Ce mardi, je suis allé rouler dans le Beaujolais en compagnie de Guillaume et de Julien. Nous avions pris rendez-vous depuis une dizaine de jours afin de rouler ensemble sur une longue distance (aux alentours des 180km). Si nous étions tous les 3 au rendez-vous, le soleil lui n'est pas venu. La grisaille, le froid et l'humidité, que nous n'avions pas invité, se sont incrustés de force
Ayant passé une très mauvaise nuit, malade comme un chien probablement en raison d'un coup de froid pris la veille, j'ai mis du temps à émerger. Les premiers kilomètres n'ont pas été faciles ... les derniers seront difficiles. Le parcours que j'avais tracé était ambitieux et digne de mes meilleurs jours. J'avais clairement sur-évalué mes capacités du jour, surtout au vu des conditions météorologiques pas spécialement favorables.
J'ai fait les 85 premiers kilomètres au train avec mes compagnons de galère. J'avais parfois quelques bons passages qui me permettaient de venir au relais, et souvent de mauvais passages qui me faisaient décrocher du groupe. Par l'arrière, évidemment. La punition était double une fois derrière : non seulement je perdais mon lièvres, mais en plus je me prenais le vent en pleine figure. Les 85 premiers kilomètres, comprenant 4 cols (le col de la croix du ban, le col des cassettes, du pilon et celui de la croix des fourches), ont été fait avec un vent défavorable.
Au vu de la température fraiche (1° en haut du dernier col) et de mon état de forme, mes compagnons ont souhaité rentrer directement. Je crois qu'ils en avaient marre de m'attendre, et ont refusé de me laisser finir la sortie seul. Leur esprit de camaraderie et leur gentillesse à mon égard est flatteur, mais je déteste couper une sortie. J'avais tout ce qu'il me fallait (boisson, nourriture, matériel) pour finir à mon rythme la sortie prévue. Sauf que je déteste encore plus faire attendre les gens, et comme ils ne voulaient pas m'abandonner, on est rentré directement sans passer par les 4 autres cols que je souhaitais grimper. Ce n'est que partie remise, j'attends avec impatience les beaux jours pour pouvoir enchaîner les cols dans de bonnes conditions.
On est rentré par la vallée de l'Azergues. Des kilomètres de faux plat descendant, avec un léger vent favorable. J'ai retrouvé un second souffle dans les 10 premiers kilomètres et ai pris de bons relais. Puis j'ai explosé sous des débuts de crampe et le retour des douleurs aux genoux. Ce n'était pas une fringale, j'avais fait très attention à mon alimentation tout au long de la sortie. J'ai fini un peu comme j'ai pu.
Je suis déçu par la sortie. Déçu de ne pas avoir pu mener mon raid jusqu'au bout. Déçu de ne pas avoir été à la hauteur physiquement. Cependant, je relativise : j'ai fait 225km en 26h, avec plus de 3500m de dénivelé, et avec un seul repas pris au cours de ce laps de temps. Tout n'est pas à jeter, mais j'espérais mieux. Je souhaitais et voulais faire mieux.
Consultez les détails de notre parcours.
Vous pouvez consulter ici l'ensemble des articles consacrés à Bordeaux-Paris.
Je vais vous faire vivre au quotidien ma passion pour le cyclisme à travers mes entraînements, les compétitions auxquelles je participe, mes différents défis, ...
mardi 26 mars 2013
lundi 25 mars 2013
Un air de Tour de France
Ce lundi j'ai partiellement pris part à la reconnaissance de 2 étapes du Tour de France. Le site velo101, qui effectue une reconnaissance vidéo de chaque étape du tour, m'a sollicité afin de les guider sur l'étape se terminant à Lyon (le 13 juillet) et celle partant de Givors en direction du Mont Ventoux (le 14 juillet). J'étais libre, j'étais motivé, j'ai accepté sans hésiter.
Ils étaient très en avance sur l'horaire que j'avais prévu. Du coup, je suis parti sans avoir le temps de manger le midi. Le seul truc comestible que j'ai trouvé pendant que je me changeais a été de la brioche. J'ai écrasé les pédales autant que je pouvais, d'entrée de jeu. Le premier quart d'heure a été couvert à 37 de moyenne. Sans échauffement et avec de la brioche pâteuse en bouche, ça m'a fait mal. Je l'ai bien senti passer.
Je les ai guidé dans les rues de Lyon jusqu'à la ligne d'arrivée. Lors de la présentation du Tour, le 24 octobre, l'organisation avait annoncé un final explosif afin de favoriser les attaquants et les puncheurs. J'y étais, je m'en souviens bien, je m'en léchais déjà les babines. Entre le discours et la réalité du terrain, il y a un monde. Les 2 côtes à grimper dans Lyon ont été réduites de 50% (encore un effet de bord de la crise ? Même ASO licencie des côtes ?) : il n'y en a plus qu'une seule, et elle ne fera pas de mal aux sprinteurs.
Je l'ai faite 2 fois en vélo et une fois en voiture. Je vous garantis que les Cavendish, Greipel, Démare, Farrar, Goss, Renshaw et autres sprinteurs passeront sans encombres. En haut de la bosse, bien trop courte pour faire une sélection, il restera 8km à plat et en longues lignes droites, pour que le peloton prépare sereinement son sprint. Le seul danger va venir d'un fort rétrécissement au pied de la bosse. La route est tellement étroite que je me demande comment les véhicules de la caravane vont passer. Je pense qu'ils emprunteront une déviation. Bref, le rétrécissement risque de provoquer une chute et repartir ne sera pas facile, d'autant plus que les coureurs ne pourront pas compter sur leur mécano pour les aider à repartir à cet endroit.
Je suis rentré chez moi tambour battant. A fond ou presque, mais avec le vent défavorable ça a été une autre chanson qu'à l'aller ! Une fois rentré chez moi, j'ai juste eu le temps de prendre 2/3 affaires, notamment de quoi manger, et on a filé en voiture sur Givors pour reconnaitre le début de la seconde étape lyonnaise.
Cette fois, j'étais seul devant l'objectif de la caméra. Par chance, l'étape filant en direction du sud et le vent venant du Nord, j'ai globalement bien bénéficié de son aide. J'avais un sacré coup de pédale : rouler devant une caméra, ça motive. Thomas Voeckler vous le confirmera. J'ai ainsi fait une quarantaine de kilomètres supplémentaires, avec pas mal de bosses. On a stoppé quand la luminosité s'est mise à baisser.
La journée a été sympa. J'ai fait 90km en 2 tronçons, avec un peu moins de 1500m de dénivelé au total. J'ai pu noter le changement de mentalité des automobilistes quand ils voient un cycliste en train de se faire filmer : les pouces levés remplacent les majeurs levé, les regards rageurs tendent vers la compassion, les applaudissements remplacent les klaxons. J'ai senti une réelle différence par rapport à d'habitude. Il y a même un automobilistes avec ses 2 filles qui s'est arrêté plusieurs fois le long de la route pour me filmer avec son portable. Il a du croire que j'étais quelqu'un d'important. Le pauvre, s'il découvre qui je suis, il va regretter d'avoir perdu son temps.
[ajout le 29/03] Voici la vidéo de la partie dans les rues de Lyon :
source : http://www.velo101.com/videos/
[ajout le 17/04] Voici la vidéo du départ de Givors :
source : http://www.velo101.com/videos/
Ils étaient très en avance sur l'horaire que j'avais prévu. Du coup, je suis parti sans avoir le temps de manger le midi. Le seul truc comestible que j'ai trouvé pendant que je me changeais a été de la brioche. J'ai écrasé les pédales autant que je pouvais, d'entrée de jeu. Le premier quart d'heure a été couvert à 37 de moyenne. Sans échauffement et avec de la brioche pâteuse en bouche, ça m'a fait mal. Je l'ai bien senti passer.
Je les ai guidé dans les rues de Lyon jusqu'à la ligne d'arrivée. Lors de la présentation du Tour, le 24 octobre, l'organisation avait annoncé un final explosif afin de favoriser les attaquants et les puncheurs. J'y étais, je m'en souviens bien, je m'en léchais déjà les babines. Entre le discours et la réalité du terrain, il y a un monde. Les 2 côtes à grimper dans Lyon ont été réduites de 50% (encore un effet de bord de la crise ? Même ASO licencie des côtes ?) : il n'y en a plus qu'une seule, et elle ne fera pas de mal aux sprinteurs.
Je l'ai faite 2 fois en vélo et une fois en voiture. Je vous garantis que les Cavendish, Greipel, Démare, Farrar, Goss, Renshaw et autres sprinteurs passeront sans encombres. En haut de la bosse, bien trop courte pour faire une sélection, il restera 8km à plat et en longues lignes droites, pour que le peloton prépare sereinement son sprint. Le seul danger va venir d'un fort rétrécissement au pied de la bosse. La route est tellement étroite que je me demande comment les véhicules de la caravane vont passer. Je pense qu'ils emprunteront une déviation. Bref, le rétrécissement risque de provoquer une chute et repartir ne sera pas facile, d'autant plus que les coureurs ne pourront pas compter sur leur mécano pour les aider à repartir à cet endroit.
Je suis rentré chez moi tambour battant. A fond ou presque, mais avec le vent défavorable ça a été une autre chanson qu'à l'aller ! Une fois rentré chez moi, j'ai juste eu le temps de prendre 2/3 affaires, notamment de quoi manger, et on a filé en voiture sur Givors pour reconnaitre le début de la seconde étape lyonnaise.
Cette fois, j'étais seul devant l'objectif de la caméra. Par chance, l'étape filant en direction du sud et le vent venant du Nord, j'ai globalement bien bénéficié de son aide. J'avais un sacré coup de pédale : rouler devant une caméra, ça motive. Thomas Voeckler vous le confirmera. J'ai ainsi fait une quarantaine de kilomètres supplémentaires, avec pas mal de bosses. On a stoppé quand la luminosité s'est mise à baisser.
La journée a été sympa. J'ai fait 90km en 2 tronçons, avec un peu moins de 1500m de dénivelé au total. J'ai pu noter le changement de mentalité des automobilistes quand ils voient un cycliste en train de se faire filmer : les pouces levés remplacent les majeurs levé, les regards rageurs tendent vers la compassion, les applaudissements remplacent les klaxons. J'ai senti une réelle différence par rapport à d'habitude. Il y a même un automobilistes avec ses 2 filles qui s'est arrêté plusieurs fois le long de la route pour me filmer avec son portable. Il a du croire que j'étais quelqu'un d'important. Le pauvre, s'il découvre qui je suis, il va regretter d'avoir perdu son temps.
[ajout le 29/03] Voici la vidéo de la partie dans les rues de Lyon :
source : http://www.velo101.com/videos/
[ajout le 17/04] Voici la vidéo du départ de Givors :
source : http://www.velo101.com/videos/
dimanche 24 mars 2013
Tour de fête
Comme pour l'ensemble des évènements originaux, cette page groupera l'ensemble de mes articles traitant du Tour de fête.
Je vous mettrai à dispositions les différentes informations utiles et
les entraînements spécifiques que je réalise dans le cadre de ce défi.
La préparation :
L'aventure :
L'analyse post-aventure :
La préparation :
- 4 avril 2013 - Back in the business (j'évoque le sujet en fin d'article)
- 7 avril 2013 - 6h de selle
- 10 avril 2013 - 160km de tours et détours en Dombes
- 14 avril 2013 - 9 cols grimpés, 6 bidons descendus [reportage photo]
- 21 avril 2013 - 200km, ou quand le corps devient une machine industrielle
- 23 avril 2013 - Tour de France, Tour de fête (présentation du défi)
- 15 mai 2013 - Préparation pour le Tour de France/Tour de fête
- 17 mai 2013 - Reconnaissance de l'étape 19 du Tour
- 18 mai 2013 - Reconnaissance de l'étape 20 du Tour
- 20 mai 2013 - Le parcours du Tour
- 23 mai 2013 - Un peu de bosses
- 30 mai 2013 - Sortie dans les Monts du Lyonnais
- 2 juin 2013 - Le défi du Conquistad'Or
- 7 juin 2013 - Tour de fête : la préparation administrative
- 8 juin 2013 - Ridin' in the rain
- 9 juin 2013 - Sortie test de récupération
- 13 juin 2013 - Lyon - Semnoz - Annecy
- 14 juin 2013 - La corse : que la chasse aux cols commence !
- 16 juin 2013 - Reco du final de l'étape de Lyon
- 19 juin 2013 - Un ventoux pluvieux
- 23 juin 2013 - Un dernier coup de Beaujolais
L'aventure :
- 26 juin 2013 - TDFete : en route pour l'aventure
- 27 juin 2013 - TDFete : J - 1
- 28 juin 2013 - TDFête étape 1 : Porto-Vecchio - Bastia
- 29 juin 2013 - TDFête étape 2 : Bastia - Ajaccio
- 30 juin 2013 - TDFête étape 3 : Ajaccio - Calvi
- 1 juillet 2013 - TDFête étape 4 : Nice - Nice
- 2 juillet 2013 - TDFête étape 5 : Cagnes-sur-Mer - Marseille
- 3 juillet 2013 - TDFête étape 6 : Aix-en-Provence - Montpellier
- 4 juillet 2013 - TDFête étape 7 : Montpellier - Albi
- 5 juillet 2013 - TDFête étape 8 : Castres - Ax 3 Domaines
- 6 juillet 2013 - TDFête étape 9 : Saint-Girons - Bagnères-de-Bigorre
- 7 juillet 2013 - TDFête repos 1
- 11 juillet 2013 - TDFête, poème intermédiaire
- 14 juillet 2013 - TDFête étape 10 : Saint-Gildas-des-Bois - Saint-Malo
- 14 juillet 2013 - TDFête étape 11 : Avranches - Mont-Saint-Michel
- 14 juillet 2013 - TDFête étape 12 : Fougères - Tours
- 14 juillet 2013 - TDFête étape 13 : Tours - Saint-Amand-Montrond
- 19 juillet 2013 - En très bonne voie
- 23 juillet 2013 - Tour de Fête : le bilan
- 24 juillet 2013 - TDFête étape 14 : Saint-Pourçain-sur-Sioule - Lyon
- 25 juillet 2013 - TDFête étape 15 : Givors - Mont Ventoux
- 26 juillet 2013 - TDFête repos 2
- 27 juillet 2013 - Retour à une vie normale
- 28 juillet 2013 - TDFête étape 16 : Vaison-la-Romaine - Gap
- 29 juillet 2013 - TDFête étape 17 : Embrun - Chorges
- 6 août 2013 - Articles de velo101 sur le Tour de Fête
- 7 août 2013 - TDFête étape 18 : Gap - Alpe-d'Huez
- 8 août 2013 - TDFête étape 19 : Bourg-d'Oisans - Le Grand-Bornand
- 10 août 2013 - TDFête étape 20 : Annecy - Semnoz
- 11 août 2013 - TDFête repos 3
- 12 août 2013 - TDFête étape 21 : Versailles - Paris Champs-Élysées
- 15 août 2013 - TDFête : soirée sur les Champs et réception au conseil constitutionnel
L'analyse post-aventure :
- 29 août 2013 - TDFête : planning d'une journée ordinaire
- 6 septembre 2013 - TDFête : les relations avec le public
- 10 septembre 2013 - TDFête : quelques vidéos sur le vélo
- 17 septembre 2013 - TDFête : l'alimentation
- 19 juin 2014 - [Livre] La belle échappée : Un Tour de France autrement
samedi 23 mars 2013
Le retour des sensations
Jeudi en fin d'après-midi, je suis allé rouler avec Julien. Pour ne pas revivre la mauvaise expérience de mardi, on est directement parti sur des petites routes sans circulation. Nous n'avions aucune envie de subir à nouveau les sautes d'humeur des automobilistes.
On a roulé un peu moins de 2h, sur un bon rythme. Je me sentais bien cardiaquement et musculairement, on a pu maintenir une bonne allure sans que je ne sois à la peine. On a de nouveau profité du coucher de soleil depuis les hauteurs, puis on est rentré en profitant des dernières lueurs du jour, secondées par quelques lampadaires à la lueur nettement mois agréable que celle rougissante dégagée par l'astre solaire avant qu'il ne disparaisse à l'horizon.
Ce matin je suis allé rouler avec Julien. Guillaume nous a accompagnés au début : il avait déjà roulé 3h30 avant de venir chez moi, il ne nous a donc pas accompagné jusqu'au terme de la sortie. Les sensations étaient très bonnes ce matin, je suis vraiment satisfait. J'ai l'impression de retrouver un niveau normal. Rien d'extraordinaire, je suis encore loin de mon meilleur niveau, mais je suis à un niveau habituel et c'est très positif.
Sur les 2 sorties, dans les derniers kilomètres j'ai testé mes fibres rapides afin de voir où j'en étais au sprint. Jeudi, j'ai voulu lancer le sprint d'un peu loin ... non seulement je me suis retrouvé incapable d'accélérer de manière explosive, mais en plus j'ai été incapable de tenir jusqu'à la ligne. Ce midi en revanche ça s'est mieux passé. Sur un sprint en côte cette fois, j'ai réussi à placer une accélération franche au démarrage, et à tenir jusqu'au sommet sans faiblir. Ca m'a fait énormément de bien de ressentir à nouveau de telles sensations, de sentir mon coeur s'emballer et l'acide lactique venir bruler mes muscles de l'intérieur. Des sensations que je n'ai pas connues depuis un bon moment, et que j'ai plaisir à retrouver.
Je vais continuer à rouler encore quelques temps pour le plaisir pur, sans effectuer d'entraînements destinés à progresser. D'une part mes genoux me posent toujours quelques légers soucis, que je veux régler en laissant du temps au temps. D'autre part, je veux m'en tenir à mon objectif de ne faire QUE les chronos de fin de saison, et il est trop tôt pour commencer à m'entraîner spécifiquement pour ça. J'ai encore le temps de profiter pleinement de ma passion, de rouler sans me poser de questions, par pure gourmandise envers ce sport que j'aime tant.
Consultez notre parcours de jeudi.
Consultez notre parcours de samedi.
On a roulé un peu moins de 2h, sur un bon rythme. Je me sentais bien cardiaquement et musculairement, on a pu maintenir une bonne allure sans que je ne sois à la peine. On a de nouveau profité du coucher de soleil depuis les hauteurs, puis on est rentré en profitant des dernières lueurs du jour, secondées par quelques lampadaires à la lueur nettement mois agréable que celle rougissante dégagée par l'astre solaire avant qu'il ne disparaisse à l'horizon.
Ce matin je suis allé rouler avec Julien. Guillaume nous a accompagnés au début : il avait déjà roulé 3h30 avant de venir chez moi, il ne nous a donc pas accompagné jusqu'au terme de la sortie. Les sensations étaient très bonnes ce matin, je suis vraiment satisfait. J'ai l'impression de retrouver un niveau normal. Rien d'extraordinaire, je suis encore loin de mon meilleur niveau, mais je suis à un niveau habituel et c'est très positif.
Sur les 2 sorties, dans les derniers kilomètres j'ai testé mes fibres rapides afin de voir où j'en étais au sprint. Jeudi, j'ai voulu lancer le sprint d'un peu loin ... non seulement je me suis retrouvé incapable d'accélérer de manière explosive, mais en plus j'ai été incapable de tenir jusqu'à la ligne. Ce midi en revanche ça s'est mieux passé. Sur un sprint en côte cette fois, j'ai réussi à placer une accélération franche au démarrage, et à tenir jusqu'au sommet sans faiblir. Ca m'a fait énormément de bien de ressentir à nouveau de telles sensations, de sentir mon coeur s'emballer et l'acide lactique venir bruler mes muscles de l'intérieur. Des sensations que je n'ai pas connues depuis un bon moment, et que j'ai plaisir à retrouver.
Je vais continuer à rouler encore quelques temps pour le plaisir pur, sans effectuer d'entraînements destinés à progresser. D'une part mes genoux me posent toujours quelques légers soucis, que je veux régler en laissant du temps au temps. D'autre part, je veux m'en tenir à mon objectif de ne faire QUE les chronos de fin de saison, et il est trop tôt pour commencer à m'entraîner spécifiquement pour ça. J'ai encore le temps de profiter pleinement de ma passion, de rouler sans me poser de questions, par pure gourmandise envers ce sport que j'aime tant.
Consultez notre parcours de jeudi.
Consultez notre parcours de samedi.
jeudi 21 mars 2013
Ouverture des cols
Aujourd'hui, j'ai ajouté une information intéressante sur mes sites consacrés aux cols : l'état d'ouverture ou fermeture des principaux cols routiers. Ces dernières semaines, j'ai reçu un certain nombre de mails me demandant si tel col était déjà ouvert ... sentant que l'information était recherchée et difficile à trouver, j'ai décidé de me lancer dans sa diffusion.
Si vous souhaitez consulter le tableau d'ouverture des différents cols : http://www.cols-cyclisme.com/ouverture-cols.htm. La liste est affichée par massif, pour faciliter la lecture.
Sur la fiche de détail des différents cols, lorsque j'ai l'information, je l'affiche directement en haut de page comme montré ci-dessous (exemple issu du col d'Izoard) :
Enfin, sur la carte des cols de France, j'affiche également cette information comme montré ci-dessous :
Les informations sont actualisées chaque jour et sont issues des services départementaux et nationaux. Elles précisent si le col est ouvert ou fermé, et si des équipements spéciaux sont obligatoires ou conseillés.
Si vous souhaitez consulter le tableau d'ouverture des différents cols : http://www.cols-cyclisme.com/ouverture-cols.htm. La liste est affichée par massif, pour faciliter la lecture.
Sur la fiche de détail des différents cols, lorsque j'ai l'information, je l'affiche directement en haut de page comme montré ci-dessous (exemple issu du col d'Izoard) :
Enfin, sur la carte des cols de France, j'affiche également cette information comme montré ci-dessous :
Les informations sont actualisées chaque jour et sont issues des services départementaux et nationaux. Elles précisent si le col est ouvert ou fermé, et si des équipements spéciaux sont obligatoires ou conseillés.
mardi 19 mars 2013
Une voiture ça va, c'est quand il y en a plusieurs que ça ne va pas ...
En fin d'après-midi, je suis allé rouler avec Julien et Rémy. La météo était correcte : un léger vent, un soleil voilé et une température légèrement supérieure à 10°. Pas de quoi sauter de joie en temps normal, mais au vu des conditions climatiques de ces dernières semaines c'était agréable de rouler dans de telles conditions.
Contrairement à la météo, le comportement des automobilistes n'avait rien de correct. Dans les 8 premiers kilomètres, on a remonté une file continue de voitures bloquées par un bouchon. Si globalement les gens sont intelligents, certains crétins sont venus jouer les malins. Un petit coup de rétro par ci, un "je te tourne dessus" par la, un "je te coince contre le trottoir" par ailleurs ... puis des "je te frôle" et si tu gueule je te fais lâchement un doigt d'honneur devant mon rétroviseur central avant d'appuyer fermement sur l'accélérateur. Le genre de comportement qu'on rencontre à petite dose en général, mais qu'on a rencontré à grande échelle ce soir.
Une fois sortie de cette zone rouge, on a pu profiter du climat et de plus de quiétude. On est parti sur les petites routes de l'Ain, le genre de route où les seuls êtres vivants que l'on croise sont des chevaux, des pies et des corbeaux. Le genre d'endroit où les gros engins roulants faits de métaux et de plastique ne viennent pas faire de bruit qui perturbent nos conversations. On a roulé jusqu'au coucher de soleil, qu'on a observé depuis le plateau de la Dombes afin de bénéficier du meilleur panorama possible, avant de plonger sur les quais de Saône et sa "civilisation automobile" pour rentrer chez nous.
La sortie s'est bien passée en dehors des déboires des premiers kilomètres. Les douleurs étaient toujours présentes, mais elles sont très différentes de celles rencontrées cet été qui m'ont tenu plus de 3 mois loin de mon vélo cet automne. La cause est différente, je travaille à sa résolution avec mon kiné. Ca devrait prendre moins de temps. Je reste patient, convaincu que tout sera rentré dans l'ordre d'ici le début de l'été et que tout se passera bien pour un retour à la compétition sur les chronos de fin de saison.
Consultez les détails de notre sortie.
Contrairement à la météo, le comportement des automobilistes n'avait rien de correct. Dans les 8 premiers kilomètres, on a remonté une file continue de voitures bloquées par un bouchon. Si globalement les gens sont intelligents, certains crétins sont venus jouer les malins. Un petit coup de rétro par ci, un "je te tourne dessus" par la, un "je te coince contre le trottoir" par ailleurs ... puis des "je te frôle" et si tu gueule je te fais lâchement un doigt d'honneur devant mon rétroviseur central avant d'appuyer fermement sur l'accélérateur. Le genre de comportement qu'on rencontre à petite dose en général, mais qu'on a rencontré à grande échelle ce soir.
Une fois sortie de cette zone rouge, on a pu profiter du climat et de plus de quiétude. On est parti sur les petites routes de l'Ain, le genre de route où les seuls êtres vivants que l'on croise sont des chevaux, des pies et des corbeaux. Le genre d'endroit où les gros engins roulants faits de métaux et de plastique ne viennent pas faire de bruit qui perturbent nos conversations. On a roulé jusqu'au coucher de soleil, qu'on a observé depuis le plateau de la Dombes afin de bénéficier du meilleur panorama possible, avant de plonger sur les quais de Saône et sa "civilisation automobile" pour rentrer chez nous.
La sortie s'est bien passée en dehors des déboires des premiers kilomètres. Les douleurs étaient toujours présentes, mais elles sont très différentes de celles rencontrées cet été qui m'ont tenu plus de 3 mois loin de mon vélo cet automne. La cause est différente, je travaille à sa résolution avec mon kiné. Ca devrait prendre moins de temps. Je reste patient, convaincu que tout sera rentré dans l'ordre d'ici le début de l'été et que tout se passera bien pour un retour à la compétition sur les chronos de fin de saison.
Consultez les détails de notre sortie.
samedi 16 mars 2013
Sortie touristique
Ce samedi un fort vent du sud soufflait dans la région. Un vent à 40km/h en continu, avec des rafales dépassant les 70km/h. En début d'après-midi, Julien est venu me chercher et nous avons remonté les quais de Saône, en récupérant Rémy au passage.
La remontée des quais, vent de dos, a été expéditive : nous roulions à vive allure à un rythme cardiaque très bas. On s'est pris quelques rafales de vent de travers qui nous ont rappelé à la prudence : rouler groupé et rigoler c'est bien, mais avec un tel vent gare à la gamelle collective.
Après une remontée facile jusqu'à Trévoux, il a fallu aborder le retour avec le vent de face. J'ai activé ma mémoire et ai construit au fur et à mesure le parcours le plus abrité possible. On est passé par les petites ruelles et routes perdues présentant de hautes maisons offrant un abri. On a tourné dans tous les sens, à gauche, à droite, slalomant entre haies et habitations pouvant nous protéger. Les rares moments sans protection nous ont bien fait comprendre l'importance de trouver des abris, le vent ralentissant vraiment notre marche en avant.
Ca nous a permis de faire du tourisme et de visiter les villages du coin. A zigzaguer de hameau en hameau, de ruelle en ruelle, on a fini par rejoindre Lyon. Sans trop se faire gêner par le vent. On a ensuite pu remonter les quais afin de rentrer chez nous en profitant d'un vent favorable. La sortie s'est bien passée, les douleurs aux genoux sont toujours présentes mais elles sont faibles.
Consultez notre parcours.
La remontée des quais, vent de dos, a été expéditive : nous roulions à vive allure à un rythme cardiaque très bas. On s'est pris quelques rafales de vent de travers qui nous ont rappelé à la prudence : rouler groupé et rigoler c'est bien, mais avec un tel vent gare à la gamelle collective.
Après une remontée facile jusqu'à Trévoux, il a fallu aborder le retour avec le vent de face. J'ai activé ma mémoire et ai construit au fur et à mesure le parcours le plus abrité possible. On est passé par les petites ruelles et routes perdues présentant de hautes maisons offrant un abri. On a tourné dans tous les sens, à gauche, à droite, slalomant entre haies et habitations pouvant nous protéger. Les rares moments sans protection nous ont bien fait comprendre l'importance de trouver des abris, le vent ralentissant vraiment notre marche en avant.
Ca nous a permis de faire du tourisme et de visiter les villages du coin. A zigzaguer de hameau en hameau, de ruelle en ruelle, on a fini par rejoindre Lyon. Sans trop se faire gêner par le vent. On a ensuite pu remonter les quais afin de rentrer chez nous en profitant d'un vent favorable. La sortie s'est bien passée, les douleurs aux genoux sont toujours présentes mais elles sont faibles.
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