m en très bon pavé de ville. Une goutte d'eau par rapport aux 28km de pavés de campagne qui m'attendent le 9 avril.

profil du col de la croix de thel

A Chamelet j'ai traversé l'Azergues et me suis directement attaqué à la très rude montée du col de la Croix de Thel, sans profiter de plus de 100m de plat. Dans la montée, j'ai commencé à montrer quelques signes de fatigue mais rien d'inquiétant. Cette montée est tellement rude que même quand on est très bien on s'y sent mal. J'ai atteins le col en 22 minutes; mon record étant de 19 minutes j'en déduis que j'ai tout de même fourni une bonne prestation. J'ai rejoint Ternand par une route boisée dangereuse : on n'y voyait rien car la forêt était très dense, il y avait de gros trous dans le goudron, certains zones étaient glissantes, le goudron sautillait beaucoup ... sur la fin de la descente, j'en avait vraiment marre de vibrer sur ce mauvais goudron. Plus jamais je ne repasserai à cet endroit en descente ! Le seul point positif, c'est le paysage qui devait être magnifique une fois sorti des bois. J'ai pu admirer quelques secondes le Mont Blanc et toute la partie Nord des alpes, le panorama y étant le plus vaste que je n'ai jamais vu !

col de la croix de thel

De retour dans la vallée de l'Azergues, je suis rentré grand train jusqu'à Lozanne. J'ai réalisé un joli numéro, me sentant relativement frais. Que ce soit sur les zones en faux plat descendant (zones majoritaires) ou en faux plat montant, j'étais à l'aise et mon coup de pédale était aérien. Idem après Lozanne jusqu'au quais de Saône, hormis le passage entre Marcilly et Chasselay dans lequel je coince systématiquement. J'ai donc levé le pied dans cette zone, et suis reparti de plus belle après Chasselay.

quais de saone au coucher du soleil

Après avoir disputé mon traditionnel sprint sur les quais à l'entrée d'Albigny, j'ai effectué un retour au calme pour rentrer chez moi. Mon sprint m'a grandement satisfait : j'étais très fluide et ai eu de bonnes sensations, malgré 91km (au moment du sprint) difficiles dans la journée. Je suis très satisfait de ma sortie, au cours de laquelle j'ai pu enchainer les montées sans faiblir, éprouvant de bonnes sensations tout le long, et profitant pleinement du beau temps.

Voici mon parcours.

En bonus, voici une vidéo prise au cours de ma sortie :

samedi 5 février 2011

Sortie groupée

Aujourd'hui je suis allé rouler en groupe. Ont répondu présent à l'appel, par ordre d'apparition : David, Manu, Hippolyte, Sébastien et Tristan. A 6, c'est quand même bien plus agréable de rouler, surtout quand la météo est de la partie ! En effet un abondant soleil baignait de lumière la région, le grand ciel bleu dégagé nous a même permis d'apercevoir le Mont Blanc au loin. Malgré ce grand soleil, les températures n'étaient pas très chaudes, :11° au maximum de la sortie, mais dès que le soleil à commencé à baisser dans l'horizon la température est tombée en chute libre.

J'ai retrouvé David sur les quais de Saône, et nous sommes montés au siège du club ensemble. La-bas nous avons retrouvé nos autres compagnons de sortie. Dès que nous sommes partis rouler, je me suis placé devant. J'ai d'abord eu la compagnie de Seb, puis celle de Tristan, puis celle de David en tête de groupe. J'ai volontairement pris le leadership sur ces 15 premiers kilomètres léger vent de face, afin de travailler plus que les autres : mon premier objectif de l'année s'approche à grand pas et il est temps de remettre la machine en route en allongeant les sorties et en les durcissant.

Après 15km en tête de groupe, à imprimer le tempo, j'ai laissé les autres me relayer et suis allé récupérer de mes efforts dans les roues juste au moment où nous avons doublé un petit groupe de cyclistes au sein duquel se trouvait ... mon père. Après quelques kilomètres de récupération, j'ai repris la tête du groupe en compagnie de Manu cette fois. Rouler en tête avec lui n'est pas de tout repos : il ne sait pas rouler à allure constante et passe son temps à accélérer et freiner. J'ai donc joué le tampon, le laissant prendre quelques décimètres quand il accélérait et le laissant légèrement derrière moi quand il freinait ... Au bout de 5km, ça m'a gonflé, donc j'ai laissé ma place devant à Tristan et suis retourné en queue de groupe.

Quelques kilomètres plus loin, ayant repéré que Manu accélérait dans toutes les bosses, et ayant envie de me tester physiquement, j'ai accéléré dans un talus et les ai tous laissés sur place. Mon accélération n'a pas été très percutante, notamment car j'ai choisi un braquet un peu trop gros, mais ma continuité dans l'effort était très satisfaisante. J'ai progressé sur ce point ces dernières semaines.

Rebelote quelques kilomètres plus loin, à la faveur d'une nouvelle bosse : j'avais senti que Manu souhaitait sa revanche. Son attaque m'a légèrement surprise, il a réussi à me prendre 5m avant que je ne réagisse. Mais cette fois, pas d'erreur de braquets : je l'ai bouffé, avec une fluidité et une facilité fortement encourageante pour la suite de la saison. Sur les 5km suivants, en faux plat descendant, mon challenger du jour a continué à vouloir me tester : cette fois il a accéléré progressivement, au train, et j'ai répondu à chaque fois sans rien lâcher. A la fin, ça filait comme en course, aucun de nous deux n'ayant envie de s'avouer vaincu.

profil de la sortie du jour

Une fois à Montluel, on est remonté sur Dagneux : dans la montée, j'ai laissé Sébastien faire le tempo devant moi dans la première partie, avant de prendre les choses en main avec David dans la seconde partie. Au sommet, les autres étaient lâchés, une centaine de mètres derrière nous deux. J'avais d'excellentes sensations : je sentais que j'étais haut dans les tours, mais mes jambes et mon coeur répondaient du tac au tac !

On a ensuite filé sur Tramoyes puis Le Mas Rillier : je suis resté derrière en discutant avec Manu de son programme de courses. Après Miribel, nous n'étions plus que 3 (David, Sébastien et moi), les autres ayant tous bifurqué en cours de route pour rentrer chez eux. On est remonté sur le plateau par la grimpée de Neyron au cours de laquelle je me suis détaché progressivement, au train, en grimpant à mon rythme pendant que mes 2 coéquipiers discutaient quelques mètres derrière. On a rejoint Les échets par les petites routes, à allure tranquille, en discutant. Aux échets, Sébastien nous a quitté et je suis rentré sur les quais en compagnie de David, que j'ai raccompagné chez lui avant de rentrer chez moi.

Je suis vraiment satisfait de ma journée : on a eu un super temps, on a emprunté un parcours sympa, et j'ai eu d'excellentes sensations. Je suis extrêmement content de voir que la forme revient. J'espère continuer à progresser dans les semaines à venir, pour être au top de ma forme dans 2 mois. Mais d'ici là, la route est longue ...

Consultez le parcours de ma sortie.

vendredi 4 février 2011

Sommaire Paris-Roubaix Challenge 2011

Comme pour l'ensemble des évènements originaux, cette page groupera l'ensemble de mes articles traitant du Paris-Roubaix Challenge. Je vous mettrai à dispositions les différentes informations utiles et les entraînements spécifiques que le réalise dans le cadre de cette épreuve.


Liste des articles concernant l'édition 2011 :

Les articles concernant l'édition 2014 :

jeudi 3 février 2011

Paris-Roubaix : point sur le matériel

A 65 jours de Paris-Roubaix, il est temps de faire un état du matériel qui me servira à affronter les pavés.

paris roubaix 2011

Le vélo :
- j'utiliserai mon cadre et ma fourche habituelle, le tout en carbone (car je n'ai pas d'autre vélo et que j'ai une parfaite maitrise de celui-ci)
- j'utiliserai une paire de roues Aero-Tech, issues d'une série aluminium non commercialisée à l'heure actuelle (l'aluminium étant plus souple que le carbone, il devrait encaisser une partie des vibrations)
- je monterai des pneus avec une section de 25mm afin de gagner en confort sur les pavés (au lieu de 23mm sur route)
- je gonflerai mes pneus à 6,5 bars, afin de garder un bon rendement sur les parties asphaltées et éviter les crevaisons (je gonfle à 8 bars en temps normal)
- je doublerai la guidoline afin d'avoir un meilleur confort
- je remplacerai mes porte-bidons en carbone "ouvert" par des modèles en aluminium, afin d'éviter que mes bidons soient expulsés par la répétition des sauts sur les pavés (il arrive que mes bidons sautent sur du goudron normal, alors sur les pavés ils ne feront pas 100m si j'utilise mes porte-bidons actuels)
- j'utiliserai mes braquets habituels : des plateaux de 52/39/30, et une cassette 12/23 en 10 vitesses (le 30 ne devrait pas me servir, mais je ne peux pas tout changer)

Les accessoires :
- 2 bidons de 500mL, afin de pouvoir sauter le 1er ravitaillement et ainsi gagner de précieuses minutes
- 4 chambres à air, 2 dans la poche droite et 2 dans la poche gauche de mon maillot manches longues (afin d'équilibrer la charge, et de les garder accessibles rapidement)
- 3 démontes pneu, placés dans la poche centrale du maillot manches longues pour la rapidité d'accès (j'en prends 3 car je peux en perdre un dans la précipitation)
- une pompe, placée dans la poche centrale de mon maillot manches longues
- 2 barres de céréales seront également placées dans la poche centrale de mon maillot manches longues (afin d'être accessibles facilement dans les 80 premiers kilomètres de course)
- un dérive chaine, placé dans la poche centrale de mon maillot manches courtes (je le place dans le maillot intérieur car j'en aurai moins besoin)
- 3 autres barres de céréales seront placées dans la poche gauche du maillot manches courtes (afin de pouvoir sauter le premier ravitaillement)
- 1 téléphone portable, qui sera en mode silencieux afin de ne pas me déconcentrer en cas d'appel, sera placé dans la poche droite du maillot manches courtes (je ne devrai pas en avoir besoin pendant la course, d'où le fait de le placer dans le maillot intérieur)
NB : la répartition du matériel dans les poches est très importante, il est primordial d'avoir un maillot équilibré car sinon il tourne, provoquant un étranglement désagréable au niveau du cou !

La tenue vestimentaire :
- un casque, cela va de soi
- des gants été si c'est sec, de mi-saison si c'est humide (afin de ne pas avoir froid aux doigts, et pouvoir assurer mes freinages)
- 1 cuissard long
- 1 sous maillot s'il fait frais
- 1 maillot manches courtes, afin d'avoir plus chaud (on sera un matin, début avril !) et de pouvoir y stocker les accessoires non-urgents (dérive-chaine, portable, nourriture)
- 1 maillot manche longues, sur le dessus afin d'être bien couvert, dans lequel je placerai les accessoires dont j'aurai besoin rapidement

paris roubaix challenge

Comme vous le voyiez, j'ai tout prévu du point de vue du matériel. Je m'entrainerai à changer de chambre à air le plus rapidement possible, en me mettant dans des situations extrêmes : je ferai volontairement des efforts violents afin de me faire monter le coeur et simuler le stress de la course, et tremperai mes mains dans de l'eau froide afin de m'entraîner à réaliser le changement avec des doigts engourdis par le froid. Je ne tiens pas à perdre de temps à cause de crevaisons, j'espère ne pas crever (ce qui serait le mieux) mais sur une épreuve comme celle-ci ce sera une grande loterie et je préfère être prêt à réaliser quelque-chose qui n'arrivera pas plutôt que l'inverse.

Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés au Paris-Roubaix Challenge.

mercredi 2 février 2011

Des roues qui gagnent !

Dans mon article de vendredi sur le cyclocross, juste avant les championnats du monde, j'avais glissé 3 photos de Clément Venturini. Je comptais au début honorer les 3 seigneurs de la discipline que sont Stybar, Nys et Albert, mais je n'ai pas trouvé de photos qui me plaisaient.

Etant donné que j'ai des relations privilégiées avec la société AeroTech, j'avais alors pris dans leur phototèque des photos qui correspondaient à ce que je cherchais ... j'y ai déniché rapidement les 3 photos qui ornent mon article.

Prémonition ou coup de chance ? 24 heures plus tard, Clément Venturini remportait les championnats du monde junior de main de maître. Pour ceux qui ont suivi toute la saison, sa victoire n'est pas une surprise (il a auparavant remporté une manche de la coupe du monde, dont il a pris la 4ème place au classement général final) mais il n'était pas le favori au départ de l'épreuve.

roues aero-tech, championnes du monde de cyclocross

 Je note que depuis que je connais Aero-Tech, soit début 2009, ils ont réussi 2 très beau coups sportifs :
- JC Peraud est devenu champion de France du contre-la-montre en 2009 avec leur matériel (cadre et roues)
- C.Venturini est devenu champion du monde en utilisant leurs roues

Qu'on ne s'y trompe pas, c'est le champion qui pédale et qui se forge sa victoire : si je récupérais une paire de roues de cyclocross, je ne gagnerai pas une course pour autant ! Il n'empêche que le matériel, tout comme la chance, jouent un certain rôle. Je note également que les roues de cyclocross ne sont pas encore commercialisées (pas à ma connaissance du moins, je peux me tromper).

mardi 1 février 2011

Evolution du code de la route pour les cyclistes

Comme le savent 99% des cyclistes, il est désormais autorisé de prendre les sens-interdits à contre-sens dans les "zones 30" (enfin, quand la signalisation le permet), et de ne pas s'arrêter au feu rouge quand on tourne à droite (là aussi, une signalétique bien particulière indique quand on a le droit).

Je ne sais pas si ce sont de bonnes où de mauvaises lois, seul l'avenir le dira (combien de cyclistes vont gagner du temps, que ce soit pour rejoindre leur destination "prévue", où celle "imprévue" de l'hôpital ?). Là n'est pas le sujet de toute manière : mon article du jour va simplement consister à vous présenter la vidéo ci-dessous :


Je trouve sympa plusieurs de ses phrases :
- "les feux rouges, c'est pas pour les cyclistes"
- "les cyclistes ont désormais le droit de griller un feux rouge s'ils tournent à droite ... méfiez vous tout de même, certains risquent de tourner tout droit !"
- "vous serez incapable de justifier qu'il a tourné tout droit quand il sera sur le capot de votre voiture et que la police vous demandera ce qu'il s'est passé"
- "la route devient un grand champ de bataille, un flipper, ou tout autre environnement hostile"
- "motards et automobilistes n'ont pas toujours un comportement exemplaire face aux cyclistes"
- "l'évolution du code de la route permet d'encadrer une pratique qui se faisait mais n'était pas légale" (NB: a quand la légalisation des excès de vitesse, afin d'encadrer une pratique courante non légale ?)